QCM : Fondements de la géographie (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit la géographie comme discipline scientifique ?

Elle étudie la Terre et les relations entre les hommes et leur espace dans une approche pluridisciplinaire.
Elle analyse les sociétés humaines sans prendre en compte les caractéristiques de la Terre.
Elle décrit les reliefs et les climats en écartant les relations entre les sociétés et leur espace.
Elle représente les territoires au moyen de cartes sans étudier les relations entre les hommes et l’espace.

Elle étudie la Terre et les relations entre les hommes et leur espace dans une approche pluridisciplinaire.

Explication

La géographie combine plusieurs disciplines pour étudier la Terre et les relations entre les hommes et leur espace. L’étude des seuls reliefs et climats relève d’un champ plus restreint et ne rend pas compte de cette dimension humaine.

2. Quelle évolution caractérise la géographie humaine radicale des années 1970, la géographie sociale des années 1980 et le retour écologique des années 1990 ?

La géographie humaine radicale étudie les formes du relief, la géographie sociale l’homme face à son espace social, puis le retour écologique la construction de l’espace.
La géographie humaine radicale étudie l’homme face à son espace social, la géographie sociale les formes du relief, puis le retour écologique sa perception de l’espace.
La géographie humaine radicale étudie la perception de l’espace, la géographie sociale la construction de l’espace, puis le retour écologique les formes du relief.
La géographie humaine radicale étudie l’homme qui construit son espace, la géographie sociale sa perception de l’espace, puis le retour écologique l’homme face à son espace social.

La géographie humaine radicale étudie l’homme qui construit son espace, la géographie sociale sa perception de l’espace, puis le retour écologique l’homme face à son espace social.

Explication

Cette évolution passe de l’idée que l’homme construit son espace à l’étude de la perception de l’espace, puis au rapport de l’homme à son espace social. La perception de l’espace correspond à la géographie sociale des années 1980, et non à la géographie radicale des années 1970.

3. Une personne souhaite travailler sur la planification des villes et l’organisation des territoires ; dans quels domaines géographiques ces débouchés s’inscrivent-ils ?

Dans la recherche et l’enseignement, parmi les débouchés de la géographie.
Dans la géopolitique, parmi les débouchés de la géographie.
Dans l’aménagement et l’urbanisme, parmi les débouchés de la géographie.
Dans l’environnement et les risques, parmi les débouchés de la géographie.

Dans l’aménagement et l’urbanisme, parmi les débouchés de la géographie.

Explication

L’aménagement et l’urbanisme font partie des débouchés de la géographie et correspondent à la planification des villes et des territoires. L’environnement et les risques constituent aussi un débouché, mais ne désignent pas directement ce domaine de planification.

4. Quel métier consiste à produire et exploiter des informations géographiques au moyen d’un système d’information géographique ?

Topographe chargé de mesurer et de relever des terrains.
Prévisionniste météo chargé d’anticiper les conditions atmosphériques.
Géomaticien spécialisé en systèmes d’information géographique.
Urbaniste chargé de planifier l’organisation des espaces urbains.

Géomaticien spécialisé en systèmes d’information géographique.

Explication

Le géomaticien-SIG travaille avec des systèmes d’information géographique et des informations spatiales. Le topographe effectue plutôt des mesures et des relevés de terrain.

5. Comment s’exprime l’échelle numérique d’une carte lorsque l’espace représenté et l’espace réel sont exprimés dans la même unité ?

Par le rapport entre la distance représentée au numérateur et la distance réelle au dénominateur.
Par la différence entre la distance réelle et la distance représentée, exprimées dans la même unité.
Par le rapport entre la distance réelle au numérateur et la distance représentée au dénominateur.
Par la somme de la distance représentée et de la distance réelle, exprimées dans la même unité.

Par le rapport entre la distance représentée au numérateur et la distance réelle au dénominateur.

Explication

L’échelle numérique rapporte l’espace représenté à l’espace réel, dans cet ordre, et les deux distances doivent être exprimées dans la même unité. Inverser le numérateur et le dénominateur donne le rapport inverse de l’échelle.

6. Pour comparer une carte au 1/25 000 à une carte au 1/250 000, laquelle représente un espace plus restreint avec davantage de détails ?

Aucune des deux, car l’échelle ne détermine pas le niveau de détail.
La carte au 1/25 000, car elle est à plus grande échelle.
Les deux cartes, car elles représentent des espaces de même étendue.
La carte au 1/250 000, car son dénominateur est plus grand.

La carte au 1/25 000, car elle est à plus grande échelle.

Explication

À échelle de réduction, le 1/25 000 est une grande échelle et représente un espace plus restreint avec davantage de détails que le 1/250 000. Un dénominateur plus grand correspond ici à une plus petite échelle, et non à davantage de détails.

7. Sur une carte à l’échelle 1/25 000, quelle distance sur le terrain correspond à 1 cm mesuré sur la carte ?

2,5 km, soit 250 000 cm.
25 km, soit 2 500 000 cm.
25 m, soit 0,025 km.
250 m, soit 0,25 km.

250 m, soit 0,25 km.

Explication

À l’échelle 1/25 000, 1 cm sur la carte représente 25 000 cm sur le terrain, c’est-à-dire 250 m ou 0,25 km. Une distance de 25 m correspondrait à une conversion trop faible d’un facteur dix.

8. Quelle démarche caractérise l’étude multiscalaire d’un espace ?

Étudier un territoire à partir de ses seules limites administratives, sans changer de niveau
Étudier un même espace à plusieurs niveaux, de la France au plateau de Valensole en passant par la région PACA
Remplacer l’observation locale par une représentation générale à l’échelle nationale
Comparer plusieurs espaces distincts à un seul niveau, par exemple différentes régions françaises

Étudier un même espace à plusieurs niveaux, de la France au plateau de Valensole en passant par la région PACA

Explication

L’approche multiscalaire examine un même espace à différents niveaux, illustrés par la France, la région PACA et le plateau de Valensole. Comparer des espaces distincts à une seule échelle ne constitue pas cette démarche.

9. Une représentation construite sous la forme d’une anamorphose relève de quelle catégorie d’espaces représentés ?

Des espaces objectifs ou positionnels
Des espaces vécus et pratiqués
Des espaces décodés ou construits
Des espaces imaginaires ou utopiques

Des espaces décodés ou construits

Explication

Les anamorphoses sont citées comme des représentations d’espaces décodés ou construits. Les espaces vécus et pratiqués désignent une autre catégorie de représentations spatiales.

10. Quelle définition distingue correctement le géoïde du niveau moyen des océans ?

Une surface de référence géométrique définie par les parallèles et les méridiens terrestres
Une surface équipotentielle définie comme étant exactement le niveau moyen des océans
Une surface équipotentielle du champ de pesanteur qui coïncide au mieux avec le niveau moyen des océans
Une surface topographique irrégulière déterminée par les reliefs émergés et les fonds marins

Une surface équipotentielle du champ de pesanteur qui coïncide au mieux avec le niveau moyen des océans

Explication

Le géoïde est une surface équipotentielle du champ de pesanteur qui coïncide au mieux avec le niveau moyen des océans, mais sa définition n’est pas univoque. Le niveau moyen des océans ne constitue pas nécessairement lui-même une surface équipotentielle.

11. Quels repères permettent notamment de situer un espace positionnel ou objectif sur le globe ?

Les distances mesurées par triangulation entre des points matérialisés
Les coordonnées X, Y et Z, associées à un modèle numérique de terrain
Les altitudes et les profondeurs, rapportées aux points d’un réseau de nivellement
La longitude et la latitude, rapportées à l’équateur, aux méridiens et aux parallèles

La longitude et la latitude, rapportées à l’équateur, aux méridiens et aux parallèles

Explication

Les espaces positionnels ou objectifs se repèrent notamment par la longitude, la latitude, l’équateur, les méridiens et les parallèles. Les coordonnées X, Y et Z sont une autre manière d’exprimer des données géographiques, mais elles ne reprennent pas les repères énumérés ici.

12. Quel élément permet de reconnaître un point géodésique plutôt qu’un simple repère visuel ?

Il correspond à l’intersection de deux méridiens dont la position est estimée
Il est visible dans le paysage et associé à une altitude arrondie au mètre
Il sert de sommet à un triangle utilisé pour calculer des distances
Il est matérialisé et ses coordonnées bidimensionnelles ou tridimensionnelles sont connues avec précision

Il est matérialisé et ses coordonnées bidimensionnelles ou tridimensionnelles sont connues avec précision

Explication

Un point géodésique est matérialisé et possède des coordonnées connues avec précision, en deux ou trois dimensions. Un repère visuel ne suffit pas à le caractériser s’il ne dispose pas de coordonnées précises.

13. À quoi sert un réseau de nivellement ?

À former un réseau de points horizontaux servant à déterminer latitude et longitude
À représenter les variations du relief sous la forme d’un modèle numérique de terrain
À calculer des distances entre points au moyen de triangles géométriques
À former un système de référence vertical auquel rattacher des mesures d’altitude

À former un système de référence vertical auquel rattacher des mesures d’altitude

Explication

Un réseau de nivellement rassemble des points qui constituent un système de référence vertical et permettent d’y rattacher des mesures d’altitude. Un réseau destiné à déterminer latitude et longitude correspond à un autre type de repérage.

14. Quelle caractéristique est associée au médaillon en laiton parmi les repères cités ?

Il s’agit d’un repère cylindrique de type M associé à l’IGN
Il matérialise un point dont l’altitude est exprimée à la précision millimétrique
Il fournit des coordonnées horizontales précises en longitude et latitude
Il porte une altitude arrondie au mètre et est frappé à froid

Il porte une altitude arrondie au mètre et est frappé à froid

Explication

Le médaillon en laiton est décrit comme frappé à froid et portant une altitude arrondie au mètre. Le repère cylindrique de type M est un autre repère cité séparément.

15. Quelle caractéristique distingue l’espace vécu de l’espace positionnel ?

L’espace vécu repose sur des coordonnées mesurables, tandis que l’espace positionnel dépend des perceptions individuelles.
L’espace vécu est subjectif et mental, tandis que l’espace positionnel repose sur des repères géographiques objectifs.
L’espace vécu désigne les distances entre personnes, tandis que l’espace positionnel décrit les lieux fréquentés au quotidien.
L’espace vécu correspond aux lieux de résidence, tandis que l’espace positionnel correspond aux lieux de travail.

L’espace vécu est subjectif et mental, tandis que l’espace positionnel repose sur des repères géographiques objectifs.

Explication

L’espace vécu, perçu et pratiqué renvoie à un espace mental et subjectif, associé à Armand Frémont en 1970. L’espace fondé sur des coordonnées géographiques objectives correspond plutôt à l’espace positionnel.

16. Quelles distances peuvent être distinguées dans l’étude des espaces sociaux ou relationnels ?

Les distances locale, régionale, nationale et internationale.
Les distances domestique, professionnelle, résidentielle et collective.
Les distances individuelle, familiale, communautaire et institutionnelle.
Les distances intime, personnelle, sociale et publique.

Les distances intime, personnelle, sociale et publique.

Explication

Les espaces sociaux ou relationnels comprennent quatre distances : intime, personnelle, sociale et publique. Les catégories résidentielle et professionnelle renvoient plutôt à des types de lieux pouvant être pris en compte dans l’étude des espaces relationnels.

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Qu'étudie la géographie ?

La Terre et les relations entre les hommes et leur espace.

Que considère la géographie humaine radicale des années 1970 ?

L’homme construit son espace.

À quoi s’intéresse la géographie sociale des années 1980 ?

À la perception de l’espace.

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