QCM : Débat et enjeux de la morale (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle capacité définit le mieux l’empathie ?

Approuver les actions d’autrui sans comprendre ses états affectifs
Observer les émotions d’autrui sans les ressentir
Partager un intérêt avec autrui en attendant un retour
Comprendre et éprouver l’émotion vécue par autrui

Comprendre et éprouver l’émotion vécue par autrui

Explication

L’empathie consiste à comprendre et à éprouver la même émotion que l’autre. La sympathie n’est pas définie ici comme une expérience émotionnelle identique à celle d’autrui.

2. À quel moment un enfant peut-il commencer à ressentir la tristesse de sa mère ?

Après l’acquisition complète du langage
À partir de l’âge scolaire
Vers environ 18 mois
Dès environ 9 mois

Dès environ 9 mois

Explication

L’empathie apparaît très tôt, puisqu’un enfant peut ressentir la tristesse de sa mère dès 9 mois. Vers 18 mois, elle peut aussi se manifester lorsqu’il voit un autre enfant se faire frapper.

3. Quel comportement correspond à un acte altruiste ?

Coopérer lorsque chaque personne obtient un bénéfice
Soutenir quelqu’un afin d’améliorer sa propre réputation
Aider quelqu’un en échange d’un avantage
Aider quelqu’un sans attendre de retour

Aider quelqu’un sans attendre de retour

Explication

Un comportement altruiste est accompli de manière désintéressée, sans attente de retour. La coopération à intérêt réciproque repose au contraire sur un bénéfice attendu ou partagé.

4. Comment Franz de Waal interprète-t-il certaines aides observées chez les animaux ?

Comme une imitation apprise sans implication affective
Comme une réaction imposée par la hiérarchie du groupe
Comme une empathie motivée par des raisons immédiates et émotionnelles
Comme une coopération fondée sur un bénéfice futur calculé

Comme une empathie motivée par des raisons immédiates et émotionnelles

Explication

Franz de Waal interprète certaines aides animales comme une véritable empathie motivée par des raisons immédiates et émotionnelles. D’autres spécialistes les expliquent plutôt par une coopération à intérêt réciproque.

5. Quel comportement Colin Turnbull rapporte-t-il à propos des Iks confrontés à la grande vulnérabilité ?

Les anciens organisent des soins collectifs pour les personnes affaiblies
Les enfants reçoivent davantage de nourriture lorsqu’ils deviennent fragiles
Les familles protègent les personnes âgées incapables de se nourrir
Des proches peuvent laisser mourir une fille qui mange trop

Des proches peuvent laisser mourir une fille qui mange trop

Explication

Turnbull rapporte qu’une fille qui mange trop peut être laissée mourir et qu’une vieille femme incapable de se nourrir peut être moquée jusqu’à sa mort. Les autres réponses décrivent des formes de solidarité qui ne correspondent pas à ces observations.

6. Quelle explication rend le mieux compte de la cruauté observée chez les Iks ?

La privation extrême et la famine liées à leur déplacement
Une volonté collective de rejeter les normes morales voisines
Une préférence culturelle stable pour la compétition entre générations
Une nature intrinsèquement égoïste propre à leur groupe

La privation extrême et la famine liées à leur déplacement

Explication

Le comportement des Iks peut davantage s’expliquer par la privation extrême et la famine provoquées par leur déplacement vers une région aride. L’idée d’une cruauté intrinsèque attribue à tort ces conduites à leur nature.

7. Quelle différence distingue l’observation de Turnbull de celle de Towles auprès des Iks ?

Towles est resté distant et a décrit les Iks à partir de comportements isolés
Turnbull a établi une relation empathique et réévalué leurs pratiques sociales
Towles a créé une relation empathique et recueilli un témoignage plus nuancé
Turnbull a privilégié des entretiens personnels pour comprendre leur humanité

Towles a créé une relation empathique et recueilli un témoignage plus nuancé

Explication

Towles a créé une relation empathique avec les Iks, ce qui lui a permis de recueillir un témoignage plus nuancé de leur humanité. Turnbull a adopté une position d’observateur distant, ce qui a produit une compréhension différente du groupe.

8. Que désigne la théorie de l’esprit ?

La capacité à deviner ce que pensent les autres
La capacité à appliquer une règle morale dans chaque situation
La capacité à prévoir les conséquences matérielles d’une action
La capacité à éprouver les émotions ressenties par les autres

La capacité à deviner ce que pensent les autres

Explication

La théorie de l’esprit concerne la capacité à deviner les pensées d’autrui et elle est liée à une conduite prosociale et à un développement moral positif. Elle se distingue de l’empathie, qui concerne les émotions d’autrui.

9. Quels sont les trois modes de pratiques parentales distingués par Hoffman lors des événements disciplinaires ?

L’écoute active, la négociation familiale et la transmission des règles
La surveillance parentale, l’imitation morale et la résolution autonome
La récompense matérielle, la comparaison sociale et la punition physique
L’affirmation du pouvoir, le retrait d’amour et l’induction raisonnée

L’affirmation du pouvoir, le retrait d’amour et l’induction raisonnée

Explication

Hoffman distingue l’affirmation du pouvoir, le retrait d’amour et l’induction raisonnée. Les autres regroupements proposent des pratiques éducatives qui ne correspondent pas à cette classification.

10. Que suggère une attribution interne de l’aide dans l’expérience de Grusec ?

L’enfant est présenté comme appliquant une norme morale extérieure
L’enfant est présenté comme une personne qui aime aider
L’enfant est présenté comme obéissant à une consigne familiale
L’enfant est présenté comme recherchant une récompense sociale

L’enfant est présenté comme une personne qui aime aider

Explication

L’attribution interne présente l’enfant comme une personne qui aime aider, ce qui rattache l’aide à une disposition personnelle. L’attribution externe la présente plutôt comme l’application d’une norme morale extérieure.

11. Quelle distinction décrit correctement la morale et l’éthique ?

La morale évalue les actions, tandis que l’éthique prescrit des comportements obligatoires.
La morale énonce des règles impératives, tandis que l’éthique réfléchit sur le bien et le mal.
La morale vise la connaissance de soi, tandis que l’éthique organise les relations sociales.
La morale repose sur des évidences spontanées, tandis que l’éthique varie selon chaque culture.

La morale énonce des règles impératives, tandis que l’éthique réfléchit sur le bien et le mal.

Explication

La morale rassemble des règles impératives orientées par une conception du bien et du mal, alors que l’éthique consiste en une réflexion argumentée sur ces notions. Confondre l’évaluation des actions avec la prescription de règles revient plutôt à distinguer les valeurs morales des règles morales.

12. Quelle conception considère que la morale a plusieurs finalités, comme prendre soin des autres et mener une vie pure ?

La conception relativiste, qui fait dépendre la morale des cultures.
La conception moniste, qui réduit la morale à l’absence de préjudice.
La conception intuitive, qui s’appuie sur des évidences spontanées.
La conception pluraliste, qui reconnaît plusieurs finalités morales.

La conception pluraliste, qui reconnaît plusieurs finalités morales.

Explication

Les pluralistes attribuent à la morale plusieurs finalités, notamment le soin des autres et la conduite d’une vie pure. Les monistes, eux, mettent principalement l’accent sur l’absence de préjudice envers autrui.

13. Quelle opposition caractérise le mieux les universalistes et les relativistes ?

Les universalistes défendent des principes valables partout, tandis que les relativistes admettent plusieurs morales culturelles.
Les universalistes prescrivent des règles concrètes, tandis que les relativistes évaluent les actions selon leurs valeurs.
Les universalistes suivent des intuitions partagées, tandis que les relativistes fondent la morale sur une réflexion rationnelle.
Les universalistes privilégient le soin d’autrui, tandis que les relativistes recherchent une vie moralement pure.

Les universalistes défendent des principes valables partout, tandis que les relativistes admettent plusieurs morales culturelles.

Explication

Les universalistes estiment que certains principes moraux valent dans toutes les sociétés, alors que les relativistes reconnaissent plusieurs morales selon les cultures. La distinction entre intuition et réflexion rationnelle concerne une autre manière de concevoir la morale.

14. Quel rôle les valeurs morales jouent-elles dans le jugement de nos actions ?

Elles servent à les évaluer comme bonnes ou mauvaises.
Elles décrivent les coutumes propres à chaque société.
Elles expliquent les réactions émotionnelles devant une action.
Elles prescrivent directement les comportements à adopter.

Elles servent à les évaluer comme bonnes ou mauvaises.

Explication

Les valeurs morales sont des principes qui guident l’évaluation des actions comme bonnes ou mauvaises. Les règles morales, contrairement aux valeurs, prescrivent ce qu’il faut faire.

15. Que demande l’impératif catégorique kantien dans la relation aux personnes ?

Choisir l’action qui produit le plus grand bien pour la collectivité.
Préserver la paix sociale en sacrifiant parfois une personne innocente.
Adapter la règle morale aux conséquences prévisibles de l’action.
Considérer chaque être humain comme une fin et non comme un moyen.

Considérer chaque être humain comme une fin et non comme un moyen.

Explication

Pour Kant, l’impératif catégorique exige de traiter l’être humain comme une fin en soi et non comme un simple moyen. Le calcul du plus grand bien collectif correspond à l’approche utilitariste, non au principe kantien.

16. Comment Kant et les utilitaristes évaluent-ils un mensonge dit pour une bonne cause ?

Kant l’admet si la cause est juste, tandis que les utilitaristes le jugent immoral dans chaque situation.
Kant et les utilitaristes l’acceptent lorsque le mensonge protège une personne vulnérable.
Kant le juge selon ses conséquences, tandis que les utilitaristes appliquent une interdiction indépendante des résultats.
Kant le juge immoral, tandis que les utilitaristes peuvent l’admettre si ses conséquences sont meilleures.

Kant le juge immoral, tandis que les utilitaristes peuvent l’admettre si ses conséquences sont meilleures.

Explication

Kant considère que mentir ne peut pas être moral, même pour une bonne cause, tandis que les utilitaristes évaluent l’acte selon ses conséquences. Un utilitariste peut donc justifier un mensonge s’il produit le plus grand bien pour le plus grand nombre.

17. Dans le cas du shérif confronté à une foule hostile, quelle décision correspond à l’utilitarisme ?

Dire la vérité à la foule en considérant que le mensonge est moralement interdit.
Livrer l’innocent afin d’apaiser la foule et de limiter le mal global.
Protéger l’innocent en estimant que la culpabilité individuelle prime sur les conséquences.
Refuser de livrer l’innocent parce qu’une personne ne doit pas être traitée comme un moyen.

Livrer l’innocent afin d’apaiser la foule et de limiter le mal global.

Explication

Dans cet exemple, l’utilitariste livre l’innocent pour apaiser la foule et réduire le mal total attendu. Le refus de livrer une personne innocente correspond à la position kantienne présentée dans ce dilemme.

18. Que désigne la notion de Human Nature dans l’analyse de Nick Haslam ?

Une représentation des personnes comme des bêtes guidées par leurs instincts et leurs besoins.
Des capacités distinguant l’humain des animaux, comme la raison, la culture et la moralité.
Une représentation des personnes comme des machines privées d’émotions et de jugement moral.
Des attributs essentiels de l’humain, comme l’empathie, les émotions et la sociabilité.

Des attributs essentiels de l’humain, comme l’empathie, les émotions et la sociabilité.

Explication

La Human Nature renvoie aux caractéristiques considérées comme essentielles chez l’être humain, notamment l’empathie, les émotions et la sociabilité. Les capacités qui distinguent l’humain des animaux relèvent plutôt de la Human Uniqueness.

19. Quelle forme de déshumanisation représente une personne comme une machine dépourvue d’émotions et de morale ?

La déshumanisation culturelle, qui lui attribue des coutumes étrangères.
La déshumanisation mécanistique, qui lui attribue des traits de machine.
La déshumanisation relativiste, qui lui attribue une morale différente.
La déshumanisation animalistique, qui lui attribue des traits de bête.

La déshumanisation mécanistique, qui lui attribue des traits de machine.

Explication

La déshumanisation mécanistique représente les personnes comme des machines dépourvues d’émotions et de morale. La déshumanisation animalistique les représente plutôt comme des bêtes.

20. Quel principe définit l’éthique minimaliste de Ruwen Ogien ?

Ne pas nuire aux autres tout en laissant les choix consentis guider la conduite individuelle.
Promouvoir une conception commune du bien en imposant des comportements vertueux à chacun.
Protéger les individus en interdisant les pratiques dont les conséquences sociales sont discutées.
Évaluer chaque action selon le nombre de personnes qu’elle rend heureuses ou malheureuses.

Ne pas nuire aux autres tout en laissant les choix consentis guider la conduite individuelle.

Explication

L’éthique minimaliste repose sur l’interdiction de nuire aux autres et laisse chacun agir selon ses choix lorsqu’ils sont librement et lucidement consentis. Elle ne consiste pas à imposer à tous une conception particulière de la vie bonne.

21. Quel comportement illustre le mieux l’hétéronomie morale chez un enfant ?

Il évalue une action en fonction des intentions de la personne concernée.
Il obéit à la règle par crainte de décevoir l’adulte ou d’être puni.
Il discute la règle avec ses camarades pour parvenir à un accord équitable.
Il modifie une règle après avoir constaté qu’elle produit une injustice.

Il obéit à la règle par crainte de décevoir l’adulte ou d’être puni.

Explication

L’hétéronomie correspond à la soumission à l’autorité, avec une obéissance guidée par la peur de la punition ou de la déception. La discussion coopérative et le respect mutuel relèvent plutôt de l’autonomie morale.

22. Quelle situation manifeste le mieux l’autonomie morale ?

L’enfant respecte une décision parce qu’un adulte menace de le punir.
L’enfant cherche une solution juste en tenant compte du point de vue d’autrui.
L’enfant obéit à une règle parce qu’elle vient d’une personne plus âgée.
L’enfant applique une consigne à la lettre sans examiner ses conséquences.

L’enfant cherche une solution juste en tenant compte du point de vue d’autrui.

Explication

L’autonomie morale se construit lorsque l’enfant prend en compte autrui et fonde son jugement sur la justice, la réciprocité et le respect mutuel. L’obéissance motivée par l’autorité ou la menace caractérise plutôt l’hétéronomie.

23. Un enfant juge une maladresse plus grave qu’un mensonge soigneusement dissimulé parce qu’elle a causé davantage de dégâts : quel type de responsabilité applique-t-il ?

Une responsabilité objective fondée sur les conséquences visibles.
Une responsabilité réciproque fondée sur l’accord entre les personnes.
Une responsabilité subjective fondée sur les intentions morales.
Une responsabilité conventionnelle fondée sur les usages du groupe.

Une responsabilité objective fondée sur les conséquences visibles.

Explication

La responsabilité objective évalue principalement l’ampleur visible des conséquences, comme les dégâts causés. La responsabilité subjective devient dominante lorsque le jugement tient davantage compte des intentions.

24. Quelle croyance correspond à la notion de justice immanente ?

Une sanction est juste lorsqu’elle résulte d’une décision discutée collectivement.
Une règle devient juste lorsque la majorité des membres du groupe l’accepte.
Une intention généreuse rend moral un acte dont les conséquences sont négatives.
Une mauvaise action entraîne naturellement un événement défavorable pour son auteur.

Une mauvaise action entraîne naturellement un événement défavorable pour son auteur.

Explication

La justice immanente désigne la croyance en un lien naturel entre la moralité d’un acte et ce qui arrive automatiquement à son auteur. Les autres réponses renvoient à l’acceptation sociale, à l’intention ou à une procédure collective.

25. Quel raisonnement relève du niveau préconventionnel de Kohlberg ?

« Cette action est juste parce qu’elle respecte les droits de chacun. »
« Cette action est bonne parce qu’elle préserve les institutions sociales. »
« Cette action est morale parce qu’elle correspond aux attentes de mes proches. »
« Cette action est correcte parce qu’elle évite une punition ou apporte un avantage. »

« Cette action est correcte parce qu’elle évite une punition ou apporte un avantage. »

Explication

Le niveau préconventionnel évalue l’action selon ses conséquences personnelles, notamment la punition ou l’intérêt individuel. Le respect des institutions, des proches ou des droits universels correspond à des niveaux plus avancés.

26. Quel jugement caractérise le niveau conventionnel de Kohlberg ?

Une règle peut être ignorée dès qu’elle semble désavantageuse pour une personne.
Une loi doit être rejetée si elle contredit un principe universel de justice.
Une décision est correcte parce qu’elle procure un plaisir immédiat à l’individu.
Une action est acceptable parce qu’elle respecte les attentes sociales et l’ordre légal.

Une action est acceptable parce qu’elle respecte les attentes sociales et l’ordre légal.

Explication

Le niveau conventionnel repose sur la conformité aux attentes interpersonnelles, aux règles sociales et au maintien de l’ordre. La critique d’une loi au nom de principes universels relève plutôt du niveau postconventionnel.

27. Une personne refuse d’appliquer une loi qu’elle juge contraire aux droits fondamentaux et à la justice universelle : quel niveau moral cela illustre-t-il ?

Le niveau interpersonnel, centré sur l’approbation des proches.
Le niveau conventionnel, centré sur la conformité aux usages sociaux.
Le niveau postconventionnel, fondé sur des principes pouvant critiquer les conventions.
Le niveau préconventionnel, centré sur l’évitement des sanctions.

Le niveau postconventionnel, fondé sur des principes pouvant critiquer les conventions.

Explication

Le niveau postconventionnel fonde le jugement sur des principes universels, les droits individuels et le contrat social, ce qui permet de critiquer des lois injustes. Le niveau conventionnel accorde davantage de poids au respect des règles établies.

28. Quelle différence oppose principalement l’éthique de la sollicitude de Gilligan au modèle de Kohlberg ?

Gilligan privilégie l’obéissance aux sanctions, tandis que Kohlberg privilégie les émotions immédiates.
Gilligan met l’accent sur le soin et les conséquences concrètes, tandis que Kohlberg privilégie la justice abstraite.
Gilligan décrit les conventions sociales, tandis que Kohlberg étudie les différences entre les cultures.
Gilligan fonde la morale sur la divinité, tandis que Kohlberg la fonde sur la solidarité familiale.

Gilligan met l’accent sur le soin et les conséquences concrètes, tandis que Kohlberg privilégie la justice abstraite.

Explication

Gilligan décrit une morale attentive au soin, à l’affection, aux relations et aux conséquences concrètes pour autrui. Kohlberg met davantage en avant une progression vers des principes abstraits de justice.

29. Quelle distinction l’enfant apprend-il progressivement à établir selon Turiel ?

Il distingue les règles familiales, les lois nationales et les principes religieux.
Il distingue les émotions, les raisonnements et les habitudes culturelles.
Il distingue les sanctions physiques, les récompenses et les intentions.
Il distingue les domaines moral, conventionnel et personnel.

Il distingue les domaines moral, conventionnel et personnel.

Explication

Selon Turiel, le développement moral implique une différenciation progressive entre le domaine moral, le domaine conventionnel et le domaine personnel. Les autres regroupements ne constituent pas les trois domaines de son modèle.

30. Quelle situation relève d’une règle conventionnelle plutôt que d’une règle morale ?

Imposer une règle de politesse qui varie selon les sociétés.
Protéger l’intégrité physique d’un individu sans défense.
Garantir à chacun le respect de ses droits fondamentaux.
Interdire la violence envers une personne vulnérable.

Imposer une règle de politesse qui varie selon les sociétés.

Explication

Les conventions organisent la vie sociale et peuvent varier ou être modifiées selon les groupes et les sociétés, comme les règles de politesse. Les interdictions de violence et la protection des droits fondamentaux relèvent du domaine moral.

31. Quels sont les trois codes moraux distingués par Shweder ?

Le soin, la réciprocité et l’intention.
La tradition, la loi et la connaissance.
L’autonomie, la communauté et la divinité.
La punition, la conformité et la justice.

L’autonomie, la communauté et la divinité.

Explication

Shweder distingue l’éthique de l’autonomie, l’éthique de la communauté et l’éthique de la divinité. Ces trois codes décrivent différentes manières culturelles d’organiser les obligations morales.

32. Selon le modèle intuitionniste de Haidt, comment se forme généralement un jugement moral ?

Une réaction émotionnelle ou affective apparaît d’abord, puis une justification rationnelle est construite après coup.
L’application d’une règle sociale produit d’abord le jugement, puis les émotions déterminent sa validité.
Le raisonnement logique précède les émotions, qui interviennent ensuite pour confirmer la décision.
La comparaison de plusieurs principes universels précède toute réaction affective et toute explication.

Une réaction émotionnelle ou affective apparaît d’abord, puis une justification rationnelle est construite après coup.

Explication

Pour Haidt, les jugements moraux reposent d’abord sur des intuitions émotionnelles et affectives, avant d’être rationalisés. Le raisonnement n’est donc pas présenté comme le déclencheur initial du jugement.

33. Que signifie être tolérant envers un groupe dont les croyances diffèrent des nôtres ?

Considérer ses pratiques comme moralement valables dans tous les cas
Éviter toute discussion pour préserver une relation paisible
Accepter ses différences sans être obligé de les approuver
Adopter ses croyances afin de respecter son identité

Accepter ses différences sans être obligé de les approuver

Explication

La tolérance consiste à accepter qu’un autre groupe ait des croyances, des pratiques ou des opinions différentes, sans exiger de les approuver. Adopter ces croyances ou les juger toujours valables relève d’une attitude différente, tandis que l’évitement ne définit pas la tolérance.

34. Quelle distinction oppose le mieux la tolérance au relativisme culturel ?

La tolérance impose l’approbation, tandis que le relativisme condamne les pratiques étrangères
La tolérance refuse l’expression publique, tandis que le relativisme protège les opinions minoritaires
La tolérance juge chaque culture selon une règle commune, tandis que le relativisme compare les traditions
La tolérance permet la désapprobation, tandis que le relativisme suspend le jugement moral

La tolérance permet la désapprobation, tandis que le relativisme suspend le jugement moral

Explication

La tolérance autorise une personne à désapprouver une pratique sans rejeter ni mépriser ceux qui l’adoptent, alors que le relativisme culturel affirme que tout se vaut et suspend le jugement moral. Les autres réponses inversent ou déforment cette distinction.

35. Dans quel cas le port du voile peut-il être considéré comme une pratique intolérante ?

Lorsqu’il est observé dans un contexte culturel différent du sien
Lorsqu’il résulte d’une obligation imposée par une autorité religieuse
Lorsqu’il exprime un choix personnel assumé par la personne concernée
Lorsqu’il suscite une désapprobation chez certains observateurs

Lorsqu’il résulte d’une obligation imposée par une autorité religieuse

Explication

L’évaluation de la tolérance dépend de la catégorisation de la pratique et de son contexte : une obligation imposée par une autorité religieuse peut être jugée intolérante. Un choix personnel, même différent des préférences d’autrui, relève plutôt d’une pratique tolérable.

36. Quelle situation correspond à la forme de tolérance qui accepte la vie d’autrui selon des pratiques différentes ?

Demander aux groupes minoritaires d’adopter les habitudes majoritaires
Laisser des personnes organiser leur quotidien selon leurs pratiques culturelles
Éviter d’entendre des opinions contraires lors d’une discussion publique
Critiquer une pratique en excluant les personnes qui la suivent

Laisser des personnes organiser leur quotidien selon leurs pratiques culturelles

Explication

Une forme de tolérance consiste à accepter que les autres vivent selon des pratiques différentes des nôtres. Éviter l’écoute, imposer les habitudes majoritaires ou exclure les personnes contredisent les formes de tolérance décrites.

37. Pourquoi la rémunération du don du sang a-t-elle pu affaiblir la motivation morale de certains donneurs ?

Elle a remplacé la décision personnelle par une obligation légale de contribuer
Elle a transformé un geste altruiste en comportement associé à une récompense financière
Elle a réservé le don aux personnes souhaitant soutenir une institution particulière
Elle a rendu le don plus difficile en imposant des conditions médicales supplémentaires

Elle a transformé un geste altruiste en comportement associé à une récompense financière

Explication

La rémunération a introduit une incitation financière dans un acte auparavant fondé sur une motivation morale, ce qui a fait perdre à certains donneurs le sens altruiste de leur geste. Les autres réponses attribuent à tort cet effet à des contraintes médicales, institutionnelles ou légales.

38. Pourquoi les parents ont-ils davantage tardé après l’instauration d’une pénalité financière à la crèche ?

Ils ont compris la pénalité comme une interdiction de récupérer les enfants après l’horaire
Ils ont considéré la pénalité comme une récompense destinée aux familles ponctuelles
Ils ont interprété la pénalité comme un prix permettant d’acheter le droit d’arriver en retard
Ils ont perçu la pénalité comme une contribution volontaire au fonctionnement de la crèche

Ils ont interprété la pénalité comme un prix permettant d’acheter le droit d’arriver en retard

Explication

La pénalité a transformé une obligation sociale en transaction : les parents ont pensé qu’ils pouvaient payer pour obtenir le droit d’être en retard. Elle n’a donc pas renforcé la ponctualité comme l’aurait fait une contrainte morale ou sociale.

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Qu'est-ce que l'empathie ?

La capacité à comprendre et éprouver la même émotion que l'autre.

À quel âge un enfant ressent-il la tristesse de sa mère ?

Dès 9 mois.

Que désigne un comportement altruiste ?

Un acte accompli de manière désintéressée sans attente de retour.

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