QCM : Histoire et Épistémologie de la Psychologie v1 (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de l’histoire de la psychologie scientifique ?

La succession des doctrines religieuses sur les facultés humaines
La naissance des réflexions philosophiques sur l’âme dans l’Antiquité
La formation des premières théories médicales de la personnalité
La constitution de la psychologie comme discipline moderne et universitaire

La constitution de la psychologie comme discipline moderne et universitaire

Explication

L’histoire de la psychologie scientifique s’intéresse principalement à sa constitution comme discipline moderne et universitaire. Les réflexions anciennes sur l’âme relèvent d’un héritage philosophique, mais ne se confondent pas avec la psychologie scientifique moderne.

2. À quelle période la psychologie scientifique apparaît-elle, et sur quels appuis principaux repose-t-elle ?

Au début du XVIIIe siècle, avec la spéculation métaphysique et l’observation clinique
À la fin du XIXe siècle, avec les tests standardisés et l’imagerie cérébrale
Au milieu du XXe siècle, avec les enquêtes sociales et les modèles informatiques
Au milieu du XIXe siècle, avec l’introspection et le développement des méthodes scientifiques

Au milieu du XIXe siècle, avec l’introspection et le développement des méthodes scientifiques

Explication

La psychologie scientifique naît au milieu du XIXe siècle en s’appuyant notamment sur l’introspection et le développement des méthodes scientifiques. Les tests standardisés et l’imagerie cérébrale ne caractérisent pas ses fondements historiques initiaux.

3. Comment le dualisme cartésien distingue-t-il le corps de l’âme ?

Le corps est une substance pensante et spirituelle, tandis que l’âme est étendue et matérielle
Le corps et l’âme sont deux substances matérielles qui diffèrent par leur organisation
Le corps est une substance étendue et matérielle, tandis que l’âme est pensante et spirituelle
Le corps et l’âme sont deux substances spirituelles qui diffèrent par leurs fonctions

Le corps est une substance étendue et matérielle, tandis que l’âme est pensante et spirituelle

Explication

Dans le dualisme cartésien, le corps relève de l’étendue matérielle et l’âme de la pensée spirituelle. Inverser ces propriétés, comme le fait un distracteur, contredit précisément cette distinction.

4. Quelle opposition caractérise les conceptions de John Locke et de Gottfried Wilhelm Leibniz sur les idées innées ?

Locke et Leibniz les refusent, mais fondent respectivement les traditions empirique et nativiste
Locke et Leibniz les admettent, mais fondent respectivement les traditions nativiste et empirique
Locke les refuse et soutient une tradition empirique, tandis que Leibniz les admet et soutient une tradition nativiste
Locke les admet et soutient une tradition nativiste, tandis que Leibniz les refuse et soutient une tradition empirique

Locke les refuse et soutient une tradition empirique, tandis que Leibniz les admet et soutient une tradition nativiste

Explication

Locke refuse les idées innées et contribue à la tradition empirique, tandis que Leibniz les admet et développe une tradition nativiste. Attribuer à Locke l’innéisme et à Leibniz l’empirisme inverse leurs positions.

5. Comment Ebbinghaus a-t-il abordé l’étude de la mémoire ?

En appliquant à la sensation la méthode expérimentale qu’il avait conçue pour étudier la mémoire
En appliquant à la mémoire la méthode expérimentale que Fechner avait utilisée pour étudier la sensation
En étudiant la mémoire par observation clinique, selon la méthode que Fechner appliquait à l’apprentissage
En appliquant à la mémoire l’introspection philosophique que Fechner avait utilisée pour étudier l’âme

En appliquant à la mémoire la méthode expérimentale que Fechner avait utilisée pour étudier la sensation

Explication

Ebbinghaus transpose à l’étude de la mémoire la méthode expérimentale employée par Fechner pour étudier la sensation. Il ne s’agit pas d’une simple reprise de l’introspection philosophique.

6. Quelle caractéristique permet de définir la science comme un ensemble cohérent de connaissances ?

Elle porte sur des faits ou phénomènes, possède un objet et une méthode, et s’appuie sur des relations vérifiables
Elle rassemble des opinions cohérentes, repose sur l’autorité d’une tradition et propose des interprétations générales
Elle accumule des observations, sans objet déterminé, et tient ses conclusions pour indépendantes de toute vérification
Elle décrit des phénomènes par intuition, sans méthode définie, et privilégie les relations subjectives

Elle porte sur des faits ou phénomènes, possède un objet et une méthode, et s’appuie sur des relations vérifiables

Explication

La science associe un objet et une méthode à des connaissances sur des faits ou phénomènes, fondées sur des relations objectives vérifiables. Une interprétation reposant sur l’autorité ou des relations subjectives ne répond pas à ces critères.

7. Une chercheuse observe un phénomène, formule une hypothèse à partir de cette observation, puis conçoit une expérience pour la mettre à l’épreuve. Quelle démarche suit-elle ?

La méthode inductive pure, qui généralise les résultats sans formuler d’hypothèse préalable
La méthode introspective, qui examine les expériences subjectives sans chercher à vérifier une hypothèse
La méthode hypothético-déductive, qui conduit des prémisses à une hypothèse puis à sa vérification expérimentale
La méthode descriptive, qui consiste à classer les observations sans construire de test expérimental

La méthode hypothético-déductive, qui conduit des prémisses à une hypothèse puis à sa vérification expérimentale

Explication

La méthode hypothético-déductive part de prémisses issues notamment de l’observation pour formuler des hypothèses, puis construit des méthodes expérimentales afin de les vérifier. La description seule ne comporte pas cette mise à l’épreuve expérimentale.

8. Deux équipes obtiennent des résultats comparables en répétant une étude avec une procédure explicitée. Quelles qualités méthodologiques ces résultats illustrent-ils ?

La cohérence, la simplicité et la portée générale des hypothèses et modèles
La précision, la nouveauté et l’originalité des interprétations et conclusions
La subjectivité, la spontanéité et la singularité des observations et raisonnements
L’objectivité, la reproductibilité et la vérifiabilité des observations et raisonnements

L’objectivité, la reproductibilité et la vérifiabilité des observations et raisonnements

Explication

Les observations et raisonnements scientifiques doivent être objectifs, reproductibles et vérifiables ; la répétition de l’étude illustre particulièrement leur reproductibilité. L’originalité peut être appréciée en recherche, mais ne remplace pas ces exigences méthodologiques.

9. Que signifie mesurer une variable empirique en psychologie ?

Attribuer une valeur chiffrée à un objet ou à un événement au moyen d’une méthode de recherche
Interpréter un comportement à partir d’une théorie sans recueillir de données empiriques
Classer des objets ou des événements selon une préférence sans mesurer leurs variables
Décrire une expérience subjective sans lui associer de valeur ni appliquer de méthode de recherche

Attribuer une valeur chiffrée à un objet ou à un événement au moyen d’une méthode de recherche

Explication

La mesure en psychologie consiste à attribuer une valeur chiffrée à des objets ou événements en appliquant une méthode de recherche pour mesurer des variables empiriques. Une interprétation théorique sans données ne réalise pas cette opération de mesure.

10. Quels sont les trois axes méthodologiques associés aux qualités métrologiques des tests et des échelles ?

La sensibilité, la précision et la standardisation
La fidélité, la représentativité et la prédiction
La validité, la neutralité et la reproductibilité
La fidélité, la validité et la généralisation

La fidélité, la validité et la généralisation

Explication

Les qualités métrologiques des tests et des échelles sont associées à la fidélité, à la validité et à la généralisation. La précision et la standardisation peuvent être pertinentes en mesure, mais ne remplacent pas ces trois axes.

11. Quels niveaux de mesure Stevens distingue-t-il ?

Les échelles catégorielle, binaire, continue et probabiliste
Les échelles nominale, ordinale, d’intervalle et de rapport
Les échelles nominale, de rang, différentielle et comparative
Les échelles descriptive, ordinale, métrique et prédictive

Les échelles nominale, ordinale, d’intervalle et de rapport

Explication

Stevens distingue quatre niveaux hiérarchiques : nominal, ordinal, d’intervalle et de rapport. Les catégories proposées dans les autres réponses ne correspondent pas à cette classification.

12. Quelle définition de l’épistémologie le Grand Robert propose-t-il au sens large ?

L’étude des méthodes expérimentales propres à chaque science
La théorie de la connaissance et de sa validité
L’analyse psychologique de la formation des croyances individuelles
La classification des disciplines selon leurs objets d’étude

La théorie de la connaissance et de sa validité

Explication

Au sens large, l’épistémologie porte sur la connaissance et sur la validité de celle-ci. L’étude des méthodes expérimentales ne correspond qu’à une partie possible de l’analyse des sciences.

13. Une chercheuse analyse comment les problèmes d’une science particulière ont évolué au fil du temps. Quelle orientation épistémologique privilégie cette démarche ?

L’orientation descriptive, centrée sur les méthodes d’une science donnée
L’orientation normative, centrée sur la délimitation des disciplines scientifiques
L’orientation générale, centrée sur les processus communs de connaissance
L’orientation spécifique, centrée sur les sciences et leur histoire concrète

L’orientation spécifique, centrée sur les sciences et leur histoire concrète

Explication

L’orientation spécifique privilégie l’étude des sciences et le développement historique concret de leurs problèmes. L’orientation générale examine plutôt les processus de connaissance, leur logique et leurs fondements.

14. Quel est l’objet de l’épistémologie classique dans la définition de Doron et Parot ?

Établir des règles expérimentales uniformes pour organiser toutes les disciplines scientifiques
Examiner les principes, hypothèses et résultats scientifiques pour en évaluer la valeur logique et la portée objective
Étudier l’évolution historique des idées sans évaluer leur portée objective
Décrire les expériences individuelles pour déterminer l’origine psychologique des croyances

Examiner les principes, hypothèses et résultats scientifiques pour en évaluer la valeur logique et la portée objective

Explication

Doron et Parot définissent l’épistémologie classique comme l’examen critique des principes, hypothèses et résultats scientifiques, notamment quant à leur valeur logique et leur portée objective. Une description des expériences individuelles relève plutôt d’une enquête psychologique.

15. Une épistémologue délimite les disciplines qui peuvent être qualifiées de scientifiques. Quel aspect de l’épistémologie met-elle en œuvre ?

L’aspect normatif, qui définit la science et les limites du champ scientifique
L’aspect historique, qui retrace l’évolution concrète des problèmes scientifiques
L’aspect descriptif, qui expose le contenu et la structure d’une science
L’aspect psychologique, qui étudie la formation des croyances chez les individus

L’aspect normatif, qui définit la science et les limites du champ scientifique

Explication

L’aspect normatif sert à définir la science et à délimiter le champ des disciplines scientifiques. L’aspect descriptif présente plutôt le contenu, la structure et les méthodes d’une science.

16. Deux chercheurs expliquent l’acquisition d’une connaissance sensorielle : l’un la voit comme un enregistrement de l’expérience, l’autre comme le résultat d’une transformation mentale active. Quelle attribution respecte la distinction entre empirisme radical et rationalisme ?

L’empirisme radical privilégie la transformation mentale, tandis que le rationalisme réduit le savoir à l’enregistrement sensoriel
L’empirisme radical attribue le savoir à des idées innées, tandis que le rationalisme l’attribue à la maturation biologique
L’empirisme radical explique le savoir par la maturation interne, tandis que le rationalisme le rapporte à l’interaction sociale
L’empirisme radical privilégie l’enregistrement sensoriel, tandis que le rationalisme souligne la transformation par l’esprit

L’empirisme radical privilégie l’enregistrement sensoriel, tandis que le rationalisme souligne la transformation par l’esprit

Explication

L’empirisme radical fait de l’expérience sensorielle enregistrée la source de la connaissance, alors que le rationalisme accorde à l’esprit un rôle actif de transformation. L’explication par des idées innées renvoie à une autre thèse, et non à la définition de l’empirisme radical.

17. Dans leur controverse de 1975, comment Chomsky et Piaget distinguent-ils leurs explications des capacités cognitives ?

Chomsky invoque des compétences mentales innées, tandis que Piaget décrit une construction progressive par l’expérience et la maturation
Chomsky met l’accent sur la maturation progressive, tandis que Piaget fait des capacités linguistiques un héritage inné
Chomsky attribue les capacités à l’apprentissage social, tandis que Piaget les rapporte à des idées présentes dès la naissance
Chomsky décrit une construction par l’expérience et la maturation, tandis que Piaget invoque des compétences linguistiques innées

Chomsky invoque des compétences mentales innées, tandis que Piaget décrit une construction progressive par l’expérience et la maturation

Explication

Chomsky défend l’existence de compétences mentales innées, notamment pour expliquer les capacités linguistiques universelles, tandis que Piaget insiste sur une construction progressive. L’explication par l’expérience et la maturation correspond à Piaget, pas à Chomsky.

18. Comment l’épistémologie génétique de Piaget étudie-t-elle la formation des connaissances ?

Elle retrace l’histoire des institutions scientifiques pour expliquer l’apparition des théories modernes
Elle compare les disciplines pour déterminer les règles qui définissent une science valide
Elle mesure l’enregistrement sensoriel pour établir les connaissances présentes dès la naissance
Elle mobilise la psychologie expérimentale de l’enfant pour suivre les mécanismes de connaissance jusqu’à la pensée scientifique

Elle mobilise la psychologie expérimentale de l’enfant pour suivre les mécanismes de connaissance jusqu’à la pensée scientifique

Explication

L’épistémologie génétique s’appuie sur les données expérimentales de la psychologie de l’enfant afin de décrire les mécanismes de connaissance et leur développement jusqu’à la pensée scientifique. La reconstitution de l’histoire des institutions relève d’une approche historique, et non de cette démarche psychologique.

19. Dans la conception de Piaget, qu’est-ce qui caractérise une structure ?

Elle possède des lois de totalité, des transformations et un autoréglage qui limite son contenu
Elle conserve un contenu fixe en empêchant toute transformation de ses éléments constitutifs
Elle dépend d’une échelle temporelle historique pour acquérir une organisation autonome
Elle rassemble des éléments indépendants dont les propriétés déterminent intégralement l’ensemble

Elle possède des lois de totalité, des transformations et un autoréglage qui limite son contenu

Explication

Pour Piaget, une structure se caractérise par des lois de totalité distinctes de celles de ses éléments, des transformations et un autoréglage. Un contenu fixe sans transformations ne rend pas compte de cette caractéristique.

20. Comment définir une théorie scientifique par rapport aux lois, aux hypothèses et aux modèles qu’elle mobilise ?

Comme une hypothèse provisoire qui relie deux variables avant toute recherche
Comme une liste de lois indépendantes dont chacune explique un phénomène distinct
Comme un modèle isolé qui représente un phénomène sans l’inscrire dans un cadre plus large
Comme un système cohérent qui les coordonne et les unifie dans un cadre plus général

Comme un système cohérent qui les coordonne et les unifie dans un cadre plus général

Explication

Une théorie scientifique coordonne et unifie lois, hypothèses, principes et modèles dans un système cohérent et plus général. Une hypothèse provisoire peut contribuer à une théorie, mais elle ne constitue pas à elle seule ce système unificateur.

21. Une théorie scientifique permet de prévoir des résultats, de relier des connaissances, de suggérer de nouvelles recherches et de représenter des phénomènes. À quelles fonctions ces rôles correspondent-ils ?

Aux fonctions descriptive, normative, historique et expérimentale
Aux fonctions empirique, déductive, comparative et statistique
Aux fonctions classificatoire, causale, psychologique et instrumentale
Aux fonctions explicative-prédictive, unificatrice, heuristique et représentationnelle

Aux fonctions explicative-prédictive, unificatrice, heuristique et représentationnelle

Explication

Les quatre fonctions d’une théorie scientifique sont explicative-prédictive, unificatrice, heuristique et représentationnelle. Les fonctions descriptive et normative renvoient notamment à des aspects de l’épistémologie, pas à cette liste.

22. Une chercheuse propose une réponse provisoire à une question théorique, formulée sous forme conditionnelle et reliant plusieurs variables. De quel type d’énoncé s’agit-il ?

D’une loi, conçue comme un résultat établi qui organise les principes d’une discipline
D’une hypothèse, conçue comme une réponse provisoire à mettre à l’épreuve
D’une théorie, conçue comme un système général qui unifie plusieurs modèles
D’un modèle, conçu comme une représentation conceptuelle déjà intégrée à une théorie

D’une hypothèse, conçue comme une réponse provisoire à mettre à l’épreuve

Explication

Une hypothèse est une réponse provisoire issue d’une question théorique, formulée conditionnellement et reliant au moins deux variables. Une théorie désigne un système plus général qui coordonne plusieurs éléments scientifiques.

23. Une équipe part d’une théorie existante, en repère les limites, formule une hypothèse causale, puis la confronte à des résultats de recherche. Quelle démarche suit-elle ?

La démarche hypothético-déductive, qui met l’hypothèse à l’épreuve pour la confirmer ou l’infirmer
La démarche inductive, qui généralise une loi à partir d’observations sans théorie préalable
La démarche descriptive, qui présente les méthodes d’une science sans tester d’hypothèse
La démarche heuristique, qui explore de nouvelles pistes sans confronter de prédiction aux résultats

La démarche hypothético-déductive, qui met l’hypothèse à l’épreuve pour la confirmer ou l’infirmer

Explication

La démarche hypothético-déductive part d’une théorie et de ses limites, puis confronte une hypothèse causale aux résultats d’une recherche. Une démarche inductive part plutôt des observations pour construire une généralisation, sans suivre cette séquence théorique.

24. Comment le réalisme scientifique rend-il compte de l’existence d’entités qui ne sont pas directement observables ?

Elles sont des outils théoriques utiles, sans que leur existence dans le monde doive être établie.
Elles sont tenues pour réelles lorsqu’elles peuvent être observées directement par les sens.
Elles sont des constructions mentales dont l’existence dépend des observations des chercheurs.
Elles existent indépendamment de l’esprit et peuvent être découvertes indirectement par leurs effets observables.

Elles existent indépendamment de l’esprit et peuvent être découvertes indirectement par leurs effets observables.

Explication

Le réalisme scientifique affirme que le monde existe indépendamment de l’esprit et que des entités inobservables peuvent être inférées à partir de leurs effets observables. L’instrumentalisme met plutôt l’accent sur l’utilité des théories, sans faire de l’existence de ces entités son critère central.

25. Une théorie prédit avec succès plusieurs phénomènes, mais son utilisateur ne cherche pas à établir si ses entités théoriques existent réellement. Quelle approche cela illustre-t-il ?

Le falsificationnisme, qui exige que toute théorie puisse être réfutée par l’expérience.
Le réalisme, qui juge une théorie selon sa correspondance avec le monde décrit.
L’instrumentalisme, qui apprécie les théories pour leur utilité prédictive et descriptive.
Le positivisme, qui conçoit le progrès comme une accumulation continue de résultats.

L’instrumentalisme, qui apprécie les théories pour leur utilité prédictive et descriptive.

Explication

L’instrumentalisme considère les théories comme des instruments permettant de résoudre des problèmes, de prédire et de décrire des phénomènes. Le réalisme se distingue en évaluant les théories notamment selon leur correspondance au monde.

26. Quelle différence distingue principalement l’évaluation d’une théorie par le réalisme de son évaluation par l’instrumentalisme ?

Le réalisme l’évalue selon sa correspondance au monde, tandis que l’instrumentalisme l’évalue selon son utilité.
Le réalisme la juge selon son pouvoir prédictif, tandis que l’instrumentalisme examine l’existence des entités décrites.
Le réalisme l’évalue selon sa capacité à résoudre des problèmes, tandis que l’instrumentalisme examine sa vérité.
Le réalisme la juge selon sa simplicité, tandis que l’instrumentalisme la juge selon son accord avec les observations.

Le réalisme l’évalue selon sa correspondance au monde, tandis que l’instrumentalisme l’évalue selon son utilité.

Explication

Pour le réalisme, une théorie est vraie si elle correspond au monde et en décrit correctement un aspect; l’instrumentalisme privilégie son utilité. Confondre l’utilité avec le critère réaliste inverse précisément la distinction entre ces approches.

27. Dans la conception de Bachelard, comment le progrès scientifique se produit-il ?

Par l’accumulation graduelle des connaissances, sans remise en cause des idées antérieures.
Par le remplacement des observations par des modèles théoriques plus simples et plus cohérents.
Par des ruptures avec les modes de pensée antérieurs et par la rectification des erreurs.
Par la confirmation successive des théories établies et la réduction des divergences entre elles.

Par des ruptures avec les modes de pensée antérieurs et par la rectification des erreurs.

Explication

Bachelard décrit un progrès discontinu, fait de ruptures avec des façons de penser antérieures et de rectifications d’erreurs. L’idée d’une accumulation continue et graduelle correspond plutôt à la conception positiviste opposée à cette approche.

28. Quelle opposition Bachelard établit-il entre sa conception du progrès scientifique et la conception positiviste ?

Le progrès scientifique suit les besoins de l’opinion, tandis que le progrès positiviste se construit par la remise en question.
Le progrès scientifique est continu et graduel, tandis que le progrès positiviste procède par ruptures épistémologiques.
Le progrès scientifique procède par ruptures épistémologiques, tandis que le progrès positiviste est continu et graduel.
Le progrès scientifique élimine toute erreur, tandis que le progrès positiviste repose sur la rectification des erreurs.

Le progrès scientifique procède par ruptures épistémologiques, tandis que le progrès positiviste est continu et graduel.

Explication

Pour Bachelard, les ruptures épistémologiques libèrent l’esprit de conceptions antérieures, contrairement au progrès positiviste conçu comme une accumulation continue. La conception graduelle est donc attribuée à tort à Bachelard dans le distracteur le plus plausible.

29. Quel rôle l’erreur joue-t-elle dans la conception bachelardienne de l’esprit scientifique ?

Elle démontre qu’une théorie scientifique ne peut être évaluée par l’expérience.
Elle constitue un obstacle qui empêche toute correction des connaissances scientifiques.
Elle signale que l’activité scientifique doit céder la place à l’opinion commune.
Elle est constitutive de cet esprit, qui apprend à la repérer et à la rectifier.

Elle est constitutive de cet esprit, qui apprend à la repérer et à la rectifier.

Explication

Pour Bachelard, l’erreur fait partie de la formation de l’esprit scientifique, qui apprend à la reconnaître et à la rectifier. Cela ne signifie pas que l’erreur empêche toute correction : la rectification est justement un élément de cette démarche.

30. Pourquoi Bachelard estime-t-il que l’opinion ne peut pas fonder directement le savoir scientifique ?

Parce qu’elle construit des explications universelles, alors que la science s’intéresse aux expériences individuelles.
Parce qu’elle repose sur des causes cachées, alors que la science se limite aux faits immédiatement accessibles.
Parce qu’elle traduit des besoins en connaissances, alors que la science construit son savoir par la question et la remise en question.
Parce qu’elle rectifie les erreurs par l’observation, alors que la science s’appuie sur des conceptions antérieures.

Parce qu’elle traduit des besoins en connaissances, alors que la science construit son savoir par la question et la remise en question.

Explication

Bachelard oppose l’opinion, qui traduit des besoins en connaissances, à la démarche scientifique fondée sur le questionnement et la remise en question. L’idée que la science s’en tient à l’expérience immédiate est trompeuse : Bachelard souligne au contraire la recherche de ce qui se cache derrière les faits.

31. Quel rôle le principe de rationalité joue-t-il dans la conception poppérienne des sciences sociales ?

Il permet aux sciences sociales de reprendre le modèle épistémologique général de l’explication scientifique.
Il établit que les sciences sociales doivent accumuler des observations sans proposer d’explications.
Il distingue les théories sociales scientifiques en exigeant qu’elles soient réfutables par une observation.
Il garantit que toute action humaine peut être prédite avec certitude à partir de lois universelles.

Il permet aux sciences sociales de reprendre le modèle épistémologique général de l’explication scientifique.

Explication

Selon Popper, le principe de rationalité permet aux sciences sociales de reproduire le modèle général de l’explication scientifique. Le critère de réfutabilité concerne la distinction entre théories scientifiques et non scientifiques, et ne définit pas ici le rôle du principe de rationalité.

32. Qu’est-ce qui rend une théorie falsifiable au sens de Popper ?

Elle a déjà été confirmée par plusieurs observations indépendantes et concordantes.
Elle est compatible avec toute observation, y compris celles qui semblent la contredire.
Elle décrit des phénomènes sans produire de conséquences observables susceptibles de la tester.
Elle peut être réfutée par une observation possible qui contredirait ses prédictions.

Elle peut être réfutée par une observation possible qui contredirait ses prédictions.

Explication

La falsifiabilité exige qu’une théorie puisse être mise à l’épreuve et réfutée par une observation possible. Une théorie compatible avec toute observation ne permet pas une telle réfutation et ne satisfait donc pas ce critère.

33. Dans la conception de Popper, comment une prédiction incorrecte peut-elle contribuer au progrès scientifique ?

Elle confirme la théorie dès lors que les autres prédictions de celle-ci sont vérifiées.
Elle montre que les observations ne peuvent servir à évaluer les théories scientifiques.
Elle met en difficulté une théorie et favorise son remplacement par une théorie plus adéquate.
Elle transforme la théorie en vérité établie que les recherches ultérieures doivent préserver.

Elle met en difficulté une théorie et favorise son remplacement par une théorie plus adéquate.

Explication

Une prédiction incorrecte révèle une difficulté pour la théorie et peut conduire à la remplacer par une explication plus adéquate. Elle ne confirme pas la théorie simplement parce que d’autres prédictions ont réussi : les tests doivent pouvoir mettre en évidence ses erreurs.

34. Quelle conclusion Popper tire-t-il des tests déductifs appliqués aux théories ?

Ils peuvent établir qu’une théorie est vraie ou fausse selon le nombre d’observations disponibles.
Ils peuvent établir qu’une théorie est fausse, mais aucune méthode ne permet d’établir qu’elle est vraie.
Ils peuvent évaluer des prédictions, mais ne permettent jamais de tirer de conclusion sur une théorie.
Ils peuvent établir qu’une théorie est vraie, mais ne peuvent pas montrer qu’elle est fausse.

Ils peuvent établir qu’une théorie est fausse, mais aucune méthode ne permet d’établir qu’elle est vraie.

Explication

Pour Popper, un test déductif peut montrer qu’une théorie est fausse lorsque ses conséquences échouent, mais il n’existe pas de méthode permettant d’en prouver la vérité. L’idée que des confirmations suffisent à établir définitivement la vérité inverse cette asymétrie.

35. Que désigne un paradigme scientifique chez Thomas S. Kuhn ?

Une théorie isolée qui explique les résultats d’une expérience particulière
Un ensemble partagé d’hypothèses, de démarches et de procédés techniques adopté par une communauté scientifique
Un inventaire de faits observés sans hypothèses ni méthodes communes
Une règle universelle qui détermine les méthodes de toutes les disciplines scientifiques

Un ensemble partagé d’hypothèses, de démarches et de procédés techniques adopté par une communauté scientifique

Explication

Pour Kuhn, un paradigme rassemble des hypothèses générales, des démarches et des procédés techniques partagés par une communauté scientifique à une période donnée. Une théorie isolée ne suffit donc pas à constituer un paradigme.

36. Dans le modèle de Kuhn, que peut provoquer l’apparition d’anomalies au sein d’un paradigme partagé ?

La disparition de toute recherche jusqu’à l’obtention d’un consensus définitif
La confirmation immédiate du cadre existant par la communauté scientifique
Le remplacement des observations par des principes mathématiques généraux
Des recherches nouvelles susceptibles de conduire à l’émergence d’autres paradigmes

Des recherches nouvelles susceptibles de conduire à l’émergence d’autres paradigmes

Explication

Les anomalies perturbent le paradigme en place et entraînent de nouvelles recherches, qui peuvent favoriser l’émergence d’autres paradigmes. Elles ne confirment donc pas immédiatement le cadre existant.

37. Quelle démarche caractérise l’épistémologie génétique promue par Jean Piaget ?

Une analyse historique qui décrit les paradigmes sans mettre à l’épreuve leurs hypothèses psychologiques
Une approche interdisciplinaire qui contrôle expérimentalement les hypothèses psychologiques mobilisées par les épistémologies
Une enquête sociologique qui mesure l’accord entre les membres d’une communauté scientifique
Une méthode logique qui déduit les connaissances des seuls principes théoriques généraux

Une approche interdisciplinaire qui contrôle expérimentalement les hypothèses psychologiques mobilisées par les épistémologies

Explication

L’épistémologie génétique associe plusieurs disciplines et soumet à un contrôle expérimental les hypothèses psychologiques utilisées par les épistémologies. La simple description historique des paradigmes ne réalise pas ce contrôle.

38. Quelle conception du développement de la connaissance est compatible avec les axiomes constructivistes de l’épistémologie génétique ?

La connaissance dépend de l’évolution biologique, mais ses formes restent indépendantes du développement individuel
La connaissance se développe hors de l’adaptation biologique et suit une progression identique dans toutes les cultures
La connaissance s’inscrit dans l’adaptation biologique, évolue selon des lois de l’évolution et varie selon les types de savoir
La connaissance varie selon les cultures, mais apparaît sans lien avec la phylogenèse ni les processus évolutifs

La connaissance s’inscrit dans l’adaptation biologique, évolue selon des lois de l’évolution et varie selon les types de savoir

Explication

Les axiomes relient la connaissance à l’adaptation biologique et aux lois de l’évolution, tout en distinguant les types de savoir selon plusieurs dimensions, dont la phylogenèse, la culture et le développement individuel. La conception d’une progression identique dans toutes les cultures écarte à tort cette variabilité.

39. Quelle thèse fondamentale définit l’empirisme ?

La connaissance dérive de principes innés, que l’expérience ne fait que rendre conscients
La connaissance dérive de l’accord collectif, qui remplace l’observation individuelle
La connaissance dérive de la raison, qui organise les données indépendamment de l’expérience
La connaissance dérive de l’expérience, qui joue un rôle central dans la formation du savoir

La connaissance dérive de l’expérience, qui joue un rôle central dans la formation du savoir

Explication

L’empirisme fait de l’expérience la source de la connaissance et lui accorde un rôle central dans la formation du savoir. La thèse qui privilégie la raison correspond plutôt au rationalisme.

40. Quelle différence distingue la conception de la science de Galilée de celle de Bacon ?

Galilée déduit des prédictions particulières de principes mathématiques généraux, tandis que Bacon induit à partir des faits observés
Galilée et Bacon fondent tous deux la science sur la déduction, mais diffèrent sur le choix des principes
Galilée et Bacon fondent tous deux la science sur l’induction, mais diffèrent sur le rôle des expériences
Galilée induit des principes généraux à partir des faits, tandis que Bacon déduit des prédictions de principes mathématiques

Galilée déduit des prédictions particulières de principes mathématiques généraux, tandis que Bacon induit à partir des faits observés

Explication

Galilée part de principes généraux exprimés mathématiquement pour en déduire des prédictions particulières, tandis que Bacon privilégie l’induction fondée sur les faits observés. La réponse qui attribue l’induction à Galilée et la déduction à Bacon inverse leurs approches.

41. Comment la méthode de Bacon conduit-elle à réorganiser les connaissances ?

Elle accumule les observations sans les étendre à des faits assimilables, puis classe les disciplines par ancienneté
Elle remplace les expériences par des conjectures, puis réorganise le savoir selon un plan théorique préalable
Elle déduit les faits de principes établis, puis conserve la carte du savoir indépendamment des découvertes
Elle expérimente sur la nature, étend inductivement les faits connus, puis repère les lacunes pour réorganiser le savoir

Elle expérimente sur la nature, étend inductivement les faits connus, puis repère les lacunes pour réorganiser le savoir

Explication

Bacon soumet la nature à l’expérience, étend l’induction à des faits raisonnablement assimilables et repère les parties déficientes du savoir pour réorganiser les connaissances. La déduction à partir de principes établis ne décrit pas cette progression inductive.

42. Quelle organisation de la recherche Bacon imagine-t-il dans La Nouvelle Atlantide ?

Des chercheurs indépendants conduisent leurs travaux sans institution commune ni équipements spécialisés
Un collège universel dirige une société dotée de laboratoires, de bibliothèques et d’observatoires où des équipes techniques font la recherche
Une académie de philosophes débat des idées, tandis que les observations sont menées par des citoyens isolés
Une assemblée politique choisit les théories, tandis que les artisans se chargent de conserver les livres

Un collège universel dirige une société dotée de laboratoires, de bibliothèques et d’observatoires où des équipes techniques font la recherche

Explication

Bacon imagine un collège universel dirigeant une société qui réunit des laboratoires, des bibliothèques et des observatoires, avec des équipes de techniciens chargées de la recherche. Un modèle de chercheurs indépendants sans institution commune ne correspond pas à cette organisation.

43. Quelle thèse exprime le monisme matérialiste de Hobbes ?

Le corps et l’esprit sont deux substances distinctes qui existent séparément
L’esprit constitue la réalité fondamentale, tandis que la matière en est une représentation
Tout ce qui existe est matière et mouvement, sans esprit immatériel
La matière existe, mais l’esprit immatériel gouverne les mouvements du corps

Tout ce qui existe est matière et mouvement, sans esprit immatériel

Explication

Le monisme matérialiste de Hobbes affirme que tout est matière et mouvement et nie l’existence d’un esprit immatériel. Le dualisme corps-esprit, associé ici à Locke, pose au contraire deux réalités distinctes.

44. D’où Hobbes fait-il provenir la connaissance ?

Des sens et de l’expérience, sans recours à des idées innées
De la raison seule, les perceptions n’apportant pas de connaissance véritable
Des idées innées, que les expériences sensibles rendent ensuite plus précises
De l’esprit immatériel, qui produit des idées indépendamment des sensations

Des sens et de l’expérience, sans recours à des idées innées

Explication

Pour Hobbes, toute connaissance vient des sens et de l’expérience, et il n’existe pas d’idées innées. La thèse des idées préexistantes que l’expérience ne ferait que préciser contredit cette position.

45. Quelle conséquence le déterminisme de Hobbes a-t-il pour l’explication du comportement humain ?

Le comportement s’explique par des forces agissant sur les objets physiques, sans place pour le libre arbitre
Le comportement dépend d’un esprit immatériel qui suspend les effets des causes physiques
Le comportement alterne entre des actions déterminées et des choix indépendants des causes matérielles
Le comportement résulte d’un libre choix qui échappe aux forces agissant sur les corps

Le comportement s’explique par des forces agissant sur les objets physiques, sans place pour le libre arbitre

Explication

Hobbes attribue toute activité, y compris le comportement humain, à des forces qui agissent sur des objets physiques, ce qui exclut le libre arbitre dans son modèle. L’idée d’un choix qui échappe à ces forces est donc incompatible avec son déterminisme.

46. Comment Locke distingue-t-il les idées simples des idées complexes ?

Les idées simples et complexes sont toutes deux innées, mais diffèrent par leur degré de clarté
Les idées complexes viennent directement des sens, tandis que l’esprit décompose les idées simples
Les idées simples naissent de la raison, tandis que les idées complexes sont fournies par l’expérience
Les idées simples viennent de l’expérience, tandis que l’esprit compose les idées complexes à partir d’elles

Les idées simples viennent de l’expérience, tandis que l’esprit compose les idées complexes à partir d’elles

Explication

Locke distingue les idées simples, fournies par l’expérience, des idées complexes, que l’esprit construit en composant des idées simples. La réponse qui attribue aux sens la production directe des idées complexes inverse cette distinction.

47. Quelles sont les trois lois d’association des idées proposées par Hume ?

La similitude, la différence et l’association entre une sensation et une idée
La contiguïté spatiale, la causalité et la répétition des perceptions
La ressemblance, la succession temporelle et l’intensité des sensations
La similitude, la contiguïté spatiale et temporelle, et la causalité

La similitude, la contiguïté spatiale et temporelle, et la causalité

Explication

Hume distingue la similitude, la contiguïté dans l’espace et le temps, ainsi que la causalité comme lois d’association. La répétition des perceptions peut contribuer à une habitude, mais elle ne remplace pas l’une de ces trois lois.

48. Comment Hume explique-t-il que nous formions des idées de causalité ?

Par la perception directe d’une force qui relie les événements dans le monde extérieur
Par une déduction rationnelle qui établit nécessairement le lien entre deux événements
Par la similitude entre les idées, qui révèle une connexion réelle entre les objets
Par des habitudes de pensée, plutôt que par la perception d’une force causale extérieure

Par des habitudes de pensée, plutôt que par la perception d’une force causale extérieure

Explication

Pour Hume, l’expérience répétée nourrit une habitude de pensée qui nous fait attendre un effet après une cause, sans que nous percevions une force causale dans le monde. La perception directe d’une telle force est précisément l’explication qu’il rejette.

49. Selon la loi de Weber, comment varie la plus petite différence perceptible lorsque l’intensité du stimulus standard change ?

Elle augmente selon une relation constante avec la durée de stimulation
Elle reste identique en valeur absolue, quelle que soit l’intensité du stimulus
Elle dépend de la fraction du stimulus standard qui est déjà perçue
Elle correspond à une fraction constante du stimulus standard contrôlé

Elle correspond à une fraction constante du stimulus standard contrôlé

Explication

La loi de Weber relie la différence juste perceptible à une fraction constante du stimulus standard contrôlé. Une différence absolue fixe ne rendrait pas compte de cette proportionnalité à l’intensité de référence.

50. Un chercheur compare des phénomènes psychologiques à des phénomènes physiologiques, tandis qu’un autre les compare à des phénomènes physiques. Comment Fechner distingue-t-il ces domaines ?

Le premier relève de la psychophysiologie interne et le second de la psychophysique externe
Les deux relèvent de la psychophysiologie interne, car ils portent sur l’expérience mentale
Le premier relève de la psychophysique externe et le second de la psychophysiologie interne
Les deux relèvent de la psychophysique externe, car ils mettent en rapport des phénomènes

Le premier relève de la psychophysiologie interne et le second de la psychophysique externe

Explication

La psychophysiologie interne porte sur les rapports entre phénomènes psychologiques et physiologiques, tandis que la psychophysique externe les rapporte aux phénomènes physiques. La confusion consiste à inverser ces deux domaines.

51. Quel dispositif Wundt a-t-il fondé à Leipzig en 1879, et quelle méthode y employait-il ?

Le premier laboratoire de psychologie expérimentale, où il utilisait l’introspection
Une école de psychologie sociale, où il étudiait les coutumes par comparaison
Un institut de psychophysique, où il mesurait les seuils par stimuli constants
Le premier laboratoire de sciences naturelles, où il utilisait l’observation extérieure

Le premier laboratoire de psychologie expérimentale, où il utilisait l’introspection

Explication

Wundt a créé à Leipzig le premier laboratoire de psychologie expérimentale en 1879 et y a utilisé l’introspection. L’étude des coutumes et des pratiques sociales appartenait plutôt à son projet concernant les processus mentaux supérieurs.

52. Dans la distinction de Wundt, quel domaine étudie l’expérience interne, comme les sensations, les sentiments et la volonté ?

La psychologie, tandis que les sciences naturelles étudient aussi l’expérience interne
La psychologie, tandis que les sciences naturelles étudient l’expérience externe
Les sciences naturelles, tandis que la psychologie étudie l’expérience externe
Les sciences sociales, tandis que la psychologie étudie les phénomènes physiques

La psychologie, tandis que les sciences naturelles étudient l’expérience externe

Explication

Wundt définit la psychologie comme l’étude de l’expérience interne, notamment des sensations, des sentiments, de la pensée et de la volonté; les sciences naturelles étudient l’expérience externe. L’inversion de ces domaines constitue la confusion la plus plausible.

53. Comment Wundt conçoit-il une impression perceptuelle totale ?

Comme une copie directe de l’objet extérieur, sans combinaison d’éléments mentaux
Comme une association de sentiments et de volontés indépendante des sensations
Comme un élément indivisible qui précède les sensations et les organise de l’extérieur
Comme une composition d’impressions sensorielles simples réunies dans la conscience

Comme une composition d’impressions sensorielles simples réunies dans la conscience

Explication

Wundt considère la conscience comme une combinaison d’éléments mentaux de base et l’impression perceptuelle totale comme composée d’impressions sensorielles simples. La traiter comme une copie sans composition écarte précisément le rôle de ces éléments.

54. Quel était l’objectif de Titchener lorsqu’il reprenait l’introspection de Wundt ?

Expliquer les processus mentaux supérieurs à partir des coutumes collectives
Mesurer les seuils sensoriels en remplaçant l’introspection par des stimuli constants
Décrire la structure de l’esprit humain en s’appuyant sur l’introspection
Étudier l’adaptation du comportement en observant ses conséquences pratiques

Décrire la structure de l’esprit humain en s’appuyant sur l’introspection

Explication

Titchener cherchait à décrire la structure de l’esprit humain et s’appuyait pour cela sur l’introspection empruntée à Wundt. L’étude de l’adaptation par les conséquences pratiques correspond à une autre orientation psychologique.

55. Selon le pragmatisme de James, à quel critère évalue-t-on une idée ou un comportement ?

À sa ressemblance avec les objets, indépendamment de l’action qu’elle permet
À sa cohérence abstraite, indépendamment de ses effets dans l’expérience
À ses conséquences, une idée étant tenue pour valide si elle fonctionne
À son origine sensorielle, une idée étant valide si elle reproduit une perception

À ses conséquences, une idée étant tenue pour valide si elle fonctionne

Explication

Le pragmatisme de James évalue les idées et les comportements par leurs conséquences et tient une idée pour valide si elle fonctionne. La cohérence abstraite, à elle seule, ne constitue donc pas le critère pragmatiste indiqué ici.

56. Pourquoi James juge-t-il utile d’établir la vérité ?

Parce qu’elle garantit que l’esprit reproduit les objets sans rencontrer d’obstacle
Parce qu’elle aide à agir sur la réalité, à s’y adapter et à la modifier
Parce qu’elle permet de contempler la réalité sans intervenir sur elle
Parce qu’elle empêche les changements de conduite face aux circonstances

Parce qu’elle aide à agir sur la réalité, à s’y adapter et à la modifier

Explication

Pour James, établir la vérité est utile car cela aide l’être humain à agir adéquatement sur la réalité, à s’y adapter et à la modifier. La réduire à une contemplation sans action omet cette fonction pratique.

57. Pour James, qu’est-ce qui caractérise une idée vraie ?

Un lien adéquat entre l’esprit et l’objet qui permet d’agir sans obstacle
Une sensation fidèle qui reproduit l’objet sans guider l’action de l’esprit
Une propriété de la pensée qui suffit à établir la vérité sans rapport à l’objet
Une propriété de l’objet qui demeure indépendante de la relation avec l’esprit

Un lien adéquat entre l’esprit et l’objet qui permet d’agir sans obstacle

Explication

James conçoit l’idée vraie comme un lien adéquat entre l’esprit et l’objet, permettant une action sans obstacle. La considérer comme une propriété de l’objet ou de la pensée confond cette relation avec l’un de ses pôles.

58. Quelle relation James établit-il entre sensation et perception dans la vie adulte ?

La perception implique la sensation, et la sensation adulte ne se produit pas sans perception
La sensation implique la perception, et la perception adulte ne se produit pas sans sensation
La perception et la sensation sont indépendantes l’une de l’autre dans l’expérience adulte
La perception remplace la sensation, qui ne contribue pas à l’expérience cognitive adulte

La perception implique la sensation, et la sensation adulte ne se produit pas sans perception

Explication

James distingue ces fonctions tout en affirmant que la perception implique toujours la sensation et que, dans la vie adulte, la sensation ne survient pas sans perception. L’inversion de cette dépendance est une confusion plausible, mais elle ne correspond pas à sa distinction.

59. Quel est l’objet d’étude central du fonctionnalisme en psychologie ?

Les réflexes étudiés indépendamment des exigences du milieu
L’esprit dans son rôle d’adaptation de l’organisme à son environnement
Les théories scientifiques envisagées comme étapes du progrès des connaissances
La structure de l’esprit décomposée en éléments de conscience

L’esprit dans son rôle d’adaptation de l’organisme à son environnement

Explication

Le fonctionnalisme étudie l’esprit en fonction de son utilité pour l’adaptation de l’organisme à son environnement. L’étude des éléments de conscience renvoie plutôt à une approche structuraliste.

60. Quelle distinction Bradie établit-il entre les deux approches de l’épistémologie évolutionniste ?

L’approche spencérienne étudie les capacités cognitives animales, tandis que le programme naturaliste décrit le progrès des théories par analogie.
L’approche spencérienne applique l’évolution par analogie aux théories, tandis que le programme naturaliste l’applique aux mécanismes cognitifs.
L’approche spencérienne explique l’adaptation des organismes, tandis que le programme naturaliste étudie la sélection naturelle des comportements.
L’approche spencérienne mesure l’intelligence humaine, tandis que le programme naturaliste analyse les changements historiques des connaissances.

L’approche spencérienne applique l’évolution par analogie aux théories, tandis que le programme naturaliste l’applique aux mécanismes cognitifs.

Explication

Bradie distingue l’usage analogique de l’évolution pour comprendre le changement des théories de son application littérale aux mécanismes et capacités cognitives. L’étude des capacités cognitives animales correspond donc au programme naturaliste, et non à l’approche spencérienne.

61. Comment la psychologie évolutionniste explique-t-elle une partie du comportement humain ?

Par des habitudes façonnées par l’éducation, en situant la formation du cerveau humain de référence à la fin du Moyen Âge
Par des habitudes acquises récemment, en situant la formation du cerveau humain de référence au début de l’agriculture
Par des dispositions héritées du passé évolutif, en situant la formation du cerveau humain de référence à la fin du Paléolithique
Par des dispositions héritées du passé évolutif, en situant la formation du cerveau humain de référence au début de l’ère industrielle

Par des dispositions héritées du passé évolutif, en situant la formation du cerveau humain de référence à la fin du Paléolithique

Explication

Cette approche fait appel à des dispositions héritées de l’histoire évolutive et situe le cerveau humain de référence à la fin du Paléolithique. Le début de l’agriculture est une période différente de celle proposée pour cette formation cérébrale.

62. Quelle démarche Ribot associe-t-il à la psychologie pathologique qu’il crée en 1880 ?

Étudier les fonctions normales en observant les phénomènes pathologiques
Expliquer l’amnésie en attribuant un rôle déterminant au traumatisme psychique
Étudier les troubles mentaux en écartant l’observation des fonctions normales
Mesurer les capacités intellectuelles des enfants en fonction de leur âge

Étudier les fonctions normales en observant les phénomènes pathologiques

Explication

Ribot présente la psychologie pathologique comme une psychologie des fonctions normales fondée sur l’observation des phénomènes pathologiques. L’explication de l’amnésie par le traumatisme psychique est associée aux travaux de Janet.

63. Quel rôle Janet attribue-t-il au traumatisme psychique dans certains troubles de la mémoire ?

Il renforce la continuité des souvenirs et réduit les épisodes d’amnésie.
Il joue un rôle déterminant dans l’amnésie et la dissociation des souvenirs.
Il ajuste les réactions émotionnelles à la pertinence du contexte présent.
Il permet de mesurer le développement intellectuel des enfants selon leur âge.

Il joue un rôle déterminant dans l’amnésie et la dissociation des souvenirs.

Explication

Janet attribue au traumatisme psychique un rôle déterminant dans l’amnésie et la dissociation des souvenirs, et crée le terme de « subconscient ». L’ajustement de l’acte à la pertinence du contexte concerne plutôt sa conception des émotions.

64. Quels champs la Psychologie des conduites de Janet synthétise-t-elle ?

Des domaines correspondant aujourd’hui à la psychologie du développement, à la psychométrie et à la psychophysique
Des domaines correspondant aujourd’hui aux neurosciences, à la linguistique et à la sociologie
Des domaines correspondant aujourd’hui aux psychologies cognitive, sociale et dynamique
Des domaines correspondant aujourd’hui aux psychologies expérimentale, comparative et différentielle

Des domaines correspondant aujourd’hui aux psychologies cognitive, sociale et dynamique

Explication

La Psychologie des conduites rassemble des champs qui correspondent aujourd’hui aux psychologies cognitive, sociale et dynamique. La psychométrie et la psychophysique ne sont pas les trois domaines identifiés dans cette synthèse.

65. À quoi servait l’Échelle métrique de l’intelligence élaborée par Binet et Théodore Simon ?

À mesurer les fonctions normales par l’observation des phénomènes pathologiques
À comparer les réactions émotionnelles des enfants et à évaluer leur sentiment du réel
À mesurer le développement de l’intelligence des enfants selon leur âge et à introduire l’âge mental
À repérer les troubles de la mémoire des adultes et à introduire le concept de subconscient

À mesurer le développement de l’intelligence des enfants selon leur âge et à introduire l’âge mental

Explication

L’échelle de Binet et Simon visait à mesurer le développement de l’intelligence des enfants selon leur âge et introduisait la notion d’âge mental. L’observation des phénomènes pathologiques pour éclairer les fonctions normales caractérise la démarche de Ribot.

66. Laquelle de ces situations illustre un rapport de causalité directe entre un antécédent et un conséquent ?

Un violoncelle de qualité rend possible l’art d’un musicien, sans se confondre avec lui.
L’abus d’alcool provoque l’ivresse, le conséquent étant directement lié à l’antécédent.
Une condition facilite un résultat qui dépasse ce qu’elle produit directement.
Deux événements apparaissent souvent ensemble, sans que leur cause soit établie.

L’abus d’alcool provoque l’ivresse, le conséquent étant directement lié à l’antécédent.

Explication

Dans l’exemple de causalité, l’abus d’alcool cause directement l’ivresse et l’antécédent entretient avec le conséquent un rapport de même nature. Le violoncelle de qualité est plutôt une condition qui rend possible un résultat artistique sans s’y réduire.

67. Un violoncelliste ne peut exprimer son art sans un instrument de qualité, mais cet art dépasse les propriétés de l’instrument. Quel rapport cette situation illustre-t-elle ?

Une interaction mesurée, car l’instrument indique la cause précise du talent
Une corrélation, car l’instrument et l’art se produisent nécessairement ensemble
Une causalité directe, car l’instrument produit à lui seul le résultat artistique
Un conditionnement, car la condition rend possible un résultat qui la dépasse

Un conditionnement, car la condition rend possible un résultat qui la dépasse

Explication

La qualité du violoncelle est une condition de l’expression artistique, mais l’art du musicien ne se réduit pas à cette condition. Une causalité directe confondrait ici la condition facilitatrice avec un antécédent qui produit un conséquent de même nature.

68. Que permet de conclure à elle seule une corrélation entre deux événements ?

Que l’un des événements est une condition suffisante de l’autre
Que les deux événements interagissent directement dès qu’ils sont observés ensemble
Qu’ils ont une certaine probabilité de se produire en même temps, sans établir leur cause ni leur interaction
Que le premier événement cause le second lorsque leur association est fréquente

Qu’ils ont une certaine probabilité de se produire en même temps, sans établir leur cause ni leur interaction

Explication

Une corrélation exprime la probabilité que deux événements surviennent en même temps, mais ne renseigne pas sur leur cause ni sur une éventuelle interaction. Une association fréquente ne suffit donc pas à démontrer que le premier événement cause le second.

69. Une étude constate une corrélation statistiquement significative entre deux mesures. Quelle conclusion est justifiée ?

L’association observée ne démontre pas, à elle seule, une relation de cause à effet.
La première mesure cause la seconde dès que la corrélation est significative.
Les deux mesures interagissent directement, même sans examen supplémentaire.
La variable mesurée en premier constitue une condition suffisante de la seconde.

L’association observée ne démontre pas, à elle seule, une relation de cause à effet.

Explication

Même significative, une corrélation ne démontre pas à elle seule une relation de cause à effet. L’ordre de mesure ne prouve pas que la première variable cause la seconde.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Histoire et Épistémologie de la Psychologie v1.

Sur quoi porte principalement l’histoire de la psychologie scientifique ?

Sur sa constitution comme discipline moderne et universitaire.

À quelle période la psychologie scientifique naît-elle ?

Au milieu du XIXe siècle.

Comment le dualisme cartésien distingue-t-il le corps de l’âme ?

Le corps est une substance étendue ou matérielle, l’âme une substance pensante ou spirituelle.

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