QCM : Épistémologie et théorie de la connaissance (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe caractérise le positivisme logique du cercle de Vienne ?

Le sens cognitif provient d’une affirmation métaphysique indépendante des faits
Le sens cognitif se déduit d’une tradition philosophique antérieure à toute observation
Le sens cognitif dépend d’un énoncé vérifiable par l’expérience ou la science
Le sens cognitif repose sur une intuition personnelle impossible à soumettre à l’examen

Le sens cognitif dépend d’un énoncé vérifiable par l’expérience ou la science

Explication

Le positivisme logique accorde un sens réel aux connaissances fondées sur l’expérience et la science, notamment aux énoncés vérifiables. Les affirmations métaphysiques sont rejetées lorsqu’elles ne peuvent pas être confrontées aux faits.

2. Dans quel ordre général la méthode cartésienne conduit-elle à la première certitude ?

Elle établit les propriétés du corps, puis déduit l’existence de l’esprit à partir de l’étendue
Elle rassemble des opinions probables, puis choisit celle qui résiste le mieux à l’expérience
Elle commence par les sens, puis généralise leurs observations avant d’affirmer la matière
Elle applique un doute universel, hyperbolique et systématique avant d’affirmer la pensée du sujet

Elle applique un doute universel, hyperbolique et systématique avant d’affirmer la pensée du sujet

Explication

Descartes met en œuvre un doute universel, hyperbolique et systématique afin d’écarter les croyances incertaines, puis retient comme certitude que le sujet pense. La méthode ne part donc pas d’une confiance initiale dans les sens ou dans la matière.

3. Quel est le but principal de la dialectique platonicienne ?

Imposer une opinion convaincante afin de mettre fin à la discussion entre les interlocuteurs
Confronter des explications pour conduire les interlocuteurs vers l’unité de la vérité
Raviver des souvenirs personnels sans demander aux interlocuteurs de justifier leurs affirmations
Accumuler des perceptions particulières pour décrire les changements du monde sensible

Confronter des explications pour conduire les interlocuteurs vers l’unité de la vérité

Explication

La dialectique est un exercice oral qui confronte différentes explications et oblige les interlocuteurs à argumenter, afin de progresser vers l’unité de la vérité. Elle se distingue ainsi de l’imposition d’une opinion sans justification.

4. Quelle classification aristotélicienne associe correctement une science à son domaine ?

Les mathématiques relèvent des sciences pratiques liées à la conduite
L’éthique relève des sciences pratiques orientées vers l’action
La biologie relève des sciences productives orientées vers la fabrication
La médecine relève des sciences théoriques consacrées à la contemplation

L’éthique relève des sciences pratiques orientées vers l’action

Explication

Aristote classe l’éthique parmi les sciences pratiques, car elle concerne l’action et la conduite humaine. La biologie et les mathématiques appartiennent aux sciences théoriques, tandis que la médecine relève des sciences productives.

5. Quelle opposition décrit correctement les deux mondes distingués par Platon ?

Le monde sensible constitue la vérité parfaite, tandis que le monde des idées en fournit des copies imparfaites
Le monde sensible change et présente des apparences, tandis que le monde des idées demeure immuable
Le monde sensible contient des idées éternelles, tandis que le monde des idées rassemble des apparences changeantes
Le monde sensible relève de la pensée, tandis que le monde des idées dépend des perceptions corporelles

Le monde sensible change et présente des apparences, tandis que le monde des idées demeure immuable

Explication

Platon oppose le monde sensible, changeant et fait d’apparences, au monde des idées, éternel, immuable et transcendant. La confusion fréquente consiste à attribuer le changement au monde des idées plutôt qu’au monde sensible.

6. Dans la connaissance scientifique, comment se répartissent les rôles de l’intellect et des sens ?

L’intellect mesure les phénomènes physiques et les sens établissent les principes métaphysiques
L’intellect détermine les propriétés possibles et les sens repèrent leurs instances particulières
L’intellect observe les instances particulières et les sens déterminent les propriétés possibles
L’intellect imagine les qualités sensibles et les sens construisent le concept général de l’objet

L’intellect détermine les propriétés possibles et les sens repèrent leurs instances particulières

Explication

L’intellect porte sur les propriétés générales qu’un objet peut posséder, tandis que les sens indiquent quels objets particuliers les présentent. La réponse inverse les fonctions respectives de l’intellect et des sens.

7. Que désigne la réminiscence dans la philosophie de Platon ?

L’acquisition de connaissances entièrement nouvelles grâce aux sensations produites par le corps
La conservation des impressions corporelles formées par les objets dans une mémoire individuelle
La transmission d’opinions anciennes par les enseignants au moyen d’un apprentissage progressif
Le retour des idées contemplées par l’âme avant son union au corps, après le dépassement de l’oubli

Le retour des idées contemplées par l’âme avant son union au corps, après le dépassement de l’oubli

Explication

La réminiscence décrit le retour à des idées que l’âme immortelle avait contemplées avant son union au corps, en dépassant l’oubli. Elle ne correspond donc pas à une acquisition entièrement nouvelle par les sens.

8. Quelle certitude le cogito cartésien établit-il au moment où le sujet doute ?

L’existence d’une substance corporelle étendue
L’existence du sujet comme être pensant
L’existence d’un monde matériel indépendant
La vérité de toutes les perceptions sensibles

L’existence du sujet comme être pensant

Explication

Douter est un acte de pensée, de sorte que le sujet qui doute ne peut pas nier son existence comme sujet pensant. Le cogito ne garantit pas directement l’existence du monde matériel ni la fiabilité des sens.

9. Que montre Descartes avec l’expérience de pensée de la cire ?

L’identité de la cire dépend de sa matière immuable, indépendamment de toute activité de pensée
L’identité de la cire dépend du concept que l’entendement en forme malgré ses changements sensibles
L’identité de la cire dépend de la conservation de ses qualités sensibles observées par les sens
L’identité de la cire dépend de la mémoire qui conserve toutes ses apparences successives

L’identité de la cire dépend du concept que l’entendement en forme malgré ses changements sensibles

Explication

Les qualités sensibles de la cire peuvent changer, tandis que l’entendement reconnaît encore le même objet en en formant le concept. Cette expérience montre donc que l’identité de l’objet ne se réduit pas à ses apparences sensibles.

10. Quelle distinction oppose correctement l’épistémè à la doxa ?

L’épistémè repose sur une impression individuelle, tandis que la doxa établit une méthode scientifique
L’épistémè désigne une croyance spontanée, tandis que la doxa fournit une connaissance démontrée
L’épistémè exprime le sens commun, tandis que la doxa organise une démonstration rationnelle
L’épistémè est rationnelle et systématisée, tandis que la doxa relève de l’opinion

L’épistémè est rationnelle et systématisée, tandis que la doxa relève de l’opinion

Explication

L’épistémè désigne une connaissance rationnelle organisée selon un système, alors que la doxa correspond à l’opinion et au sens commun. Confondre ces notions revient à attribuer à l’opinion les exigences de la connaissance rationnelle.

11. Quel objet caractérise le mieux l’épistémologie ?

La structure ultime de la réalité indépendamment de toute science
Les techniques artistiques utilisées pour produire une œuvre
Les règles morales qui orientent les décisions individuelles
La connaissance scientifique, son histoire et ses critères de validation

La connaissance scientifique, son histoire et ses critères de validation

Explication

L’épistémologie examine la connaissance scientifique, ses circonstances historiques et les critères qui permettent de la justifier et de la valider. L’étude de la structure de la réalité relève plutôt de la métaphysique.

12. Chez Aristote, quel rôle la forme joue-t-elle dans la constitution d’un être ?

Elle fournit la matière et reçoit sa détermination
Elle constitue une possibilité encore dépourvue d’accomplissement
Elle détermine son essence et actualise la matière
Elle provoque extérieurement le changement de la matière

Elle détermine son essence et actualise la matière

Explication

La forme détermine ce qu’est l’être, lui confère ses caractéristiques et actualise sa matière. La matière correspond plutôt à la puissance passive qui reçoit cette actualisation.

13. Quelle conception de la vérité caractérise le sophisme ?

La vérité se construit par le souvenir de connaissances acquises avant la naissance
La vérité provient d’une démonstration identique pour tous les observateurs
La vérité dépend des perceptions et des relations entre les individus
La vérité repose sur des idées éternelles accessibles par la pensée

La vérité dépend des perceptions et des relations entre les individus

Explication

Le sophisme affirme qu’il n’existe pas de vérité ultime identique pour tous et que les propriétés d’un objet dépendent de la perception et de la relation. L’idée d’une vérité fondée sur des idées éternelles appartient plutôt à la conception platonicienne.

14. Quelle classification des causes Aristote propose-t-il pour expliquer un être ou un changement ?

Les causes potentielle, actuelle, passive et active
Les causes naturelle, technique, sensible et intellectuelle
Les causes matérielle, formelle, efficiente et finale
Les causes corporelle, spirituelle, individuelle et collective

Les causes matérielle, formelle, efficiente et finale

Explication

Aristote distingue la cause matérielle, la cause formelle, la cause efficiente et la cause finale. Les autres classifications mélangent des notions aristotéliciennes ou introduisent des catégories qui ne constituent pas les quatre causes.

15. Comment Aristote distingue-t-il la puissance de l’acte lorsqu’un être change ?

La puissance est une forme réalisée, tandis que l’acte est une essence indéterminée
La puissance est une cause extérieure, tandis que l’acte est une matière passive
La puissance est une possibilité, tandis que l’acte en est l’accomplissement
La puissance est un accomplissement, tandis que l’acte en est la possibilité

La puissance est une possibilité, tandis que l’acte en est l’accomplissement

Explication

La puissance désigne ce qui peut advenir, alors que l’acte correspond à la réalisation de cette possibilité et produit le mouvement. Confondre ces deux notions inverse leur rapport chez Aristote.

16. Selon Aristote, quelle faculté permet d’atteindre la connaissance véritable de l’universel ?

La raison, qui dépasse le particulier donné par les sens
La perception, qui reçoit directement les formes visibles
L’imagination, qui compose des représentations sensibles
La mémoire, qui conserve les expériences particulières

La raison, qui dépasse le particulier donné par les sens

Explication

Pour Aristote, la raison permet de saisir l’universel, tandis que les sens donnent accès aux réalités particulières. La perception sensible ne suffit donc pas à établir une connaissance véritable de l’universel.

17. Quelle distinction correspond au dualisme cartésien entre res extensa et res cogitans ?

La res extensa est une cause finale, tandis que la res cogitans est une cause efficiente
La res extensa est une possibilité, tandis que la res cogitans est son accomplissement
La res extensa est pensante, tandis que la res cogitans est matérielle
La res extensa est matérielle, tandis que la res cogitans est pensante

La res extensa est matérielle, tandis que la res cogitans est pensante

Explication

Le dualisme cartésien sépare la substance matérielle étendue, res extensa, de la substance pensante, res cogitans. Les autres réponses attribuent à ces substances des propriétés inversées ou des catégories causales étrangères à cette distinction.

18. À quel moment l’acte de connaissance devient-il un objet propre de l’épistémologie ?

Lorsqu’il produit une image mentale impossible à évaluer
Lorsqu’il prend la forme d’un jugement susceptible d’être vrai ou faux
Lorsqu’il demeure une sensation immédiate sans formulation propositionnelle
Lorsqu’il devient une habitude pratique orientée vers l’action

Lorsqu’il prend la forme d’un jugement susceptible d’être vrai ou faux

Explication

L’épistémologie étudie l’acte de connaissance lorsqu’il devient un jugement, donc une proposition pouvant être évaluée comme vraie ou fausse. Une sensation non formulée ne possède pas encore cette structure propositionnelle.

19. Quelles sont les deux fonctions attribuées aux sens dans la connaissance ?

Ils démontrent les premiers principes métaphysiques et définissent les propriétés générales
Ils conçoivent les objets abstraits et déduisent les lois universelles de la nature
Ils séparent l’esprit du corps et établissent la certitude de l’existence du sujet
Ils signalent ce qui favorise ou menace le corps et observent des phénomènes particuliers

Ils signalent ce qui favorise ou menace le corps et observent des phénomènes particuliers

Explication

Les sens servent à repérer ce qui est bon ou nuisible au corps et fournissent des observations particulières pour la démarche scientifique. L’établissement des premiers principes métaphysiques relève plutôt de l’intellect.

20. Dans une situation d’observation scientifique, quelle distinction décrit correctement le sujet et l’objet ?

Le sujet représente le résultat obtenu, tandis que l’objet interprète les données
Le sujet est observé et connu, tandis que l’objet conduit la recherche
Le sujet constitue le phénomène étudié, tandis que l’objet formule l’hypothèse
Le sujet observe et cherche à connaître, tandis que l’objet est observé

Le sujet observe et cherche à connaître, tandis que l’objet est observé

Explication

Le sujet est celui qui cherche à connaître, alors que l’objet correspond à ce qui est connu ou observé. Inverser ces rôles conduit à attribuer au phénomène étudié l’activité cognitive du chercheur.

21. Que signifie la formule « L’homme est la mesure de toute chose » dans la pensée sophistique ?

La raison humaine découvre des vérités éternelles indépendantes des perceptions
Les limites biologiques et les différences individuelles empêchent une science ultime
Les sens humains reproduisent fidèlement les propriétés stables des objets
Les facultés humaines permettent d’atteindre une science valable pour chaque époque

Les limites biologiques et les différences individuelles empêchent une science ultime

Explication

Cette formule souligne que les limites biologiques et les différences entre individus font obstacle à une science ultime. Elle ne signifie pas que la raison humaine atteint des vérités éternelles indépendantes des perceptions.

22. Quel rôle Platon attribue-t-il respectivement à la connaissance sensible et à la pensée ?

La connaissance sensible conduit à la vérité, tandis que la pensée enregistre les impressions corporelles
La connaissance sensible révèle les idées éternelles, tandis que la pensée produit des apparences trompeuses
La connaissance sensible et la pensée fournissent deux vérités équivalentes sur les mêmes objets
La connaissance sensible fournit des apparences trompeuses, tandis que la pensée vise la vérité

La connaissance sensible fournit des apparences trompeuses, tandis que la pensée vise la vérité

Explication

Pour Platon, les sens donnent accès à des apparences trompeuses, alors que la pensée permet de rechercher la vérité. La perception sensible ne révèle donc pas directement les idées éternelles.

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Que soutient le sophisme concernant la vérité ultime ?

Il n'existe pas de vérité ultime identique pour tous.

De quoi dépend le caractère d'un objet selon le sophisme ?

Il dépend de la perception et de la relation aux autres.

Que signifie la formule « L’homme est la mesure de toute chose » ?

Elle exprime que les limites biologiques et différences individuelles empêchent une science ultime.

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