QCM : Figure de l’enfant en Occident — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’enfance est-elle considérée comme une notion historiquement construite ?

Parce qu’elle désigne une période biologique identique dans toutes les sociétés
Parce qu’elle conserve le même statut malgré les transformations éducatives
Parce qu’elle repose principalement sur des critères médicaux indépendants des coutumes
Parce que ses significations varient selon les mœurs et les contextes sociaux

Parce que ses significations varient selon les mœurs et les contextes sociaux

Explication

L’enfance prend des significations différentes selon les mœurs, les coutumes et les conceptions éducatives d’une société. L’idée d’une définition universelle et immuable ne rend pas compte de cette diversité historique.

2. Que cherche principalement à comprendre l’étude historique de l’enfant ?

La chronologie des jeux pratiqués par les enfants dans les différentes régions
La croissance biologique de l’enfant indépendamment des sociétés où il vit
Les mutations de son statut et la formation des mentalités qui influencent sa perception
L’évolution des techniques médicales destinées à réduire la mortalité infantile

Les mutations de son statut et la formation des mentalités qui influencent sa perception

Explication

L’histoire de l’enfant étudie les changements de son statut ainsi que les mentalités qui ont façonné les perceptions de l’enfance. Elle ne se limite donc ni à la biologie ni aux pratiques médicales.

3. Quelle interprétation de l’enfance médiévale est aujourd’hui considérée comme fausse ?

L’idée que les représentations religieuses pouvaient donner une valeur symbolique à l’enfant
L’idée que les familles médiévales accordaient une attention variable aux enfants selon leur situation
L’idée que les pratiques familiales médiévales différaient selon les milieux sociaux
L’idée que l’enfant médiéval était perçu comme un adulte miniature sans place ni sentiment spécifique

L’idée que l’enfant médiéval était perçu comme un adulte miniature sans place ni sentiment spécifique

Explication

La thèse d’un enfant médiéval réduit à un adulte miniature, dépourvu de place et de sentiment propre, est aujourd’hui jugée erronée. Les autres propositions reconnaissent la diversité des expériences et des représentations médiévales.

4. Comment faut-il interpréter la préférence fréquente pour les garçons dans les familles médiévales ?

Elle était liée aux héritages et aux dots, sans exclure l’affection envers les filles
Elle concernait surtout les familles qui abandonnaient leurs enfants à l’Église
Elle prouvait que les filles ne recevaient aucune affection de leur famille
Elle résultait principalement de l’instruction religieuse réservée aux garçons

Elle était liée aux héritages et aux dots, sans exclure l’affection envers les filles

Explication

Les garçons pouvaient être favorisés en raison des héritages et des dots, mais les filles n’étaient pas pour autant privées de toute affection familiale. La préférence successorale ne décrit donc pas l’ensemble des relations affectives.

5. Dans quelle situation des enfants pouvaient-ils être tués ou abandonnés au Moyen Âge ?

Lorsque les parents souhaitaient éviter les obligations liées au baptême précoce
Lorsque la précarité, le grand nombre d’enfants ou certaines caractéristiques rendaient leur prise en charge difficile
Lorsque les familles estimaient que tout enfant devait être confié à une institution religieuse
Lorsque l’enfant atteignait l’âge où l’instruction religieuse commençait habituellement

Lorsque la précarité, le grand nombre d’enfants ou certaines caractéristiques rendaient leur prise en charge difficile

Explication

La précarité, le nombre élevé d’enfants, le handicap, la naissance hors mariage ou le sexe féminin pouvaient contribuer à des abandons ou à des mises à mort. Les églises prenaient ensuite souvent en charge les enfants abandonnés, mais elles n’étaient pas la cause générale de ces décisions.

6. Pourquoi le baptême était-il pratiqué très tôt dans la société médiévale ?

Parce qu’il remplaçait les soins familiaux lorsque les épidémies menaçaient les nouveau-nés
Parce qu’il permettait de distinguer les garçons destinés aux héritages des autres enfants
Parce qu’il marquait l’entrée de l’enfant dans l’instruction scolaire à l’âge de raison
Parce qu’il lavait le péché originel et qu’une mort avant le baptême était associée à l’absence de paradis

Parce qu’il lavait le péché originel et qu’une mort avant le baptême était associée à l’absence de paradis

Explication

Le baptême lavait l’enfant du péché originel, lui attribuait un prénom et revêtait une importance particulière en raison de la crainte d’une mort sans accès au paradis. Il ne constituait ni une entrée scolaire ni un substitut aux soins familiaux.

7. À quel âge commence l’âge de raison dans les catégories médiévales ?

À 14 ans, lorsque l’enfant entre généralement dans les responsabilités de la jeunesse
À 7 ans, lorsque l’enfant est réputé pouvoir dépasser les comportements irréfléchis de la petite enfance
À 30 ans, lorsque l’adolescence s’achève pour les enfants non mariés
À 12 ans, lorsque l’enfant acquiert le discernement et le jugement selon une autre classification

À 7 ans, lorsque l’enfant est réputé pouvoir dépasser les comportements irréfléchis de la petite enfance

Explication

L’âge de raison commence à 7 ans et correspond au moment où l’enfant est considéré comme capable de quitter les comportements irrationnels de la petite enfance. L’âge de 12 ans renvoie à une autre attribution du discernement et ne définit pas ici le début de l’âge de raison.

8. Quelle caractéristique décrit l’instruction médiévale des enfants ?

Elle commençait dès la naissance, était surtout domestique et concernait davantage les garçons au domicile
Elle commençait à 12 ans, était surtout militaire et se déroulait dans les mêmes institutions pour tous
Elle commençait à 7 ans, était surtout religieuse et différait selon le sexe et le lieu d’apprentissage
Elle commençait après le mariage, était surtout professionnelle et reposait sur l’apprentissage familial

Elle commençait à 7 ans, était surtout religieuse et différait selon le sexe et le lieu d’apprentissage

Explication

L’instruction médiévale débutait à 7 ans et comportait principalement une dimension religieuse, les filles étant instruites au domicile et les garçons étant davantage envoyés à l’extérieur. Les autres propositions modifient l’âge de début, la finalité ou les modalités de cette instruction.

9. Quelle transformation caractérise l’humanisme de la Renaissance dans le domaine de l’éducation ?

Il réserve l’apprentissage intellectuel aux adultes et valorise surtout la mémorisation
Il réduit l’éducation morale à l’entraînement physique et aux pratiques militaires
Il maintient la centralité religieuse et privilégie l’obéissance aux autorités ecclésiastiques
Il place l’être humain raisonnable au centre et développe l’esprit critique des enfants

Il place l’être humain raisonnable au centre et développe l’esprit critique des enfants

Explication

L’humanisme s’éloigne de la centralité religieuse pour s’intéresser à l’être humain doué de raison et former son esprit critique. La mémorisation ou l’entraînement physique ne constituent pas le cœur de cette transformation pédagogique.

10. Dans les hautes sphères sociales de la Renaissance, quelle fonction exerce principalement un pédagogue ?

Il dirige une école publique où les enfants apprennent par le jeu et la coopération
Il éduque l’enfant à domicile comme précepteur, dès l’âge de six ou sept ans
Il surveille les enfants dans une institution centrée sur la discipline collective
Il encadre les apprentis dans un atelier afin de leur transmettre un métier manuel

Il éduque l’enfant à domicile comme précepteur, dès l’âge de six ou sept ans

Explication

Le pédagogue est un précepteur à domicile chargé d’éduquer l’enfant, notamment dans l’aristocratie, à partir de six ou sept ans. L’école de cette période est plutôt décrite comme un lieu disciplinaire que comme l’activité spécifique du pédagogue.

11. Quelle pratique Érasme recommande-t-il au maître pour respecter les particularités de chaque enfant ?

Confier l’instruction intellectuelle à la famille et réserver au maître la discipline
Appliquer à chaque élève une méthode identique fondée sur la répétition et l’obéissance
Adapter l’enseignement au niveau, au tempérament et aux aptitudes de l’enfant
Attendre la maturité de l’enfant avant de développer ses capacités et sa réflexion

Adapter l’enseignement au niveau, au tempérament et aux aptitudes de l’enfant

Explication

Érasme soutient que le maître doit ajuster son enseignement au niveau, au tempérament et aux aptitudes de l’enfant. Une méthode identique pour tous contredit cette adaptation aux différences individuelles.

12. Quel effet la famille nucléaire du XVIIe siècle a-t-elle sur l’éducation des enfants ?

Elle remplace l’éducation familiale par une instruction collective organisée dans les écoles
Elle accroît l’investissement des parents dans l’éducation et réduit le recours à la nourrice
Elle transfère une part croissante de l’éducation aux nourrices et éloigne les parents du foyer
Elle confie principalement l’éducation des enfants aux membres âgés de la famille élargie

Elle accroît l’investissement des parents dans l’éducation et réduit le recours à la nourrice

Explication

La famille composée du père, de la mère et de l’enfant favorise un investissement parental accru et un recours moins fréquent à la nourrice. L’idée d’un recours croissant aux nourrices décrit la confusion opposée au phénomène observé.

13. Dans quelles conditions les filles peuvent-elles recevoir une éducation relativement étendue au XVIIe siècle ?

Dans les foyers urbains, où elle se limite généralement aux bonnes manières et au chant
Dans les institutions religieuses, où elle privilégie les exercices physiques et la formation militaire
Dans les familles populaires, où elle repose principalement sur la philosophie et le calcul
Dans les bonnes familles, où elle comprend notamment la morale, la lecture et les arts

Dans les bonnes familles, où elle comprend notamment la morale, la lecture et les arts

Explication

L’éducation des filles reste presque inexistante, mais les filles des bonnes familles peuvent apprendre la morale, les bonnes manières, les lettres, le calcul et plusieurs arts. Elle ne se réduit donc pas au chant ou aux seules bonnes manières.

14. Comment les vêtements du XVIIe siècle distinguent-ils davantage les enfants des adultes ?

Les garçons portent des habits d’adultes tandis que les filles conservent des vêtements sans forme propre
Les tout-petits portent des robes et les enfants disposent de costumes adaptés à leur âge
Les tout-petits portent des uniformes scolaires tandis que les adolescents revêtent des habits militaires
Les enfants adoptent des vêtements déterminés principalement par leur classe sociale et leur futur métier

Les tout-petits portent des robes et les enfants disposent de costumes adaptés à leur âge

Explication

Au XVIIe siècle, les tout-petits portent des robes et les garçons comme les filles disposent d’un costume propre à l’enfance. Cette évolution distingue l’enfant de l’adulte, contrairement à l’idée d’une apparence principalement définie par la classe sociale.

15. Quelle représentation de l’enfance se développe davantage au XVIIIe siècle ?

Une étape dangereuse, marquée par la faute et nécessitant une correction physique régulière
Une période valorisée et idéalisée, associée à l’innocence, la naïveté et l’absence de péché
Une phase préparatoire au travail adulte, définie par l’apprentissage précoce d’un métier
Une période socialement indifférenciée, où les enfants sont principalement considérés comme de petits adultes

Une période valorisée et idéalisée, associée à l’innocence, la naïveté et l’absence de péché

Explication

Au XVIIIe siècle, l’enfance est davantage valorisée, individualisée et idéalisée comme une période d’innocence et de naïveté. La représentation de l’enfant comme un être fautif à corriger appartient plutôt aux conceptions disciplinaires anciennes.

16. Quelle position Rousseau adopte-t-il à l’égard des châtiments corporels dans l’éducation ?

Il les accepte comme un moyen modéré de corriger la bonté naturelle de l’enfant
Il les réserve à la petite enfance afin d’établir rapidement l’autorité des adultes
Il les rejette, car il estime que les punitions et les méthodes coercitives nuisent à l’éducation
Il les recommande lorsque l’enfant manifeste une volonté autonome ou refuse les consignes

Il les rejette, car il estime que les punitions et les méthodes coercitives nuisent à l’éducation

Explication

Rousseau considère que l’homme est bon par nature et juge les châtiments corporels, les punitions et les méthodes coercitives contre-productifs. Leur utilisation pour corriger ou maîtriser l’enfant ne correspond donc pas à sa conception éducative.

17. Comment Rousseau conçoit-il la manière d’accompagner le développement de l’enfant ?

Il faut corriger ses aspirations naturelles pour les remplacer par des règles morales et sociales établies
Il faut respecter ses façons propres de penser et de sentir tout en accompagnant ses désirs et ses goûts
Il faut laisser l’enfant sans orientation pour préserver sa liberté et éviter toute influence éducative
Il faut imposer aux enfants les raisonnements des adultes afin d’accélérer leur entrée dans la vie sociale

Il faut respecter ses façons propres de penser et de sentir tout en accompagnant ses désirs et ses goûts

Explication

Rousseau affirme que l’enfance possède des manières propres de voir, penser et sentir, qu’il faut laisser mûrir en accompagnant les désirs, aspirations et goûts de l’enfant. Respecter cette spécificité ne signifie pas renoncer à toute éducation, contrairement à l’idée d’une absence complète d’orientation.

18. Pourquoi le travail des enfants dans les usines, les manufactures et les mines constitue-t-il une forme d’exploitation économique ?

Il leur offre une formation générale adaptée à leur âge
Il utilise leur petite taille et leur rapidité pour accroître la production
Il transmet progressivement un savoir-faire sous la direction d’un artisan
Il organise leur apprentissage dans un cadre familial protecteur

Il utilise leur petite taille et leur rapidité pour accroître la production

Explication

Dans les lieux industriels, la petite taille et la rapidité des enfants sont exploitées au profit de la production, ce qui dégrade leurs conditions de vie. L’apprentissage artisanal renvoie plutôt à une transmission d’expérience qu’à cette exploitation industrielle.

19. Quelle évolution sociale accompagne l’industrialisation au XIXe siècle pour les enfants ?

Une baisse de l’alphabétisation et une hausse de la mortalité infantile
Une réduction du vagabondage et une amélioration de la survie infantile
Une stabilisation de la mortalité et un recul des difficultés sociales
Une progression de l’alphabétisation et une diminution des abandons

Une baisse de l’alphabétisation et une hausse de la mortalité infantile

Explication

L’industrialisation s’accompagne d’une chute de l’alphabétisation, d’une forte hausse de la mortalité infantile et d’une augmentation des abandons et du vagabondage. Les autres réponses inversent ou minimisent ces évolutions.

20. Quel changement intervient en 1849 dans la prise en charge des enfants abandonnés ?

Les classes maternelles sont créées et l’éducation préscolaire se développe
L’assistance publique est créée et l’État commence à remplacer l’Église
La pédiatrie est instituée grâce aux progrès des méthodes médicales
Les crèches sont fondées pour accueillir les enfants pendant le travail parental

L’assistance publique est créée et l’État commence à remplacer l’Église

Explication

En 1849, la création de l’assistance publique marque le début du remplacement progressif de l’Église par l’État dans la prise en charge des enfants abandonnés. Les autres réponses renvoient à des créations ou évolutions différentes.

21. Quelle contribution de Louis Pasteur favorise l’émergence de la pédiatrie ?

La mise en place d’un apprentissage artisanal dans les manufactures
La création d’un réseau d’établissements religieux pour les enfants abandonnés
L’organisation d’un enseignement obligatoire destiné aux jeunes enfants
Le développement de méthodes médicales et hygiénistes comme la stérilisation

Le développement de méthodes médicales et hygiénistes comme la stérilisation

Explication

Les travaux de Louis Pasteur sur la pasteurisation, la stérilisation, l’asepsie et l’hygiène contribuent à l’essor de la pédiatrie et sauvent de nombreux enfants. Cette protection sanitaire ne repose donc pas sur une prise en charge religieuse seule.

22. Que prévoit la loi Jules Ferry du 28 mars 1882 concernant les enfants ?

Elle impose le port d’un costume et des châtiments corporels
Elle crée les premières crèches pour les enfants de parents actifs
Elle fonde les premières classes maternelles pour les jeunes enfants
Elle rend l’instruction obligatoire jusqu’à l’âge de treize ans

Elle rend l’instruction obligatoire jusqu’à l’âge de treize ans

Explication

La loi Jules Ferry du 28 mars 1882 impose l’instruction obligatoire jusqu’à treize ans. Elle ne crée ni les crèches ni les classes maternelles et ne se définit pas par l’imposition d’un costume ou de châtiments corporels.

23. Pourquoi le collège du XIXe siècle peut-il être considéré comme une institution de contrôle ?

Il privilégie l’expression individuelle et réduit les règles communes
Il transmet principalement des soins sanitaires fondés sur l’hygiène
Il accueille les jeunes enfants lorsque leurs parents travaillent à l’extérieur
Il organise les élèves par âge et leur impose une discipline constante

Il organise les élèves par âge et leur impose une discipline constante

Explication

Le collège est une institution de contrôle parce que les classes y sont organisées par âge, que les élèves portent un costume et qu’ils subissent une discipline constante. Il ne correspond donc pas à un espace de liberté individuelle dépourvu de règles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Figure de l’enfant en Occident.

Qu'est-ce que l'enfance selon son origine historique ?

Une notion historiquement construite.

De quoi dépendent les significations de l'enfance ?

Des mœurs, coutumes et postulats éducatifs de chaque contexte social.

Quel est l'objectif de l'étude historique de l'enfant ?

Comprendre les mutations de son statut et la construction des mentalités.

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