QCM : Des ruines romaines aux Carolingiens — 52 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quels deux sens le mot « empire » est-il employé dans l’histoire romaine ?

Une aire de domination et un régime monarchique
Une armée permanente et une fédération de peuples
Une alliance de cités et une magistrature élective
Une province centrale et une autorité religieuse

Une aire de domination et un régime monarchique

Explication

Le terme « empire » désigne à la fois un espace soumis à une domination et une forme de régime monarchique. Il ne renvoie donc pas uniquement à un territoire ou à une institution particulière.

2. Quelle évolution le titre d’« imperator » connaît-il à la fin du Ier siècle av. J.-C. ?

Il désigne un gouverneur provincial choisi par les sénateurs romains
Il devient le privilège du dirigeant dominant les institutions sans se proclamer roi
Il devient un titre religieux réservé aux prêtres du culte impérial
Il désigne un magistrat élu chargé de superviser les assemblées civiques

Il devient le privilège du dirigeant dominant les institutions sans se proclamer roi

Explication

À l’origine, « imperator » désigne un général victorieux investi de l’imperium, puis le titre devient associé à celui qui domine les institutions sans prendre le titre royal. Il ne signifie donc pas initialement « roi ».

3. À quelle date Romulus Auguste, dernier empereur romain d’Occident, est-il déposé ?

Le 4 septembre 476
Le 27 février 380
Le 25 décembre 395
Le 11 mai 330

Le 4 septembre 476

Explication

Romulus Auguste est déposé le 4 septembre 476, événement traditionnellement retenu pour marquer la fin de l’Empire romain d’Occident. L’année 330 correspond plutôt à la fondation de Constantinople comme capitale orientale.

4. Quel phénomène caractérise le début de la crise du IIIe siècle à partir de 235 ?

La centralisation religieuse et la suppression des armées provinciales
La disparition des menaces frontalières et l’essor du commerce
L’association d’agressions extérieures et de guerres civiles
La conquête de nouveaux territoires et la stabilité des successions

L’association d’agressions extérieures et de guerres civiles

Explication

La crise commence en 235 avec des attaques aux frontières et des conflits entre prétendants impériaux. Elle combine donc une dimension extérieure et une dimension interne, plutôt qu’une difficulté purement militaire.

5. Qu’est-ce qu’un peuple fédéré dans l’Empire romain ?

Une population vaincue déplacée vers Rome pour servir dans les légions
Une communauté citoyenne administrant une province sans obligation militaire
Un groupe installé sous traité et chargé notamment de défendre les frontières
Une association de marchands protégée par un accord commercial impérial

Un groupe installé sous traité et chargé notamment de défendre les frontières

Explication

Un peuple fédéré est installé dans l’Empire par un traité et contribue notamment à la défense des frontières contre d’autres peuples barbares. Il ne s’agit donc pas simplement d’une communauté civile ou commerciale.

6. Après la crise du IIIe siècle, comment la fonction impériale est-elle réorganisée ?

Le Sénat reprend la direction militaire et partage ses pouvoirs avec les cités
Plusieurs empereurs gouvernent simultanément tout en maintenant l’unité impériale
Un empereur unique abandonne les provinces et concentre l’armée à Rome
Les provinces deviennent indépendantes tout en conservant une administration commune

Plusieurs empereurs gouvernent simultanément tout en maintenant l’unité impériale

Explication

Le pouvoir impérial est réparti entre plusieurs empereurs qui exercent en même temps la fonction impériale, tandis que l’unité de l’Empire est maintenue. Cette collégialité ne signifie donc pas automatiquement une division officielle de l’Empire.

7. Quelle distinction oppose le Principat au Dominat dans la représentation du pouvoir impérial ?

Le Principat supprime les institutions civiques, tandis que le Dominat restaure l’autorité du Sénat
Le Principat présente l’empereur comme un roi sacré, tandis que le Dominat le réduit à un magistrat
Le Principat conserve une apparence civique, tandis que le Dominat assume une domination hiérarchisée
Le Principat repose sur un pouvoir militaire affiché, tandis que le Dominat rétablit les élections républicaines

Le Principat conserve une apparence civique, tandis que le Dominat assume une domination hiérarchisée

Explication

Le Principat présente l’empereur comme le premier des citoyens, alors que le Dominat le montre comme le maître d’un pouvoir hiérarchisé et militarisé. La différence porte donc sur la mise en scène et l’organisation de l’autorité impériale.

8. Quel changement l’édit de Milan de 313 apporte-t-il au statut du christianisme dans l’Empire romain ?

Il établit le christianisme comme religion officielle de l’Empire
Il interdit les cultes traditionnels dans toutes les provinces impériales
Il transfère aux évêques le commandement des armées romaines
Il rend le christianisme licite et accepté dans l’Empire

Il rend le christianisme licite et accepté dans l’Empire

Explication

L’édit de Milan de 313 rend le christianisme licite et accepté dans l’Empire. Son officialisation intervient plus tard avec l’édit de Thessalonique en 380, ce qui distingue tolérance juridique et religion officielle.

9. Quelle décision est associée à l’édit de Thessalonique de 380 ?

Il partage l’autorité religieuse entre les cultes romains et les communautés chrétiennes
Il confie aux peuples fédérés la protection des lieux de culte impériaux
Il autorise légalement le christianisme après une période d’interdiction
Il fait du christianisme la religion officielle de l’Empire romain

Il fait du christianisme la religion officielle de l’Empire romain

Explication

L’édit de Thessalonique de 380 fait du christianisme la religion officielle de l’Empire romain. La reconnaissance légale du christianisme appartient à l’édit de Milan de 313, qui constitue une étape antérieure.

10. Quelle caractéristique distingue le Code théodosien dans l’histoire de la codification romaine ?

Il rassemble l’ensemble du droit romain sous le règne de Justinien
Il constitue la première mise en code officielle valable dans tout l’Empire
Il présente douze livres organisés en titres thématiques
Il réunit le Code, les Novelles, le Digeste et les Institutes

Il constitue la première mise en code officielle valable dans tout l’Empire

Explication

Promulgué en 438, le Code théodosien est la première codification officielle des lois romaines applicable à l’ensemble de l’Empire. L’ensemble du droit romain sous Justinien correspond plutôt au Corpus Juris Civilis.

11. À quelle date le Code de Justinien a-t-il été promulgué, et quelle est sa structure ?

Le 16 novembre 476, en quatre recueils de jurisprudence
Le 16 novembre 534, en douze livres subdivisés en titres
En 410, en dix livres organisés selon les provinces
En 438, en seize livres classés selon les règnes impériaux

Le 16 novembre 534, en douze livres subdivisés en titres

Explication

Le Code de Justinien est promulgué le 16 novembre 534 et comprend douze livres subdivisés en titres. La division en seize livres concerne le Code théodosien, tandis que 438 est sa date de promulgation.

12. Quels textes composent le Corpus Juris Civilis ?

Les Douze Tables, le Digeste, le Code et les capitulaires
Le Code théodosien, le mallum, les Novelles et les Institutes
Le Code, les constitutions provinciales, les édits et les Novelles
Le Code, les Novelles, le Digeste et les Institutes

Le Code, les Novelles, le Digeste et les Institutes

Explication

Le Corpus Juris Civilis comprend le Code, les Novelles, le Digeste et les Institutes. Le Code théodosien et les capitulaires ne font pas partie de cet ensemble attribué à la codification de Justinien.

13. Quel enchaînement explique le rôle des événements de 406 et de 476 dans le déclin de l’Empire romain d’Occident ?

L’invasion du Rhin en 476 précède la disparition impériale, située ensuite en 410
La prise de Rome en 406 détruit l’Empire, puis 476 inaugure sa restauration politique
La disparition impériale en 406 provoque l’invasion hunnique, achevée par Rome en 476
L’invasion du Rhin en 406 accélère le déclin, puis 476 marque l’effondrement institutionnel

L’invasion du Rhin en 406 accélère le déclin, puis 476 marque l’effondrement institutionnel

Explication

L’invasion du Rhin par les Huns durant l’hiver 406 accélère le déclin, tandis que 476 correspond à l’effondrement institutionnel de l’Empire d’Occident. La prise de Rome en 410 est un autre jalon symbolique, mais elle ne remplace pas ces deux repères.

14. Comment faut-il interpréter la disparition de l’empereur d’Occident en 476 ?

Comme une destruction soudaine de Rome et de toute culture issue de l’Empire
Comme une rupture culturelle immédiate séparant les nouveaux royaumes du monde romain
Comme l’aboutissement progressif d’une transformation au profit de royaumes barbares romanisés
Comme une réforme administrative maintenant l’autorité impériale dans les provinces

Comme l’aboutissement progressif d’une transformation au profit de royaumes barbares romanisés

Explication

L’année 476 marque la fin institutionnelle de l’Empire d’Occident après une transformation progressive favorisant des royaumes barbares romanisés. Elle ne signifie pas la disparition immédiate de Rome ni de la culture romaine.

15. Que manifeste la reconnaissance de Clovis comme consul et patrice après l’unification de la Gaule ?

La continuité de références romaines dans la royauté franque
La restauration de l’empereur d’Occident sous l’autorité mérovingienne
La conversion du royaume franc en une administration directement gouvernée par Rome
La suppression des institutions romaines au profit d’un pouvoir sans héritage impérial

La continuité de références romaines dans la royauté franque

Explication

Les titres de consul et de patrice accordés à Clovis montrent que la royauté franque conserve des références politiques romaines après l’unification de la Gaule. Ils ne signifient ni la restauration de l’empereur d’Occident ni une administration directement dirigée par Rome.

16. Quelle différence oppose principalement le pouvoir franc au pouvoir romain ?

Le pouvoir franc repose sur des fidélités personnelles, tandis que le pouvoir romain s’organise territorialement
Le pouvoir franc s’appuie sur des provinces administrées, tandis que le pouvoir romain dépend de liens personnels
Le pouvoir franc confie la justice aux cités, tandis que le pouvoir romain la réserve aux familles royales
Le pouvoir franc sépare le roi de ses sujets, tandis que le pouvoir romain les rattache par serment

Le pouvoir franc repose sur des fidélités personnelles, tandis que le pouvoir romain s’organise territorialement

Explication

La monarchie franque s’exerce principalement sur des personnes liées au roi par des fidélités, alors que le pouvoir romain est davantage conçu comme une organisation territoriale. La deuxième proposition inverse précisément cette distinction.

17. Qu’est-ce que le mallum dans l’organisation judiciaire franque ?

Le tribunal religieux dirigé par l’évêque, où les clercs jugent les affaires civiles
L’assemblée royale chargée de répartir les terres entre les chefs militaires du royaume
Le tribunal ordinaire présidé par le comte, où les hommes libres siègent comme assesseurs
Le conseil de fidélité réunissant les guerriers autour du roi lors des campagnes militaires

Le tribunal ordinaire présidé par le comte, où les hommes libres siègent comme assesseurs

Explication

Le mallum est le tribunal ordinaire présidé par le comte, dans lequel les hommes libres participent collectivement comme assesseurs. Il s’agit donc d’une institution judiciaire locale, et non d’une assemblée militaire ou religieuse.

18. Quelle distinction caractérise la procédure accusatoire et la procédure inquisitoire ?

La victime engage la procédure accusatoire, tandis que le ministère public engage la procédure inquisitoire.
Le juge engage la procédure accusatoire, tandis que le roi engage la procédure inquisitoire.
Le ministère public engage la procédure accusatoire, tandis que la victime engage la procédure inquisitoire.
Le roi engage la procédure accusatoire, tandis que le juge engage la procédure inquisitoire.

La victime engage la procédure accusatoire, tandis que le ministère public engage la procédure inquisitoire.

Explication

La procédure accusatoire repose sur l’initiative de la victime, alors que la procédure inquisitoire est engagée par le ministère public. Confondre leurs rôles revient à inverser les acteurs qui déclenchent ces deux procédures.

19. Quel est le but judiciaire de l’ordalie dans les lois des royaumes barbares ?

Fixer le montant d’une compensation selon le rang social de la personne accusée.
Déterminer si une personne a prêté un faux serment grâce à une épreuve censée révéler la protection divine.
Établir la culpabilité d’un accusé à partir d’un témoignage recueilli par le ministère public.
Opposer les déclarations de deux parties par un serment sans recourir à une épreuve physique.

Déterminer si une personne a prêté un faux serment grâce à une épreuve censée révéler la protection divine.

Explication

L’ordalie est une épreuve judiciaire dont le résultat est interprété comme un signe de la protection divine, notamment pour déterminer la valeur d’un serment. Le simple serment qui oppose les déclarations des parties relève d’un mécanisme différent et ne constitue pas une ordalie.

20. Comment l’ordalie bilatérale se distingue-t-elle de l’ordalie unilatérale ?

La première soumet une seule personne à une épreuve, tandis que la seconde oppose les deux parties dans un duel.
La première repose sur un serment écrit, tandis que la seconde repose sur un témoignage devant le juge.
La première oppose les deux parties dans un duel, tandis que la seconde soumet une seule personne à une épreuve.
La première fixe une compensation financière, tandis que la seconde détermine le montant d’un wergeld.

La première oppose les deux parties dans un duel, tandis que la seconde soumet une seule personne à une épreuve.

Explication

L’ordalie bilatérale met les deux parties en opposition dans un duel, alors que l’ordalie unilatérale impose l’épreuve à une seule personne. La distinction porte donc sur le nombre de participants directement soumis à l’épreuve.

21. Que désigne le wergeld dans le système des lois barbares ?

Le prix fixé pour compenser la perte d’une vie humaine.
La fonction d’un administrateur remplaçant le roi absent.
La procédure engagée par la victime devant le tribunal.
L’épreuve destinée à vérifier la sincérité d’un serment.

Le prix fixé pour compenser la perte d’une vie humaine.

Explication

Le wergeld correspond au prix de la vie humaine dans le système des compositions pécuniaires. Il s’agit donc d’une compensation financière, et non d’une procédure judiciaire ou d’une épreuve religieuse.

22. Quelle fonction le maire du palais exerce-t-il dans le royaume mérovingien ?

Il rédige les capitulaires et organise les tribunaux au nom de l’empereur.
Il couronne le roi dans une cérémonie religieuse célébrée par le pape.
Il administre une région sans résidence royale et remplace le roi lorsqu’il est enfant.
Il dirige une ordalie bilatérale et fixe la compensation due après un duel judiciaire.

Il administre une région sans résidence royale et remplace le roi lorsqu’il est enfant.

Explication

Le maire du palais administre une région où le roi ne réside pas et peut se substituer à lui durant son enfance. Les autres fonctions relèvent de la justice, de la législation impériale ou du sacre, et ne définissent pas cette charge.

23. Quel événement de 732 renforce la présentation de Charles Martel comme défenseur de la chrétienté occidentale ?

La promulgation d’un capitulaire organisant les tribunaux francs.
Sa victoire contre un raid musulman lors de la bataille de Poitiers.
Son sacre royal après l’approbation du pape à Rome.
La succession d’un roi mérovingien devenu majeur.

Sa victoire contre un raid musulman lors de la bataille de Poitiers.

Explication

Charles Martel vainc un raid musulman à Poitiers en 732, ce qui renforce son image de défenseur de la chrétienté occidentale. Son sacre royal appartient à l’histoire de Pépin le Bref, tandis que les deux autres événements ne correspondent pas à cet épisode.

24. À quelles dates Pépin le Bref est-il sacré roi, puis de nouveau consacré avec sa famille par le pape ?

En 754, puis en 800.
En 732, puis en 751.
En 800, puis en 877.
En 751, puis en 754.

En 751, puis en 754.

Explication

Pépin le Bref est sacré roi en 751, puis lui et sa famille reçoivent un nouveau sacre pontifical en 754. L’année 732 renvoie à la bataille de Poitiers, tandis que 800 et 877 correspondent à des événements carolingiens ultérieurs.

25. Quand et où Charlemagne est-il couronné empereur par le pape ?

En 754, à Quierzy-sur-Oise, après une assemblée royale.
Le 25 décembre 800, à Rome, après la messe de Noël.
En 877, à Aix-la-Chapelle, lors d’une réunion des comtes.
En 751, à Rome, avant la messe de Noël.

Le 25 décembre 800, à Rome, après la messe de Noël.

Explication

Le pape couronne Charlemagne empereur à Rome le 25 décembre 800, après la messe de Noël, tandis que l’armée l’acclame. Les autres dates et lieux renvoient à des événements distincts de l’histoire carolingienne.

26. Quel rôle jouent les capitulaires rédigés sous Charlemagne ?

Ils fixent le prix de chaque vie humaine selon la coutume du wergeld.
Ils remplacent les lois barbares par des règles réservées aux procédures religieuses.
Ils organisent la succession des comtes morts pendant une expédition militaire.
Ils complètent les lois barbares et organisent notamment le pouvoir ainsi que les tribunaux.

Ils complètent les lois barbares et organisent notamment le pouvoir ainsi que les tribunaux.

Explication

Charlemagne fait rédiger environ 200 capitulaires pour compléter les lois barbares et organiser divers aspects du pouvoir et des tribunaux. La succession des comtes morts en expédition relève du capitulaire de Quierzy-sur-Oise de 877, et non de la fonction générale des capitulaires carolingiens.

27. Quelle disposition caractérise le capitulaire de Quierzy-sur-Oise de 877 ?

Il fixe le wergeld comme prix de la vie humaine dans les royaumes barbares.
Il met fin à la procédure inquisitoire en confiant les poursuites aux victimes.
Il prévoit la succession du fils de Charles le Chauve et permet à certains fils de comtes de remplacer leur père.
Il couronne Charlemagne empereur à Rome après la messe de Noël et l’acclamation de l’armée.

Il prévoit la succession du fils de Charles le Chauve et permet à certains fils de comtes de remplacer leur père.

Explication

Le capitulaire de Quierzy-sur-Oise, en 877, prévoit la succession du fils de Charles le Chauve et ouvre aux fils de comtes morts en expédition la possibilité de remplacer leur père. Le couronnement de Charlemagne date de 800, tandis que les deux autres propositions concernent la justice des royaumes barbares.

28. Quelle évolution caractérise les charges comtales dans le monde carolingien au début du IXe siècle ?

Elles tendent à devenir héréditaires dans environ 600 à 700 comtés.
Elles sont confiées à des assemblées locales élues dans chaque comté.
Elles sont supprimées au profit d’une administration directement impériale.
Elles sont attribuées par tirage au sort dans quelques dizaines de comtés.

Elles tendent à devenir héréditaires dans environ 600 à 700 comtés.

Explication

Au début du IXe siècle, le monde carolingien compte environ 600 à 700 comtés et les charges comtales tendent à se transmettre héréditairement. L’administration impériale ne supprime donc pas les comtés et ne repose pas principalement sur des responsables élus.

29. Quelle mission caractérise les missi dominici dans l’organisation du pouvoir carolingien ?

Ils administrent directement les comtés et rendent la justice au nom du comte.
Ils commandent les armées locales et négocient les alliances avec les royaumes voisins.
Ils inspectent les comtes, diffusent les capitulaires et recueillent les doléances.
Ils distribuent les bénéfices fonciers et organisent les successions aristocratiques.

Ils inspectent les comtes, diffusent les capitulaires et recueillent les doléances.

Explication

Les missi dominici sont des envoyés du maître, généralement associés en binôme laïc et ecclésiastique, chargés de contrôler les agents locaux et d’écouter les plaintes. Les comtes, eux, administrent directement les comtés ; cette fonction ne revient pas aux missi.

30. Dans quelle situation la féodalité apparaît-elle selon l’évolution des institutions carolingiennes ?

Lorsque les comtes renoncent à leurs terres pour servir dans l’armée impériale.
Lorsque les fonctions et les terres se confondent dans un patrimoine familial.
Lorsque les missi dominici reçoivent la charge permanente d’administrer les comtés.
Lorsque les capitulaires remplacent les liens personnels par des règles territoriales.

Lorsque les fonctions et les terres se confondent dans un patrimoine familial.

Explication

La féodalité apparaît lorsque la charge comtale, l’administration des terres royales et les terres accordées en récompense se réunissent dans un patrimoine familial. Les missi dominici et les capitulaires participent au contrôle du pouvoir, mais ils ne provoquent pas directement cette confusion patrimoniale.

31. Que prévoit l’Ordinatio imperii promulguée en 817 par Louis le Pieux ?

Elle confie le royaume occidental à Charles le Chauve et l’est à Louis le Germanique.
Elle partage l’Empire en trois royaumes égaux entre les fils de Louis le Pieux.
Elle attribue l’essentiel de l’Empire à Lothaire, sauf deux petits royaumes.
Elle réserve l’Empire à un héritier unique en excluant les autres fils.

Elle attribue l’essentiel de l’Empire à Lothaire, sauf deux petits royaumes.

Explication

L’Ordinatio imperii de 817 prévoit une transmission concentrée autour de Lothaire, auquel revient l’essentiel de l’Empire, tandis que deux petits royaumes sont réservés à ses frères. Le partage égal entre les fils correspond à une décision ultérieure, en 829.

32. Quelle répartition résulte du traité de Verdun conclu en 843 ?

Louis le Germanique reçoit l’ensemble de l’Empire, tandis que ses frères obtiennent des duchés.
Lothaire reçoit l’ouest, Charles le Chauve l’est et Louis le Germanique la région centrale.
Charles le Chauve reçoit l’ensemble de l’ouest et du centre, tandis que Lothaire garde l’est.
Louis le Germanique reçoit l’est, Charles le Chauve l’ouest et Lothaire la région centrale.

Louis le Germanique reçoit l’est, Charles le Chauve l’ouest et Lothaire la région centrale.

Explication

Le traité de Verdun partage le monde carolingien en trois ensembles : l’est pour Louis le Germanique, l’ouest pour Charles le Chauve et une partie centrale pour Lothaire. La disparition ultérieure de la Lotharingie en 855 ne décrit pas le partage initial de 843.

33. Quel événement marque la fin de la dynastie carolingienne à partir de 987 ?

Le couronnement de Louis le Pieux comme empereur en Occident.
L’avènement de Hugues Capet et des Robertiens sur le trône.
Le couronnement d’Otton Ier comme empereur à Rome.
Le partage de l’Empire entre Lothaire et ses deux frères.

L’avènement de Hugues Capet et des Robertiens sur le trône.

Explication

À partir de 987, Hugues Capet devient roi, ce qui met fin à la présence des Carolingiens sur le trône et inaugure l’avènement des Robertiens. Le couronnement d’Otton Ier en 962 concerne la revendication d’un héritage impérial, mais il précède cet événement dynastique.

34. Comment se définit la vassalité franque ?

Comme une administration publique où le comte reçoit son autorité d’une assemblée locale.
Comme un lien personnel et inégalitaire où le vassal sert militairement son seigneur contre sa protection.
Comme un accord territorial où un seigneur remet une terre sans créer d’obligation personnelle.
Comme une alliance entre royaumes où deux souverains échangent des territoires et des otages.

Comme un lien personnel et inégalitaire où le vassal sert militairement son seigneur contre sa protection.

Explication

La vassalité franque repose sur une relation personnelle et hiérarchique : le vassal fournit un service militaire et reçoit la protection de son seigneur. Le fief désigne plutôt le bien accordé dans le cadre de cette relation, et non le lien lui-même.

35. Quelle distinction oppose correctement le bénéfice et le fief ?

Le bénéfice récompense d’abord une fidélité par une terre, tandis que le fief est tenu d’un seigneur et associé à sa protection.
Le bénéfice désigne une protection personnelle, tandis que le fief correspond à un cadeau foncier sans obligation.
Le bénéfice est un territoire indépendant, tandis que le fief constitue une fonction exercée au nom du comte.
Le bénéfice est une charge militaire héréditaire, tandis que le fief est un serment prêté directement au roi.

Le bénéfice récompense d’abord une fidélité par une terre, tandis que le fief est tenu d’un seigneur et associé à sa protection.

Explication

Le bénéfice est initialement un don foncier destiné à récompenser la fidélité, alors que le fief devient un bien reconnu comme dépendant d’un seigneur et lié à une protection. Le serment et la protection relèvent du lien vassalique, tandis que le bénéfice et le fief désignent des biens ou avantages fonciers.

36. Quel effet produit la délégation de terres et de pouvoirs aux fidèles du roi ?

Elle affaiblit le patrimoine royal, favorise l’autonomie des bénéficiaires et fragmente le pouvoir.
Elle supprime les fidélités personnelles, accroît le rôle des assemblées et unifie l’administration.
Elle renforce le patrimoine royal, réduit l’autonomie des bénéficiaires et centralise le pouvoir.
Elle transforme les comtés en circonscriptions électives et limite les fonctions militaires locales.

Elle affaiblit le patrimoine royal, favorise l’autonomie des bénéficiaires et fragmente le pouvoir.

Explication

La remise de terres et de pouvoirs aux fidèles réduit les ressources directement contrôlées par le roi, tandis que les bénéficiaires gagnent en autonomie ; les cadres du pouvoir s’atomisent. Elle ne renforce donc pas la centralisation royale, même si elle repose initialement sur la fidélité au souverain.

37. Quelle séquence formalise le contrat vassalique entre le seigneur et le vassal ?

L’hommage, la rançon et le désaveu
La vestiture, l’adoubement et le service d’ost
L’hommage, le serment de fidélité et la vestiture
Le serment de fidélité, la chevauchée et la quinte

L’hommage, le serment de fidélité et la vestiture

Explication

Le contrat vassalique se formalise par l’hommage, le serment de fidélité et la vestiture, qui correspond à la remise du fief. La vestiture ne désigne donc pas l’engagement personnel du vassal, lequel relève de l’hommage.

38. Lorsqu’un vassal dépend de plusieurs seigneurs, quel hommage bénéficie de la priorité ?

L’hommage plan ou blanc
L’hommage rendu au seigneur le plus riche
L’hommage lige
L’hommage conclu lors de la dernière investiture

L’hommage lige

Explication

L’hommage lige est prioritaire lorsqu’un vassal possède plusieurs seigneurs. L’hommage plan ou blanc peut aussi exister, mais il ne bénéficie pas de cette priorité.

39. Quelle combinaison décrit correctement le service d’ost et la chevauchée au XIIIe siècle ?

L’ost dure 40 jours par an, tandis que la chevauchée reste proche du fief et dure au plus une semaine
L’ost correspond à une patrouille locale, tandis que la chevauchée impose 40 jours de service annuel
L’ost concerne la défense du château, tandis que la chevauchée désigne une expédition sans limite de durée
L’ost dure une semaine, tandis que la chevauchée s’étend à 40 jours autour du fief

L’ost dure 40 jours par an, tandis que la chevauchée reste proche du fief et dure au plus une semaine

Explication

Au XIIIe siècle, le service d’ost se réduit à 40 jours par an, tandis que la chevauchée est une patrouille située à moins de 24 heures de marche du fief et limitée à une semaine. La chevauchée ne correspond donc pas à une longue période de service général.

40. Laquelle de ces situations ne constitue pas un des quatre cas traditionnels d’aide financière due au seigneur ?

Le financement du mariage de la fille cadette du seigneur
Le financement du départ du seigneur en croisade
La participation à l’adoubement du fils aîné du seigneur
Le paiement de la rançon du seigneur prisonnier

Le financement du mariage de la fille cadette du seigneur

Explication

L’aide financière concerne le mariage de la fille aînée, et non celui de la fille cadette. La rançon du seigneur, l’adoubement de son fils aîné et son départ en croisade font partie des quatre cas reconnus.

41. Dans la théorie du double domaine, à quoi correspondent le domaine éminent et le domaine utile ?

Le domaine éminent concerne les personnes, tandis que le domaine utile correspond aux bâtiments du château
Le domaine éminent désigne une pension, tandis que le domaine utile correspond à une terre sans droits d’usage
Le domaine éminent appartient au vassal, tandis que le domaine utile désigne la souveraineté conservée par le seigneur
Le domaine éminent reste au seigneur, tandis que le domaine utile correspond aux droits exercés par le vassal

Le domaine éminent reste au seigneur, tandis que le domaine utile correspond aux droits exercés par le vassal

Explication

Le seigneur conserve le domaine éminent, alors que le vassal bénéficie du domaine utile et des droits qui y sont attachés. Cette distinction ne répartit donc pas les bâtiments et les personnes, mais les niveaux de maîtrise sur le fief.

42. Quelle différence distingue un fief ordinaire d’un fief en l’air ?

Le fief ordinaire repose sur une terre exploitée, tandis que le fief en l’air consiste en une pension sans base foncière
Le fief ordinaire est transmis par hommage, tandis que le fief en l’air est accordé par une peine judiciaire
Le fief ordinaire est une pension monétaire, tandis que le fief en l’air comprend une terre et ses exploitants
Le fief ordinaire concerne les vassaux, tandis que le fief en l’air désigne les droits de justice du seigneur

Le fief ordinaire repose sur une terre exploitée, tandis que le fief en l’air consiste en une pension sans base foncière

Explication

Un fief ordinaire comprend une terre ainsi que des droits sur les personnes qui l’exploitent, tandis qu’un fief en l’air est une pension sans assise foncière. Le fief en l’air se distingue donc par l’absence de terre supportant la concession.

43. Quelle conséquence l’hérédité du fief, généralisée au XIe siècle, entraîne-t-elle pour le fils du vassal ?

Il devient seigneur indépendant dès la mort de son père, sans lien vassalique
Il reçoit le fief sans formalité, puisque l’hommage initial se transmet avec la terre
Il succède à son père en rendant un nouvel hommage au seigneur
Il doit restituer le fief au seigneur avant de demander une nouvelle concession

Il succède à son père en rendant un nouvel hommage au seigneur

Explication

L’hérédité permet au fils de succéder à son père, mais cette succession est accompagnée d’un nouvel hommage. Le lien vassalique n’est donc pas transmis comme une formalité déjà accomplie.

44. Quel pouvoir définit le ban seigneurial dans une seigneurie ?

Le pouvoir de commander, de punir et de contraindre les habitants
Le pouvoir de concéder un fief sans conserver de droits sur celui-ci
Le pouvoir de percevoir une pension lors de chaque investiture
Le pouvoir de juger les vassaux dans leurs obligations personnelles

Le pouvoir de commander, de punir et de contraindre les habitants

Explication

Le ban seigneurial est le pouvoir de commandement, de contrainte et de sanction exercé par le seigneur sur les habitants de sa seigneurie. La justice concernant les vassaux relève d’une autre relation, celle de la vassalité.

45. Que contraignent les banalités imposées par le seigneur aux habitants de la seigneurie ?

Le règlement des litiges mineurs devant le tribunal du seigneur
La participation aux expéditions militaires organisées autour du fief
La vente des récoltes à une période fixée par le seigneur contre une redevance
L’utilisation du four, du moulin ou du pressoir seigneurial contre une taxe

L’utilisation du four, du moulin ou du pressoir seigneurial contre une taxe

Explication

Les banalités imposent l’usage d’équipements seigneuriaux, comme le four, le moulin ou le pressoir, en échange d’une taxe. La fixation des périodes de vente ou de récolte relève de la réglementation économique, et non des banalités.

46. Quelle répartition des compétences distingue la haute justice, la moyenne justice et la basse justice ?

La haute justice concerne les vassaux, la basse justice les habitants et la moyenne justice s’exerce dans les châteaux
La haute justice règle les litiges mineurs, la basse justice prononce la peine de mort et la moyenne justice disparaît au XIIIe siècle
La haute justice fixe les taxes, la basse justice organise les marchés et la moyenne justice règle les successions
La haute justice traite les crimes graves, la basse justice les affaires mineures et la moyenne justice apparaît au XIIIe siècle

La haute justice traite les crimes graves, la basse justice les affaires mineures et la moyenne justice apparaît au XIIIe siècle

Explication

La haute justice connaît les crimes graves et peut prononcer la peine de mort, tandis que la basse justice traite les affaires courantes et les litiges mineurs ; la moyenne justice apparaît au XIIIe siècle. Les niveaux de justice se distinguent donc par la gravité et la nature des affaires traitées.

47. Quels sont les trois statuts fondamentaux de la terre dans une seigneurie ?

La réserve, le cens et les corvées
L’alleu, le champart et le chevage
Les tenures, les pâturages et les forêts
L’alleu, la réserve seigneuriale et les tenures

L’alleu, la réserve seigneuriale et les tenures

Explication

La terre seigneuriale se répartit entre l’alleu, la réserve exploitée par le seigneur et les tenures concédées à des exploitants. Le cens et le champart sont des redevances, tandis que les forêts et les pâturages peuvent appartenir à la réserve.

48. Quelle caractéristique distingue la réserve seigneuriale d’une tenure ?

Elle correspond à une terre servile soumise à une taxe personnelle particulière.
Elle appartient à une famille libre qui en dispose comme d’un bien patrimonial.
Elle est cultivée par un paysan en échange de redevances versées au seigneur.
Elle est exploitée directement par le seigneur et comprend aussi certains espaces non cultivés.

Elle est exploitée directement par le seigneur et comprend aussi certains espaces non cultivés.

Explication

La réserve regroupe les terres exploitées directement par le seigneur, ainsi que des forêts, étangs et pâturages nécessaires à la seigneurie. La tenure est au contraire exploitée par un paysan détenteur du domaine utile.

49. Quelle association présente correctement trois formes de redevances dues pour une tenure ?

Le cens en travail, la corvée en nature et le chevage en argent
La corvée en travail, le champart en nature et le cens en argent
Le chevage en travail, la taille en nature et le champart en argent
La taille en travail, le cens en nature et la corvée en argent

La corvée en travail, le champart en nature et le cens en argent

Explication

Les tenanciers peuvent fournir des journées de travail, des produits agricoles avec le champart et de l’argent avec le cens. Le chevage est une taxe par tête liée au statut servile, et non une catégorie générale des redevances de tenure.

50. Quelle distinction juridique oppose correctement le vilain au serf dans la société seigneuriale ?

Le vilain acquitte le chevage en raison de son statut, tandis que le serf relève d’un régime propre aux hommes libres.
Le vilain exploite la réserve du seigneur, tandis que le serf administre les terres non cultivées de la seigneurie.
Le vilain est semi-libre et attaché à une tenure, tandis que le serf possède un alleu familial indépendant.
Le vilain est libre mais soumis à la taille, tandis que le serf est juridiquement semi-libre et lié à une tenure servile.

Le vilain est libre mais soumis à la taille, tandis que le serf est juridiquement semi-libre et lié à une tenure servile.

Explication

Le vilain conserve un statut d’homme libre, même s’il est notamment soumis à la taille, alors que le serf est juridiquement semi-libre et lié à une tenure servile. Le chevage est associé au statut servile et ne caractérise donc pas le vilain libre.

51. Comment les mutationnistes et les anti-mutationnistes interprètent-ils différemment les changements autour de l’an mil ?

Les mutationnistes défendent une évolution progressive, tandis que les anti-mutationnistes situent une rupture rapide après le XIIe siècle.
Les mutationnistes rejettent toute transformation politique, tandis que les anti-mutationnistes expliquent l’an mil par le développement des villes.
Les mutationnistes défendent une rupture rapide, tandis que les anti-mutationnistes privilégient une transformation progressive commencée avant l’an mil.
Les mutationnistes attribuent les changements à l’économie rurale, tandis que les anti-mutationnistes les réduisent aux conflits entre seigneurs.

Les mutationnistes défendent une rupture rapide, tandis que les anti-mutationnistes privilégient une transformation progressive commencée avant l’an mil.

Explication

Les mutationnistes voient autour de l’an mil une rupture rapide, tandis que les anti-mutationnistes considèrent cette période comme l’aboutissement d’évolutions plus anciennes, perceptibles dès le IXe siècle. Les autres réponses déplacent ou réduisent à tort le débat historiographique.

52. Pourquoi les anti-mutationnistes se méfient-ils d’une interprétation de l’an mil fondée sur l’impression d’anarchie ?

Parce que les documents monastiques peuvent exagérer l’effacement du pouvoir central.
Parce que les sources urbaines masquent souvent la multiplication des châteaux ruraux.
Parce que les textes religieux ignorent les transformations du servage dans les campagnes.
Parce que les documents seigneuriaux décrivent généralement une autorité royale plus forte qu’elle ne l’était.

Parce que les documents monastiques peuvent exagérer l’effacement du pouvoir central.

Explication

Les anti-mutationnistes rappellent que l’impression d’anarchie peut résulter d’un effet de source, les documents monastiques présentant parfois un effacement excessif du pouvoir central. Cette réserve concerne donc la manière dont les sources construisent le récit, et non une absence de transformations rurales.

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Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Des ruines romaines aux Carolingiens.

Que désigne le mot « empire » en politique ?

Une forme de régime monarchique.

Que désigne le mot « empire » en géographie ?

Une aire de domination spatiale.

Quel titre devient privilège du dominateur des institutions à la fin du Ier siècle av. J.-C. ?

Le titre d’« imperator ».

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