★ À maîtriser
Compléments
Selon Calliclès, les règles de modération sont difficiles à satisfaire, tandis que les désirs peuvent être satisfaits.
Selon Calliclès, satisfaire ses désirs exige des dons naturels : l’intelligence et le courage.
Dans l’allégorie rapportée par Socrate, l’âme des êtres insatiables est comme une passoire dont toute satisfaction s’échappe et doit constamment être renouvelée.
Une pulsion d’agressivité peut être satisfaite par la création artistique ou la compétition sportive.
Calliclès défend l’intempérance, Socrate la maîtrise des désirs.
★ À maîtriser
Selon Schopenhauer, le désir est un manque qui constitue une souffrance et condamne l’être humain à l’insatisfaction.
Selon Épictète, ce qui dépend de nous comprend nos désirs et nos pensées, tandis que l’autrui, la nature et le corps n’en dépendent pas.
Selon Épictète, désirer seulement ce qui dépend de nous rend nos désirs toujours satisfaits et conduit à un bonheur parfait.
Compléments
Selon Schopenhauer, le désir satisfait comme le désir insatisfait conduit à la déception.
Selon Schopenhauer, l’absence de désir permet d’atteindre le repos et le bonheur.
Selon Épictète, il faut supprimer les désirs portant sur le destin afin de devenir indépendant de la fortune.
Désir-manque → insatisfaction ; limiter ses désirs ouvre au repos.
★ À maîtriser
Selon Rousseau, les hommes éprouvent davantage de plaisir à imaginer la chose désirée qu’à l’obtenir concrètement.
Selon Spinoza, il faut rechercher les passions joyeuses et fuir les passions tristes en s’aidant de la raison.
Compléments
L’imagination permet d’attribuer à la chose désirée toutes les qualités et de les faire varier sans limite.
Selon Rousseau, la réalité concrète peut décevoir par rapport à la chose idéalisée dans le désir.
Selon Spinoza, des idées adéquates permettent de mieux connaître la nature, et cette connaissance conduit vers ce qui est bon pour nous.
Rousseau valorise le désir imaginé ; Spinoza, les passions joyeuses guidées par la raison.
★ À maîtriser
📌 Le temps des horloges est mesuré objectivement, tandis que la durée vécue est subjective et varie selon les individus.
Compléments
Les horloges mesurent le temps ; la conscience en éprouve subjectivement la durée.
★ À maîtriser
Selon Pascal, l’être humain ne vit jamais dans le présent, mais dans l’anticipation de l’avenir ou le souvenir du passé.
Selon Sénèque, penser à la mort peut inciter à ne plus méconnaître que le temps de notre existence est limité.
Selon Épicure, concevoir la mort comme une absence de sensation permet de ne plus la craindre et de se concentrer sur le présent.
Compléments
📌 Selon Sénèque, les peurs révèlent que nous sommes mortels, tandis que nos désirs nous font agir comme si nous étions immortels.
Selon Pascal, vivre tourné vers le passé ou l’avenir est un mauvais calcul, car cela fait délaisser le seul temps où nous existons réellement : le présent.
Selon Épicure, il faut vivre pleinement l’unique existence qui nous est offerte, car il n’y a pas de vie après la mort.
Selon Nietzsche, l’oubli est nécessaire pour vivre, car le bonheur naît de l’oubli de l’histoire.
Selon Nietzsche, l’oubli est une condition de l’action et est aussi nécessaire que le sommeil pour recommencer une nouvelle journée.
Mort reconnue → peur apaisée → instant présent vécu.
★ À maîtriser
Selon Sartre, dire que l’existence précède l’essence signifie que l’être humain n’est pas déterminé et se fait par ses choix.
Dans l’épisode de la madeleine, un souvenir ressurgit sans effort et permet au narrateur de revivre le passé.
Compléments
📌 Chez Sartre, le projet originel qui détermine les actions futures ne se réduit pas à prévoir les activités du lendemain.
Selon Sartre, exister revient à agir, et nos actes déterminent ce que nous serons.
Le souvenir de la madeleine est présenté comme une expérience extra-temporelle qui donne à goûter un sentiment d’éternité et détache des angoisses liées à la mortalité.
Sartre pense l’avenir comme projet ; Proust retrouve le passé dans l’expérience extra-temporelle.
★ À maîtriser
Selon Descartes, le sujet est une substance pensante autonome dont aucune pensée ne lui échappe, ce qui en fait un sujet souverain.
Selon Locke, la conscience accompagne la pensée et unifie les expériences en les rapportant au sujet.
Compléments
📌 La connaissance connote l’idée d’un savoir objectif et acquis, tandis que la conscience désigne une saisie immédiate.
La conscience de soi est la connaissance immédiate de sa propre existence et la faculté de dire « je ».
Selon Descartes, le moi s’identifie à la conscience : le sujet est ses pensées et tout ce qui se passe en lui est accessible.
Selon Locke, la conscience seule constitue le moi, et la connaissance de soi n’est possible que par elle.
Selon Locke, la conscience identifie la personne dans le temps en reliant son identité à une temporalité passée.
Descartes identifie le moi à la pensée ; Locke à la conscience qui accompagne les expériences.
★ À maîtriser
📌 Kant distingue l’aperception empirique, conscience psychologique des phénomènes intérieurs, et l’aperception pure, conscience du sujet pensant antérieure à l’expérience.
Selon Kant, la conscience de soi dit « je » sans connaître le sujet comme une substance, de sorte que conscience de soi et connaissance de soi ne se confondent pas.
Selon Auguste Comte, l’esprit humain ne peut pas être observé directement par lui-même comme un objet.
Compléments
Selon Kant, l’aperception pure permet au sujet pensant de dire « je » avant l’expérience.
Selon Auguste Comte, l’individu pensant ne peut pas se diviser en un sujet qui raisonne et un autre qui observe ce raisonnement.
Chez Kant, le « je » accompagne la pensée sans se connaître comme substance.
★ À maîtriser
Compléments
Selon Leibniz, les petites perceptions déterminent nos goûts et nos images et nous relient au monde.
Dans le ça, il n’existe pas de notion de bien ou de mal, ni de temps ou d’espace.
Selon Leibniz, les petites perceptions permettent de percevoir consciemment un phénomène global, comme le bruit de la mer, sans être conscient de tous les détails qui le composent.
Le moi freudien, entre les pulsions du ça et le juge du surmoi.
| Auteur | Conscience et moi | Limite ou fonction |
|---|---|---|
| Descartes | Le moi s’identifie à la conscience | Le sujet est souverain et ses pensées lui sont accessibles |
| Locke | La conscience seule constitue le moi | Elle unifie les expériences et situe la personne dans le temps |
| Kant | Le « je » accompagne la pensée | La conscience de soi ne révèle pas le sujet comme substance |
| Auteur | Rapport au désir | Voie vers le bonheur |
|---|---|---|
| Schopenhauer | Le désir est manque et souffrance | L’absence de désir mène au repos |
| Épictète | Ne désirer que ce qui dépend de nous | Les désirs peuvent alors être satisfaits |
| Rousseau | Le désir imaginé procure du plaisir | L’imagination évite la déception du réel |
| Spinoza | Rechercher les passions joyeuses | La raison et les idées adéquates orientent vers le bien |
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1. Quelle position Calliclès défend-il face à la morale du contrôle de soi associée à Socrate ?
2. Une personne transforme son désir d’agressivité en pratique de compétition valorisée socialement. Quel processus illustre cette transformation ?
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Quelle position Calliclès revendique-t-il contre la morale socratique du contrôle de soi ?
L’intempérance et la jouissance.
Selon Schopenhauer, que constitue le désir pour l’être humain ?
Un manque qui constitue une souffrance et le condamne à l’insatisfaction.
Selon Calliclès, que peut-on satisfaire ?
Les désirs.
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