QCM : Crise de 1929 et réponses politiques — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel choc caractérise l’économie française en 1931 ?

Une hausse de 30 % du PIB accompagnée d’une hausse des prix et d’un recul du chômage
Une baisse de 30 % du PIB accompagnée d’une baisse des prix et d’un chômage de masse
Une baisse de 10 % du PIB accompagnée d’une hausse des salaires et d’un plein emploi
Une stabilité du PIB accompagnée d’une hausse des prix et d’un faible chômage

Une baisse de 30 % du PIB accompagnée d’une baisse des prix et d’un chômage de masse

Explication

La crise frappe brutalement la France en 1931, avec une baisse de 30 % du PIB, une baisse des prix et un chômage de masse. Une croissance du PIB et le plein emploi décriraient une situation opposée à celle observée.

2. Quels groupes politiques forment le Front populaire, victorieux aux élections législatives de mai 1936 ?

Les communistes, les socialistes et les radicaux
Les conservateurs, les monarchistes et les radicaux
Les communistes, les libéraux et les conservateurs
Les socialistes, les monarchistes et les nationalistes

Les communistes, les socialistes et les radicaux

Explication

Le Front populaire rassemble les communistes, les socialistes et les radicaux, puis remporte les élections législatives de mai 1936. Les accords de Matignon ne désignent pas cette alliance politique, mais un accord social conclu entre patronat et syndicats.

3. Pourquoi la spéculation à crédit fragilise-t-elle la prospérité américaine des années 1920 ?

Elle transforme les bénéfices industriels en réserves détenues par les banques
Elle réduit le prix des actions lorsque la production industrielle progresse rapidement
Elle rapproche la valeur des actions des résultats réels des entreprises américaines
Elle fait monter les actions sans que leur valeur reflète encore l’économie réelle

Elle fait monter les actions sans que leur valeur reflète encore l’économie réelle

Explication

L’achat d’actions à crédit pousse leur prix à la hausse et les déconnecte de l’économie réelle, jusqu’à une multiplication par quatre en dix ans. La mise en accord entre les cours et les résultats économiques décrit l’évolution inverse.

4. Comment peut-on définir une bulle spéculative sur le marché des actions ?

Une stabilisation durable du prix d’un titre grâce à des bénéfices élevés
Une hausse excessive du prix d’un titre qui finit par s’effondrer lors d’un krach
Une baisse progressive du prix d’un titre liée à une production insuffisante
Une hausse modérée du prix d’un titre soutenue par la croissance économique

Une hausse excessive du prix d’un titre qui finit par s’effondrer lors d’un krach

Explication

Une bulle spéculative correspond à une hausse démesurée du cours d’un titre, suivie d’un éclatement lors d’un krach. Une simple baisse ou une stabilisation ne décrit pas ce mécanisme de surévaluation puis d’effondrement.

5. Quel principe économique caractérise le New Deal mis en œuvre par Franklin Roosevelt à partir de 1933 ?

Une réduction de l’action publique au profit du marché
Une fermeture des banques pour limiter les dépenses publiques
Une intervention accrue de l’État dans l’économie
Une priorité donnée aux échanges extérieurs sur la demande intérieure

Une intervention accrue de l’État dans l’économie

Explication

Le New Deal repose sur une intervention accrue de l’État pour sortir les États-Unis de la crise. La réduction de l’action publique correspond davantage au libéralisme classique qu’à cette politique.

6. Que se passe-t-il à la Bourse de New York le 24 octobre 1929, lors du jeudi noir ?

Treize millions d’actions sont mises en vente, provoquant une forte chute des cours
Les investisseurs reprennent leurs achats, entraînant une stabilisation durable du marché
Les banques suspendent leurs retraits, entraînant une hausse rapide des cours
Les entreprises ferment leurs usines, provoquant une baisse immédiate de la production

Treize millions d’actions sont mises en vente, provoquant une forte chute des cours

Explication

Le jeudi noir du 24 octobre 1929 est marqué par la mise en vente de 13 millions d’actions à New York. La suspension des retraits et la fermeture des entreprises appartiennent à d’autres étapes de la crise, tandis que les achats ne stabilisent pas le marché.

7. Quelles mesures associe le New Deal pour combattre la crise ?

La privatisation des banques, la hausse des impôts, l’aide militaire et la diminution des retraites
La fermeture des banques, la baisse des salaires, l’aide agricole et la suppression des assurances
La réouverture des banques, la réduction des travaux publics et la suppression des aides agricoles
La réouverture des banques, les grands travaux, l’aide agricole et la protection sociale

La réouverture des banques, les grands travaux, l’aide agricole et la protection sociale

Explication

Le New Deal combine la relance économique, notamment par les grands travaux et le soutien agricole, avec la protection sociale. La suppression des assurances contredit l’instauration de l’assurance chômage et de l’assurance vieillesse.

8. Pourquoi le retour à la croissance américaine n’est-il pas confirmé dès 1938 ?

Les États-Unis abandonnent toute intervention publique dans l’économie
Les États-Unis comptent encore 10 millions de chômeurs, soit 17 % de la population active
Les États-Unis réduisent leur population active pour faire baisser le chômage
Les États-Unis connaissent déjà le plein emploi grâce aux grands travaux

Les États-Unis comptent encore 10 millions de chômeurs, soit 17 % de la population active

Explication

En 1938, 10 millions de personnes sont encore au chômage, soit 17 % de la population active, et la reprise durable se confirme avec la Seconde Guerre mondiale. Les grands travaux n’ont donc pas suffi à rétablir rapidement le plein emploi.

9. De combien la production industrielle américaine diminue-t-elle entre 1929 et 1932 ?

Elle diminue de 50 %
Elle diminue de 75 %
Elle diminue de 25 %
Elle diminue de 10 %

Elle diminue de 50 %

Explication

Entre 1929 et 1932, la production industrielle des États-Unis baisse de moitié, soit 50 %. Une baisse de 25 % ou de 10 % sous-estime l’ampleur du recul, tandis que 75 % l’exagère.

10. Quelle distinction permet d’opposer le Dust Bowl aux hoovervilles ?

Le Dust Bowl est une catastrophe agricole et environnementale, tandis que les hoovervilles sont des bidonvilles urbains
Le Dust Bowl est une crise bancaire, tandis que les hoovervilles sont des quartiers industriels fermés
Le Dust Bowl est un bidonville urbain, tandis que les hoovervilles sont des terres agricoles dégradées
Le Dust Bowl est un phénomène boursier, tandis que les hoovervilles sont des camps de travailleurs agricoles

Le Dust Bowl est une catastrophe agricole et environnementale, tandis que les hoovervilles sont des bidonvilles urbains

Explication

Le Dust Bowl ravage les terres de l’Ouest et du Sud et pousse de nombreux paysans à partir, tandis que les hoovervilles sont des bidonvilles où vivent des personnes sans emploi. Les deux termes ne désignent donc ni des quartiers industriels, ni des phénomènes boursiers.

11. Quel effet le chômage de masse atteint-il sur l’économie américaine en 1932 ?

À 5 % des actifs, il réduit les salaires mais soutient la demande
À 25 % des actifs, il réduit la consommation et aggrave la crise
À 15 % des actifs, il augmente la consommation et ralentit la crise
À 35 % des actifs, il stimule les achats et relance les entreprises

À 25 % des actifs, il réduit la consommation et aggrave la crise

Explication

En 1932, le chômage atteint 25 % de la population active américaine, ce qui diminue la consommation et aggrave la crise. La baisse de la consommation n’est pas un effet d’un chômage limité à 5 % ou à 15 %, et le chômage ne stimule pas la demande.

12. Comment évolue le chômage en Allemagne entre 1928 et 1932 ?

Il passe de 17 % à 43,8 %
Il passe de 8,6 % à 43,8 %
Il passe de 8,6 % à 17 %
Il passe de 43,8 % à 8,6 %

Il passe de 8,6 % à 43,8 %

Explication

Le chômage allemand augmente fortement, de 8,6 % en 1928 à 43,8 % en 1932, avant de diminuer légèrement en 1933. Le mouvement inverse décrit une baisse, qui ne correspond pas à la période étudiée.

13. Quelle mesure appartient aux accords de Matignon de juin 1936 ?

La création de contrats collectifs, avec des hausses salariales et des délégués ouvriers
La réduction de la durée du travail par une loi adoptée le 21 juin
La création d’une assurance vieillesse financée par les banques nationales
L’instauration de quinze jours de congés payés par une loi distincte

La création de contrats collectifs, avec des hausses salariales et des délégués ouvriers

Explication

Les accords de Matignon prévoient des contrats collectifs, une hausse des salaires de 7 à 15 % et des délégués ouvriers, ainsi que la semaine de 40 heures. Les congés payés relèvent d’une loi votée quelques jours plus tard, et non du contenu propre des accords.

14. Quelle définition correspond au protectionnisme ?

Une politique qui finance les banques étrangères grâce aux capitaux publics
Une politique qui protège l’économie nationale par des restrictions et des tarifs douaniers élevés
Une politique qui stimule les échanges par la suppression des droits de douane
Une politique qui favorise les importations pour réduire les prix intérieurs

Une politique qui protège l’économie nationale par des restrictions et des tarifs douaniers élevés

Explication

Le protectionnisme cherche à protéger l’économie nationale en limitant les échanges et en imposant des tarifs douaniers élevés. La suppression des droits de douane correspond au libre-échange plutôt qu’au protectionnisme.

15. Quelle chaîne de conséquences relie la faillite des investisseurs à la crise industrielle ?

Les faillites augmentent les salaires, les retraits soutiennent la consommation, puis les entreprises développent leur production
Les faillites renforcent les banques, les retraits augmentent le crédit, puis les investissements stimulent l’emploi industriel
Les faillites touchent la production, les retraits relancent les banques, puis l’abondance de crédit accroît les embauches
Les faillites fragilisent les banques, les retraits provoquent des faillites bancaires, puis le manque de crédit réduit l’investissement et l’emploi

Les faillites fragilisent les banques, les retraits provoquent des faillites bancaires, puis le manque de crédit réduit l’investissement et l’emploi

Explication

Les pertes des investisseurs fragilisent les banques, les retraits d’épargne entraînent des faillites bancaires et le crédit se contracte, ce qui réduit les investissements, provoque des licenciements et ferme des entreprises. La proposition qui présente les retraits ou les faillites comme un soutien au crédit inverse le mécanisme décrit.

16. Par quel enchaînement la crise économique favorise-t-elle l’instauration de dictatures militaires en Amérique latine ?

La nationalisation des entreprises soutient les revenus agricoles et limite les contestations sociales.
La collectivisation des terres diminue les recettes minières et provoque une intervention politique de l’armée.
La baisse des exportations réduit les revenus publics, accroît le chômage et alimente le mécontentement social.
La hausse des exportations augmente les revenus publics et renforce la stabilité des régimes parlementaires.

La baisse des exportations réduit les revenus publics, accroît le chômage et alimente le mécontentement social.

Explication

En Amérique latine, la chute des exportations agricoles et minières réduit les revenus publics, augmente le chômage et nourrit le mécontentement social, ce qui favorise les dictatures militaires. La collectivisation et la nationalisation relèvent de la politique menée en URSS, et la hausse des exportations ne correspond pas au mécanisme décrit.

17. Qui signe les accords de Matignon le 8 juin 1936 ?

Le patronat et les syndicats sous l’arbitrage du gouvernement de Léon Blum
Les ouvriers et les commerçants sous l’arbitrage des dirigeants du Front populaire
Les agriculteurs et les banques sous l’arbitrage des députés radicaux
Les partis de gauche et les partis de droite sous l’arbitrage du président de la République

Le patronat et les syndicats sous l’arbitrage du gouvernement de Léon Blum

Explication

Le 8 juin 1936, les accords de Matignon sont conclus entre le patronat et les syndicats sous l’arbitrage du gouvernement de Léon Blum. Il s’agit donc d’un accord social sur les relations de travail, et non d’une alliance entre partis politiques.

18. Quelle évolution caractérise le commerce mondial entre 1929 et 1933 ?

Sa valeur reste stable malgré la crise
Sa valeur diminue de près des deux tiers
Sa valeur diminue d’environ un dixième
Sa valeur augmente d’environ la moitié

Sa valeur diminue de près des deux tiers

Explication

Entre 1929 et 1933, la valeur du commerce mondial diminue de près des deux tiers sous l’effet de la crise et du protectionnisme. Une baisse limitée à un dixième ne correspond pas à l’ampleur indiquée.

19. Après la Première Guerre mondiale, quel rôle financier les États-Unis jouent-ils auprès des pays européens ?

Ils ferment leurs marchés et interrompent les échanges financiers
Ils deviennent leurs créanciers et favorisent le retour de la prospérité
Ils deviennent leurs débiteurs et ralentissent la reprise économique
Ils remplacent leurs gouvernements dans la gestion des économies nationales

Ils deviennent leurs créanciers et favorisent le retour de la prospérité

Explication

Les États-Unis prêtent des capitaux aux pays européens et deviennent leurs créanciers, ce qui contribue à la prospérité des années 1920. L’idée d’un ralentissement provoqué par le retrait américain ne correspond pas à ce rôle financier.

20. Quel mécanisme contribue à la fermeture de banques autrichiennes et allemandes, puis à la diffusion de la crise en Europe ?

La progression des exportations européennes vers les États-Unis
La hausse des investissements américains dans les banques européennes
La dévaluation de la monnaie allemande par les banques autrichiennes
Le retrait des capitaux américains investis à l’étranger

Le retrait des capitaux américains investis à l’étranger

Explication

Le retrait des capitaux américains fragilise les banques autrichiennes et allemandes, ce qui favorise la propagation de la crise en Europe. La hausse des investissements américains aurait plutôt apporté des liquidités aux banques européennes.

21. Quelle conséquence politique majeure la crise économique provoque-t-elle en Allemagne ?

Elle favorise l’essor du nazisme et de Hitler dans un contexte de chômage massif.
Elle provoque l’instauration rapide d’une dictature militaire soutenue par les exportateurs.
Elle conduit à la collectivisation des terres et à la nationalisation des entreprises.
Elle entraîne le renforcement durable de la démocratie parlementaire allemande.

Elle favorise l’essor du nazisme et de Hitler dans un contexte de chômage massif.

Explication

En Allemagne, la crise entraîne environ 6 millions de chômeurs, soit 25 % de la population, ce qui favorise la progression du nazisme et de Hitler. La collectivisation et la nationalisation correspondent à la politique soviétique, tandis que la dictature militaire concerne surtout l’Amérique latine.

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Quel rôle économique jouent les États-Unis après la Première Guerre mondiale ?

Ils deviennent les créanciers des pays européens.

Comment les États-Unis influencent-ils la prospérité des années 1920 ?

Ils contribuent au retour de la prospérité.

À quel taux la France emprunte-t-elle aux États-Unis en 1920 ?

À un taux de 6 %.

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