QCM : Crise de 1929 et déséquilibres mondiaux — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation financière caractérise les relations entre les États-Unis et les pays européens belligérants dans les années 1920 ?

Les États-Unis sont endettés, tandis que les pays européens financent leurs prêts extérieurs.
Les deux groupes de pays disposent de réserves financières comparables après la guerre.
Les pays européens prêtent leur or aux États-Unis pour soutenir leur expansion industrielle.
Les États-Unis sont créanciers, tandis que les pays européens sont endettés auprès d’eux.

Les États-Unis sont créanciers, tandis que les pays européens sont endettés auprès d’eux.

Explication

Les États-Unis détiennent une grande partie de l’or mondial et prêtent des capitaux aux pays européens belligérants, devenant ainsi leurs créanciers. L’idée inverse confond la position financière des États-Unis avec celle des pays européens endettés.

2. Pourquoi l’Allemagne dépend-elle des capitaux américains à partir de 1924 ?

Elle prête des capitaux aux États-Unis pour stabiliser leur monnaie après la guerre.
Elle bénéficie d’un excédent budgétaire qui l’amène à investir dans les banques américaines.
Elle ne peut pas payer les réparations et sort d’une période d’hyperinflation.
Elle cherche à financer une expansion coloniale après avoir accumulé des réserves d’or.

Elle ne peut pas payer les réparations et sort d’une période d’hyperinflation.

Explication

L’Allemagne, incapable de régler les réparations du traité de Versailles et affaiblie par l’hyperinflation, dépend des capitaux américains dès 1924. Elle n’est donc pas le prêteur dans cette relation financière.

3. Dans un pays producteur de matières premières, quel mécanisme peut provoquer une baisse des prix agricoles ?

Une hausse du crédit bancaire augmente les salaires et provoque une baisse des prix agricoles.
Une diminution de l’offre réduit les récoltes et entraîne automatiquement une chute des prix.
Une demande supérieure à l’offre provoque une surproduction et fait baisser les prix.
Une offre supérieure à la demande entraîne une surproduction et fait baisser les prix.

Une offre supérieure à la demande entraîne une surproduction et fait baisser les prix.

Explication

Lorsque l’offre dépasse la demande, les stocks s’accumulent, ce qui crée une surproduction et exerce une pression à la baisse sur les prix. Une demande supérieure à l’offre produirait plutôt une tension haussière sur les prix.

4. Que se passe-t-il le 24 octobre 1929, lors du jeudi noir ?

Treize millions d’actions sont vendues sans trouver d’acheteur, faisant éclater la bulle spéculative.
Les banques ferment après une longue série de faillites industrielles et provoquent une pénurie de crédit.
Les entreprises licencient massivement après l’effondrement durable de la demande des ménages.
Les prix agricoles s’effondrent lorsque les exportations européennes cessent brusquement.

Treize millions d’actions sont vendues sans trouver d’acheteur, faisant éclater la bulle spéculative.

Explication

Le jeudi noir correspond au 24 octobre 1929, lorsque 13 millions d’actions sont mises en vente sans trouver preneur, révélant l’éclatement de la bulle spéculative. La crise bancaire et les faillites industrielles s’inscrivent dans les étapes ultérieures de l’effondrement.

5. Comment les achats d’actions à crédit amplifient-ils la spéculation à Wall Street ?

Ils obligent les investisseurs à financer chaque titre avec une épargne déjà entièrement disponible.
Ils réduisent les profits bancaires en empêchant les établissements de participer aux marchés.
Ils stabilisent les cours en limitant les achats aux entreprises ayant des bénéfices élevés.
Ils permettent d’acheter des titres avec des fonds empruntés, en comptant sur la hausse des cours.

Ils permettent d’acheter des titres avec des fonds empruntés, en comptant sur la hausse des cours.

Explication

Environ 80 % des actions sont achetées à crédit par l’intermédiaire des banques, ce qui augmente les achats et entretient l’espoir d’une hausse continue des cours. Un achat entièrement financé par l’épargne ne crée pas le même effet de levier spéculatif.

6. Quel enchaînement décrit correctement l’effondrement de l’économie américaine après 1929 ?

Faillites industrielles, expansion du crédit, krach boursier, puis reprise bancaire.
Crise bancaire, reprise industrielle, krach boursier, puis hausse de l’emploi.
Chômage, hausse des salaires, faillites industrielles, puis crise bancaire.
Krach boursier, crise bancaire, faillites industrielles, puis chômage.

Krach boursier, crise bancaire, faillites industrielles, puis chômage.

Explication

La crise suit une progression du krach boursier vers la crise bancaire, puis vers les faillites industrielles et la montée du chômage. Les autres séquences inversent plusieurs étapes ou associent la crise à une reprise qui n’est pas indiquée.

7. Pourquoi la crise américaine se diffuse-t-elle à l’Europe et au reste du monde ?

L’interdépendance économique et l’effondrement du commerce international transmettent le choc.
La hausse des exportations américaines soutient les économies étrangères malgré la chute des marchés.
La fermeture des économies européennes protège les échanges et concentre la crise aux États-Unis.
La progression de la demande mondiale compense les difficultés américaines et limite la contagion.

L’interdépendance économique et l’effondrement du commerce international transmettent le choc.

Explication

Les économies étant interdépendantes, la contraction américaine et l’effondrement du commerce international transmettent la crise à l’Europe puis au reste du monde. La baisse des échanges ne protège donc pas les partenaires commerciaux : elle propage le choc.

8. Quel pays est particulièrement touché par la baisse des prix de ses exportations de café pendant la crise mondiale ?

Le Brésil, dont l’économie dépend notamment des exportations de café.
L’Argentine, dont les exportations sont surtout constituées de minerais.
Le Canada, dont l’économie dépend principalement des ventes de café.
Le Chili, dont les exportations reposent principalement sur les produits agricoles.

Le Brésil, dont l’économie dépend notamment des exportations de café.

Explication

Le Brésil figure parmi les pays producteurs de matières premières touchés par la chute des prix, notamment pour le café. Les autres associations sont incorrectes : le Chili est lié aux minerais, l’Argentine aux produits agricoles et le Canada à la viande bovine.

9. Que mesure principalement une baisse de 50 % du PIB américain entre 1929 et 1932 ?

La diminution des salaires industriels
La contraction de l’activité économique
La fermeture des services publics
La progression du chômage de masse

La contraction de l’activité économique

Explication

Une baisse du PIB traduit une contraction de la production et de l’activité économiques. Le chômage correspond plutôt à une conséquence sociale de cette contraction, et non à la mesure directe du PIB.

10. Quelle situation caractérise le chômage aux États-Unis en 1932 ?

6 millions de chômeurs, soit 12 % de la population
12,5 millions de chômeurs, soit 25 % de la population
25 millions de chômeurs représentant la moitié de la population
12,5 millions de chômeurs concentrés dans quelques secteurs

12,5 millions de chômeurs, soit 25 % de la population

Explication

En 1932, 12,5 millions de personnes sont au chômage aux États-Unis, ce qui représente 25 % de la population. Cette proportion montre l’ampleur d’un chômage de masse, et non une difficulté limitée à certains secteurs.

11. Quel est l’objectif principal d’une politique d’austérité en période de crise ?

Réduire les dépenses publiques pour équilibrer le budget et protéger la monnaie
Accroître les salaires pour stimuler rapidement la consommation
Financer de grands travaux afin d’embaucher les chômeurs
Augmenter les dépenses publiques pour soutenir la demande et l’emploi

Réduire les dépenses publiques pour équilibrer le budget et protéger la monnaie

Explication

L’austérité vise à réduire les dépenses publiques afin de rétablir l’équilibre budgétaire et de protéger la monnaie. Elle se distingue de la relance, qui augmente les dépenses publiques pour soutenir l’activité et l’emploi.

12. À partir de quelle année Roosevelt met-il en place le New Deal aux États-Unis ?

À partir de 1931
À partir de 1936
À partir de 1933
À partir de 1929

À partir de 1933

Explication

Roosevelt lance le New Deal à partir de 1933, en faisant intervenir davantage l’État et en augmentant les dépenses publiques. L’année 1929 marque le début de la crise, tandis que 1936 correspond notamment aux accords sociaux français de Matignon.

13. Quelle mesure appartient au programme du New Deal pour réduire les effets du chômage ?

Financer de grands travaux créateurs d’emplois
Fermer les entreprises industrielles devenues déficitaires
Réduire les dépenses publiques pour stabiliser la monnaie
Diminuer les salaires afin de limiter les coûts de production

Financer de grands travaux créateurs d’emplois

Explication

Le New Deal finance de grands travaux pour créer des emplois et soutient aussi les chômeurs ainsi que les agriculteurs endettés. La réduction des dépenses publiques relève plutôt d’une politique d’austérité, opposée à l’interventionnisme du New Deal.

14. Comment la crise économique atteint-elle la France au début des années 1930 ?

Elle commence en 1929 par une crise générale de tous les secteurs
Elle touche d’abord les secteurs protégés du commerce extérieur
Elle apparaît après 1936 dans les industries tournées vers l’exportation
Elle frappe dès 1931 les secteurs dépendant du marché international

Elle frappe dès 1931 les secteurs dépendant du marché international

Explication

La France est touchée plus tardivement que les États-Unis, mais la crise atteint dès 1931 les secteurs dépendant du marché international. Les secteurs liés aux échanges extérieurs sont donc particulièrement exposés.

15. Que prévoient les accords de Matignon du 8 juin 1936 ?

Une réforme monétaire accompagnée de restrictions du commerce extérieur
Une coalition politique destinée à remporter les élections législatives
Des hausses de salaires, la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés
Une baisse des salaires et une semaine de travail prolongée

Des hausses de salaires, la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés

Explication

Les accords de Matignon instaurent en 1936 des avancées sociales comprenant une hausse des salaires de 15 %, la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés. Le Front populaire désigne la coalition politique qui porte ces réformes, et non le contenu des accords eux-mêmes.

16. Pourquoi est-il difficile d’évaluer l’efficacité économique des politiques de relance mises en place après 1929 ?

Parce que les gouvernements abandonnent rapidement toute intervention économique
Parce que la crise se prolonge jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale
Parce que les mesures sociales aggravent les inégalités entre les ménages
Parce que la reprise dépend principalement des échanges commerciaux internationaux

Parce que la crise se prolonge jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale

Explication

Les politiques de relance réduisent la misère, mais la crise économique se poursuit jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, ce qui rend leur bilan économique incertain. Une amélioration sociale ne suffit donc pas à prouver une sortie complète de la crise.

17. Quelle conséquence internationale découle de l’absence d’accords douaniers et de politique monétaire commune lors de la conférence de Londres de 1933 ?

Le renforcement du protectionnisme et l’effondrement du commerce international
La création d’un marché commun favorisant la reprise industrielle mondiale
La réduction des droits de douane et la stabilisation des marchés financiers
La coordination des monnaies et l’expansion rapide des échanges mondiaux

Le renforcement du protectionnisme et l’effondrement du commerce international

Explication

L’absence de compromis douaniers et monétaires à Londres favorise le repli protectionniste et contribue à l’effondrement du commerce international. La conférence ne débouche donc pas sur une coordination économique mondiale capable de soutenir les échanges.

18. Que désigne la notion d’État-providence dans le contexte de l’après-crise de 1929 ?

Un régime économique organisant la fermeture des frontières aux produits étrangers
Un système de protection sociale contre le chômage, la vieillesse et les maladies
Une administration chargée de contrôler les banques et les mouvements de capitaux
Une politique de soutien industriel fondée sur les commandes militaires de l’État

Un système de protection sociale contre le chômage, la vieillesse et les maladies

Explication

L’État-providence correspond à la protection sociale contre le chômage, la vieillesse et les maladies, devenue un acquis majeur de la crise de 1929. Il ne se définit donc pas par la politique militaire, le protectionnisme ou la seule surveillance financière.

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Quel pourcentage du stock d'or mondial possèdent les États-Unis dans les années 1920 ?

40 % du stock d'or mondial.

Quels pays européens sont fortement endettés auprès des États-Unis dans les années 1920 ?

Les pays européens belligérants.

De quoi dépend l'Allemagne à partir de 1924 après l'hyperinflation ?

Des capitaux américains.

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