QCM : Critères des fonctions syntaxiques (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi faut-il croiser plusieurs critères pour identifier une fonction syntaxique ?

Parce que chaque fonction possède une marque morphologique distincte
Parce que les fonctions syntaxiques dépendent principalement du sens du verbe
Parce que la place dans la phrase suffit généralement à conclure
Parce que des fonctions différentes peuvent partager certaines propriétés

Parce que des fonctions différentes peuvent partager certaines propriétés

Explication

Le croisement de plusieurs critères est nécessaire, car différentes fonctions peuvent présenter des propriétés communes et se confondre. La place, la morphologie ou le sens peuvent aider, mais aucun de ces éléments ne suffit toujours à lui seul.

2. Lequel de ces ensembles regroupe des critères utilisables pour identifier une fonction syntaxique ?

Le genre littéraire, le registre, le thème et le point de vue
La syllabation, l’étymologie, la graphie et la prononciation
La place, la substitution, le déplacement et la suppression
La rime, la longueur, l’intonation et la ponctuation

La place, la substitution, le déplacement et la suppression

Explication

La place, la substitution, le déplacement et la suppression sont des critères syntaxiques permettant de tester une fonction. Les autres ensembles concernent des propriétés qui ne constituent pas une méthode d’identification syntaxique.

3. Dans la phrase « Les enfants construisent une cabane », quelle fonction « les enfants » exerce-t-il ?

Le complément circonstanciel, car il précise les conditions de l’action
Le sujet, car il commande les marques de personne et de nombre du verbe
Le COD, car il désigne ce qui est affecté par l’action du verbe
L’attribut du sujet, car il décrit une caractéristique des enfants

Le sujet, car il commande les marques de personne et de nombre du verbe

Explication

« Les enfants » est le sujet : il réalise l’action et impose au verbe la troisième personne du pluriel. Le COD correspond ici à « une cabane », qui est ce que l’action vise.

4. Quelle démarche permet le mieux d’identifier le sujet dans « Arrivent les voyageurs » ?

Poser « quoi ? » après le verbe et chercher l’élément affecté par l’action
Supprimer « les voyageurs » et vérifier si le verbe garde son accord
Remplacer « arrivent » par « être » et rechercher une qualité attribuée
Poser « qui est-ce qui arrive ? » et vérifier l’accord avec « arrivent »

Poser « qui est-ce qui arrive ? » et vérifier l’accord avec « arrivent »

Explication

La question « qui est-ce qui arrive ? » fait trouver « les voyageurs », et l’accord avec le verbe confirme cette analyse malgré l’inversion. La suppression ne permet pas de vérifier l’accord, qui dépend précisément du sujet.

5. Dans « Cette décision paraît raisonnable », quelle est la fonction de « raisonnable » ?

Le COD, car il désigne l’élément visé par l’action de « paraît »
Le sujet, car il impose la personne et le nombre au verbe
Le complément circonstanciel, car il indique la manière dont la décision paraît
L’attribut du sujet, car il caractérise le même référent que « cette décision »

L’attribut du sujet, car il caractérise le même référent que « cette décision »

Explication

« Raisonnable » est attribut du sujet : il attribue une qualité à « cette décision » et renvoie au même référent. Il ne s’agit pas d’un COD, car « paraît » est ici un verbe d’état et non un verbe d’action transitif.

6. Dans quelle phrase le groupe souligné exerce-t-il la fonction d’attribut du sujet ?

La musicienne compose une mélodie.
Le ciel devient sombre.
Les élèves rangent leurs cahiers.
Le jardinier taille les rosiers.

Le ciel devient sombre.

Explication

« Sombre » est attribut du sujet après le verbe d’état « devient » et décrit « le ciel ». Dans les autres phrases, les verbes expriment une action et sont suivis de compléments correspondant à ce qui est visé par cette action.

7. Quelle relation caractérise le complément d’objet dans une phrase ?

Il relie deux propositions en exprimant une circonstance.
Il est sélectionné par le verbe et entretient avec lui un lien sémantique.
Il complète un énoncé en indiquant le moment de l’action.
Il est sélectionné par un nom et précise le sens de ce nom.

Il est sélectionné par le verbe et entretient avec lui un lien sémantique.

Explication

Le complément d’objet dépend du verbe qui le sélectionne et sa relation sémantique varie selon le type de verbe. Le complément du nom, en revanche, dépend d’un nom et non d’un verbe.

8. Dans la phrase « Lina téléphone à son frère », quelle question permet d’identifier le groupe « à son frère » ?

Qui Lina téléphone-t-elle ?
À qui Lina téléphone-t-elle ?
De quoi Lina téléphone-t-elle ?
Quoi Lina téléphone-t-elle ?

À qui Lina téléphone-t-elle ?

Explication

Le groupe « à son frère » est un COI, car il répond à une question introduite par une préposition : « à qui ? ». Les questions « qui ? » ou « quoi ? » sans préposition servent à repérer un COD.

9. Quelle transformation du COD apparaît dans le passage de « Nous préparons le repas » à « Nous le préparons » ?

Le groupe nominal COD devient un adverbe placé après le verbe.
Le groupe nominal COD devient un COI introduit par une préposition.
Le groupe nominal COD devient un sujet placé avant le verbe.
Le groupe nominal COD devient un pronom placé avant le verbe.

Le groupe nominal COD devient un pronom placé avant le verbe.

Explication

Dans cette transformation, « le repas », COD placé après le verbe, est remplacé par « le », pronom placé avant le verbe. Le pronom conserve la fonction de complément d’objet direct.

10. Quel rôle joue un complément circonstanciel dans un énoncé ?

Il indique les circonstances d’une situation et complète l’énoncé minimal.
Il est sélectionné par le verbe et apporte une information indispensable.
Il remplace le sujet pour éviter la répétition d’un groupe nominal.
Il dépend d’un nom et précise une propriété de ce nom.

Il indique les circonstances d’une situation et complète l’énoncé minimal.

Explication

Le complément circonstanciel complète un énoncé formé du sujet et du verbe en indiquant les circonstances de la situation. Le complément essentiel, lui, est sélectionné par le verbe et présente un lien plus contraignant avec celui-ci.

11. Laquelle de ces valeurs peut être exprimée par un complément circonstanciel ?

Le poids imposé par le verbe
La distance exigée par le verbe
Le lieu sélectionné par la construction verbale
La manière dont l’action se déroule

La manière dont l’action se déroule

Explication

La manière fait partie des valeurs possibles du complément circonstanciel, avec la cause, le but, le temps et le lieu. Le poids et la distance relèvent plutôt des informations apportées par certains compléments essentiels.

12. Quelle manipulation est généralement possible avec le complément circonstanciel « demain » dans « Nous partirons demain » ?

Le déplacer en imposant une nouvelle préposition au verbe.
Le déplacer ou le supprimer sans rendre la phrase agrammaticale.
Le supprimer en laissant le verbe sans son complément requis.
Le remplacer par un COD pour conserver la même circonstance.

Le déplacer ou le supprimer sans rendre la phrase agrammaticale.

Explication

Le complément circonstanciel est un complément de phrase facultatif : « Demain, nous partirons » et « Nous partirons » restent grammaticales. Un complément essentiel, en revanche, peut être nécessaire au verbe et résiste davantage à la suppression.

13. Quelle caractéristique définit le complément essentiel ?

Il complète la phrase en ajoutant une circonstance facultative.
Il dépend d’un nom et décrit une circonstance liée à ce nom.
Il est sélectionné par le verbe et apporte une information requise par sa construction.
Il peut être supprimé sans modifier la construction verbale.

Il est sélectionné par le verbe et apporte une information requise par sa construction.

Explication

Le complément essentiel dépend du verbe et peut notamment apporter une information de lieu, de poids ou de distance. Le complément circonstanciel est au contraire un élément facultatif qui complète la phrase.

14. Que risque-t-il de se produire si l’on déplace un complément essentiel dans une phrase ?

La phrase conserve nécessairement la même construction et le même sens.
Le verbe est remplacé par un adverbe qui reprend son information.
Le complément devient automatiquement un complément circonstanciel de temps.
La phrase peut devenir incorrecte ou sa construction peut être fortement modifiée.

La phrase peut devenir incorrecte ou sa construction peut être fortement modifiée.

Explication

Le complément essentiel est lié à la construction du verbe : son déplacement peut rendre la phrase incorrecte ou en modifier fortement la structure. Cette contrainte le distingue du complément circonstanciel, qui peut généralement être déplacé.

15. Pourquoi la suppression de « trois mètres » est-elle problématique dans « Cette table mesure trois mètres » ?

Le verbe « mesurer » paraît alors incomplet dans cette construction.
Le groupe supprimé indique une circonstance facultative de manière.
Le groupe supprimé dépend d’un nom plutôt que du verbe.
Le verbe « mesurer » devient alors un complément d’objet indirect.

Le verbe « mesurer » paraît alors incomplet dans cette construction.

Explication

Dans cette phrase, « trois mètres » est un complément essentiel lié au verbe « mesurer » ; sa suppression donne l’impression que l’énoncé est inachevé. Un complément circonstanciel, lui, peut être retiré tout en laissant une phrase grammaticalement complète.

16. Dans le groupe nominal « la couverture du livre », quelle est la fonction de « du livre » ?

Une épithète qui caractérise le nom « couverture »
Un COI qui complète le verbe « couvrir »
Un complément du nom qui précise le nom « couverture »
Un attribut du sujet relié par un verbe d’état

Un complément du nom qui précise le nom « couverture »

Explication

« Du livre » apporte une précision au nom « couverture » et constitue donc un complément du nom. Il ne dépend pas d’un verbe, contrairement à un COI.

17. Quelle construction correspond le mieux à la formation habituelle d’un complément du nom ?

Un adjectif relié au nom par un verbe d’état
Un nom relié à son complément par une préposition
Un verbe suivi d’un pronom personnel
Un adverbe placé avant un adjectif qualificatif

Un nom relié à son complément par une préposition

Explication

Le complément du nom est généralement relié au nom par une préposition, notamment « à », « de » ou « en ». Un adjectif placé auprès du nom relève plutôt de la fonction épithète.

18. Dans « Elle pense à son voyage », puis « la préparation à son voyage », comment distingue-t-on les deux groupes introduits par « à » ?

Les deux sont des épithètes placées auprès d’un nom
Le premier est un COI lié au verbe, le second un complément du nom
Les deux sont des attributs reliés au sujet par un verbe d’état
Le premier est un complément du nom, le second un COI lié au verbe

Le premier est un COI lié au verbe, le second un complément du nom

Explication

« À son voyage » dépend du verbe « pense » dans la première phrase, tandis qu’il dépend du nom « préparation » dans la seconde. La même question peut être posée, mais le mot auquel le groupe se rattache permet de les distinguer.

19. Quelle transformation permet de reconnaître un COI, mais pas un complément du nom ?

L’accorder en genre et en nombre avec le nom
Le déplacer devant le nom qu’il complète
Le remplacer par un pronom personnel adapté
Le faire précéder d’un adverbe d’intensité

Le remplacer par un pronom personnel adapté

Explication

Un COI peut être remplacé par un pronom personnel, comme « à ses enfants » par « leur ». Le complément du nom ne se remplace pas par un pronom personnel dans cette vérification.

20. Dans « une route dangereuse », quelle information la fonction épithète apporte-t-elle ?

Le possesseur du nom « route »
Une caractéristique du nom « route »
Le destinataire de l’action exprimée par un verbe
Une relation entre le sujet et un verbe d’état

Une caractéristique du nom « route »

Explication

L’épithète ajoute une information au nom sur lequel elle porte : « dangereuse » caractérise ici « route ». Un attribut se rapporte au sujet par l’intermédiaire d’un verbe d’état.

21. Quel élément peut exercer la fonction épithète et s’accorder avec le nom qu’il complète ?

Un pronom personnel placé après un verbe
Un adjectif qualificatif ou un participe passé adjectivé
Un adverbe qui modifie un adjectif
Un nom introduit par une préposition

Un adjectif qualificatif ou un participe passé adjectivé

Explication

La fonction épithète est assumée par un adjectif qualificatif ou par un participe passé employé comme adjectif, avec un accord en genre et en nombre. Un nom introduit par une préposition forme généralement un complément du nom.

22. Dans quelles positions une épithète peut-elle être placée par rapport au nom qu’elle complète ?

Entre le sujet et le verbe, sans relation avec un nom
Après le verbe, comme un complément d’objet indirect
Après un verbe d’état, séparée du sujet par une virgule
Avant ou après le nom, à proximité immédiate de celui-ci

Avant ou après le nom, à proximité immédiate de celui-ci

Explication

L’épithète se place à côté du nom, avant ou après lui, comme dans « un épouvantable cauchemar » ou « un cauchemar épouvantable ». Une construction après un verbe d’état correspond plutôt à un attribut du sujet.

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Pourquoi faut-il croiser plusieurs critères pour identifier une fonction syntaxique ?

Parce que plusieurs fonctions partagent les mêmes propriétés et peuvent se confondre.

Qu'est-ce que la fonction sujet dans une phrase ?

La fonction qui fait généralement l’action du verbe et lui donne ses marques de personne et de nombre.

Quelles questions poser pour identifier un sujet ?

« Qu’est-ce qui ? » ou « Qui est-ce qui ? » après le verbe.

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