★ À maîtriser
Après la Première Guerre mondiale, les pays européens sortent épuisés et appauvris, tandis que les États-Unis s’imposent comme la nouvelle puissance mondiale.
En 1919, les États-Unis deviennent les principaux créanciers du monde alors qu’ils étaient auparavant emprunteurs de capitaux européens.
Le traité de Versailles, signé en juin 1919, démantèle notamment les empires allemand, austro-hongrois et ottoman, mais nourrit des ressentiments et ne garantit pas le retour à la prospérité.
Compléments
L’industrialisation américaine s’accélère dans les années 1920 grâce au taylorisme et au fordisme, tandis que le niveau de vie des Étatsuniens augmente de 50 %.
La crise de 1929 survient après des années 1920 déjà marquées par des difficultés économiques et sociales.
Europe épuisée face aux États-Unis créanciers
📌 Les démocraties anciennes comme la France et le Royaume-Uni résistent mieux aux difficultés de l’après-guerre que les démocraties nouvelles comme l’Italie et l’Allemagne.
La Russie adopte un régime totalitaire en 1917, l’Italie en 1922 et l’Allemagne en 1933.
Dans les années 1930, l’agressive politique diplomatique et militaire de l’Allemagne, relayée par l’Italie, provoque des tensions européennes auxquelles les démocraties répondent sans fermeté.
La Seconde Guerre mondiale débute en Europe en 1939, devient rapidement mondiale et implique massivement les civils.
Crises économiques et sociales → fragilisation des démocraties
★ À maîtriser
La Grande Dépression commence au milieu des années 1920 par une chute des prix agricoles liée à une surproduction céréalière d’après-guerre.
L’indice mondial des prix agricoles passe de 226 en 1919 à 134 en 1929.
Compléments
Les agriculteurs des États-Unis, du Canada, de l’Argentine et de l’Australie ont mis en culture environ 33 millions d’hectares supplémentaires, ce qui provoque un afflux de céréales à bas prix après la guerre.
Le charbon britannique est concurrencé après la Première Guerre mondiale par le charbon américain à bas coût, le pétrole et l’électricité hydraulique, ce qui contribue à un chômage d’au moins 10 % des travailleurs britanniques entre les deux guerres.
Surproduction → baisse des prix → endettement → krach
★ À maîtriser
Le 24 octobre 1929, le jeudi noir provoque l’effondrement des valeurs boursières à Wall Street et fait entrer les États-Unis dans la plus grande crise économique de leur histoire.
Aux États-Unis, la crise se transforme successivement en crise bancaire, économique puis sociale.
Le chômage américain atteint plus de 25 %, soit plus de 12 millions de chômeurs, pendant la Grande Dépression.
Après le krach, le rapatriement des capitaux américains et les droits de douane protectionnistes de Hoover déstabilisent les économies européennes et latino-américaines.
Compléments
La hausse du chômage réduit la consommation, fait baisser les prix agricoles et provoque une déflation qui pousse de petits paysans à quitter leurs terres.
L’Union soviétique de Staline semble épargnée par la crise parce qu’elle reste largement à l’écart de la mondialisation économique.
Krach → faillites bancaires → crise économique → chômage de masse
★ À maîtriser
📌 Kondratieff et Schumpeter expliquent la crise par le caractère cyclique de l’activité économique et la fin d’un cycle d’innovations lié à l’électricité, à l’automobile et à la chimie.
Compléments
Cycles, insuffisance de la demande et spéculation
★ À maîtriser
📌 À partir de 1933, Roosevelt adopte le New Deal, qui fait de l’État fédéral un acteur central de la relance par les grands travaux et la lutte contre le chômage et la misère.
La politique de Roosevelt réduit les difficultés mais ne met pas fin à la crise, puisque les États-Unis comptent encore 10 millions de chômeurs en 1938.
Le 6 février 1934, une manifestation antiparlementaire organisée dans un contexte de crise économique et de défiance politique menace les institutions républicaines françaises.
En 1936, le Front populaire dirigé par Léon Blum adopte les Accords Matignon, les contrats collectifs, une hausse des salaires, deux semaines de congés payés et la semaine de 40 heures.
Dans les régimes autoritaires ou totalitaires, la relance réduit le chômage mais repose principalement sur l’autarcie, la course aux armements et la remilitarisation, ce qui favorise la marche vers la guerre.
Compléments
Le Social Security Act de 1935 fait partie des mesures sociales du New Deal.
Au Royaume-Uni, la dévaluation de la livre sterling et le repli sur l’empire colonial permettent une sortie de crise vers 1935.
Hoover protège, Roosevelt intervient, Blum relance
Réponses à la crise économique
| Pays | Mesures principales | Résultats |
|---|---|---|
| États-Unis | Protectionnisme sous Hoover puis New Deal et intervention de l’État sous Roosevelt | Amélioration partielle ; 10 millions de chômeurs en 1938 |
| Royaume-Uni | Dévaluation de la livre et repli colonial | Sortie de crise vers 1935 |
| France | Protectionnisme, dévaluation, repli colonial et Front populaire | Avancées sociales mais difficultés économiques persistantes |
| Régimes autoritaires ou totalitaires | Autarcie, armement et remilitarisation | Baisse du chômage mais préparation de la guerre |
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1. Quelle évolution de la puissance mondiale caractérise l’Europe et les États-Unis après la Première Guerre mondiale ?
2. Quelle transformation financière concerne les États-Unis en 1919 ?
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Quelle puissance mondiale s'impose après la Première Guerre mondiale ?
Les États-Unis.
Quel traité démantèle les empires allemands, austro-hongrois et ottoman en 1919 ?
Le traité de Versailles.
Quelles démocraties résistent mieux après la Première Guerre mondiale ?
Les démocraties anciennes comme la France et le Royaume-Uni.
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