QCM : Crise de 1929 et réponses politiques — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Entre 1921 et 1929, comment évoluent respectivement la production industrielle et le prix des actions aux États-Unis ?

La production augmente de 300 % et le prix des actions de 50 %.
La production augmente de 50 % et le prix des actions de 300 %.
La production augmente de 150 % et le prix des actions de 300 %.
La production augmente de 50 % et le prix des actions de 150 %.

La production augmente de 50 % et le prix des actions de 300 %.

Explication

La production industrielle progresse de 50 %, tandis que le prix des actions s’élève de 300 %. Confondre ces deux pourcentages revient à attribuer à la production la hausse beaucoup plus forte du marché boursier.

2. Quelle pratique correspond à la spéculation dans le contexte de la crise des années 1920 ?

Conserver des actions afin de financer des entreprises industrielles.
Acheter et vendre des actions pour maximiser son profit.
Distribuer aux actionnaires une part du bénéfice annuel.
Emprunter pour acheter des machines agricoles plus performantes.

Acheter et vendre des actions pour maximiser son profit.

Explication

La spéculation consiste à acheter puis revendre des actions dans le but de s’enrichir en maximisant le profit. La distribution d’une part du bénéfice correspond aux dividendes, et non à la spéculation.

3. Pourquoi la mécanisation de l’agriculture fragilise-t-elle certains agriculteurs avant la crise ?

Elle réduit leurs emprunts en augmentant immédiatement leurs revenus agricoles.
Elle entraîne une hausse des salaires agricoles qui diminue leurs bénéfices.
Elle les pousse à emprunter pour acheter du matériel, ce qui accroît leur endettement.
Elle les oblige à vendre leurs récoltes uniquement sur les marchés étrangers.

Elle les pousse à emprunter pour acheter du matériel, ce qui accroît leur endettement.

Explication

L’achat de tracteurs et d’autres machines conduit certains agriculteurs à contracter des prêts bancaires, ce qui augmente leur endettement. La mécanisation ne réduit donc pas leurs emprunts ; elle peut au contraire les rendre plus vulnérables financièrement.

4. Quelle date et quel événement caractérisent le « jeudi noir » à Wall Street ?

Le 29 octobre 1929, avec la reprise rapide du marché boursier.
Le 29 octobre 1929, avec la ruine de nombreux épargnants.
Le 24 octobre 1929, avec la fermeture prolongée des banques.
Le 24 octobre 1929, avec l’effondrement du cours des actions.

Le 24 octobre 1929, avec l’effondrement du cours des actions.

Explication

Le « jeudi noir » désigne le 24 octobre 1929, date de l’effondrement du cours des actions à Wall Street. La période allant du 24 au 29 octobre correspond plutôt à la « semaine noire ».

5. Quelle situation correspond à la « semaine noire » de Wall Street ?

Du 29 octobre au 4 novembre 1929, 1,5 million d’actions sont perdus et les investisseurs s’enrichissent.
Du 24 au 29 octobre 1929, 19 millions d’actions sont perdus en une journée et 1,5 million d’épargnants sont ruinés.
Du 24 au 29 octobre 1929, les cours montent fortement et les épargnants récupèrent leurs économies.
Le 24 octobre 1929, 19 millions d’actions sont vendus et les banques retrouvent leur stabilité.

Du 24 au 29 octobre 1929, 19 millions d’actions sont perdus en une journée et 1,5 million d’épargnants sont ruinés.

Explication

La « semaine noire » s’étend du 24 au 29 octobre 1929 et s’accompagne de pertes massives d’actions ainsi que de la ruine de 1,5 million d’épargnants. Le 24 octobre pris isolément désigne le « jeudi noir », et non l’ensemble de cette période.

6. Comment évolue le PNB américain entre 1929 et 1933 ?

Il passe de 104 milliards de dollars à 56 puis à 91 milliards de dollars.
Il passe de 91 milliards de dollars à 104 puis à 56 milliards de dollars.
Il passe de 104 milliards de dollars à 91 puis à 56 milliards de dollars.
Il passe de 56 milliards de dollars à 91 puis à 104 milliards de dollars.

Il passe de 104 milliards de dollars à 91 puis à 56 milliards de dollars.

Explication

Le PNB américain diminue progressivement, passant de 104 milliards de dollars en 1929 à 91 milliards, puis à 56 milliards entre 1930 et 1933. La séquence inverse décrirait une croissance et non la contraction observée pendant la crise.

7. Quel enchaînement explique la faillite de nombreuses banques pendant la crise ?

La hausse des salaires, l’augmentation des exportations et les bénéfices industriels.
La reprise de la consommation, la hausse des actions et l’ouverture de nouveaux marchés.
La baisse des impôts, l’afflux d’épargne et le remboursement accéléré des crédits.
Les faillites d’entreprises, la méfiance des épargnants et les prêts non remboursés.

Les faillites d’entreprises, la méfiance des épargnants et les prêts non remboursés.

Explication

Les banques sont fragilisées par les faillites d’entreprises, le retrait méfiant des épargnants et l’impossibilité de récupérer certains prêts. La hausse des exportations et le remboursement des crédits auraient plutôt renforcé leur situation.

8. Pourquoi la baisse de la valeur des actions contribue-t-elle à la ruine des entreprises industrielles ?

Elle entraîne une baisse des salaires et une réduction des coûts, ce qui stimule les ventes industrielles.
Elle augmente les exportations et permet aux entreprises de compenser la contraction du marché intérieur.
Elle s’ajoute au maintien des salaires et des coûts de production, tandis que les débouchés extérieurs disparaissent.
Elle provoque une hausse de la consommation qui élargit les débouchés des entreprises industrielles.

Elle s’ajoute au maintien des salaires et des coûts de production, tandis que les débouchés extérieurs disparaissent.

Explication

La baisse des actions intervient alors que les salaires et les coûts de production se maintiennent et que les débouchés extérieurs disparaissent, ce qui favorise la ruine des entreprises et la baisse de la production. Une hausse de la consommation ou des exportations aurait au contraire soutenu les débouchés.

9. Quelle proportion de la population active américaine est au chômage à la fin de la crise ?

Environ un Américain sur trois.
Environ un Américain sur dix.
Environ un Américain sur quatre.
Environ un Américain sur deux.

Environ un Américain sur quatre.

Explication

À la fin de la crise, un Américain sur quatre est au chômage, ce qui montre l’ampleur sociale de la dépression. Les proportions d’un sur dix, d’un sur trois ou d’un sur deux ne correspondent pas à la donnée indiquée.

10. Quel mécanisme explique la baisse des exportations mondiales provoquée par la crise américaine ?

La surproduction agricole augmente les achats étrangers et les débouchés
La progression des investissements publics élargit les achats étrangers et les débouchés
La hausse des salaires industriels stimule les achats étrangers et les débouchés
La contraction de la demande réduit les achats étrangers et les débouchés

La contraction de la demande réduit les achats étrangers et les débouchés

Explication

La crise américaine entraîne une crise de la demande, ce qui réduit les échanges et les exportations mondiales. La surproduction concerne plutôt l’offre de marchandises et ne décrit pas directement ce mécanisme de diminution des achats.

11. Quelle situation illustre le mieux la crise sociale provoquée par la crise économique mondiale ?

Une hausse de l’emploi accompagnée d’une amélioration générale des revenus
Une progression du chômage accompagnée de pauvreté, de faim et de malnutrition
Une expansion des investissements accompagnée d’un renforcement de la consommation
Une augmentation des exportations accompagnée d’une baisse des prix industriels

Une progression du chômage accompagnée de pauvreté, de faim et de malnutrition

Explication

La crise sociale se traduit par le chômage, la pauvreté, la faim et la malnutrition. Une hausse de l’emploi et des revenus correspondrait au contraire à une amélioration de la situation sociale.

12. Quel effet politique et social la crise économique et sociale peut-elle favoriser ?

Une baisse des tensions et une progression régulière du libre-échange
Une disparition des conflits et le renforcement des régimes démocratiques
Une montée des contestations et le développement de régimes autoritaires
Une stabilisation sociale et une réduction des oppositions politiques

Une montée des contestations et le développement de régimes autoritaires

Explication

La crise économique et sociale nourrit les contestations et peut favoriser l’essor de régimes autoritaires ou dictatoriaux. Elle ne conduit donc pas nécessairement à une stabilisation politique ou à un apaisement des conflits.

13. Quelle définition correspond au New Deal mis en œuvre par Franklin Roosevelt ?

Une politique d’intervention de l’État pour répondre à la crise économique et sociale
Une alliance diplomatique destinée à réorganiser les échanges internationaux
Une politique de retrait de l’État afin de laisser agir pleinement le marché
Une réforme électorale visant à renforcer le pouvoir des syndicats américains

Une politique d’intervention de l’État pour répondre à la crise économique et sociale

Explication

Le New Deal est une politique d’intervention de l’État dans l’économie et la société pour faire face à la crise. Il se distingue ainsi du libéralisme traditionnel, qui limite l’intervention publique dans l’économie.

14. Quelle mesure associe correctement un objectif du New Deal et le moyen utilisé pour l’atteindre ?

Soutenir les prix agricoles en supprimant les subventions aux producteurs
Lutter contre le chômage en organisant de grands travaux publics
Développer les retraites en réduisant l’aide accordée aux chômeurs
Protéger les salariés en limitant la syndicalisation dans les entreprises

Lutter contre le chômage en organisant de grands travaux publics

Explication

Les grands travaux constituent un moyen de lutter contre le chômage en créant des emplois. Les subventions agricoles servent plutôt à soutenir les prix, tandis que le New Deal renforce la syndicalisation et l’aide aux chômeurs.

15. Quel bilan la relance keynésienne produit-elle sur le chômage aux États-Unis ?

Le chômage progresse de 17 % à 25 %, malgré les mesures de relance
Le chômage recule de 25 % à 17 %, sans retour au plein emploi
Le chômage recule de 25 % à 7 %, avec un retour au plein emploi
Le chômage reste à 25 %, sans effet mesurable des mesures de relance

Le chômage recule de 25 % à 17 %, sans retour au plein emploi

Explication

La relance keynésienne fait diminuer le chômage de 25 % à 17 %. Cette amélioration reste incomplète, car le plein emploi n’est pas retrouvé.

16. Quels partis politiques composent le Front populaire en France ?

Le PCF, la SFIO et le Parti radical
Les ligues d’extrême droite, la SFIO et le Parti radical
Le PCF, les ligues d’extrême droite et le Parti radical
Le PCF, la SFIO et les organisations patronales

Le PCF, la SFIO et le Parti radical

Explication

Le Front populaire réunit le PCF, la SFIO et le Parti radical, qui sont des forces politiques de gauche. Les ligues d’extrême droite et les organisations patronales ne font pas partie de cette coalition.

17. Que se passe-t-il le 3 mai 1936 dans le cadre du Front populaire ?

Les accords Matignon sont signés entre le patronat, les syndicats et le gouvernement
Les congés payés sont instaurés avec une semaine de travail réduite à 40 heures
Le Front populaire remporte les élections législatives et Blum devient président du Conseil
Les contrats collectifs sont généralisés et les délégués du personnel sont créés

Le Front populaire remporte les élections législatives et Blum devient président du Conseil

Explication

Le 3 mai 1936 correspond à la victoire électorale du Front populaire et à l’arrivée de Blum à la présidence du Conseil. La signature des accords Matignon intervient le 7 juin 1936, avec des mesures sociales négociées entre partenaires sociaux et gouvernement.

18. Quels acteurs signent les accords Matignon le 7 juin 1936 ?

Les électeurs, les syndicats ouvriers et les députés
Le patronat, les partis radicaux et les organisations agricoles
Le PCF, les ligues d’extrême droite et le gouvernement
Le patronat, les syndicats ouvriers et le gouvernement

Le patronat, les syndicats ouvriers et le gouvernement

Explication

Les accords Matignon sont signés le 7 juin 1936 entre le patronat, les syndicats ouvriers et le gouvernement. Le PCF et les ligues d’extrême droite ne constituent pas les trois parties signataires de cet accord social.

19. Quelle mesure sociale caractérise les accords et les réformes du Front populaire en 1936 ?

Trois semaines de congés payés et une semaine de 36 heures au lieu de 40
Deux semaines de congés payés et une semaine de 48 heures au lieu de 40
Une semaine de congés payés et une semaine de 44 heures au lieu de 48
Deux semaines de congés payés et une semaine de 40 heures au lieu de 48

Deux semaines de congés payés et une semaine de 40 heures au lieu de 48

Explication

Les mesures sociales de 1936 instaurent deux semaines de congés payés et réduisent la durée hebdomadaire du travail à 40 heures au lieu de 48. Les autres combinaisons modifient les durées ou les congés établis par ces réformes.

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Qu'entraîne la Révolution industrielle du XIXe siècle ?

La mécanisation, la production massive, le développement des entreprises et le recours au crédit.

De combien augmente la production industrielle entre 1921 et 1929 ?

Elle augmente de 50 %.

De combien augmente le prix des actions entre 1921 et 1929 ?

Il augmente de 300 %.

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