QCM : Crise de 1929 et réponses des États — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel facteur explique principalement le sentiment de prospérité associé aux « années folles » ?

La réduction des échanges et des investissements
La consommation et la production industrielle
La généralisation des faillites et du chômage
La baisse des achats et des fabrications

La consommation et la production industrielle

Explication

Le sentiment de prospérité des années 1920 repose sur l’essor de la consommation et de la production industrielle. La baisse des achats et des fabrications correspond plutôt aux difficultés économiques qui apparaissent ensuite.

2. Quel signe montre que l’économie américaine présente déjà des fragilités dès 1928 ?

Une surproduction accompagnée d’une stagnation de la consommation
Une progression agricole accompagnée d’une baisse des investissements
Une augmentation des salaires accompagnée d’une expansion des exportations
Une pénurie industrielle accompagnée d’une forte hausse des achats

Une surproduction accompagnée d’une stagnation de la consommation

Explication

Dès 1928, la surproduction et la stagnation de la consommation révèlent les faiblesses de l’économie américaine. Une pénurie industrielle et une forte hausse des achats indiqueraient au contraire une demande dynamique.

3. À quelle date le krach de Wall Street appelé « Jeudi Noir » se produit-il ?

Le mardi 29 octobre 1929
Le jeudi 24 septembre 1928
Le jeudi 24 octobre 1929
Le mardi 29 septembre 1930

Le jeudi 24 octobre 1929

Explication

Le « Jeudi Noir » désigne le krach boursier de Wall Street du jeudi 24 octobre 1929. Le mécanisme de spéculation lui est antérieur et ne correspond pas à cette date précise.

4. Comment définit-on un krach boursier ?

Un effondrement brutal du cours des actions à la Bourse
Un retrait des capitaux étrangers destiné à soutenir les banques
Une diminution des importations destinée à protéger l’industrie nationale
Une hausse progressive du prix des actions sur plusieurs années

Un effondrement brutal du cours des actions à la Bourse

Explication

Un krach boursier est une chute brutale du cours des actions à la Bourse. Une hausse progressive des actions décrit une évolution opposée, tandis que les autres réponses renvoient à des mécanismes financiers ou commerciaux différents.

5. Quelle chaîne de conséquences sociales et économiques suit le krach boursier ?

Faillites bancaires, recul de la production, licenciements et explosion du chômage
Hausse des salaires, reprise des achats, embauches et réduction de la misère
Développement du crédit, essor industriel, exportations accrues et baisse des prix
Progression des récoltes, enrichissement agricole, investissements et croissance des emplois

Faillites bancaires, recul de la production, licenciements et explosion du chômage

Explication

Le krach entraîne des faillites bancaires, une baisse de la consommation et de la production, puis des faillites d’entreprises, des licenciements et une forte hausse du chômage. La hausse des salaires et les embauches décrivent des effets inverses de ceux de la crise sociale.

6. Par quel mécanisme la crise américaine provoque-t-elle des faillites en Europe ?

Le rapatriement des capitaux américains investis dans les banques et entreprises étrangères
La hausse des prix agricoles américains dans les économies européennes exportatrices
L’augmentation des importations américaines vers les marchés bancaires européens
La distribution de capitaux américains aux entreprises européennes les plus fragiles

Le rapatriement des capitaux américains investis dans les banques et entreprises étrangères

Explication

Les banques et investisseurs américains rapatrient leurs capitaux placés à l’étranger, ce qui fragilise puis fait failliter des banques et des entreprises européennes. L’augmentation des importations concerne plutôt le commerce international et n’explique pas directement ce mécanisme financier.

7. Quelle relation entre l’arrêt des importations américaines et le protectionnisme est correcte ?

L’arrêt des importations soutient les banques européennes, tandis que le protectionnisme augmente les échanges
L’arrêt des importations réduit le commerce mondial, tandis que le protectionnisme favorise l’industrie nationale
L’arrêt des importations stimule le commerce mondial, tandis que le protectionnisme favorise les produits étrangers
L’arrêt des importations accroît les exportations, tandis que le protectionnisme supprime les frontières commerciales

L’arrêt des importations réduit le commerce mondial, tandis que le protectionnisme favorise l’industrie nationale

Explication

La diminution des importations américaines contribue à l’effondrement du commerce international, tandis que le protectionnisme cherche à protéger le marché national et l’industrie nationale. Le protectionnisme ne vise donc pas à favoriser les produits étrangers ni à accroître les échanges.

8. Quelle forme prennent notamment les bouleversements politiques provoqués par la crise en Amérique latine ?

Une réduction des élections et une extension des monarchies
Des coups d’État, des révoltes et des changements de régime
Une coopération économique accrue entre les gouvernements
Une stabilité gouvernementale renforcée dans toute la région

Des coups d’État, des révoltes et des changements de régime

Explication

La crise provoque en Amérique latine des coups d’État, des révoltes, des révolutions et divers changements politiques. La stabilité renforcée ne correspond pas à cette succession de bouleversements.

9. Pourquoi l’URSS échappe-t-elle largement aux effets de la crise économique mondiale ?

Parce qu’elle dépend fortement des marchés financiers américains
Parce qu’elle applique une politique de libre-échange renforcée
Parce qu’elle reste à l’écart de la mondialisation
Parce qu’elle bénéficie d’un soutien économique des démocraties européennes

Parce qu’elle reste à l’écart de la mondialisation

Explication

L’URSS est relativement protégée parce qu’elle est peu intégrée à la mondialisation qui transmet la crise aux économies connectées. Sa protection ne vient donc ni des marchés américains ni du libre-échange.

10. Quelle définition correspond au libéralisme économique ?

Une politique qui organise la production autour de plans économiques nationaux
Une idéologie qui limite fortement l’intervention de l’État dans l’économie
Une conception qui réserve au gouvernement la fixation des salaires et des prix
Une doctrine qui confie à l’État la gestion directe des principales entreprises

Une idéologie qui limite fortement l’intervention de l’État dans l’économie

Explication

Le libéralisme considère que l’État doit réduire au maximum ses interventions dans l’économie. La gestion directe, la planification et le contrôle général des prix relèvent d’une intervention étatique plus forte.

11. En quelle année Franklin D. Roosevelt lance-t-il le New Deal aux États-Unis ?

En 1938
En 1933
En 1930
En 1936

En 1933

Explication

Roosevelt lance le New Deal en 1933 pour répondre à la crise américaine. 1936 correspond notamment à la victoire du Front populaire en France, et non au début du New Deal.

12. Quelle évolution caractérise le rôle de l’État dans le New Deal ?

L’État intervient davantage dans les banques, les secours et les transports
L’État abandonne la surveillance financière et réduit les programmes de secours
L’État transfère la gestion économique aux entreprises privées et aux banques
L’État supprime le protectionnisme et laisse les prix agricoles se fixer librement

L’État intervient davantage dans les banques, les secours et les transports

Explication

Le New Deal accroît l’intervention publique par la surveillance financière, les secours, la gestion des transports et plusieurs mesures économiques. Il ne correspond donc pas à un retrait de l’État au profit d’une politique libérale.

13. Quel bilan peut-on dresser du New Deal face à la crise américaine ?

Il supprime rapidement le chômage et rétablit entièrement la prospérité
Il rétablit l’économie grâce au retrait progressif des pouvoirs publics
Il aggrave le chômage sans modifier l’action économique de l’État
Il réduit le chômage sans faire disparaître complètement la crise

Il réduit le chômage sans faire disparaître complètement la crise

Explication

Le New Deal diminue le chômage, mais les États-Unis ne sortent pas complètement de la crise, ce qui explique un bilan mitigé. Il est donc inexact d’affirmer qu’il rétablit entièrement la prospérité.

14. Quelle coalition remporte les élections législatives françaises de mai 1936 ?

Une alliance patronale, constituée pour diriger les entreprises publiques
Le gouvernement américain, qui soutient un programme économique français
Une coalition conservatrice, formée par les partis monarchistes et nationalistes
Le Front populaire, qui réunit le PCF, la SFIO et le Parti radical

Le Front populaire, qui réunit le PCF, la SFIO et le Parti radical

Explication

En mai 1936, le Front populaire gagne les élections et rassemble le PCF, la SFIO et le Parti radical. Il s’agit d’une coalition politique française de gauche, et non d’un programme américain ou d’une organisation patronale.

15. Avec qui les accords de Matignon sont-ils signés en juin 1936 ?

Entre les dirigeants du PCF et ceux du Parti radical
Entre le gouvernement français et les banques américaines
Entre les représentants du patronat et ceux des ouvriers
Entre les représentants des armées française et allemande

Entre les représentants du patronat et ceux des ouvriers

Explication

Les accords de Matignon sont conclus entre le patronat et les ouvriers sous l’impulsion de Léon Blum. Ils concernent donc les relations sociales, et non une alliance entre partis ou un accord international.

16. Quel avantage les ouvriers obtiennent-ils grâce aux accords de Matignon ?

La liberté syndicale et une hausse des salaires
La propriété des principales entreprises industrielles
La suppression des impôts sur les revenus ouvriers
La direction politique des administrations locales

La liberté syndicale et une hausse des salaires

Explication

Les accords de Matignon garantissent aux ouvriers la liberté syndicale et prévoient une augmentation des salaires. Ils ne leur attribuent ni la propriété des entreprises ni la direction des administrations.

17. Quelles mesures sociales complètent les accords de Matignon ?

La retraite à trente-cinq ans et quatre semaines de congés payés
La semaine de 40 heures et deux semaines de congés payés
La journée de six heures et un mois de congés payés
La semaine de 48 heures et trois semaines de congés payés

La semaine de 40 heures et deux semaines de congés payés

Explication

Deux lois sociales instaurent la semaine de 40 heures et deux semaines de congés payés par an. Les autres combinaisons de durée du travail et de congés ne correspondent pas aux réformes du Front populaire.

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Quel sentiment caractérise les années 1920 appelées « années folles » ?

Un sentiment de prospérité retrouvée.

Sur quoi repose la prospérité des « années folles » ?

Sur la consommation et la production industrielle.

Quels signes économiques apparaissent aux États-Unis dès 1928 ?

Une surproduction et une stagnation de la consommation.

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