★ À maîtriser
La consommation d’alcool n’était pas interdite par le 18e amendement, et davantage d’Américains buvaient pendant la Prohibition qu’avant celle-ci.
La demande persistante d’alcool alimenta un marché noir approvisionnant les speakeasies par le bootlegging, ce qui enrichit et professionnalisa les gangs.
Les gangs se livrèrent à des guerres sanglantes pour contrôler le bootlegging dans leurs villes ou régions, notamment par des fusillades et des attaques en voiture.
Compléments
Demande d’alcool → marché noir → enrichissement et guerres de gangs
★ À maîtriser
📌 La loyauté interdisait de trahir son chef ou un membre de son gang, et le serment de silence interdisait de parler aux autorités, notamment à la police et au FBI.
📌 Les gangsters ne devaient pas menacer ni tuer les civils, notamment les policiers, juges, procureurs, jurés, journalistes et passants ; ils pouvaient toutefois tenter de les acheter pour obtenir leur protection ou leur silence.
Compléments
Dans l’Underworld, les relations entre gangsters associaient violence et confiance, ainsi qu’intimidation et protection.
La violation des règles pouvait entraîner l’exclusion du gang, si le chef se montrait clément, ou plus généralement l’élimination du contrevenant.
★ À maîtriser
Compléments
Dutch Schultz était le nom de gangster adopté par Arthur Flegenheimer ; « Dutch » était un surnom péjoratif donné aux immigrants allemands et « Schultz » rappelait son premier employeur, la Schultz Truck Company.
Dutch Schultz s’enrichit grâce au bootlegging et au numbers racket, puis attira l’attention des autorités en 1935.
Après la mort de Schultz, Dewey prit pour cible l’empire criminel de Luciano, et l’élimination de Schultz avait ironiquement sauvé la vie de Dewey, futur responsable de l’emprisonnement de Luciano.
La menace contre Dewey → refus des chefs → élimination de Schultz
★ À maîtriser
Les gangs urbains étaient principalement :
La Prohibition permit à certains gangs italiens, juifs et irlandais de devenir de grandes organisations comptant des centaines de membres, où les revenus dépendaient de la place dans la hiérarchie.
📌 Les Young Turks, jeunes gangsters surtout italiens et juifs, coopéraient au-delà des origines pour faire du profit, tandis que les Mustache Petes, gangsters italiens traditionnels souvent siciliens, refusaient de travailler avec des non-Italiens.
Compléments
Arnold Rothstein prêtait de l’argent aux gangsters pour financer leurs activités illégales et leur demandait un remboursement avec intérêts ; son rôle de banquier lui valut le surnom de « The Brain ».
Parmi les Young Turks figuraient :
Young Turks : coopération pour le profit ; Mustache Petes : priorité aux traditions siciliennes
La conférence décida d’une trêve et d’un partage du territoire américain en zones : le Midwest fut attribué à Al Capone et le Nord-Est à Luciano, Siegel et Lansky, qui coopéraient.
La conférence marqua un tournant en favorisant des gangs américains interethniques et des règles communes visant une paix relative entre gangsters.
★ À maîtriser
Dans la hiérarchie professionnalisée des gangs, le boss prenait les décisions, supervisait les rackets à distance et évitait de s’impliquer directement afin de se protéger.
Le gangster type venait souvent d’une famille immigrée pauvre, mais était généralement né aux États-Unis ou y avait vécu dès son jeune âge dans un quartier ethnique.
Compléments
Les lieutenants étaient les bras droits du boss et servaient d’intermédiaires entre lui et les membres de rang inférieur.
Les gangsters de rang inférieur contrôlaient une activité précise, obéissaient au boss et lui remettaient une partie de leurs revenus.
Le trésorier vérifiait que les gangsters de rang inférieur remettaient au boss la somme attendue.
Le jeune gangster rejoignait souvent un gang ethnique, trouvait un mentor qui lui apprenait le métier, puis pouvait accéder à des postes de lieutenant ou de boss lorsque son supérieur se retirait, était emprisonné ou était écarté.
★ À maîtriser
Pendant la Prohibition, le bootlegging était la principale source de revenus des gangsters, dont certains possédaient aussi des speakeasies où la prostitution pouvait être pratiquée.
Les personnes visées par la corruption comprenaient :
Compléments
La corruption généralisée de la Prohibition contribua au surnom de « lawless years » donné à cette période.
Le FBI et les autorités fédérales menèrent des enquêtes qui aboutirent à des condamnations de gangsters et de personnes corrompues dans les années 1940, 1950 et 1960.
La corruption protège les rackets ; les enquêtes fédérales conduisent à des condamnations
La Stoppagherra Society élimina un gang rival, contrôla La Nouvelle-Orléans et créa ensuite des branches à New York, San Francisco et Chicago.
La société contrôlait le quartier italien et s’enrichissait par le vol, l’extorsion et le meurtre, notamment contre des immigrants italiens refusant de payer pour sa protection.
De 1860 à 1880, les membres de la Stoppagherra Society tuèrent environ 60 personnes, notamment avec une arme que la police appelait la « Mafia Gun », un fusil court dissimulable sous un manteau.
Après ces exécutions, la Mafia sicilienne cessa d’opérer en Louisiane et quitta la région ; le cours situe ensuite à New York la naissance et l’organisation de la Mafia américaine.
Arrivée → prise de contrôle → lynchage en prison → départ de la Mafia
★ À maîtriser
À New York, les gangs irlandais, italiens et juifs se disputaient les rackets, causant des guerres qui firent des centaines de morts et de blessés parmi les gangsters.
Après la guerre de Castellammare, les gangsters italiens et juifs s’allièrent et partagèrent le marché new-yorkais, tandis que les gangs irlandais perdirent notamment le contrôle des docks dans les années 1930.
Compléments
Le maire William O’Dwyer, en fonction de 1945 à 1950, dut démissionner après une enquête révélant ses liens étroits avec le crime organisé.
Le maire Fiorello La Guardia, le gouverneur Herbert Lehman et le procureur spécial Thomas Dewey unirent leurs efforts dans les années 1930 pour affaiblir l’Underworld new-yorkais ; Luciano fut emprisonné en 1936, mais le crime organisé se réorganisa après la Seconde Guerre mondiale.
La paix entre Italiens et Juifs affaiblit les gangs irlandais
★ À maîtriser
Dans les années 1920, des gangs italiens contrôlaient le bootlegging au sud de Chicago et des gangs irlandais au nord, provoquant les « beer wars ».
Après le massacre de la Saint-Valentin, les Italiens contrôlèrent le bootlegging à Chicago et Al Capone devint le « King of Chicago » à la tête de l’Outfit, qui contrôlait les activités illégales de la ville.
Compléments
À Chicago, l’industrialisation et l’urbanisation attirèrent des immigrants italiens, irlandais et juifs qui s’installèrent dans des quartiers ethniques où apparurent de petits gangs rivaux.
Pour protéger son empire, Capone corrompait policiers, fonctionnaires, juges, procureurs et jurés, dépensant au total 300 000 dollars par semaine en pots-de-vin à Chicago.
Le massacre de 1929 affaiblit Moran et consacre Capone à Chicago
★ À maîtriser
En 1937, la Combination envoya Benjamin « Bugsy » Siegel à Los Angeles pour former une coalition des principaux gangs, dont il devint le chef.
Le Nevada légalisa les jeux d’argent en mars 1931, ce qui attira des gangsters désireux de contrôler les casinos de Las Vegas.
Le Flamingo, hôtel-casino construit à Las Vegas avec des fonds de la Mafia et du National Crime Syndicate sous la supervision de Siegel, ouvrit le 26 décembre 1946.
Compléments
À partir des années 1940, les gangsters cherchèrent à développer leurs activités dans l’Ouest américain pour s’éloigner des enquêtes menées à New York et Chicago.
En Californie, les gangsters italiens, siciliens, irlandais et juifs tiraient des revenus du bootlegging, de la prostitution, du trafic de drogue et des paris clandestins, sans organisation commune avant l’intervention de la Combination.
Le Flamingo devait coûter 1 million de dollars, mais son coût atteignit 6 millions ; après sa réouverture en mars 1947, les gangsters contrôlèrent les casinos et gagnèrent aussi de l’argent par l’extorsion des propriétaires.
★ À maîtriser
Compléments
Au début des années 1920, Benjamin « Bugsy » Siegel et Meyer Lansky, alors adolescents, créèrent le Bugs and Meyer Mob, gang de rue ancêtre de Murder, Inc., qui disparut en 1929 après la conférence d’Atlantic City.
Lors de la conférence d’Atlantic City de mai 1929, Al Capone proposa une équipe nationale chargée de faire respecter les décisions du Syndicate, mais les participants rejetèrent l’idée.
Buchalter et Albert « The Lord High Executioner » Anastasia recrutèrent des tueurs italiens et juifs ; Buchalter dirigeait les membres juifs et Anastasia les membres italiens.
Bugs and Meyer Mob → projet de squad nationale → escadron d’exécution
★ À maîtriser
Un chef commanditaire transmettait à Buchalter et Shapiro le nom de la cible ; ceux-ci confiaient l’assassinat à un ou plusieurs tueurs en leur donnant une description de la victime et des indications pour la retrouver.
Les tueurs ne connaissaient généralement ni l’identité de leur victime ni celle du chef qui avait commandité le meurtre, ce qui protégeait les chefs en cas d’arrestation d’un exécutant.
Les membres de Murder, Inc. recevaient un salaire de 250 dollars par mois et une prime de 1 000 à 5 000 dollars par meurtre, selon l’importance et le pouvoir de la victime.
Les tueurs utilisaient principalement : des armes à feu, des cordes, des couteaux, des pics à glace, enfoncés par l’oreille jusqu’au cerveau
Compléments
★ À maîtriser
Le 23 octobre 1935, deux tueurs abattirent Dutch Schultz dans les toilettes d’un restaurant ; ses deux gardes du corps furent également tués.
Schultz fut assassiné après avoir voulu faire tuer Thomas Dewey et menacé de s’en charger lui-même lorsque les chefs refusèrent ; Luciano demanda alors à Murder, Inc. de l’éliminer.
Compléments
Schultz veut faire tuer Dewey → Luciano commande l’assassinat de Schultz
★ À maîtriser
Dans les années 1940, les autorités fédérales enquêtèrent sur le crime organisé et arrêtèrent Abe « Kid Twist » Reles, membre de Murder, Inc., qui accepta de coopérer.
En novembre 1941, le jour où il devait témoigner, Reles fit une chute mortelle depuis la fenêtre de sa chambre située au sixième étage d’un hôtel où il était protégé par la police.
Malgré la mort de Reles, les enquêtes conduisirent à l’arrestation et à la condamnation à mort de membres de Murder, Inc., puis au démantèlement de l’organisation dans les années 1940.
Compléments
Reles accepta de témoigner contre Albert Anastasia après avoir appris que des chefs voulaient le faire éliminer par crainte qu’il ne renseigne les autorités.
La presse surnomma Reles « The Canary who could sing, but couldn’t fly » ; certains pensaient qu’il avait tenté de s’échapper, tandis que d’autres soupçonnaient Murder, Inc. et les policiers chargés de sa protection de l’avoir fait tuer.
En 1957, Albert Anastasia fut assassiné dans un salon de coiffure par d’anciens membres de Murder, Inc.
Reles coopère → les membres sont poursuivis → l’organisation est démantelée
Teste tes connaissances sur Gangstérisme et prohibition aux États-Unis avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. La demande persistante d’alcool pendant la Prohibition a contribué à :
2. Le code d’honneur des gangsters reposait sur :
Mémorisez les concepts clés de Gangstérisme et prohibition aux États-Unis avec 10 flashcards interactives.
Qu’interdisait le 18e amendement concernant l’alcool ?
La fabrication, le transport et la vente d’alcool.
Sur quelles valeurs reposait le code d’honneur des gangsters ?
Le secret, la discipline et le respect.
Combien de speakeasies le commissaire de police estimait-il présents à New York ?
30 000 speakeasies.
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