QCM : Début de Pour un oui pour un non — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel procédé donne au conflit entre H1 et H2 une portée universelle ?

Des personnages désignés par des initiales, sans lieu ni époque précisés
Des personnages dotés de prénoms, dans un décor contemporain détaillé
Des personnages présentés par leur profession, dans une ville identifiable
Des personnages appartenant à une famille, pendant une période historique connue

Des personnages désignés par des initiales, sans lieu ni époque précisés

Explication

La désignation par H1 et H2, sans prénom, lieu, décor ni époque, détache le conflit de toute situation particulière. Un décor précis aurait au contraire ancré la scène dans un contexte déterminé.

2. En quoi l’ouverture de la pièce se distingue-t-elle d’une scène d’exposition traditionnelle ?

Elle présente d’abord les personnages et leur milieu avant de lancer l’action.
Elle décrit le décor et l’époque avant de révéler le désaccord entre les amis.
Elle raconte les événements passés avant de faire entendre la première discussion.
Elle commence au milieu d’une conversation déjà engagée, avec l’impératif « Écoute ».

Elle commence au milieu d’une conversation déjà engagée, avec l’impératif « Écoute ».

Explication

L’ouverture commence in medias res, au cœur d’un échange déjà commencé, et « Écoute » sollicite immédiatement H2. Une scène d’exposition traditionnelle fournirait davantage d’informations avant l’action.

3. Que révèlent les points de suspension, les reprises et les corrections dans les paroles de H1 ?

Ils indiquent que H1 garde un silence complet tandis que H2 développe le problème.
Ils montrent que H1 cherche ses mots tandis que les questions font monter le conflit.
Ils signalent que H1 raconte les faits clairement tandis que H2 change de sujet.
Ils prouvent que H1 maîtrise son discours tandis que H2 refuse toute réponse précise.

Ils montrent que H1 cherche ses mots tandis que les questions font monter le conflit.

Explication

Les hésitations de H1 traduisent une recherche difficile des mots, puis les interrogations directes orientent progressivement l’échange vers le conflit. Elles ne constituent pas un silence complet, car H1 continue de parler et de corriger ses formulations.

4. Pourquoi la réponse de H2, « Mais rien… Pourquoi ? », ne met-elle pas fin au conflit ?

Parce que H2 change de sujet et refuse de poursuivre la conversation avec H1.
Parce que « rien » reste équivoque et que « pourquoi ? » renvoie H1 à sa justification.
Parce que « pourquoi ? » apporte une explication précise aux événements évoqués.
Parce que H2 nomme clairement le reproche et reconnaît sa propre responsabilité.

Parce que « rien » reste équivoque et que « pourquoi ? » renvoie H1 à sa justification.

Explication

Le pronom indéfini « rien » laisse le problème dans le flou, tandis que la question demande à H1 d’expliquer son accusation. La réponse ne clarifie donc pas le désaccord et ne le résout pas.

5. Que révèle l’opposition entre « jamais rien eu entre nous » et « des choses que je n’oublie pas » ?

Elle montre que H1 et H2 se souviennent des mêmes événements avec une émotion identique.
Elle indique que H1 a oublié les faits tandis que H2 refuse de parler du présent.
Elle prouve que H1 invente leur relation tandis que H2 décrit une amitié sans conflit.
Elle révèle que H1 et H2 ont des mémoires incompatibles de leur passé commun.

Elle révèle que H1 et H2 ont des mémoires incompatibles de leur passé commun.

Explication

H1 présente leur passé comme dépourvu de conflit, alors que H2 affirme garder en mémoire certains événements. Les deux versions s’opposent donc directement et rendent leurs souvenirs incompatibles.

6. Comment faut-il comprendre les souvenirs apparemment positifs évoqués par H2, comme « très chic » ou « un vrai copain » ?

Ils prouvent que H2 ne conserve aucun souvenir négatif de leur relation passée.
Ils semblent élogieux, mais leur formulation peut laisser entendre une rancœur.
Ils expriment une admiration sincère et excluent toute ambiguïté dans le dialogue.
Ils décrivent des insultes directes qui annoncent clairement la rupture entre les amis.

Ils semblent élogieux, mais leur formulation peut laisser entendre une rancœur.

Explication

Les expressions paraissent positives au premier abord, mais le contexte et la manière de les formuler peuvent leur donner une tonalité ironique ou amère. Elles ne garantissent donc pas la sincérité des compliments.

7. Quelle évolution des attitudes et des émotions structure le dialogue entre les deux amis ?

La tension passe de l’accusation à l’indifférence, puis au retour d’une confiance complète.
La tension passe de la joie à la peur, puis à la révélation d’un événement extérieur.
La tension passe du rire à la colère, puis au silence définitif des deux personnages.
La tension passe du retrait à l’élan, puis à l’aveu partagé de la peine et de l’amour.

La tension passe du retrait à l’élan, puis à l’aveu partagé de la peine et de l’amour.

Explication

« Hausse les épaules » traduit d’abord un retrait, tandis que « dans un élan » marque une expression émotionnelle plus ouverte, qui conduit à l’aveu de la peine et de l’amour. Les autres évolutions ne correspondent pas aux gestes et sentiments indiqués.

8. Que représente l’expression « à l’autre bout du monde » dans la relation entre H1 et H2 ?

Elle décrit une distance physique sans conséquence sur les sentiments des deux amis.
Elle associe un éloignement géographique concret à une séparation affective.
Elle indique que les personnages vivent dans des pays différents mais restent émotionnellement proches.
Elle transforme une querelle affective en simple problème pratique de déplacement.

Elle associe un éloignement géographique concret à une séparation affective.

Explication

L’expression renvoie à une distance réelle tout en symbolisant la séparation sentimentale qui menace leur amitié. La réduire à un déplacement géographique ferait disparaître sa portée affective.

9. Quel effet produit l’expression « moi aussi » dans l’échange entre H1 et H2 ?

Elle crée un point commun qui souligne paradoxalement que chacun souffre différemment.
Elle indique que l’un des personnages reprend les paroles de l’autre sans y ajouter de nuance.
Elle montre que les deux amis vivent exactement la même situation et partagent la même douleur.
Elle met fin au désaccord en établissant une compréhension complète entre les personnages.

Elle crée un point commun qui souligne paradoxalement que chacun souffre différemment.

Explication

« Moi aussi » établit une ressemblance entre les deux hommes, mais cette ressemblance porte sur la souffrance et non sur sa cause. Le point commun accentue ainsi leur dissension au lieu de la supprimer.

10. Que maintient au centre de l’intrigue la formule finale « rien qu’on puisse dire » ?

Elle fournit le nom exact du conflit et permet aux deux amis de le résoudre.
Elle maintient un indicible et laisse la dispute sans objet clairement nommé.
Elle montre que les personnages ont renoncé à toute émotion pour parler de faits concrets.
Elle transforme la scène en récit explicatif où les événements sont entièrement clarifiés.

Elle maintient un indicible et laisse la dispute sans objet clairement nommé.

Explication

La formule affirme qu’aucune parole ne peut désigner clairement ce qui les oppose, de sorte que l’indicible demeure central. La dispute reste donc réelle, mais son objet n’est pas explicitement nommé.

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Comment sont désignés les personnages dans la pièce ?

Par H1 et H2, sans prénom ni indication de lieu, décor ou époque.

Comment commence la pièce et quel effet cela produit-il ?

In medias res, au milieu d'une conversation avec l'impératif « Écoute » qui sollicite l'attention de H2.

Que montrent les points de suspension, reprises et corrections de H1 ?

Qu'il cherche ses mots.

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