QCM : Figures de style (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la comparaison, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La comparaison assimile deux termes sans outil grammatical explicite.
La comparaison s’appuie sur un outil grammatical tel que « comme ».
La comparaison relie explicitement un comparé et un comparant.
La comparaison représente une notion abstraite par un symbole concret.
La comparaison attribue des caractéristiques humaines à un élément évoqué.

La comparaison s’appuie sur un outil grammatical tel que « comme ». · La comparaison relie explicitement un comparé et un comparant.

Explication

La comparaison met en relation un comparé et un comparant au moyen d’un outil explicite, comme « comme ». L’assimilation sans outil relève de la métaphore, l’attribution de traits humains de la personnification et la représentation concrète d’une notion abstraite de l’allégorie.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la métaphore, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une métaphore poursuivie sur plusieurs vers devient une comparaison.
La métaphore filée se développe sur plusieurs lignes ou vers.
La métaphore rapproche deux termes à l’aide d’un outil grammatical comme « aussi ».
La métaphore assimile un terme à une image sans outil de comparaison.
La métaphore peut laisser le comparé absent dans l’expression.

La métaphore filée se développe sur plusieurs lignes ou vers. · La métaphore assimile un terme à une image sans outil de comparaison. · La métaphore peut laisser le comparé absent dans l’expression.

Explication

La métaphore repose sur une assimilation sans outil de comparaison et peut ne pas faire apparaître le comparé. Lorsqu’elle se prolonge sur plusieurs lignes ou vers, elle est filée. L’emploi d’un outil comme « aussi » caractérise la comparaison, tandis qu’une métaphore développée conserve son procédé d’assimilation.

3. À propos de l’allégorie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’allégorie supprime les liens coordonnants dans une phrase.
L’allégorie rapproche deux termes grâce à un outil grammatical explicite.
L’allégorie reprend des mots au début de plusieurs propositions.
L’allégorie amplifie excessivement les traits d’une réalité.
L’allégorie représente une notion abstraite par un personnage concret.

L’allégorie représente une notion abstraite par un personnage concret.

Explication

L’allégorie rend concrète une notion abstraite au moyen d’un personnage ou d’un symbole, comme la Faucheuse pour la mort. Les autres descriptions renvoient respectivement à la comparaison, à l’hyperbole, à l’asyndète et à l’anaphore.

4. Concernant l’hyperbole et les figures d’atténuation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’euphémisme renforce directement une idée par une formulation excessive.
L’hyperbole amplifie excessivement les traits mis en relief.
L’hyperbole adoucit une réalité déplaisante par des mots moins directs.
La litote énumère des termes selon une intensité croissante.
La litote atténue une formulation pour suggérer une réalité plus forte.

L’hyperbole amplifie excessivement les traits mis en relief. · La litote atténue une formulation pour suggérer une réalité plus forte.

Explication

L’hyperbole amplifie fortement les traits que l’on veut mettre en relief, tandis que la litote atténue la formulation pour suggérer davantage. L’adoucissement d’une réalité déplaisante relève de l’euphémisme, et l’énumération graduée de la gradation.

5. Parmi les propositions suivantes concernant l’accumulation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’accumulation atténue une réalité par une expression indirecte.
L’accumulation énumère plusieurs termes de même nature et fonction.
L’accumulation ordonne nécessairement les termes selon une intensité croissante.
L’accumulation vise généralement à produire un effet d’amplification.
L’accumulation juxtapose plusieurs éléments grammaticalement comparables.

L’accumulation énumère plusieurs termes de même nature et fonction. · L’accumulation vise généralement à produire un effet d’amplification. · L’accumulation juxtapose plusieurs éléments grammaticalement comparables.

Explication

L’accumulation rassemble des termes de même nature et de même fonction afin de créer une amplification. Leur classement selon une intensité croissante ou décroissante caractérise la gradation, tandis que l’atténuation indirecte relève de l’euphémisme.

6. Une série de termes dont l’intensité augmente ou diminue progressivement constitue :

Une hyperbole amplifiant excessivement un seul trait.
Un euphémisme voilant une réalité déplaisante.
Une gradation renforçant ou diminuant progressivement la portée du propos.
Une litote suggérant une réalité plus forte par atténuation.
Une accumulation de termes sans progression d’intensité.

Une gradation renforçant ou diminuant progressivement la portée du propos.

Explication

Une gradation énumère des termes organisés selon une intensité croissante ou décroissante. Une simple accumulation ne suppose pas cette progression, tandis que les autres figures reposent sur l’amplification ou l’atténuation.

7. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la litote ?

La litote amplifie directement les traits d’une réalité mise en relief.
La litote ordonne plusieurs termes selon une intensité progressive.
La litote adoucit une idée déplaisante par des mots moins directs.
La litote énumère des termes de même nature et de même fonction.
La litote emploie une tournure atténuée pour suggérer une réalité plus forte.

La litote emploie une tournure atténuée pour suggérer une réalité plus forte.

Explication

La litote atténue volontairement l’expression afin de faire entendre une réalité plus forte. L’amplification directe relève de l’hyperbole, l’adoucissement d’une réalité déplaisante de l’euphémisme, et les énumérations de l’accumulation ou de la gradation.

8. Concernant l’asyndète, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’asyndète supprime des liens coordonnants attendus dans la phrase.
L’asyndète peut accélérer le rythme de l’énoncé.
L’asyndète rattache deux compléments différents au même verbe.
L’asyndète répète une construction grammaticale identique.
L’asyndète omet volontairement un mot nécessaire à la compréhension.

L’asyndète supprime des liens coordonnants attendus dans la phrase. · L’asyndète peut accélérer le rythme de l’énoncé.

Explication

L’asyndète retire les liens coordonnants attendus et peut produire une accumulation comique ou une accélération du rythme. La répétition d’une construction relève du parallélisme, l’omission d’un mot de l’ellipse et le rattachement de compléments différents du zeugma.

9. Les propriétés de l’ellipse sont les suivantes :

L’ellipse supprime les liens coordonnants entre plusieurs éléments.
L’ellipse laisse la phrase compréhensible malgré l’omission.
L’ellipse répète une même construction grammaticale dans l’énoncé.
L’ellipse omet volontairement un mot ou groupe de mots nécessaire.
L’ellipse peut porter sur des mots nécessaires à la construction phrastique.

L’ellipse laisse la phrase compréhensible malgré l’omission. · L’ellipse omet volontairement un mot ou groupe de mots nécessaire. · L’ellipse peut porter sur des mots nécessaires à la construction phrastique.

Explication

L’ellipse omet des mots nécessaires à la construction, mais leur absence ne gêne pas la compréhension. La suppression des liens coordonnants caractérise l’asyndète, tandis que la répétition d’une structure correspond au parallélisme.

10. Un même verbe polysémique rattachant deux compléments de constructions différentes caractérise :

Le zeugma associe des compléments qui ne se construisent pas pareillement.
Le zeugma produit fréquemment un effet comique dans la phrase.
Le zeugma reprend plusieurs mots identiques au début des propositions.
Le zeugma repose sur la polysémie du verbe commun aux compléments.
Le zeugma coordonne deux compléments dépendant d’un même verbe.

Le zeugma associe des compléments qui ne se construisent pas pareillement. · Le zeugma produit fréquemment un effet comique dans la phrase. · Le zeugma repose sur la polysémie du verbe commun aux compléments. · Le zeugma coordonne deux compléments dépendant d’un même verbe.

Explication

Le zeugma rattache à un même verbe polysémique deux compléments de constructions différentes et produit souvent un effet comique. La reprise de mots en début de propositions relève de l’anaphore.

11. Parmi les propositions suivantes concernant l’anaphore, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’anaphore supprime les liens coordonnants entre des groupes successifs.
L’anaphore omet un mot nécessaire sans gêner la compréhension.
L’anaphore attribue à un mot une caractéristique appartenant à un autre.
L’anaphore rattache deux compléments différents à un même verbe.
L’anaphore reprend des mots au début de phrases ou de vers.

L’anaphore reprend des mots au début de phrases ou de vers.

Explication

L’anaphore reprend un ou plusieurs mots au début d’une phrase, d’un vers ou d’une proposition afin de marteler une idée. Les autres descriptions correspondent à l’asyndète, à l’ellipse, à l’hypallage et au zeugma.

12. Concernant l’antithèse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’antithèse énonce une opinion contraire à la pensée réelle dans une intention ironique.
L’antithèse peut rapprocher deux pensées opposées au sein d’une même proposition.
L’antithèse repose sur une structure symétrique organisée selon le schéma A-B // B’-A’.
L’antithèse met en présence deux expressions fortement opposées dans un même énoncé.
L’antithèse accole deux termes contradictoires dans une expression brève.

L’antithèse peut rapprocher deux pensées opposées au sein d’une même proposition. · L’antithèse met en présence deux expressions fortement opposées dans un même énoncé.

Explication

L’antithèse confronte deux expressions ou deux pensées fortement opposées dans un même énoncé, éventuellement au sein d’une proposition. L’accolement de termes contradictoires caractérise l’oxymore, la symétrie A-B // B’-A’ caractérise le chiasme et le contraire dit ironiquement relève de l’antiphrase.

13. Parmi les propositions suivantes concernant l’oxymore, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’oxymore organise deux structures identiques selon une inversion en miroir.
L’oxymore produit un effet de surprise par la contradiction rapprochée.
L’oxymore accole deux termes contradictoires en apparence dans une expression.
L’oxymore oppose deux pensées développées dans un énoncé plus large.
L’oxymore exprime une opinion contraire à la doxa pour faire réfléchir.

L’oxymore produit un effet de surprise par la contradiction rapprochée. · L’oxymore accole deux termes contradictoires en apparence dans une expression.

Explication

L’oxymore associe deux termes apparemment contradictoires et cette association crée un effet de surprise. L’opposition de pensées dans un énoncé plus large relève de l’antithèse, la construction en miroir du chiasme et l’écart avec la doxa du paradoxe.

14. Les caractéristiques du chiasme comprennent :

Une construction symétrique mettant en miroir deux structures identiques.
Une formulation ironique disant le contraire de la pensée réelle.
Une association immédiate de deux termes contradictoires en apparence.
Une opinion s’écartant de la croyance commune pour interpeller le lecteur.
Un agencement correspondant au schéma A-B // B’-A’.

Une construction symétrique mettant en miroir deux structures identiques. · Un agencement correspondant au schéma A-B // B’-A’.

Explication

Le chiasme repose sur une construction symétrique et sur l’inversion de deux structures selon le schéma A-B // B’-A’. L’association de termes contradictoires définit l’oxymore, l’ironie indirecte l’antiphrase et l’écart à la doxa le paradoxe.

15. Au sujet de l’antiphrase, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L’antiphrase énonce le contraire de ce que pense réellement le locuteur.
L’antiphrase construit une opinion opposée à la doxa pour provoquer la réflexion.
L’antiphrase nécessite que le ton aide à révéler la pensée véritable.
L’antiphrase repose sur une intention ironique perceptible par le contexte.
L’antiphrase rapproche deux termes contradictoires dans une même expression.

L’antiphrase énonce le contraire de ce que pense réellement le locuteur. · L’antiphrase nécessite que le ton aide à révéler la pensée véritable. · L’antiphrase repose sur une intention ironique perceptible par le contexte.

Explication

L’antiphrase consiste à dire le contraire de sa pensée dans une intention ironique. Le ton ou le contexte permet d’identifier la pensée réelle de l’énonciateur. Le rapprochement de termes contradictoires caractérise l’oxymore, tandis que l’opposition à la doxa définit le paradoxe.

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Qu'établit la comparaison entre deux termes ?

Un lien explicite à partir d'un élément commun.

Quels outils grammaticaux utilise la comparaison ?

Comme, aussi, que, tel, semblable à.

Comment la métaphore exprime-t-elle un terme ?

Par une image en l'assimilant à un autre sans outil de comparaison.

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