★ À maîtriser
Le dualisme cartésien distingue le corps, substance étendue ou matérielle, de l’âme, substance pensante ou spirituelle.
John Locke refuse l’existence des idées innées et fonde une tradition empirique en psychologie, tandis que Gottfried Wilhelm Leibniz admet les idées innées et développe une tradition nativiste.
Dans les ouvrages de Wolff, la psychologie empirique tire de l’expérience les principes expliquant ce qui se passe dans l’âme, tandis que la psychologie rationnelle définit l’âme à partir de ces principes et en déduit ses facultés et opérations.
L’histoire de la psychologie scientifique porte principalement sur sa constitution comme discipline moderne et universitaire, plutôt que sur des origines philosophiques très anciennes.
La psychologie scientifique naît au milieu du XIXe siècle en s’appuyant notamment sur l’introspection et sur le développement des méthodes scientifiques.
Dans la conception de Descartes, le cogito désigne une intuition d’existence et un critère de vérité, et l’âme est définie par la pensée.
Compléments
L’histoire de la psychologie peut être organisée selon les spécialités, les objets d’étude, les traditions philosophiques ou les méthodes de recherche.
La psychologie contemporaine est fragmentée et aucune proposition d’unification de la discipline ne fait l’objet d’une acceptation générale.
Christian Wolff introduit le terme psychologia dans ses ouvrages et divise la psychologie en psychologie empirique et psychologie rationnelle.
Descartes sépare corps pensant et âme ; Locke refuse les idées innées, Leibniz les admet.
★ À maîtriser
📌 L’induction formule des explications et des lois générales à partir de cas particuliers analogues, tandis que la déduction conduit des prémisses à une conclusion.
📌 La technologie applique concrètement des résultats de recherche scientifique, mais n’appartient pas au domaine de la science.
Hermann Ebbinghaus définit l’esprit comme la totalité des fonctions mentales et considère la préservation de soi comme le but principal de la vie mentale.
Ebbinghaus applique à l’étude de la mémoire la méthode expérimentale utilisée par Fechner pour étudier la sensation.
Les observations et raisonnements scientifiques doivent être objectifs, reproductibles et vérifiables.
La méthode hypothético-déductive formule des hypothèses à partir de prémisses issues de l’observation, de propositions ou de recherches antérieures, puis construit des méthodes expérimentales pour les vérifier.
Compléments
★ À maîtriser
Les qualités métrologiques des tests et des échelles reposent sur trois axes méthodologiques :
Stevens distingue quatre niveaux hiérarchiques d’échelles de mesure :
Compléments
Selon Stevens, plus l’échelle de mesure est longue, plus l’information contenue est importante.
La mesure en psychologie peut être définie comme l’assignation de nombres à des objets d’étude en respectant et en représentant certaines de leurs propriétés. - Doron et Parot, Dictionnaire de Psychologie, 1991
Une mesure peut établir une correspondance entre des objets d’étude caractérisés par des relations empiriques et un modèle géométrique permettant de représenter ces relations.
Nominale → ordinale → intervalle → rapport : l’information s’enrichit.
★ À maîtriser
📌 Deux orientations de l’épistémologie sont distinguées : l’une étudie les processus généraux de la connaissance, leur logique et leurs fondements ; l’autre privilégie l’étude spécifique des sciences et le développement historique concret de leurs problèmes.
📌 L’aspect normatif de l’épistémologie définit la science et délimite le champ des disciplines scientifiques, tandis que son aspect descriptif décrit le contenu, la structure et les méthodes d’une science.
Le Grand Robert définit l’épistémologie comme l’étude critique des sciences, de leur origine logique, de leur valeur et de leur portée, ou, au sens large, comme la théorie de la connaissance et de sa validité.
Selon le Dictionnaire de la Psychologie (Doron et Parot, 2011), l’épistémologie classique est une discipline philosophique qui examine les principes, hypothèses et résultats scientifiques afin d’en déterminer la valeur logique et la portée objective. - Doron Roland et Parot Françoise
Compléments
📌 Selon certains épistémologues modernes, une croyance peut exprimer une opinion sans être vraie ni fausse, tandis que le savoir suppose le passage de tests de vérité imposés par la logique de la méthode scientifique.
Le Quillet définit l’épistémologie comme l’étude critique des sciences exactes et humaines ainsi que de la formation et des conditions de la connaissance scientifique.
Le Larousse présente l’épistémologie comme la discipline qui prend la connaissance scientifique pour objet et, en un sens dérivé, comme un discours sur les pratiques scientifiques plutôt que comme un discours général sur la méthode scientifique.
Foulquié et Saint-Jean (1978) indiquent que l’épistémologie signifie étymologiquement « théorie de la science », tandis que l’usage anglo-saxon l’emploie généralement au sens plus large de « théorie de la connaissance ». - Foulquié P. et Saint Jean R., Dictionnaire de la langue philosophie
Doron et Parot distinguent l’épistémologie classique, dite métascientifique, de l’épistémologie scientifique, conception interne où le chercheur évalue de manière critique les démarches de sa propre discipline.
Granger assigne à l’épistémologie le but de décrire et de faire comprendre le sens, la portée et les procédures de l’effort de rationalisation scientifique dans l’explication des phénomènes (1986, p. 114).
Léna Soler définit l’épistémologie comme l’étude qui caractérise les sciences, juge leur valeur et examine leurs méthodes, leurs théories ainsi que la valeur logique et cognitive de celles-ci (2000, p. 16).
Les croyances peuvent provenir de désirs, d’émotions ou de préjugés, et de telles sources ne leur confèrent pas le statut de connaissance, même si elles sont vraies.
Pour que des croyances vraies soient reconnues comme des connaissances, elles doivent provenir de sources considérées comme fiables socialement et culturellement.
Normatif : délimiter la science ; descriptif : décrire ses contenus et méthodes.
★ À maîtriser
📌 L’empirisme radical soutient que toute connaissance provient de l’expérience sensorielle, enregistrée et stockée dans le cerveau, tandis que les rationalistes considèrent que l’esprit transforme activement l’information sensorielle avant qu’elle devienne connaissance.
📌 Lors de leur controverse de 1975, Chomsky défend l’innéisme de compétences mentales expliquant notamment les capacités linguistiques universelles, tandis que Piaget soutient que les capacités cognitives se construisent progressivement par l’interaction de l’expérience et de la maturation interne.
Compléments
Les innéistes, suivant Platon et Descartes, soutiennent que certains types de connaissances ou certaines idées sont innés et naturels à l’esprit.
Piaget choisit une approche génétique du développement des connaissances plutôt qu’une approche historique, et considère cette approche indépendante de toute échelle temporelle.
Piaget considère que l’ontogenèse des connaissances récapitule l’histoire des sciences.
Dans l’épistémologie de Piaget, la classification des sciences forme un cercle : la psychologie rejoint les mathématiques et la logique, car les opérations du sujet étudiées par la psychologie fondent le savoir logico-mathématique.
À son état d’achèvement, une structure est un système fermé qui assure son autonomie et ses qualités intrinsèques, tout en pouvant s’intégrer comme sous-structure dans des structures plus larges.
Chomsky : compétences innées ; Piaget : construction progressive.
★ À maîtriser
Une théorie scientifique remplit quatre fonctions :
Une hypothèse scientifique doit être synthétique et précise, testable, réfutable et utile, et contenir au minimum les trois variables expérimentales.
La démarche hypothético-déductive part d’une théorie antérieure et de ses limites, formule une hypothèse causale, puis la confronte aux résultats d’une méthode de recherche afin de la confirmer ou de l’infirmer.
Compléments
📌 L’hypothèse théorique prévoit une relation abstraite entre des variables, l’hypothèse opérationnelle en permet la démonstration pratique et concrète, et l’hypothèse statistique traduit numériquement les hypothèses opérationnelles.
Un modèle scientifique peut être employé par plusieurs théories, tandis qu’une théorie peut utiliser un ou plusieurs modèles pour replacer les phénomènes dans un contexte conceptuel plus général.
Selon Sagaut (2008), les théories scientifiques réunissent des lois constituées d’hypothèses vérifiées et validées expérimentalement, et leur but est d’unifier ces lois.
Selon Bachelard (1938), la recherche scientifique suppose que le chercheur prenne du recul et adopte une distance épistémologique. - Gaston Bachelard
La recherche scientifique en psychologie peut être inductive ou hypothético-déductive, et qualitative ou quantitative.
La recherche scientifique peut être :
La recherche se construit par des allers-retours successifs entre une théorie ou des concepts théoriques unifiés et une réalité qui impose ses contraintes, et les décisions doivent être revues à la lumière des connaissances nouvelles.
★ À maîtriser
📌 Pour le réalisme, une théorie est vraie si elle correspond au monde et décrit correctement un aspect de celui-ci, tandis que l’instrumentalisme évalue les constructions théoriques selon leur utilité plutôt que selon leur vérité.
Bachelard décrit des obstacles épistémologiques comme des causes internes de lenteur, de stagnation ou de régression qui apparaissent dans l’acte même de connaître (1938, p. 16-17). - La formation de l'Esprit scientifique
Bachelard défend une conception discontinue du progrès scientifique, qui avance par ruptures avec les modes de pensée antérieurs et par rectification des erreurs.
Compléments
📌 Hermann von Helmholtz défend une conception causale et réaliste où le but des sciences théoriques est de trouver les causes constantes des phénomènes, à l’opposé de la position positiviste de Mach.
Le réalisme scientifique comporte une dimension métaphysique portant sur l’existence indépendante du monde, une dimension sémantique portant sur l’interprétation littérale des ambitions scientifiques et une dimension épistémologique portant sur leur statut de connaissance du monde.
Les réalistes considèrent que les entités inobservables existent et que la vérité d’une conjecture ne dépend pas des croyances individuelles ou collectives.
Les instrumentalistes distinguent les concepts observables, qui peuvent décrire correctement le monde, des concepts théoriques, conçus comme des fictions commodes pour prédire et relier des états observables.
Ernst Mach défend une position positiviste, inductiviste et instrumentaliste selon laquelle la science doit étudier les faits observables et leurs relations régulières plutôt que des causes inobservables.
Henri Poincaré défend une interprétation instrumentaliste des théories scientifiques dans La Valeur de la science et La Science et l’Hypothèse.
Max Planck réaffirme l’existence d’une réalité en soi derrière les phénomènes, même si la science ne peut l’atteindre, et la conçoit comme un pôle d’attraction pour la recherche.
Barrau (2017) illustre le réalisme scientifique par les trous noirs, dont l’existence est étayée indirectement par les ondes gravitationnelles, les jets de particules rapides et la détection d’objets de masse importante.
Le réaliste demande si la théorie est vraie ; l’instrumentaliste si elle est utile.
★ À maîtriser
📌 Pour Gaston Bachelard, le progrès scientifique procède par ruptures épistémologiques qui émancipent l’esprit des conceptions scientifiques antérieures, contrairement au progrès positiviste conçu comme une accumulation continue et graduelle. - G. Bachelard
📌 Bachelard oppose la science à l’opinion, qui traduit des besoins en connaissances et ne peut fonder le savoir scientifique sans être d’abord détruite.
Compléments
Selon la formule de Bachelard, « il n'est de science que du caché » : la science cherche à révéler l’arrière-plan des faits et leurs causes.
Pour Bachelard, l’esprit scientifique doit s’affranchir de ses limitations cognitives et affectives afin de prétendre à l’objectivité scientifique.
Accumulation positiviste contre rupture bachelardienne
★ À maîtriser
Selon Popper, le principe de rationalité permet aux sciences sociales de reproduire le modèle épistémologique général de l’explication scientifique. - La rationalité et le statut du principe de rationalité, 1967
Pour Popper, ce sont les prédictions incorrectes d’une théorie qui font avancer la science, car les théories peuvent être remplacées par des théories plus adéquates.
Pour Popper, les tests théoriques sont déductifs et peuvent établir qu’une théorie est fausse, mais aucune méthode ne permet de prouver qu’une théorie est vraie.
Compléments
La théorie d’Einstein est réfutable parce qu’elle formule des prédictions précises sur ce qui devrait ou ne devrait pas se produire, contrairement aux théories de Freud présentées par Popper.
L’énoncé « tous les points du cercle euclidien sont équidistants du centre » n’est pas falsifiable, car il est vrai par définition.
Selon Popper, l’énoncé « tous les A sont B » est falsifiable par un seul cas accepté de A qui n’est pas B, tandis que l’énoncé « certains A sont B » ne l’est pas.
Le principe de rationalité s’applique lorsqu’un comportement humain est envisagé comme une action obéissant à des raisons. - Popper
Les fonctions attribuées au principe de rationalité sont : établir l’intelligibilité des comportements, contribuer à leur prévisibilité, assurer une fonction explicative intermédiaire
Pour rendre les hypothèses statistiques falsifiables en psychologie, Popper suggère d’établir des conventions méthodologiques et de les ancrer dans un ensemble théorique produisant plusieurs prédictions.
Dans le modèle déductif-nomologique, une explication d’un fait particulier associe des prémisses universelles formulant des lois et des prémisses singulières fixant les conditions initiales, puis déduit logiquement l’énoncé du fait à expliquer.
L’énoncé « tous les corps se dilatent lorsqu’ils sont chauffés » est falsifiable, car un corps chauffé qui ne se dilaterait pas le contredirait.
Une théorie scientifique risque la réfutation ; une théorie métaphysique y échappe.
★ À maîtriser
Dans une approche constructiviste, l’épistémologie génétique repose sur trois axiomes : la connaissance s’inscrit dans l’adaptation biologique, son développement obéit aux lois de l’évolution, et les types de connaissances diffèrent selon leur nature, leur apparition dans la phylogenèse, la variabilité culturelle et le développement individuel. - Piaget
Selon Kuhn, les chercheurs travaillent d’abord dans un paradigme partagé, puis des anomalies perturbent ce cadre et entraînent de nouvelles recherches et l’émergence d’autres paradigmes.
Compléments
📌 Pour Piaget (1970), expliquer et comprendre sont deux aspects irréductibles mais indissociables de la connaissance scientifique.
Chez Kuhn, le changement de paradigme implique une absence de communication possible entre paradigmes et met ainsi en question l’unité de la science et de son développement historique.
L’épistémologie génétique de Piaget fait collaborer des psychologues du développement, des logiciens et des spécialistes de la discipline étudiée.
La révolution copernicienne correspond au remplacement du paradigme du géocentrisme par celui de l’héliocentrisme.
Paradigme stable → anomalies → recherches → nouveau paradigme
★ À maîtriser
📌 Galilée conçoit la science comme la déduction de prédictions particulières à partir de principes généraux exprimés mathématiquement, tandis que Bacon privilégie l’induction à partir des faits observés.
Dans la Nouvelle Atlantide, Bacon imagine une société dirigée par un collège universel réunissant laboratoires, bibliothèques et observatoires, où des équipes de techniciens réalisent la recherche.
🔄 La méthode baconienne procède ainsi : (Bacon) : soumettre la nature à l’expérience par l’investigation, tirer des faits connus une induction amplifiante vers des faits raisonnablement assimilables, repérer les parties déficientes des connaissances, réorganiser la carte du savoir selon l’avancement historique de la science
Compléments
📌 L’empirisme sensoriel traite la preuve des sens comme base de la connaissance, tandis que l’expérience intérieure, comme les rêves, l’imagination et la fantaisie, ainsi que les émotions, ne constituent pas ses objets de recherche.
📌 Dans l’image de Bacon, l’empirique est comme la fourmi qui amasse et consomme, le dogmatique comme l’araignée qui tire sa toile de sa propre substance, et le philosophe comme l’abeille qui recueille la matière des fleurs puis la transforme par son art.
Selon Robinson (1986), l’empirisme considère les données des sens comme la preuve première de la connaissance et exige que les processus intellectuels ultérieurs s’appuient sur cette preuve pour élaborer des propositions valables sur le monde réel.
La philosophie positiviste de Francis Bacon, puis celle d’Auguste Comte, réserve la recherche scientifique aux objets ou événements directement vécus et expérimentés et rejette la spéculation métaphysique. - F. Bacon, 1561-1626
Bacon soutient que la science véritable est la science des causes et que l’expérience apporte des connaissances nouvelles par l’interprétation de la nature.
Bacon pense que l’application de la science améliorera la condition humaine.
Bacon écarte les travaux de Galilée et de Descartes ainsi que les mathématiques, et récuse le système de Copernic, qu’il juge conçu pour satisfaire des exigences mathématiques.
L’abeille recueille dans les fleurs, puis transforme ce qu’elle a récolté.
★ À maîtriser
📌 Locke distingue les idées simples, fournies par l’expérience, des idées complexes, que l’esprit construit et compose à partir des idées simples.
📌 Locke accepte le dualisme corps-esprit, contrairement au monisme matérialiste de Hobbes.
Pour Hobbes, toute connaissance provient des sens et de l’expérience, et il n’existe pas d’idées innées.
Hobbes est déterministe : il attribue toute activité, y compris le comportement humain, à des forces agissant sur les objets physiques et ne laisse donc pas de place au libre arbitre.
Compléments
Hobbes est mécaniciste parce qu’il considère l’univers et ses éléments, y compris l’être humain, comme des machines.
Hobbes est hédoniste : il considère que le comportement humain est motivé par la recherche du plaisir et l’évitement de la douleur.
Hobbes réintroduit la contiguïté pour expliquer l’association des pensées et des souvenirs : des événements vécus simultanément sont rappelés et pensés ensemble.
Pour Hobbes, la sensation organise les données perçues au lieu de se limiter à les recevoir passivement.
Pour Locke, l’expérience sensorielle ne suffit pas à connaître : l’esprit doit agir sur elle, et la réflexion comme le langage sont indispensables.
Locke explique les différences entre les idées des personnes par leurs différences d’expérience, et non par des différences de perception ou par des idées innées.
🔄 Hobbes décrit la chaîne de la sensation ainsi :
Chez Locke, les sens fournissent des idées que l’esprit mémorise et nomme, puis l’esprit forme d’autres idées à partir des premières et apprend les noms généraux.
Chez Hobbes, la matière et le mouvement excluent l’esprit immatériel et le libre arbitre.
★ À maîtriser
📌 Fechner distingue la psychophysiologie interne, qui étudie les rapports des phénomènes psychologiques avec les phénomènes physiologiques, de la psychophysique externe, qui étudie les rapports des phénomènes psychologiques avec les phénomènes physiques.
Hume présente trois lois d’association :
Hume affirme que nos idées de causalité reposent sur des habitudes de pensée plutôt que sur la perception de forces causales dans le monde extérieur.
La loi de Weber établit une relation systématique entre une stimulation physiologique et une expérience psychologique : la plus petite différence repérable correspond à une fraction constante d’un stimulus standard contrôlé.
Fechner a formulé et codifié trois méthodes de mesure des seuils :
Selon la loi formulée par Fechner, la sensation croît comme le logarithme de l’intensité stimulatrice, et le rapport de Weber constitue l’unité de la sensation.
Compléments
Hume soutient qu’il n’existe pas de soi permanent qui se perpétue dans le temps.
Hume défend un scepticisme modéré selon lequel la raison humaine est intrinsèquement contradictoire et les croyances naturelles permettent de vivre au quotidien.
La méthode des stimuli constants, également appelée méthode des bons et mauvais cas, est devenue la plus importante des trois méthodes de mesure de Fechner.
Fechner a développé les méthodes psychophysiologiques de mesure ainsi que les concepts de seuils absolus et différentiels.
Gustav Fechner, fondateur de la psychophysique, a publié Éléments de psychophysique en 1860.
SCC : Similitude, Contiguïté, Causalité.
★ À maîtriser
📌 Wundt définit la psychologie comme l’étude de l’expérience interne — sensations, sentiments, pensée et volonté — par opposition à l’expérience externe étudiée par les sciences naturelles.
Wilhelm Wundt a créé le premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig en 1879 et y a utilisé l’introspection comme méthode.
Wundt considère la conscience comme une combinaison d’éléments mentaux de base et soutient que l’impression perceptuelle totale est composée d’impressions sensorielles simples.
Edward Bradford Titchener, élève de Wundt, voulait décrire la structure de l’esprit humain et s’appuyait sur l’introspection empruntée à Wundt.
Les éléments de l’expérience consciente sont (Titchener, 1898) :
Compléments
📌 Le structuralisme de Titchener cherche à décrire la structure de l’esprit et s’oppose au volontarisme de Wundt, bien que Wundt défende lui aussi une conception structuraliste de l’esprit.
Les processus mentaux supérieurs concernés sont liés à :
Wundt préconise aussi plusieurs méthodes et indices objectifs : l’observation sans intervention, l’expérimentation, les réponses discriminatoires aux stimuli sensoriels, le temps de réaction
L’introspection analytique forme les observateurs à isoler les impressions sensorielles simples dans la conscience afin de révéler les éléments irréductibles de la perception consciente.
★ À maîtriser
📌 Pour James, une idée vraie n’est ni une propriété de la chose ni une propriété de la pensée, mais le lien qui unit adéquatement l’esprit à l’objet et permet d’agir sans obstacle.
📌 Pour James, sensation et perception sont deux fonctions cognitives distinctes : la perception implique toujours la sensation, tandis que la sensation ne se produit pas dans la vie adulte sans perception.
Pour James, établir la vérité est utile parce que cela permet à l’être humain d’agir adéquatement sur la réalité, de s’y adapter et de la modifier.
Dans L’Origine des Espèces (1859), Darwin soutient que les espèces animales et végétales changent au cours du temps et que l’évolution peut produire de nouvelles espèces.
Darwin défend une descendance à partir d’un ancêtre commun par divergence ; dans ses ouvrages ultérieurs, il soutient que l’être humain provient d’un primate supérieur commun aux humains et aux singes anthropoïdes actuels.
Selon Darwin, la sélection naturelle résulte des changements des conditions extérieures qui imposent une lutte pour l’existence et favorisent la survie des individus les plus aptes, par élimination des moins aptes.
Compléments
📌 Le monde pragmatique de James est pluriel, composé d’objets disjoints que les idées vraies unifient pour permettre l’action, contrairement au monde moniste des philosophes rationalistes ou des théologiens.
📌 Le gradualisme darwinien décrit une évolution progressive et constante, tandis que Gould (1977) souligne l’importance de phénomènes évolutifs soudains, rapides et massifs.
Dans The Principles of Psychology (1890, 1892), William James présente notamment l’empirisme radical, le darwinisme et le pragmatisme.
James définit la métaphysique comme « l’effort pour penser clairement » et rejette l’idée que des entités séparées puissent s’additionner pour former une seule idée.
Le texte rapporte que Darwin attribuait principalement aux mâles la variabilité des espèces et que ses préjugés sociaux et culturels l’ont conduit à valider la supériorité des hommes sur les femmes et des riches sur les pauvres, ainsi que la supériorité culturelle et économique de sa propre race.
Une idée vraie relie adéquatement l’esprit à l’objet ; une idée fausse le relie inadéquatement.
★ À maîtriser
📌 L’épistémologie évolutionniste distingue l’approche spencérienne, qui applique analogiquement l’évolution au changement des théories et au progrès des connaissances, du programme naturaliste, qui applique littéralement l’évolution aux mécanismes et capacités cognitives des animaux et des humains. - Bradie, 1986
Compléments
Le fonctionnalisme, école dominante de la psychologie américaine des années 1890 au début de la Première Guerre mondiale, s’inscrit dans le sillage de l’évolution et de la sélection naturelle.
Le fonctionnalisme s’est développé en réaction à la stagnation des recherches de Wundt et s’appuie sur la physiologie expérimentale pour établir une nouvelle base scientifique à la psychologie.
Le fonctionnalisme promeut l’étude comparée des animaux et des humains en lien avec l’idée darwinienne que les humains descendent d’autres animaux.
Edward Lee Thorndike a élaboré une « boîte à problèmes » dont il a tiré ses lois de l’apprentissage.
L’épistémologie évolutive attribue à la sélection naturelle deux rôles : soutenir la fiabilité des sens et des mécanismes cognitifs ainsi que leur compatibilité avec le monde, et interpréter l’apprentissage par essais et erreurs et l’évolution des théories scientifiques comme des processus de sélection.
Le modèle évolutionniste associe l’importance de l’innéité aux conceptions modulaires de l’esprit et aux théories computationnelles, et examine l’adaptation d’un cerveau ancien à un environnement culturel contemporain.
Les réalisations du Paléolithique citées sont :
L’approche spencérienne applique l’évolution aux théories ; le programme naturaliste l’applique aux mécanismes cognitifs.
★ À maîtriser
En 1880, Ribot crée la psychologie pathologique, présentée comme une psychologie des fonctions normales fondée sur l’observation des phénomènes pathologiques.
Janet crée le terme de « subconscient » et attribue au traumatisme psychique un rôle déterminant dans l’amnésie et la dissociation des souvenirs.
La Psychologie des conduites de Janet synthétise des champs correspondant aujourd’hui à la psychologie cognitive, à la psychologie sociale et à la psychologie dynamique.
Pour Janet, les émotions indiquent les degrés du « sentiment du réel » et ajustent l’acte à la pertinence du contexte.
L’Échelle métrique de l’intelligence, élaborée par Binet avec Théodore Simon, visait à mesurer le développement de l’intelligence des enfants selon leur âge et introduisait le concept d’âge mental.
Compléments
📌 Pour Janet, le terme « sentiments » désigne ce qu’on appelle aujourd’hui les émotions, tandis que ses « émotions » correspondent aux chocs émotionnels.
Selon Janet, la quantité et le contenu des émotions dépendent principalement de la force ou de la fatigue du sujet, donc de sa capacité à entreprendre, perfectionner et achever ses actions.
Selon Janet, des actions efficaces produisent des émotions correspondant bien à la situation.
Binet est présenté comme le premier à souligner la différence génétique des variations cognitives observées dans les performances intellectuelles et physiques.
Janet mène ses investigations psychologiques selon une démarche clinique intuitive et recourt à l’hypnose auprès de sujets reçus en milieu psychiatrique.
★ À maîtriser
Dans l’ordre de la causalité, l’antécédent et le conséquent entretiennent un rapport direct et de même nature, comme l’abus d’alcool qui cause l’ivresse.
Dans l’ordre du conditionnement, le résultat dépasse la condition qui l’a rendu possible, comme l’art de Rostropovitch, qui dépend de la qualité de son violoncelle sans s’y réduire.
Une corrélation exprime seulement la probabilité que deux événements se produisent en même temps et ne fournit aucune indication sur leur cause ni sur leur éventuelle interaction.
Une corrélation significative ne démontre pas une relation de cause à effet.
Compléments
Les corrélations entre modifications du comportement et modifications physiologiques ou biochimiques sont souvent exploitées sans vérification suffisante de leur signification réelle.
L’intégrité de certaines structures cérébrales est présentée comme une condition de la compréhension d’un cours et de l’évocation d’un souvenir, notamment l’aire de Wernicke pour la compréhension et l’hippocampe pour l’évocation.
L’alcool cause l’ivresse ; le violoncelle conditionne l’art de Rostropovitch sans le produire.
Réalisme et instrumentalisme scientifiques
| Dimension | Réalisme | Instrumentalisme |
|---|---|---|
| Statut des théories | Elles visent à décrire le monde réel | Elles servent d’instruments prédictifs |
| Inobservables | Ils peuvent exister et être découverts indirectement | Leur existence ne relève pas de la science |
| Critère d’évaluation | Correspondance avec le monde | Utilité pour traiter les phénomènes |
Teste tes connaissances sur Histoire et Épistémologie de la Psychologie v1 avec 69 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quel est l’objet principal de l’histoire de la psychologie scientifique ?
2. À quelle période la psychologie scientifique apparaît-elle, et sur quels appuis principaux repose-t-elle ?
Mémorisez les concepts clés de Histoire et Épistémologie de la Psychologie v1 avec 94 flashcards interactives.
Sur quoi porte principalement l’histoire de la psychologie scientifique ?
Sur sa constitution comme discipline moderne et universitaire.
À quelle période la psychologie scientifique naît-elle ?
Au milieu du XIXe siècle.
Comment le dualisme cartésien distingue-t-il le corps de l’âme ?
Le corps est une substance étendue ou matérielle, l’âme une substance pensante ou spirituelle.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches