★ À maîtriser
Compléments
La religion traditionnelle malgache ne comporte ni messie ni livre saint et n’envisage pas d’interférence entre l’Homme et le divin.
Les ancêtres relient les humains entre eux et sont présentés comme formant la grande famille humaine.
Les ancêtres relient les humains entre eux ; Zanahary les relie au divin.
★ À maîtriser
📌 Le monde sensible est celui des vivants et du visible perçu par les cinq sens, tandis que le monde des esprits est invisible et que le monde infini est inconnu et inaccessible à l’Homme.
Compléments
Les termes nahary et hary sont associés respectivement au créateur et au soleil, décrit comme énergie suprême.
La tradition présente l’astrologie et l’art divinatoire comme des moyens de mieux comprendre le monde et de guider les actions.
Le monde des esprits comprend les ancêtres et les esprits de la nature, bienfaisants ou malicieux, et peut se manifester par les rêves, les pressentiments ou la transe.
★ À maîtriser
📌 Les Razana ne sont pas des dieux, mais des hommes et des femmes méritants ayant vécu sagement et tournés vers les autres.
Tous les morts n’accèdent pas au rang d’ancêtre.
L’ancestralisation commence dès les funérailles, lorsque les vivants reconnaissent la valeur du défunt, et se poursuit par un échange constant entre morts et vivants.
📌 Le culte des ancêtres est présenté comme une continuité entre vivants, morts et générations futures, et non comme un culte des morts.
Compléments
Après leur mort, les ancêtres développent clairvoyance et puissance spirituelle et restent des parents puissants et éclairés.
L’ancestralité permet de transcender la mort et d’accéder à l’éternité.
Funérailles, reconnaissance du défunt, échange entre morts et vivants.
★ À maîtriser
Les ancêtres familiaux restent en relation avec leurs descendants, auxquels ils reçoivent notamment des offrandes de miel, fleurs, bananes, tabac ou objets.
Les sanctuaires peuvent être des forêts, cascades, rivières, grottes, rochers ou grands arbres, et comprennent aussi des sanctuaires privés situés à l’angle nord-est de l’habitation.
Compléments
Les grands ancêtres ou ancêtres communs rayonnent au-delà de leur famille et peuvent être des rois, des reines ou de grands prêtres.
Les ancêtres perdus de mémoire rejoignent les esprits de la nature, associés notamment aux arbres, rochers et sources, et peuvent être bénéfiques ou malicieux.
Les morts sans lieu de mémoire peuvent être associés à une pierre levée ou à un poteau en bois, et des cérémonies leur donnent une place dans l’espace familial.
★ À maîtriser
📌 L’astrologue étudie les périodes astrologiques et conseille sur l’éducation, le mariage, le voyage, la résidence ou l’entreprise, mais il est technicien du destin et non son maître.
Le devin-guérisseur pratique la divination avec le Sikidy et d’autres supports, peut recourir à la transe et intervient pour des troubles graves liés à une rupture de l’équilibre corps-esprit.
Le Famadihana a lieu entre juin et septembre, généralement tous les 5 à 7 ans, et les corps sortis du tombeau sont enveloppés dans des linceuls appelés lambamena.
Compléments
Les Ombiasy accèdent à cette fonction après une longue formation et à partir de 50 ans, et peuvent devenir chefs de village.
Le Famadihana comprend de la musique, des danses et un rassemblement familial, mais son coût, l’influence du christianisme et les changements sociaux et familiaux contribuent à son évolution actuelle.
Dans les croyances décrites, des morts demandent à boire et à manger dans les rêves et l’oubli de leur mémoire peut être associé à la maladie des enfants et à l’emmêlement anormal des cheveux.
★ À maîtriser
Au VIIe siècle, des Bantous arrivent sur les côtes orientales de Madagascar, tandis que des peuplements indonésiens sont présents sur les rivages de l’océan Indien.
Du VIIIe au XIe siècle se forment le premier peuple malgache et la langue malgache, tandis que des populations islamisées arrivent sur les côtes nord-ouest et nord-est.
Aux XIVe et XVe siècles naissent les royaumes Sakalava à l’ouest et Merina au centre, dans un contexte de construction des royaumes et de conflits.
Compléments
Aux XIIe et XIIIe siècles, les grandes invasions cessent et Madagascar connaît un isolement relatif, tandis que les royaumes islamisés de la côte Est se consolident.
Au XVIIIe siècle, les aventuriers et pirates euro-américains sont présents sur les côtes, la traite vers les Mascareignes s’intensifie et des esclaves bantous appelés Masombika sont introduits.
Peuplements côtiers, pénétration intérieure, puis formation des royaumes.
Rivalités franco-anglaises → implantation européenne puis colonisation française.
★ À maîtriser
Les Comores comprennent quatre îles volcaniques :
Au XVIe siècle, Tsingoni devient la capitale de Mayotte et une ancienne ville arabe, et sa mosquée est construite en 1538 par le sultan Issa.
La période archaïque du peuplement comorien s’étend du VIe au XIIIe siècle et associe à l’est des immigrants indonésiens ou proto-malgaches et à l’ouest des Bantous.
📌 La société comorienne est décrite comme marquée par une civilisation urbaine et patrilinéaire d’influence arabe, en contraste avec un système tribal et matrilinéaire d’influence africaine.
Compléments
Le premier recensement de Mayotte en 1851 compte 6 898 habitants, dont 1 198 Mahorais.
En 2014, Mayotte obtient le statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne.
Cession en 1840, protectorat en 1841, puis statuts successifs jusqu’à la RUP.
★ À maîtriser
📌 La parenté comorienne repose sur une filiation double, matrilinéaire d’influence bantoue et patrilinéaire d’influence arabo-perse.
Dans la famille comorienne, la cohésion du groupe, la solidarité, la parenté par le sang, l’alliance et la spiritualité, ainsi que la primauté du collectif sur l’individu sont mises en avant.
Le grand mariage comprend des rites de demande, de préparation et de sacrifice, des danses de femmes appelées Mbillou, d’hommes appelées Mlelezi et communes appelées Chigoma, et constitue un rite de passage de neuf jours.
Compléments
📌 Le grand mariage renforce les liens familiaux et claniques et favorise la redistribution, mais peut aussi devenir une source de pauvreté en raison de dérives financières.
Filiation matrilinéaire bantoue et patrilinéaire arabo-perse.
Filiation dans les Comores
| Influence | Type de filiation | Organisation associée |
|---|---|---|
| Bantoue | Matrilinéaire | Système tribal |
| Arabo-perse | Patrilinéaire | Civilisation plus urbaine |
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1. Une communauté organise ses relations selon le principe que ses membres forment une famille unie et se doivent solidarité. Quelle notion malgache cela illustre-t-il ?
2. Comment la religion traditionnelle malgache conçoit-elle la Nature ?
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Dans quoi la religion traditionnelle malgache est-elle ancrée ?
Dans la Nature, qui comprend l’être humain et son environnement.
Que désigne Zanahary ?
Le principe divin, Dieu créateur et principe universel de la vie.
Quel rôle les ancêtres jouent-ils dans les relations humaines ?
Ils relient les humains entre eux en formant la grande famille humaine.
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