QCM : Commerce et traite au XVIIIe siècle (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel but Louis XV commande-t-il à Joseph Vernet une série de tableaux représentant des ports français ?

Décrire les techniques de manutention employées par les ouvriers des ports
Attirer des visiteurs étrangers vers les ports et les villes françaises
Montrer la puissance et la richesse des ports, du commerce français et du roi
Célébrer l’autonomie politique des villes portuaires et de leurs marchands

Montrer la puissance et la richesse des ports, du commerce français et du roi

Explication

La commande royale vise à mettre en valeur la richesse et la puissance des ports et du commerce français, ainsi que celles du roi. L’autonomie municipale, la seule manutention et l’attraction touristique ne correspondent pas à cet objectif.

2. Dans le tableau de Vernet, que suggèrent la présence de nombreux navires, de bâtiments imposants et d’une foule active ?

Un quartier monumental dont l’activité principale est la construction des bâtiments
Un port animé où se mêlent négociations et manutention des marchandises
Un port consacré au passage des bateaux, sans échanges ni manutention visibles
Un lieu de promenade où la foule observe les navires sans travailler

Un port animé où se mêlent négociations et manutention des marchandises

Explication

L’abondance de navires, les bâtiments et la foule rendent visible un port animé où se côtoient négociations et manutention. La promenade seule, la construction des bâtiments et le simple passage des navires ne rendent pas compte de cette activité mêlée.

3. Des produits manufacturés européens sont échangés contre des captifs en Afrique, vendus dans les Amériques, puis du sucre est expédié vers l’Europe : à quelle étape du commerce triangulaire correspond l’expédition du sucre ?

Au départ des produits manufacturés vers l’Afrique
À la vente des captifs dans les Amériques
À l’échange des produits manufacturés contre des captifs en Afrique
Au retour des produits tropicaux vers l’Europe

Au retour des produits tropicaux vers l’Europe

Explication

Dans ce circuit, les produits tropicaux cultivés dans les Amériques sont expédiés en Europe après la vente des captifs. Le départ des produits manufacturés se fait vers l’Afrique, où ils sont échangés contre des captifs.

4. Une ville bordelaise du XVIIIe siècle tire profit du commerce, produit du vin réputé et utilise la Garonne pour transporter des marchandises : quel ensemble de facteurs explique sa prospérité ?

Les échanges commerciaux, le vin régional et la circulation sur la Garonne
Le commerce maritime, l’exploitation minière et la circulation sur la Garonne
Les échanges commerciaux, la production de céréales et le transport routier
La production de vin, les spectacles et l’essor des jardins publics

Les échanges commerciaux, le vin régional et la circulation sur la Garonne

Explication

La prospérité bordelaise repose sur la combinaison des échanges commerciaux, de la production régionale de vin et de la circulation sur la Garonne. Les spectacles et les jardins sont des éléments favorisés par la richesse, tandis que les mines et le transport routier ne sont pas les facteurs énoncés.

5. Une cargaison française doit partir d’un port méditerranéen, tandis qu’une autre doit être expédiée depuis l’Atlantique. Quels ports correspondent à ces deux départs ?

Nantes pour la Méditerranée, Amsterdam pour l’Atlantique
Bordeaux pour la Méditerranée, Marseille pour l’Atlantique
Londres pour la Méditerranée, Nantes pour l’Atlantique
Marseille pour la Méditerranée, Bordeaux pour l’Atlantique

Marseille pour la Méditerranée, Bordeaux pour l’Atlantique

Explication

Marseille se trouve sur la façade méditerranéenne, tandis que Bordeaux est un grand port français de l’Atlantique. L’inversion des façades échange les mers, Amsterdam et Londres ne sont pas les ports français cités, et l’association Bordeaux-Méditerranée/Marseille-Atlantique inverse les localisations.

6. Un négociant bordelais compare l’activité commerciale de sa ville pendant la guerre de Sept Ans avec la période précédente. Quelle évolution doit-il constater entre 1756 et 1763 ?

Une diminution du commerce après 1763
Une diminution du commerce pendant la guerre
Une baisse du commerce pendant la guerre de Trente Ans
Une hausse du commerce pendant la guerre

Une diminution du commerce pendant la guerre

Explication

La guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763, s’accompagne d’une diminution du commerce de Bordeaux et de Nantes. La hausse liée aux conquêtes inverse l’évolution, la baisse après 1763 décale la période et la guerre de Trente Ans est un autre conflit.

7. Des marchands organisent une expédition négrière au XVIIIe siècle. Quel enchaînement décrit correctement le parcours des personnes réduites en esclavage ?

Capture en Afrique, vente contre du sucre, transport vers les Antilles, puis vente aux propriétaires de plantations
Capture en Afrique, vente contre des produits manufacturés, transport vers les Antilles, puis vente aux propriétaires de plantations
Capture en Afrique, vente aux propriétaires de plantations, transport vers les Antilles, puis échange contre des produits manufacturés
Capture aux Antilles, vente contre des produits manufacturés, transport vers l’Afrique, puis vente aux propriétaires de plantations

Capture en Afrique, vente contre des produits manufacturés, transport vers les Antilles, puis vente aux propriétaires de plantations

Explication

La traite suit un parcours allant de la capture en Afrique à la vente contre des produits manufacturés, puis au transport vers les Antilles et à la vente aux propriétaires de plantations. La capture aux Antilles inverse le point de départ, la vente aux propriétaires est placée trop tôt dans un autre parcours, et le sucre remplace à tort les produits manufacturés.

8. Un historien compare le nombre d’esclaves dans les Antilles françaises au début et à la fin du XVIIIe siècle. Quelle évolution les chiffres indiquent-ils ?

Une baisse de 64 000 à 5 000
Une hausse de 5 000 à 64 000 Blancs
Une hausse de 5 000 à 64 000
Une hausse de 64 000 à 5 000

Une hausse de 5 000 à 64 000

Explication

Au cours du XVIIIe siècle, le nombre d’esclaves dans les Antilles françaises passe de 5 000 à 64 000, ce qui traduit une forte augmentation. La baisse inverse le sens de l’évolution, les 64 000 concernent les esclaves et non les Blancs, et 64 000 à 5 000 inverse aussi les valeurs.

9. Dans une plantation, une personne esclave habite une case fragile et ne reçoit aucune rémunération. Quelle autre condition matérielle correspond à sa situation ?

Elle dispose d’une maison solide.
Elle ne possède rien.
Elle possède les outils de la plantation.
Elle reçoit des terres en propriété.

Elle ne possède rien.

Explication

Les personnes esclaves ne sont pas payées et ne possèdent rien ; l’absence de rémunération ne leur confère donc ni terres ni biens. La propriété de terres, le logement solide et les outils personnels ne correspondent pas à ces conditions de vie.

10. Dans une plantation, un contremaître surveille le travail quotidien d’un groupe d’esclaves. De qui ceux-ci restent-ils également sous l’autorité ?

Des négociants du port.
Du maître de la plantation.
Du roi de France.
Des autres travailleurs de la plantation.

Du maître de la plantation.

Explication

Le contremaître surveille les esclaves, mais ils restent soumis à l’autorité du maître. Le roi, les négociants et les autres travailleurs ne sont pas présentés comme exerçant cette autorité dans la plantation.

11. Une personne esclave effectue un travail physique dangereux pendant une longue journée, puis doit travailler la nuit sous la menace de punitions. Quelle caractérisation correspond à ces conditions de travail ?

Un travail léger et rémunéré, organisé par les travailleurs.
Un travail pénible et dangereux, assorti de menaces et de punitions.
Un travail spécialisé et volontaire, effectué sans surveillance.
Un travail saisonnier et protégé, limité aux tâches de jour.

Un travail pénible et dangereux, assorti de menaces et de punitions.

Explication

Le travail des esclaves est manuel, pénible et dangereux ; les journées peuvent atteindre douze heures, inclure du travail de nuit et s’accompagner de menaces et de punitions. Le qualifier de rémunéré ou de protégé confond ces conditions avec des situations qui ne sont pas décrites.

12. Un rapport de négociants nantais défend la traite en affirmant qu’elle procure des emplois, des débouchés commerciaux et des richesses au royaume. Quel point de vue le rapport exprime-t-il ?

La défense de la traite au nom de ses bénéfices économiques.
La défense de l’abolition au nom des droits individuels.
La condamnation de la traite au nom de la liberté humaine.
La condamnation de la traite au nom de ses effets commerciaux.

La défense de la traite au nom de ses bénéfices économiques.

Explication

Les négociants de Nantes défendent la traite en invoquant les emplois, les débouchés et les richesses qu’elle procure au royaume. La liberté humaine est l’argument de Jaucourt, tandis que l’opposition aux effets commerciaux inverse le sens de leur plaidoyer.

13. Dans un article de l’Encyclopédie, un auteur affirme que des êtres humains ne peuvent être vendus et que leur liberté ne doit pas être sacrifiée à l’enrichissement des colonies. Quelle position défend-il ?

La condamnation de l’esclavage au nom de la liberté humaine.
La condamnation de la traite au nom de la baisse des échanges.
La défense de l’esclavage au nom des richesses coloniales.
La défense de la traite au nom des emplois créés.

La condamnation de l’esclavage au nom de la liberté humaine.

Explication

Jaucourt condamne l’esclavage parce que les êtres humains ne peuvent être vendus et que leur liberté ne doit pas être sacrifiée à l’enrichissement des colonies. Les emplois et les richesses coloniales relèvent de l’argument économique des négociants, non de sa justification.

14. Un élève reconstitue la chronologie de l’esclavage en France et place l’abolition de 1794. Quel événement doit-il inscrire ensuite ?

La condamnation de la traite par les négociants nantais.
L’abolition définitive de l’esclavage en France.
Le rétablissement de l’esclavage par Napoléon.
La publication de l’article de Jaucourt dans l’Encyclopédie.

Le rétablissement de l’esclavage par Napoléon.

Explication

L’esclavage est aboli une première fois en France en 1794, puis rétabli par Napoléon. L’abolition définitive intervient en 1848 ; la publication de Jaucourt date de 1763 et le rapport des négociants de 1777.

15. Une frise doit indiquer l’année où l’esclavage est définitivement aboli en France. Quelle date faut-il y inscrire ?

1794.
1848.
1777.
1802.

1848.

Explication

L’abolition définitive de l’esclavage en France date de 1848. L’année 1794 correspond à une première abolition, suivie d’un rétablissement par Napoléon ; 1777 est la date du rapport des négociants nantais.

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Quels éléments rendent animé le port représenté par Vernet ?

Les navires, les bâtiments imposants et la foule des habitants.

Quelles activités se côtoient dans le port représenté par Vernet ?

Les négociations et la manutention des marchandises.

Qui commande à Vernet une série de tableaux de ports français ?

Louis XV.

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