QCM : Autobiographie et récits de soi (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l’autobiographie de la fiction ?

Elle transforme une vie réelle en récit sans prétendre à aucune vérité.
Elle raconte la vie d’une personne à partir de faits entièrement inventés.
Elle prétend rendre compte, avec un certain degré de vérité, de la vie réelle de l’auteur.
Elle présente une suite de souvenirs sans lien avec la vie de celui qui écrit.

Elle prétend rendre compte, avec un certain degré de vérité, de la vie réelle de l’auteur.

Explication

L’autobiographie porte sur la vie de celui qui écrit et revendique un certain rapport à la vérité. La fiction peut s’inspirer du réel, mais elle ne prétend pas de la même façon rendre compte d’une vie réelle.

2. Pourquoi se raconter peut-il demander du courage à l’autobiographe ?

Parce qu’il renonce à toute liberté dans la représentation de sa vie.
Parce qu’il raconte nécessairement des événements douloureux.
Parce qu’il doit prouver que chaque souvenir est exact.
Parce qu’il expose des aspects de lui-même au regard du lecteur.

Parce qu’il expose des aspects de lui-même au regard du lecteur.

Explication

En se mettant à nu devant le lecteur, l’autobiographe accepte de dévoiler des aspects personnels de sa vie. Ce dévoilement ne signifie pas que tous les souvenirs doivent être prouvés ou que le récit porte nécessairement sur des événements douloureux.

3. Dans l’analyse d’un récit autobiographique, que désignent respectivement le moment des faits et celui de l’écriture ?

Le présent de l’écriture et le futur auquel les faits sont destinés.
Le moment où le lecteur découvre le récit et celui où les faits ont été vécus.
Le passé raconté et le moment où l’auteur raconte ce passé.
L’époque de publication du livre et celle où le narrateur l’imagine.

Le passé raconté et le moment où l’auteur raconte ce passé.

Explication

Le moment des faits est celui des événements vécus et racontés, tandis que le moment de l’écriture est celui où l’auteur revient sur ces événements. L’époque de publication ne correspond pas nécessairement au moment où le récit est écrit.

4. Quel effet le regard d’un adulte peut-il apporter à l’écriture autobiographique d’événements passés ?

Une plus grande distance pour revenir sur les événements.
Une transformation des souvenirs en événements fictifs.
La certitude de supprimer toute interprétation rétrospective.
Une restitution plus immédiate des sensations de l’enfant.

Une plus grande distance pour revenir sur les événements.

Explication

Le regard adulte peut enrichir le récit en apportant davantage de distance sur le passé. Il ne garantit pas la disparition de toute interprétation et ne transforme pas pour autant les souvenirs en fiction.

5. Quelle distinction faut-il faire entre l’auteur et le narrateur d’un récit ?

L’auteur raconte l’histoire, tandis que le narrateur écrit le texte.
L’auteur décrit les personnages, tandis que le narrateur choisit le genre du livre.
L’auteur écrit le texte, tandis que le narrateur en raconte l’histoire.
L’auteur est toujours un personnage, tandis que le narrateur reste extérieur à l’histoire.

L’auteur écrit le texte, tandis que le narrateur en raconte l’histoire.

Explication

L’auteur est celui qui écrit le texte, alors que le narrateur est la voix qui raconte l’histoire. Le narrateur peut être un personnage, mais cette possibilité ne définit pas l’auteur.

6. Que désigne la focalisation dans un récit ?

La suite chronologique des événements racontés.
La description physique des personnages principaux.
Le point de vue adopté pour présenter la narration.
La personne qui a écrit l’œuvre publiée.

Le point de vue adopté pour présenter la narration.

Explication

La focalisation, ou point de vue, indique la perspective adoptée dans la narration. La chronologie concerne l’organisation temporelle des événements, et non le point de vue narratif.

7. Un récit montre les gestes d’un personnage de l’extérieur sans révéler ses pensées ni ses sensations : quelle focalisation utilise-t-il ?

Une focalisation interne, qui donne accès aux sensations du personnage.
Une focalisation externe, qui limite l’accès à ce qui est observable.
Une focalisation omnisciente, qui révèle les pensées de tous les personnages.
Une focalisation autobiographique, qui confond auteur et narrateur.

Une focalisation externe, qui limite l’accès à ce qui est observable.

Explication

La focalisation externe présente la scène de l’extérieur sans donner accès aux pensées ni aux sensations du personnage. La focalisation interne, au contraire, fait percevoir la scène à travers l’expérience de ce personnage.

8. Quelle fonction l’écriture autobiographique peut-elle remplir, comme le montre le journal d’Anne Frank ?

Présenter un témoignage historique destiné à la postérité
Reconstituer les événements à partir de documents officiels
Permettre de se confier et d’exprimer ses sentiments
Conserver des souvenirs familiaux sans exprimer d’émotions

Permettre de se confier et d’exprimer ses sentiments

Explication

L’écriture autobiographique peut offrir un espace où l’on se confie et exprime ses sentiments, comme le fait Anne Frank dans son journal. Le témoignage historique pour la postérité correspond plutôt à la démarche attribuée à Hélène Berr.

9. Pourquoi Hélène Berr tient-elle son journal pendant l’Occupation ?

Pour transmettre à sa famille des souvenirs de son enfance
Pour établir un relevé officiel des décisions prises sous l’Occupation
Pour exprimer ses sentiments sans conserver le récit des événements
Pour témoigner auprès des générations futures des années qu’elle vit

Pour témoigner auprès des générations futures des années qu’elle vit

Explication

Hélène Berr écrit son journal afin que le récit des années vécues puisse témoigner pour la postérité. L’expression personnelle des sentiments est une fonction possible du journal, mais elle ne résume pas le but indiqué ici.

10. Quelle différence Amélie Nothomb établit-elle entre ses souvenirs d’avant et d’après l’épisode du chocolat blanc ?

Avant, elle rapporte les souvenirs de ses parents ; après, elle renonce à raconter son passé.
Avant et après, elle affirme se rappeler les événements avec la même certitude.
Avant, elle décrit des souvenirs directs ; après, elle dépend des récits de ses proches.
Avant, elle s’appuie sur le récit de ses proches réinterprété par elle ; après, elle présente ses souvenirs comme directs.

Avant, elle s’appuie sur le récit de ses proches réinterprété par elle ; après, elle présente ses souvenirs comme directs.

Explication

Avant le souvenir du chocolat blanc, Nothomb dit ne rien se rappeler et s’appuyer sur les témoignages de ses proches, qu’elle réinterprète ; ensuite, elle présente ses souvenirs comme de première main. L’idée que ses souvenirs seraient également directs dans les deux périodes efface cette distinction.

11. Quelle affirmation Amélie Nothomb formule-t-elle au sujet de sa mémoire dans *Métaphysique des tubes*, tout en reconnaissant qu’elle est difficile à vérifier ?

Elle affirme ne rien se rappeler avant l’adolescence, mais cette affirmation reste peu crédible.
Elle affirme se souvenir de tout depuis février 1970, mais cette affirmation reste peu crédible.
Elle affirme se rappeler uniquement les événements attestés par des documents.
Elle affirme se souvenir de tout depuis sa naissance, et ses proches le confirment.

Elle affirme se souvenir de tout depuis février 1970, mais cette affirmation reste peu crédible.

Explication

Nothomb affirme se souvenir de tout depuis février 1970, mais reconnaît que cette prétention invérifiable peut difficilement être crue. Le récit ne présente pas cette mémoire comme confirmée par ses proches.

12. Quel autoportrait Michel Leiris propose-t-il dans *L’âge d’homme* ?

À trente-quatre ans, il présente en 1984 un portrait de son vieillissement.
À trente-quatre ans, il présente en 1939 un portrait physique sans concession.
À trente-quatre ans, il présente en 1939 un portrait physique idéalisé.
À vingt-cinq ans, il présente en 1939 un portrait centré sur sa vie intérieure.

À trente-quatre ans, il présente en 1939 un portrait physique sans concession.

Explication

Dans *L’âge d’homme*, rédigé en 1939, Leiris propose à trente-quatre ans un autoportrait physique sans concession. Le portrait idéalisé contredit précisément le caractère peu complaisant de sa démarche.

13. Pourquoi Michel Leiris dit-il avoir horreur de se voir à l’improviste dans une glace ?

Parce qu’il trouve son apparence trop différente des portraits réalisés par autrui
Parce qu’il craint de ne plus reconnaître les traits de son visage avec l’âge
Parce qu’il préfère décrire ses traits physiques sans porter de jugement sur eux
Parce qu’il juge alors son apparence d’une laideur humiliante et dévalorise certains de ses traits

Parce qu’il juge alors son apparence d’une laideur humiliante et dévalorise certains de ses traits

Explication

Leiris associe certains traits physiques à des jugements dévalorisants et dit que son reflet imprévu lui révèle une laideur humiliante. Il ne s’agit donc pas d’une simple préférence pour les portraits faits par autrui.

14. Comment Marguerite Duras décrit-elle le vieillissement de son visage entre dix-huit et vingt-cinq ans dans *L’Amant* ?

Comme une transformation brutale qu’elle découvre par le regard de ses proches
Comme une évolution progressive qu’elle compare à la lecture d’un récit achevé
Comme une transformation brutale qu’elle observe avec l’intérêt d’une lecture en cours
Comme une évolution progressive qu’elle observe avec inquiétude et détachement

Comme une transformation brutale qu’elle observe avec l’intérêt d’une lecture en cours

Explication

Duras raconte que son visage a vieilli brutalement entre dix-huit et vingt-cinq ans et qu’elle observe ce changement avec l’intérêt qu’elle aurait porté au déroulement d’une lecture. Le récit ne présente pas cette transformation comme une évolution progressive.

15. Dans quelles circonstances et à quelle période Anne Frank tient-elle son journal ?

Cachée avec sa famille à Amsterdam, elle écrit du 12 juin 1942 au 1er août 1944.
Réfugiée avec sa famille à Bruxelles, elle écrit du 12 juin 1941 au 1er août 1943.
Cachée seule à Amsterdam, elle écrit de juin 1942 à septembre 1944.
Exilée avec sa famille à Paris, elle écrit du 8 juin 1942 au 1er août 1944.

Cachée avec sa famille à Amsterdam, elle écrit du 12 juin 1942 au 1er août 1944.

Explication

Anne Frank, qui a treize ans, écrit son journal pendant qu’elle se cache avec sa famille à Amsterdam, entre les dates indiquées. Hélène Berr, en revanche, tient son journal à Paris durant l’Occupation.

16. Pourquoi Anne Frank écrit-elle dans son journal et quel nom lui donne-t-elle ?

Elle veut confier ce qu’elle a sur le cœur et en faire une amie nommée Kitty.
Elle veut y raconter ses voyages et l’appelle Margot.
Elle veut décrire l’Occupation et en faire une amie nommée Hélène.
Elle veut consigner les épreuves de sa famille et l’appelle Amsterdam.

Elle veut confier ce qu’elle a sur le cœur et en faire une amie nommée Kitty.

Explication

Anne Frank écrit pour exprimer ce qu’elle a sur le cœur et imagine son journal comme une amie, qu’elle appelle Kitty. Margot est le prénom de sa sœur, et non celui donné au journal.

17. Que raconte Hélène Berr dans les entrées de son journal des 8 et 9 juin 1942 ?

Les conditions dans lesquelles sa famille se cache à Amsterdam.
Les réactions de ses camarades à la publication de son journal.
Les difficultés et réactions liées au port de l’étoile jaune à Paris.
Les préparatifs de son départ de Paris pour Amsterdam.

Les difficultés et réactions liées au port de l’étoile jaune à Paris.

Explication

Dans ces entrées, Hélène Berr évoque les difficultés et les réactions qu’elle rencontre en portant l’étoile jaune à Paris. Le fait de se cacher à Amsterdam appartient au récit d’Anne Frank.

18. Quel rôle joue le journal tenu par Hélène Berr entre 1942 et 1944 ?

Il retrace les souvenirs d’enfance d’une jeune femme après la guerre.
Il raconte la vie d’une famille cachée à Amsterdam pendant la guerre.
Il témoigne des épreuves subies par sa famille juive sous l’Occupation.
Il décrit les réactions d’une famille parisienne à la fin de l’Occupation.

Il témoigne des épreuves subies par sa famille juive sous l’Occupation.

Explication

Âgée de vingt et un ans, Hélène Berr consigne les épreuves qui frappent sa famille juive sous l’Occupation. Le récit d’une famille cachée à Amsterdam correspond au journal d’Anne Frank.

19. Où et à quel âge Amélie Nothomb situe-t-elle sa naissance symbolique dans Métaphysique des tubes ?

À deux ans, en février 1970, à Kyoto, dans les montagnes du Kansai.
À deux ans et demi, en février 1972, à Shukugawa, dans les montagnes du Kansai.
À deux ans et demi, en février 1970, à Tokyo, dans les montagnes du Kansai.
À deux ans et demi, en février 1970, à Shukugawa, dans les montagnes du Kansai.

À deux ans et demi, en février 1970, à Shukugawa, dans les montagnes du Kansai.

Explication

Nothomb situe cette naissance symbolique à deux ans et demi, en février 1970, dans le village de Shukugawa, au Kansai. Kyoto est une ville distincte et ne correspond pas au lieu indiqué.

20. Comment la personne grammaticale employée pour désigner la narratrice évolue-t-elle au début de Métaphysique des tubes ?

Le récit commence à la première personne, puis la narratrice se désigne comme « Dieu » à la troisième personne.
La narratrice est désignée comme « Dieu » à la troisième personne au début, puis le récit passe à la première personne.
Le récit reste à la troisième personne, mais le nom « Dieu » est remplacé par « Amélie ».
La narratrice commence par employer la deuxième personne, puis passe à la troisième personne.

La narratrice est désignée comme « Dieu » à la troisième personne au début, puis le récit passe à la première personne.

Explication

Dans la première partie de l’extrait, Nothomb se désigne à la troisième personne sous le nom de « Dieu », avant le passage à la première personne. L’évolution inverse confond l’ordre des deux formes de narration.

21. Quel dispositif Nathalie Sarraute met-elle en place dans Enfance pour évoquer les souvenirs ?

Un dialogue entre deux voix, dont l’une questionne l’autre sur son projet d’évoquer ses souvenirs.
Un monologue où la narratrice énumère ses souvenirs sans être interrogée.
Un récit continu où une narratrice adulte raconte seule ses souvenirs d’enfance.
Une succession de lettres où deux personnages confrontent leurs souvenirs.

Un dialogue entre deux voix, dont l’une questionne l’autre sur son projet d’évoquer ses souvenirs.

Explication

Sarraute construit un dialogue entre deux voix, et l’une interroge l’autre sur son projet d’évoquer ses souvenirs. Il ne s’agit donc pas d’un monologue sans interlocuteur.

22. Dans le second extrait d’Enfance, quel choix la narratrice fait-elle au sujet d’un chagrin ?

Elle imagine un chagrin éloigné de sa vie plutôt que de retrouver un chagrin réellement vécu.
Elle raconte un chagrin partagé avec l’autre voix du dialogue plutôt que d’en inventer un.
Elle écarte toute évocation du chagrin pour se concentrer sur des souvenirs heureux.
Elle retrouve un chagrin réellement vécu plutôt que d’imaginer une peine étrangère à sa vie.

Elle imagine un chagrin éloigné de sa vie plutôt que de retrouver un chagrin réellement vécu.

Explication

Dans le second extrait, la narratrice choisit d’imaginer un chagrin qui n’appartient pas à sa propre vie. Le choix de retrouver une peine réellement vécue inverse précisément cette décision.

23. Dans « Mon double », quel contraste physique Jean Tardieu établit-il entre son « moi » et son double ?

Le « moi » est petit, bedonnant et mûr, tandis que le double est jeune, grand et élancé.
Le « moi » paraît âgé et robuste, tandis que le double est mince et encore jeune.
Le « moi » est fripé et morose, tandis que le double est beau et noble.
Le « moi » est jeune, grand et élancé, tandis que le double est petit, bedonnant et mûr.

Le « moi » est jeune, grand et élancé, tandis que le double est petit, bedonnant et mûr.

Explication

Tardieu oppose un « moi » jeune, grand et élancé à un double petit, bedonnant et mûr. L’inversion des deux descriptions constitue une confusion plausible, mais attribue à chacun les caractéristiques de l’autre.

24. Dans « Mon double », comment le « moi » distingue-t-il son âge de celui de son double ?

Il affirme avoir toujours vingt ans, tandis que son double en a au moins cinquante.
Il affirme avoir le même âge que son double, sans préciser leur âge.
Il affirme avoir toujours trente ans, tandis que son double en a au moins soixante.
Il affirme avoir au moins cinquante ans, tandis que son double a toujours vingt ans.

Il affirme avoir toujours vingt ans, tandis que son double en a au moins cinquante.

Explication

Le « moi » affirme conserver vingt ans, alors que son double en a au moins cinquante. L’option qui inverse leurs âges reprend les mêmes chiffres, mais les attribue aux personnages de manière incorrecte.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Autobiographie et récits de soi.

Qu’est-ce qu’une autobiographie ?

Une écriture de sa propre vie qui prétend à un certain degré de vérité.

En quoi l’autobiographie se distingue-t-elle de la fiction ?

Par sa prétention à un certain degré de vérité.

Quels deux moments le lecteur distingue-t-il dans un récit autobiographique ?

Le moment des faits et celui de l’écriture.

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