QCM : Crise de 1929 et réponses politiques — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel facteur explique principalement l’affaiblissement économique de plusieurs pays européens après la Première Guerre mondiale ?

La réduction de la production agricole dans les pays neutres
La disparition des échanges commerciaux avec l’Asie
Les destructions des zones de front et la reconstruction industrielle
La fermeture des marchés américains aux produits européens

Les destructions des zones de front et la reconstruction industrielle

Explication

Les combats ont détruit de nombreuses infrastructures et la reconstruction des structures industrielles a fragilisé les économies européennes. La fermeture des marchés américains ne constitue pas le facteur présenté comme la cause principale de cet affaiblissement.

2. Pour quelle raison les États-Unis deviennent-ils la première puissance économique mondiale après la Première Guerre mondiale ?

Leur territoire préservé, leurs pertes limitées et leurs prêts à la France
La diminution de leur production industrielle au profit de l’agriculture
Leur dépendance accrue envers les capitaux des pays européens
La reconstruction rapide de leurs usines détruites pendant les combats

Leur territoire préservé, leurs pertes limitées et leurs prêts à la France

Explication

Les États-Unis ont conservé un territoire intact, subi relativement peu de pertes et prêté de l’argent à la France, ce qui renforce leur puissance économique. La reconstruction d’usines détruites concerne plutôt les régions européennes touchées par la guerre.

3. Comment la confiance dans la capacité d’achat des Américains contribue-t-elle à la surproduction dans les années 1920 ?

Elle stimule la production jusqu’à rendre l’offre supérieure à la demande
Elle bloque les ventes en provoquant une hausse durable des prix
Elle favorise les pénuries en limitant l’arrivée des marchandises
Elle réduit la production jusqu’à rendre la demande supérieure à l’offre

Elle stimule la production jusqu’à rendre l’offre supérieure à la demande

Explication

La confiance encourage les entreprises à produire davantage, mais l’offre finit par dépasser la demande, ce qui entraîne des invendus et une baisse des prix. Une demande supérieure à l’offre caractériserait une pénurie, et non une surproduction.

4. Que se passe-t-il le 24 octobre 1929 à la Bourse de Wall Street ?

Une panique provoque une vente massive d’actions sans acheteurs
Une hausse des prix agricoles entraîne une reprise des entreprises
Un accord financier européen stabilise les marchés américains
Un redressement de l’indice Dow Jones attire de nouveaux investisseurs

Une panique provoque une vente massive d’actions sans acheteurs

Explication

Le 24 octobre 1929, la panique gagne Wall Street et de nombreux détenteurs cherchent à vendre leurs actions sans trouver d’acheteurs. Le 29 octobre correspond plutôt à une phase de l’effondrement de l’indice Dow Jones.

5. Quelles conséquences l’effondrement du Dow Jones entre le 24 et le 29 octobre 1929 entraîne-t-il aux États-Unis ?

Des faillites, des pertes de logements et d’emplois, ainsi que la ruine de ménages
Une stabilisation financière, une progression des investissements et des exportations
Une reprise industrielle, une hausse des salaires et une amélioration du logement
Une baisse des faillites, un enrichissement des ménages et davantage d’emplois

Des faillites, des pertes de logements et d’emplois, ainsi que la ruine de ménages

Explication

L’effondrement boursier provoque des faillites d’entreprises et ruine de nombreux ménages, qui perdent leurs logements et leurs emplois. Il ne produit donc pas une reprise immédiate de l’activité ni une amélioration des conditions de vie.

6. Quelle évolution caractérise le chômage et le niveau de vie aux États-Unis après la crise ?

Le chômage passe de 38 % à 7 % et le niveau de vie progresse notamment dans les campagnes
Le chômage atteint 38 % mais le niveau de vie demeure stable dans les campagnes
Le chômage passe de 7 % à 38 % et le niveau de vie recule notamment dans les campagnes
Le chômage reste proche de 7 % et le niveau de vie progresse surtout dans les campagnes

Le chômage passe de 7 % à 38 % et le niveau de vie recule notamment dans les campagnes

Explication

Après la crise, le chômage augmente fortement, de 7 % à 38 %, tandis que le niveau de vie diminue, en particulier dans les campagnes. La crise ne s’accompagne donc ni d’une baisse du chômage ni d’une stabilité générale des conditions de vie.

7. Par quel mécanisme la crise américaine devient-elle une crise mondiale ?

Les banques européennes financent davantage les États-Unis et les échanges mondiaux accélèrent
Les exportations américaines progressent et les capitaux restent investis en Allemagne et en Autriche
Les banques américaines rapatrient leurs capitaux et la contraction des échanges atteint les pays partenaires
Les pays partenaires ferment leurs frontières tandis que les banques américaines augmentent leurs prêts

Les banques américaines rapatrient leurs capitaux et la contraction des échanges atteint les pays partenaires

Explication

Le rapatriement des capitaux américains investis en Allemagne et en Autriche fragilise ces économies, tandis que la contraction des échanges touche les pays partenaires. Une hausse des prêts ou des exportations américaines aurait au contraire limité la diffusion de la crise.

8. De combien les exportations mondiales diminuent-elles entre 1929 et 1932 ?

Elles diminuent de 38 %
Elles diminuent de 24 %
Elles diminuent de 17 %
Elles diminuent de 72 %

Elles diminuent de 72 %

Explication

Entre 1929 et 1932, les exportations mondiales diminuent de 72 %, ce qui montre l’ampleur de la contraction des échanges. Les autres pourcentages ne correspondent pas à l’évolution indiquée pour cette période.

9. Pourquoi l’Amérique latine est-elle particulièrement exposée à la crise mondiale ?

Elle bénéficie d’une forte diversification de ses exportations vers plusieurs continents
Elle dépend principalement des prêts accordés par les banques asiatiques et africaines
Elle produit surtout des biens industriels destinés aux marchés intérieurs européens
Elle dépend des exportations agricoles et minières vers les États-Unis et l’Europe occidentale

Elle dépend des exportations agricoles et minières vers les États-Unis et l’Europe occidentale

Explication

La dépendance de l’Amérique latine envers les exportations de produits agricoles et miniers vers les États-Unis et l’Europe occidentale la rend vulnérable à la contraction des échanges. Une économie fortement diversifiée ou centrée sur les marchés intérieurs serait moins directement touchée par ce mécanisme.

10. Quel enchaînement décrit le mieux les effets des mesures protectionnistes américaines sur l’Amérique latine pendant la crise des années 1930 ?

L’augmentation des débouchés extérieurs provoque une hausse des salaires et une modernisation rapide.
La reprise des exportations favorise une croissance industrielle et une amélioration générale des revenus.
La baisse des droits de douane stimule les échanges, puis réduit les tensions sociales et politiques.
La contraction des échanges entraîne une récession, une hausse du chômage et une paupérisation accrue.

La contraction des échanges entraîne une récession, une hausse du chômage et une paupérisation accrue.

Explication

Le protectionnisme américain et la perte des débouchés ont réduit les échanges, aggravant la récession, le chômage et la pauvreté. La reprise des exportations constitue donc l’inverse du mécanisme observé.

11. Quelle évolution politique caractérise principalement l’Amérique latine entre 1930 et 1934 ?

La plupart des gouvernements renforcent les institutions parlementaires et limitent l’influence des armées.
Plus de la moitié des gouvernements sont renversés, ce qui favorise l’autoritarisme et l’intervention militaire.
Les régimes démocratiques s’étendent depuis la Colombie vers la majorité des autres États latino-américains.
Les gouvernements abandonnent la répression politique afin de préserver la stabilité des institutions civiles.

Plus de la moitié des gouvernements sont renversés, ce qui favorise l’autoritarisme et l’intervention militaire.

Explication

Entre 1930 et 1934, plus de la moitié des gouvernements latino-américains sont renversés, ce qui favorise l’autoritarisme et l’intervention des militaires. La Colombie fait figure d’exception, car sa démocratie résiste davantage.

12. Quelle définition correspond au New Deal mis en œuvre par Roosevelt à partir de 1933 ?

Une politique de diminution des dépenses publiques, visant à rétablir l’équilibre budgétaire par la contraction de l’activité.
Un programme de retour au laisser-faire, conçu pour réduire les responsabilités économiques et sociales du gouvernement fédéral.
Une stratégie de protection militaire du territoire américain, sans transformation notable des institutions économiques.
Une politique d’intervention de l’État dans l’économie et la société, destinée à poser les bases d’un État-providence.

Une politique d’intervention de l’État dans l’économie et la société, destinée à poser les bases d’un État-providence.

Explication

Le New Deal rompt avec le laisser-faire en développant l’intervention économique et sociale de l’État. Il prépare ainsi les bases d’un État-providence, contrairement à une politique de retrait gouvernemental.

13. Comment le Glass-Steagall Act protège-t-il principalement les déposants américains ?

Il remplace les banques commerciales par un organisme public chargé de centraliser l’ensemble de l’épargne.
Il sépare les banques de dépôt des banques d’investissement afin de limiter les risques liés aux marchés.
Il impose aux banques de dépôt de financer prioritairement les grands travaux décidés par le gouvernement fédéral.
Il garantit les profits des banques d’investissement en leur permettant de gérer librement les dépôts des particuliers.

Il sépare les banques de dépôt des banques d’investissement afin de limiter les risques liés aux marchés.

Explication

La séparation entre banques de dépôt et banques d’investissement réduit l’exposition des dépôts aux activités de marché et protège les épargnants en cas de faillite. Le dispositif ne garantit pas les profits des banques d’investissement.

14. Quelles mesures sociales sont adoptées à partir de 1935 dans le cadre du New Deal ?

Le Wagner Act fixe le salaire minimum fédéral et la TVA met en place un système national de retraites.
Le Wagner Act encadre les relations de travail et le Social Security Act instaure une protection sociale fédérale.
Le Social Security Act sépare les banques et le Wagner Act finance les barrages de la vallée du Tennessee.
Le Glass-Steagall Act organise les syndicats et la FERA crée une assurance sociale destinée aux retraités.

Le Wagner Act encadre les relations de travail et le Social Security Act instaure une protection sociale fédérale.

Explication

À partir de 1935, le Wagner Act encadre les relations entre employeurs et salariés, tandis que le Social Security Act établit une protection sociale fédérale. Les autres associations confondent ces textes avec des mesures bancaires, d’emploi ou d’aménagement.

15. Quel bilan économique peut-on retenir du New Deal à la veille de la Seconde Guerre mondiale ?

Il restaure la confiance, mais abandonne les protections sociales afin de privilégier l’équilibre du budget fédéral.
Il met fin à la crise grâce aux seules réformes bancaires, avant que les programmes sociaux ne soient appliqués.
Il supprime rapidement le chômage et permet à l’économie américaine de retrouver son niveau de prospérité antérieur.
Il restaure la confiance et fonde l’État-providence, mais le chômage et la crise ne disparaissent qu’avec la guerre.

Il restaure la confiance et fonde l’État-providence, mais le chômage et la crise ne disparaissent qu’avec la guerre.

Explication

Le New Deal restaure la confiance et pose les bases de l’État-providence, sans toutefois mettre fin au chômage ni à la crise économique. La reprise complète n’intervient qu’avec la Seconde Guerre mondiale.

16. Quelle évolution de la production industrielle française entre 1930 et 1935 illustre l’impact de la crise ?

L’indice passe de 144 en 1930 à 100 en 1935, avec une base 100 fixée en 1913.
L’indice passe de 144 en 1930 à 1913 en 1935, selon une base calculée sur la production française.
L’indice reste à 100 entre 1930 et 1935, car la crise commence après cette période.
L’indice passe de 100 en 1930 à 144 en 1935, avec une base 100 fixée en 1913.

L’indice passe de 144 en 1930 à 100 en 1935, avec une base 100 fixée en 1913.

Explication

La production industrielle française recule fortement, de l’indice 144 en 1930 à l’indice 100 en 1935, la base 100 correspondant à 1913. L’indice 100 ne désigne donc pas une progression stable entre 1930 et 1935.

17. Quelle politique les gouvernements français appliquent-ils entre 1931 et 1936 face à la crise ?

Ils stabilisent la monnaie en abandonnant la rigueur budgétaire et en développant largement les investissements publics.
Ils pratiquent la rigueur budgétaire, le protectionnisme et la réduction des dépenses sociales, sans relancer la croissance.
Ils réduisent les tarifs douaniers et augmentent les dépenses sociales afin de soutenir les échanges internationaux.
Ils adoptent une politique de relance par la dépense publique, qui stimule rapidement la production industrielle.

Ils pratiquent la rigueur budgétaire, le protectionnisme et la réduction des dépenses sociales, sans relancer la croissance.

Explication

Entre 1931 et 1936, la politique française repose sur la rigueur budgétaire, le protectionnisme et la réduction des dépenses sociales, sans parvenir à relancer la croissance. Elle ne correspond donc pas à une politique de relance par la dépense.

18. Quelle rencontre a lieu le 7 juin 1936 sous le gouvernement de Léon Blum ?

Les députés et les sénateurs se réunissent pour voter la création d’un régime fédéral de protection sociale.
Les banques de dépôt et les banques d’investissement négocient une séparation de leurs activités financières.
La CGPF et la CGT se réunissent pour négocier les accords Matignon entre représentants patronaux et ouvriers.
Les représentants agricoles et les responsables militaires se rencontrent pour organiser la défense des frontières.

La CGPF et la CGT se réunissent pour négocier les accords Matignon entre représentants patronaux et ouvriers.

Explication

Le 7 juin 1936, Léon Blum réunit la CGPF, représentant le patronat, et la CGT, représentant les ouvriers, afin de négocier les accords Matignon. Les autres rencontres renvoient à des acteurs ou à des enjeux étrangers à cet accord.

19. Quelle mesure ne fait pas partie des principales dispositions des accords Matignon ?

La suppression des négociations collectives entre les représentants ouvriers et patronaux.
La semaine de 40 heures et l’octroi de congés payés aux salariés.
La hausse des salaires destinée à améliorer la situation des travailleurs.
La possibilité pour les ouvriers de négocier avec les patrons dans les entreprises.

La suppression des négociations collectives entre les représentants ouvriers et patronaux.

Explication

Les accords Matignon renforcent les droits des ouvriers grâce aux négociations avec les patrons, à la hausse des salaires, à la semaine de 40 heures et aux congés payés. La suppression des négociations collectives contredirait donc leur objectif social.

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Quelles conséquences ont eu les destructions des zones de front après la Première Guerre mondiale ?

Elles ont affaibli la France et fait perdre leur statut économique à plusieurs pays européens.

Pourquoi les États-Unis sont-ils devenus la première puissance économique après la Première Guerre mondiale ?

À cause de l'absence de destructions, de faibles pertes et des prêts à la France.

Combien de soldats les États-Unis ont-ils apporté aux Alliés en entrant en guerre en 1917 ?

Environ 2 millions de soldats.

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