QCM : Athènes et Rome antiques (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un régime démocratique, où se trouve le pouvoir politique ?

Entre les mains du peuple
Entre les mains d’un souverain héréditaire
Entre les mains d’un groupe de prêtres
Entre les mains d’une élite militaire

Entre les mains du peuple

Explication

La démocratie se définit par un pouvoir détenu par le peuple. Un régime dirigé par un souverain héréditaire repose, au contraire, sur une autorité monarchique.

2. Quel changement Clisthène apporte-t-il au système athénien en -508 ?

Il fonde la ligue de Délos pour défendre la Grèce
Il transfère les décisions politiques à la Boulé
Il crée l’Héliée comme tribunal de six mille membres
Il confie des pouvoirs importants à l’Ecclésia

Il confie des pouvoirs importants à l’Ecclésia

Explication

En -508, Clisthène réforme le système en donnant des pouvoirs importants à l’Ecclésia. La Boulé prépare le travail de cette assemblée, mais cette attribution ne constitue pas la réforme indiquée ici.

3. Quel était l’objectif de la ligue de Délos fondée en -478 ?

Former une alliance militaire grecque et financer la défense de la Grèce
Organiser les échanges commerciaux entre les cités grecques
Unifier les cités grecques sous l’autorité politique d’Athènes
Créer un tribunal commun chargé de juger les citoyens grecs

Former une alliance militaire grecque et financer la défense de la Grèce

Explication

La ligue de Délos est une alliance militaire grecque dont le trésor sert à financer la défense de la Grèce. Elle n’est pas définie comme un tribunal ou une organisation destinée à unifier le pouvoir politique.

4. Quel principe la participation des citoyens à l’exercice du pouvoir cherche-t-elle à concrétiser à Athènes ?

La monarchie, c’est-à-dire le pouvoir concentré chez un souverain
L’hégémonie, c’est-à-dire la domination d’Athènes sur ses alliés
L’aristocratie, c’est-à-dire le pouvoir réservé aux familles nobles
L’isonomie, c’est-à-dire l’égalité des citoyens devant la loi

L’isonomie, c’est-à-dire l’égalité des citoyens devant la loi

Explication

La démocratie athénienne repose sur la participation de tous les citoyens et vise l’isonomie. L’hégémonie concerne la domination politique d’une cité et ne désigne pas cette égalité civique.

5. Quelle décision relève de l’Ecclésia, l’assemblée des citoyens athéniens ?

Exiler une personne jugée dangereuse pour la démocratie
Voter les lois et décider de la guerre ou de la paix
Juger les affaires au sein d’un tribunal de citoyens
Préparer l’ordre du jour et les travaux de l’assemblée

Voter les lois et décider de la guerre ou de la paix

Explication

L’Ecclésia vote les lois et décide de la guerre et de la paix. La préparation du travail de l’assemblée relève de la Boulé, ce qui constitue une fonction distincte.

6. Quel rôle la Boulé exerce-t-elle dans le fonctionnement des institutions athéniennes ?

Elle prépare le travail de l’Ecclésia en tant que conseil de 500 membres
Elle juge les citoyens en tant que tribunal de 6 000 héliastes
Elle prononce l’exil pour dix ans après 6 000 votes de citoyens
Elle vote les lois et décide de la guerre en tant qu’assemblée citoyenne

Elle prépare le travail de l’Ecclésia en tant que conseil de 500 membres

Explication

La Boulé est un conseil composé de 500 membres qui prépare le travail de l’Ecclésia. Le vote des lois et les décisions de guerre et de paix appartiennent à l’assemblée des citoyens.

7. À Athènes, que signifie une décision d’ostracisme ?

Interdire à un citoyen de voter à l’Ecclésia après une décision judiciaire
Exiler pendant dix ans une personne jugée dangereuse pour la démocratie, après 6 000 votes
Écarter un magistrat pour une année après un vote de la Boulé
Condamner un citoyen à une amende après un procès devant 6 000 jurés

Exiler pendant dix ans une personne jugée dangereuse pour la démocratie, après 6 000 votes

Explication

L’ostracisme vise l’exil pour dix ans d’une personne considérée comme dangereuse pour la démocratie et nécessite 6 000 votes. Il ne s’agit pas d’une amende prononcée par le tribunal des héliastes.

8. Quelle décision Périclès prend-il en -454 concernant le trésor de la ligue de Délos ?

Le confier au tribunal de l’Héliée
Le consacrer à la flotte de Marathon
Le transférer à Sparte
Le rapatrier à Athènes

Le rapatrier à Athènes

Explication

En -454, Périclès décide de rapatrier à Athènes le trésor de la ligue de Délos. Cette décision ne consiste pas à le transférer à Sparte, cité rivale d’Athènes.

9. Comment le trésor de la ligue de Délos contribue-t-il à la vie athénienne ?

Il finance les tribunaux, les garnisons de Marathon et les alliances grecques
Il finance le Parthénon, des salaires de rameurs et des indemnités civiques
Il finance des fortifications spartiates, des navires marchands et des magistrats
Il finance des fêtes religieuses, les lois de l’Ecclésia et l’exil des citoyens

Il finance le Parthénon, des salaires de rameurs et des indemnités civiques

Explication

Le trésor finance l’embellissement d’Athènes, notamment le Parthénon, ainsi que les salaires des thètes rameurs et les indemnités des citoyens tirés au sort. Le financement de fortifications spartiates ne correspond pas à ces usages athéniens.

10. Quel est le résultat de la guerre du Péloponnèse, qui oppose Athènes à Sparte de -431 à -404 ?

Les deux cités concluent une victoire commune
Athènes est vaincue par Sparte
Sparte est vaincue par Athènes
La ligue de Délos remporte la victoire sur les deux cités

Athènes est vaincue par Sparte

Explication

La guerre du Péloponnèse oppose Athènes à Sparte et se termine par la défaite d’Athènes. L’idée que Sparte serait la cité vaincue inverse le résultat du conflit.

11. En -27, quelle combinaison de fonctions et de pouvoirs reçoit Octave ?

Il devient tribun, reçoit le surnom d’Auguste et commande les armées dans toutes les provinces de l’Empire.
Il devient consul, reçoit le surnom d’Auguste et dirige les provinces sénatoriales avec l’accord du Sénat.
Il devient censeur, reçoit le surnom d’Auguste et choisit les membres du Sénat ainsi que les magistrats de Rome.
Il devient Princeps, reçoit le surnom d’Auguste et dirige comme proconsul les provinces impériales où stationnent les légions.

Il devient Princeps, reçoit le surnom d’Auguste et dirige comme proconsul les provinces impériales où stationnent les légions.

Explication

En -27, Octave devient le premier membre du Sénat par préséance, prend le surnom d’Auguste et reçoit la direction des provinces impériales où stationnent les légions. Le consulat ne correspond pas à la fonction de Princeps ni à l’attribution provinciale décrite ici.

12. Quelle conséquence institutionnelle découle du fait qu’Auguste devient tribun à vie en -23 ?

Il peut nommer les gouverneurs de toutes les provinces sénatoriales.
Il peut s’opposer à toute décision du Sénat et des magistrats.
Il peut exercer la dictature pendant six mois lors des crises.
Il peut dissoudre le Sénat et remplacer ses membres par des magistrats.

Il peut s’opposer à toute décision du Sénat et des magistrats.

Explication

La fonction de tribun à vie lui permet de bloquer toute décision du Sénat ou des magistrats. La nomination des gouverneurs des provinces sénatoriales relève du Sénat, avec l’accord de l’empereur.

13. Dans la République romaine, quelle répartition des fonctions entre magistrats est exacte ?

Les consuls recrutent les sénateurs, les préteurs administrent Rome, les édiles dirigent l’armée, les questeurs représentent la plèbe et les tribuns rendent la justice.
Les consuls administrent Rome, les préteurs gèrent les finances, les édiles représentent la plèbe, les questeurs rendent la justice et les tribuns dirigent l’armée.
Les consuls dirigent Rome et l’armée, les préteurs rendent la justice, les édiles administrent Rome, les questeurs gèrent les finances et les tribuns représentent la plèbe.
Les consuls rendent la justice, les préteurs dirigent l’armée, les édiles gèrent les finances, les questeurs administrent Rome et les tribuns recrutent les sénateurs.

Les consuls dirigent Rome et l’armée, les préteurs rendent la justice, les édiles administrent Rome, les questeurs gèrent les finances et les tribuns représentent la plèbe.

Explication

La République répartit ces responsabilités entre plusieurs magistratures : commandement pour les consuls, justice pour les préteurs, administration urbaine pour les édiles, finances pour les questeurs et représentation de la plèbe pour les tribuns. Les préteurs ne sont pas chargés du commandement de l’armée dans cette répartition.

14. Une institution républicaine subsiste sous l’Empire, mais son autorité réelle change : quelle description rend compte de cette évolution ?

Les institutions républicaines sont conservées, mais l’empereur détient en pratique tous les pouvoirs.
Les institutions républicaines sont supprimées, et les magistrats se partagent seuls les pouvoirs de l’empereur.
Les institutions républicaines sont conservées, et le Sénat garde la grande autorité qu’il possédait sous la République.
Les institutions républicaines sont supprimées, et le Sénat détient en pratique tous les pouvoirs.

Les institutions républicaines sont conservées, mais l’empereur détient en pratique tous les pouvoirs.

Explication

Sous l’Empire, les institutions de la République restent en place, mais l’empereur concentre en réalité les pouvoirs. Le Sénat, qui avait une grande autorité sous la République, la perd au profit de l’empereur.

15. Quelle caractéristique définit le Principat d’Auguste dans l’organisation du pouvoir ?

Les pouvoirs sont partagés entre les cités tandis que l’empereur remplace les institutions républicaines.
Les pouvoirs sont concentrés sur le Sénat tandis que le Princeps dirige les seules provinces impériales.
Les pouvoirs sont concentrés sur le Princeps tandis que les institutions républicaines sont conservées.
Les pouvoirs sont répartis entre les magistrats tandis que les institutions républicaines sont abolies.

Les pouvoirs sont concentrés sur le Princeps tandis que les institutions républicaines sont conservées.

Explication

Le Principat concentre le pouvoir sur la personne du Princeps sans supprimer les institutions républicaines. La conservation de ces institutions ne signifie pas que le Sénat détient la principale autorité politique.

16. Comment la nomination des gouverneurs distingue-t-elle les provinces impériales des provinces sénatoriales ?

Le Sénat nomme les gouverneurs des deux types de provinces, après consultation des magistrats romains.
L’empereur nomme les gouverneurs des provinces impériales, tandis que le Sénat nomme ceux des provinces sénatoriales avec l’accord de l’empereur.
Le Sénat nomme les gouverneurs des provinces impériales, tandis que l’empereur nomme ceux des provinces sénatoriales avec l’accord du Sénat.
L’empereur nomme les gouverneurs des deux types de provinces, après consultation des cités concernées.

L’empereur nomme les gouverneurs des provinces impériales, tandis que le Sénat nomme ceux des provinces sénatoriales avec l’accord de l’empereur.

Explication

L’empereur désigne les gouverneurs des provinces impériales ; pour les provinces sénatoriales, la nomination revient au Sénat et requiert l’accord de l’empereur. L’attribution des provinces impériales au Sénat inverse donc la distinction entre les deux catégories.

17. Une cité provinciale sollicite son gouverneur pour rétablir l’ordre, organiser la levée des impôts et soutenir l’entretien de ses monuments : ces demandes relèvent-elles de ses responsabilités ?

Oui, car le gouverneur dirige les institutions républicaines locales et choisit les membres du Sénat.
Non, car le gouverneur veille aux impôts et aux monuments, mais pas à la sécurité ou au recrutement des soldats.
Oui, car le gouverneur veille à l’ordre, aux impôts et à l’aide aux cités pour leurs monuments.
Non, car le gouverneur s’occupe de justice et de recrutement militaire, mais pas des cités ni des impôts.

Oui, car le gouverneur veille à l’ordre, aux impôts et à l’aide aux cités pour leurs monuments.

Explication

Les gouverneurs provinciaux sont chargés de la sécurité, de la levée des impôts et de l’aide aux cités pour construire ou entretenir leurs monuments, entre autres tâches. La gestion des cités et des impôts fait donc bien partie de leurs responsabilités, contrairement à la limitation proposée dans un distracteur.

18. Quelle distinction faut-il faire entre la citoyenneté romaine et les droits politiques ?

La citoyenneté donne des droits politiques identiques, mais distingue les citoyens selon leur origine.
La citoyenneté ne garantit pas des droits politiques, et les citoyens sont répartis selon leur richesse.
La citoyenneté accorde des droits politiques aux sénateurs, mais exclut les citoyens de l’ordre équestre.
La citoyenneté réserve les droits politiques aux membres de la plèbe et écarte les plus riches.

La citoyenneté ne garantit pas des droits politiques, et les citoyens sont répartis selon leur richesse.

Explication

Être citoyen romain ne signifie pas bénéficier de droits politiques, et la société distingue les citoyens selon leur richesse, de l’ordre sénatorial à la plèbe. La citoyenneté ne confère donc pas des droits politiques identiques à tous.

19. Quel ensemble d’avantages contribue à rendre le statut de citoyen romain attractif ?

Porter la toge, exercer une magistrature, échapper à l’impôt et transmettre un héritage.
Porter la toge, utiliser les trois noms, commander une légion et transmettre un héritage.
Porter la toge, utiliser les trois noms, être protégé contre la torture et transmettre un héritage.
Utiliser les trois noms, accéder au Sénat, être protégé contre la torture et posséder une terre.

Porter la toge, utiliser les trois noms, être protégé contre la torture et transmettre un héritage.

Explication

Le statut de citoyen permet notamment de porter la toge, d’utiliser le tria nomina, d’être protégé contre la torture et de transmettre un héritage. L’accès au Sénat n’est pas l’un des avantages accordés à tous les citoyens.

20. Quelle mesure l’édit de Caracalla prend-il en 212 ?

Il accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres.
Il réserve la citoyenneté romaine aux hommes libres des cités de droit romain.
Il accorde la citoyenneté romaine aux anciens magistrats des cités latines.
Il accorde des droits politiques à tous les citoyens de l’Empire.

Il accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres.

Explication

En 212, l’édit de Caracalla étend la citoyenneté romaine à tous les hommes libres. L’octroi de la citoyenneté aux anciens magistrats des cités latines concerne une situation antérieure à cet édit.

21. Quelle caractéristique distingue le christianisme des pratiques religieuses liées au culte impérial ?

Religion monothéiste issue du judaïsme, il fait du culte impérial une obligation.
Religion monothéiste issue du judaïsme, il refuse le culte impérial.
Religion polythéiste issue du judaïsme, il adopte le culte impérial.
Religion polythéiste née en Palestine, il rejette les cultes de l’Empire.

Religion monothéiste issue du judaïsme, il refuse le culte impérial.

Explication

Le christianisme apparaît en Palestine au Ier siècle comme une religion monothéiste issue du judaïsme et refuse le culte impérial. Le présenter comme une religion qui adopte ce culte contredit précisément cette opposition.

22. Quel lien existe entre le prosélytisme chrétien et les persécutions romaines ?

Les persécutions romaines entraînent la conversion des autorités au christianisme.
Le refus chrétien de convertir les populations provoque des persécutions romaines.
La volonté romaine de convertir les chrétiens provoque des persécutions chrétiennes.
La volonté chrétienne de convertir largement provoque des persécutions romaines.

La volonté chrétienne de convertir largement provoque des persécutions romaines.

Explication

Le prosélytisme désigne la volonté de convertir largement, et cette activité provoque des persécutions romaines. Il ne désigne pas une politique romaine de conversion des chrétiens.

23. Quelle séquence décrit correctement les décisions de Constantin envers le christianisme ?

Il devient seul empereur en 312, puis autorise le christianisme en 313.
Il autorise le christianisme en 312, puis se convertit en 313.
Il se convertit en 313, puis autorise le christianisme en 324.
Il se convertit en 312, puis autorise le christianisme en 313.

Il se convertit en 312, puis autorise le christianisme en 313.

Explication

Constantin se convertit au christianisme en 312 et autorise cette religion en 313. L’année 324 correspond à son accession au pouvoir impérial exclusif, et non à son autorisation du christianisme.

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Qu’est-ce que la démocratie ?

Un régime politique où le pouvoir appartient au peuple.

En quelle année Clisthène réforme-t-il le système athénien ?

En -508.

En quelle année la ligue de Délos est-elle fondée ?

En -478.

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