QCM : Condition politique et modernité — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que conserve l’analyse marxiste malgré les interrogations suscitées par l’expérience soviétique ?

Une disparition complète de l’analyse des conflits entre groupes sociaux.
Une validation historique de l’expérience soviétique comme modèle politique.
Une justification générale des institutions établies au nom du marxisme.
Une capacité à comprendre les rapports entre dominants et dominés.

Une capacité à comprendre les rapports entre dominants et dominés.

Explication

L’analyse marxiste garde une portée pour comprendre les rapports de domination entre dominants et dominés. En revanche, l’expérience soviétique établie au nom du marxisme conduit à interroger ce qui demeure valable dans le marxisme.

2. Que souligne Hobbes par la formule « l’homme est un loup pour l’homme » dans Le Citoyen ?

Les hommes sont naturellement capables de réaliser une harmonie politique.
Les hommes deviennent pacifiques dès qu’ils appartiennent à une communauté.
Les hommes peuvent se faire la guerre tout en vivant en compagnie.
Les hommes ne peuvent former aucune relation sociale durable entre eux.

Les hommes peuvent se faire la guerre tout en vivant en compagnie.

Explication

Hobbes souligne que la coexistence sociale n’empêche pas les hommes d’entrer en conflit et de se faire la guerre. Cette thèse se distingue de l’accent aristotélicien sur l’aptitude naturelle à la cité.

3. Quelle transformation caractérise la pensée politique depuis la crise économique des années 30 ?

Elle remplace la réflexion antitotalitaire par une défense renouvelée des régimes totalitaires.
Elle abandonne les droits de l’homme et renforce la centralité de l’idée révolutionnaire.
Elle explique davantage la société grâce à un concept de société devenu pleinement stable.
Elle dépasse l’idée révolutionnaire et voit monter le droit ainsi que les droits de l’homme.

Elle dépasse l’idée révolutionnaire et voit monter le droit ainsi que les droits de l’homme.

Explication

La période est marquée par le dépassement de l’idée révolutionnaire, la montée du droit et des droits de l’homme, ainsi que le développement de la pensée antitotalitaire. Les autres propositions inversent ou écartent ces évolutions.

4. Quelle thèse Aristote défend-il en affirmant que l’homme est un animal politique ?

L’homme devient politique après avoir conclu un contrat avec ses semblables.
L’homme possède naturellement l’aptitude à vivre dans la cité.
L’homme recherche la cité pour se protéger d’une guerre généralisée.
L’homme reste humain même sans aucune aptitude à la vie collective.

L’homme possède naturellement l’aptitude à vivre dans la cité.

Explication

Aristote lie l’humanité à l’aptitude naturelle à vivre dans la cité. L’idée d’une protection contre la guerre généralisée renvoie plutôt à la problématique hobbesienne.

5. Que cherche à accomplir la pensée contractualiste au XVIe siècle ?

Décrire la politique selon sa réalité sans rechercher un fondement contractuel de l’ordre.
Définir des droits valables pour la société entière à partir de règles individuelles.
Rétablir sous une forme moderne les vérités politiques permanentes de la pensée grecque.
Fonder l’ordre politique par un contrat et accompagner le passage au droit positif.

Fonder l’ordre politique par un contrat et accompagner le passage au droit positif.

Explication

Le contractualisme cherche à légitimer l’ordre politique par un contrat et accompagne le passage du droit naturel au droit positif. L’analyse réaliste correspond à Machiavel, tandis que les vérités grecques et la distinction entre droits objectifs et subjectifs relèvent d’autres notions.

6. Que permet l’histoire de la légitimité politique au XIXe siècle ?

Elle établit que le conservatisme demeure identique malgré les transformations des sociétés.
Elle remplace l’étude de la légitimité politique par une réflexion sur le contrat social.
Elle prouve que les institutions politiques modernes sont indépendantes de toute évolution historique.
Elle montre que le conservatisme n’est pas éternel, puisque les formes politiques changent.

Elle montre que le conservatisme n’est pas éternel, puisque les formes politiques changent.

Explication

L’histoire permet de suivre les transformations de la légitimité politique et de comprendre que le conservatisme n’est pas éternel. Les autres propositions contredisent précisément l’idée historique selon laquelle tout change.

7. Quelle transformation de l’ordre politique caractérise la modernité politique ?

Le pouvoir politique est subordonné au pouvoir religieux
Les deux pouvoirs sont intégrés dans une autorité unique
Le pouvoir politique est remplacé par des autorités locales
Le pouvoir religieux est subordonné au pouvoir politique

Le pouvoir religieux est subordonné au pouvoir politique

Explication

La modernité politique repense l’ordre politique en plaçant le pouvoir religieux sous l’autorité du pouvoir politique. L’intégration des deux pouvoirs dans une autorité unique ne correspond pas à cette distinction entre leurs domaines.

8. Quelle contribution Machiavel apporte-t-il à la pensée politique au XVIe siècle ?

Il fonde l’ordre politique sur un contrat qui transforme le droit naturel en droit positif.
Il décrit le conservatisme comme une forme politique éternelle indépendante des changements historiques.
Il développe une vision réaliste de la chose politique à partir de sa réalité effective.
Il affirme que la légitimité politique repose sur des vérités permanentes héritées du monde grec.

Il développe une vision réaliste de la chose politique à partir de sa réalité effective.

Explication

Machiavel contribue à penser la politique à partir de sa réalité et développe ainsi une approche réaliste. Le fondement contractuel relève des contractualistes, tandis que les vérités permanentes et le conservatisme renvoient à d’autres problématiques.

9. Quelle distinction oppose les droits objectifs aux droits subjectifs ?

Les droits objectifs expriment des vérités grecques, tandis que les droits subjectifs désignent le conservatisme.
Les droits objectifs concernent l’individu, tandis que les droits subjectifs valent pour la société entière.
Les droits objectifs valent pour la société entière, tandis que les droits subjectifs concernent l’individu.
Les droits objectifs reposent sur un contrat, tandis que les droits subjectifs décrivent la réalité politique.

Les droits objectifs valent pour la société entière, tandis que les droits subjectifs concernent l’individu.

Explication

Les droits objectifs sont des règles valables pour l’ensemble de la société, alors que les droits subjectifs en découlent pour l’individu. Les autres propositions inversent la distinction ou associent ces notions à des thèmes qui ne les définissent pas.

10. À quoi l’affirmation croissante de l’individu est-elle corrélée dans les sociétés contemporaines ?

À une montée de la revendication des droits de l’homme et à un renforcement du juridique.
À un recul général des droits de l’homme et à une diminution du rôle des règles juridiques.
À une priorité donnée aux obligations collectives au détriment des droits de l’individu.
À une séparation croissante entre les droits individuels et les institutions juridiques.

À une montée de la revendication des droits de l’homme et à un renforcement du juridique.

Explication

La revendication des droits de l’homme et des droits de l’individu atteint une forte intensité, tandis que l’affirmation de l’individu est corrélée avec le juridique. Les autres réponses décrivent des évolutions opposées ou une dissociation non établie.

11. Quel enchaînement décrit la formation de l’ordre politique moderne ?

Une fusion du pouvoir religieux et politique, puis un équilibre fondé sur les guerres de religion
Un renforcement du pouvoir religieux, puis une rivalité entre autorités confessionnelles
Une fragmentation du pouvoir politique, puis un équilibre établi par les conflits dynastiques
Une émancipation du pouvoir politique, puis un équilibre des puissances détaché des guerres de religion

Une émancipation du pouvoir politique, puis un équilibre des puissances détaché des guerres de religion

Explication

L’ordre politique moderne naît de l’émancipation du pouvoir politique à l’égard du pouvoir religieux, suivie par un nouvel équilibre des puissances qui ne repose plus sur les guerres de religion. L’équilibre fondé sur ces guerres appartient à l’équilibre antérieur et constitue donc une confusion historique.

12. Pourquoi la politique constitue-t-elle un trait permanent de la condition humaine ?

Les individus renoncent à toute autonomie dès qu’ils entrent en société.
Les institutions politiques apparaissent seulement avec les États modernes.
Les hommes vivent en société et doivent organiser leur vie collective.
Les régimes politiques conservent une forme identique à travers l’histoire.

Les hommes vivent en société et doivent organiser leur vie collective.

Explication

La vie en société oblige les hommes à organiser leurs relations collectives, ce qui rend la politique permanente. La permanence de la condition politique ne signifie pas que les régimes gardent une forme historique identique.

13. Pourquoi le totalitarisme entretient-il une relation ambivalente avec la démocratie ?

Le totalitarisme apparaît lorsque les citoyens refusent toute forme de participation électorale.
La démocratie empêche par définition tout acteur politique de remettre en cause ses institutions.
Des acteurs peuvent accéder au pouvoir par des moyens démocratiques sans préserver l’État démocratique.
Les régimes démocratiques et totalitaires reposent sur des principes politiques entièrement identiques.

Des acteurs peuvent accéder au pouvoir par des moyens démocratiques sans préserver l’État démocratique.

Explication

L’ambivalence vient de la possibilité qu’un acteur utilise des moyens démocratiques pour conquérir le pouvoir, puis ne préserve pas l’État démocratique. La démocratie ne garantit donc pas à elle seule la fidélité durable des gouvernants à ses principes.

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Qu'est-ce que la condition politique selon la politique comme condition humaine ?

La politique est un trait permanent de la condition humaine.

Pourquoi la politique est-elle un trait permanent de la condition humaine ?

Parce que les hommes vivent en société et doivent organiser leur vie collective.

Que dit Aristote sur la nature politique de l'homme ?

L’homme est un animal politique.

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