Cum-scire = « avec savoir » : la conscience, c’est le savoir de ses propres pensées (et donc de soi).
Moral → Juger (bien/mal) ; Immédiat → Présent (percevoir) ; Réfléchi → Recul (penser qu’on pense) ; Champ → Étendue des perceptions.
Descartes = « sujet pensant » ; contemporain = « cerveau + fonctions » ; informatique = « indiscernable ».
Miroir mental : je pense → je pense que je pense → je pense que je pense encore.
Conscience = recul + questionnement : je me détache → je cherche qui je suis → je découvre ma mortalité (angoisse) et ma grandeur pensante (roseau).
Sujet invariant → identité personnelle → responsabilité (Kant) ; Cogito = première certitude.
Doute sur tout → reste impossible à nier : « je pense » ; si je pense, j’existe.
Racines métaphysique → tronc physique → branches sciences (mécanique, médecine, morale) ; tout part du cogito.
Locke/Hume/Nietzsche : Locke = conscience non-transcendante ; Hume = pas de pensée pure ; Nietzsche = sujet pensant = illusion (langage convention).
Langage → intériorisation : la conscience n’est pas une source de vérité, juste un monologue grammatical.
Nietzsche : « Zeus pleut » → même naïveté que « je pense » : on attribue un auteur à un phénomène impersonnel ; Phénoménologie : conscience vécue = accès au réel.
Conscience = visée : pas de sujet sans objet, donc pas de « je pense » sans « à quelque chose ».
| Date | Événement |
|---|---|
| XVI° siècle | Référence à Montaigne et au statut littéraire de l’introspection dans Les Essais |
| XVII° | Pascal, père de l’existentialisme, et la réflexion sur la conscience (roseau pensant) |
| XX° | Heidegger (Dasein, angoisse) et phénoménologie au XXe siècle |
| Forme | Ce que c’est | Caractéristique |
|---|---|---|
| Conscience morale | Sentiment du bien et du mal, capacité de se voir et de se juger selon des valeurs morales | Bonne/mauvaise conscience, cas de conscience, conscience tranquille |
| Conscience immédiate | Perception de soi (monde intérieur) et du monde extérieur | Variable en intensité ; perte en dormant/s’évanouissant/tombant dans le coma |
| Conscience réfléchie | Capacité de penser qu’on pense et d’intellectualiser son expérience | Recul entre soi et soi-même ; idées/opinions/connaissances abstraites |
| Période/approche | Idée centrale | Critère/outil |
|---|---|---|
| Antiquité et Moyen Âge | Conscience surtout pour des raisons morales et spirituelles | Voix intérieure (démon) puis présence divine |
| Descartes | Conscience principe de la connaissance humaine | Doute + évidence logique du cogito |
| Empirisme (Locke/Hume) | Refus d’une signification métaphysique de la conscience | Conscience comme expérience psychologique (mémoire) ; impossibilité de saisir une pensée pure |
| Nietzsche | Le sujet pensant est une illusion ; conscience comme langage intériorisé | Langage convention collective puis monologue intérieur |
| Phénoménologie (XX°) | Conscience comme origine de la connaissance, sans dualisme métaphysique | Toute conscience est conscience de quelque chose ; relation sujet-objet ; intentionnalité |
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Conscience — définition ?
Savoir qu’on pense, connaissance de soi.
Conscience comme savoir qu’on pense - Définition
Conscience, connaissance de ses propres pensées.
Champ de conscience — qu’est-ce ?
Ensemble des perceptions éprouvées à un moment donné.
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