QCM : Géomatique et systèmes d’information géographique (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline acquiert, organise, représente, analyse et intègre des informations géographiques ?

La cartographie
La géomatique
L’écologie
La géodésie

La géomatique

Explication

La géomatique regroupe l’acquisition, l’organisation, la représentation, l’analyse et l’intégration d’informations géographiques. La géodésie porte sur la forme terrestre, la cartographie sur la représentation des espaces et l’écologie sur les interactions entre les êtres vivants et leur milieu.

2. Une équipe d’agriculteurs veut analyser des informations géographiques pour gérer ses parcelles. À quel usage de la géomatique cette activité correspond-elle ?

Un usage par les forestiers
Un usage par les urbanistes
Un usage par les agriculteurs
Un usage dans la vie quotidienne

Un usage par les agriculteurs

Explication

Les agriculteurs font partie des utilisateurs de la géomatique, qui sert notamment à exploiter des informations géographiques dans différents secteurs. Les urbanistes, les forestiers et les usages quotidiens sont également concernés, mais ne correspondent pas à l’activité décrite.

3. Quelle discipline étudie la forme de la Terre, calcule ses dimensions et mesure son champ de gravité ?

La géomatique
La géodésie
La cartographie
L’écologie

La géodésie

Explication

La géodésie étudie la forme de la Terre, le calcul de ses dimensions et la mesure de son champ de gravité. La géomatique traite des informations géographiques, tandis que l’écologie étudie les interactions entre les êtres vivants et leur milieu.

4. Pour établir une référence d’altitude correspondant au niveau moyen des mers et représentant la Terre sans ses reliefs, quel modèle faut-il choisir ?

Le géoïde
Le système de coordonnées
L’ellipsoïde
La topographie

Le géoïde

Explication

Le géoïde représente la forme terrestre sans les reliefs, au plus proche de la forme réelle, et correspond au niveau moyen des mers utilisé comme référence pour l’altitude. L’ellipsoïde est un modèle régulier facilitant les calculs, la topographie décrit les reliefs et un système de coordonnées sert à situer des positions.

5. Un spécialiste doit calculer des positions sur une surface régulière, en acceptant un écart de quelques dizaines de mètres par rapport à la forme terrestre réelle. Quel modèle convient le mieux ?

Un ellipsoïde
Un géoïde
Un niveau moyen des mers
Une topographie

Un ellipsoïde

Explication

L’ellipsoïde est un modèle régulier et simplifié du géoïde qui facilite les calculs et le positionnement, avec un écart pouvant atteindre quelques dizaines de mètres lorsqu’il est bien choisi. Le géoïde suit plus fidèlement la forme terrestre, mais sa surface irrégulière est moins pratique pour les calculs.

6. Pour localiser des points dans un modèle de la Terre, quels éléments sont associés dans un système de référence terrestre (SRT) ?

Un ellipsoïde de référence, un système de coordonnées et des repères
Un ellipsoïde de référence, une projection et une échelle cartographique
Un ellipsoïde de référence, une échelle et un système de mesure des distances
Un système de coordonnées, une projection et des données d’altitude

Un ellipsoïde de référence, un système de coordonnées et des repères

Explication

Le SRT associe un ellipsoïde de référence à un système de coordonnées et à des repères pour s’orienter et localiser des points. L’ellipsoïde seul omet les autres éléments, tandis que la projection plane relève de la représentation cartographique.

7. Un technicien localise un point dans un SRT au moyen de sa latitude et de sa longitude. Dans quelles unités ces coordonnées sont-elles exprimées ?

En unités de temps
En unités angulaires
En unités de longueur
En unités de surface

En unités angulaires

Explication

Dans un SRT, la latitude et la longitude sont des coordonnées géographiques exprimées en unités angulaires. Les unités de longueur sont associées aux coordonnées planes, et non à ces coordonnées géographiques.

8. Une équipe doit transformer les coordonnées sphériques de l’ellipsoïde pour représenter une zone courbe sur une carte plane. Quel outil doit-elle choisir ?

Un système de coordonnées géographiques
Un modèle de relief
Un système de référence terrestre
Un système de projection

Un système de projection

Explication

Un système de projection transforme les coordonnées sphériques de l’ellipsoïde en coordonnées planes afin de représenter une surface courbe sur un plan. Le SRT définit le référentiel terrestre et ses coordonnées, sans effectuer à lui seul cette transformation.

9. Pour cartographier une zone en France avec une projection officielle compatible avec les GPS et divisée en zones pour gagner en précision, quel système convient ?

Lambert 93, projection cylindrique conforme associée à RGF93
Lambert 93, projection conique conforme associée à RGF93
Lambert 93, projection conique conforme associée à WGS 84
Lambert II étendue, projection conique conforme associée à RGF93

Lambert 93, projection conique conforme associée à RGF93

Explication

Lambert 93 est la projection conique conforme officielle en France, associée au SRT RGF93 ; elle est compatible avec les GPS et comporte neuf zones. Lambert II étendue est l’ancienne projection officielle, et WGS 84 désigne l’ellipsoïde utilisé par Lambert 93, pas le SRT associé.

10. Pour qu’un jeu de données spatiales puisse être représenté et localisé à l’aide d’un référentiel terrestre et d’une projection, quel système faut-il lui attribuer ?

Un système de coordonnées associant latitude et longitude
Un système de coordonnées de référence associant SRT et projection
Un système de référence terrestre associant ellipsoïde et repères
Un système de projection associant une carte et son échelle

Un système de coordonnées de référence associant SRT et projection

Explication

Un SCR associe un système de référence terrestre et une projection pour représenter et localiser des données spatiales. Les coordonnées géographiques seules omettent la projection, tandis que le SRT seul omet également cette composante.

11. Sur une carte, un point se déplace vers l’est sans changer de latitude. Quelle coordonnée varie et à quel axe correspond-elle ?

La longitude, sur l’axe Y
La latitude, sur l’axe X
La latitude, sur l’axe Y
La longitude, sur l’axe X

La longitude, sur l’axe X

Explication

La longitude indique la position entre l’est et l’ouest et correspond à l’axe X. Confondre longitude et latitude inverse les repères, tandis que les deux autres réponses associent les axes aux mauvaises coordonnées.

12. Un angle de 2 radians doit être converti en degrés à l’aide de l’équivalence fournie. Quelle valeur approximative obtient-on ?

57,2958°
720°
28,6479°
114,5916°

114,5916°

Explication

Puisqu’un radian vaut 57,2958°, deux radians valent 2×57,2958=114,5916°2 \times 57,2958 = 114,5916°. 57,2958° ne correspond qu’à un radian, 720° vient d’une multiplication par 360 et 28,6479° d’une division incorrecte.

13. Quel élément caractérise un système d’information géographique (SIG) ?

Il transforme des informations descriptives en images sans les relier à des lieux.
Il produit des cartes sans gérer ni analyser les données qui les composent.
Il conserve des coordonnées sans intégrer d’informations sur les lieux concernés.
Il relie la localisation des données à des informations descriptives et permet de les gérer, analyser et cartographier.

Il relie la localisation des données à des informations descriptives et permet de les gérer, analyser et cartographier.

Explication

Un SIG relie où se trouvent les choses à des informations descriptives et sert à gérer, analyser et cartographier ces données. Le dessin seul, le stockage sans contexte descriptif et la collecte de coordonnées réduisent chacun les fonctions du SIG.

14. Une équipe doit enregistrer des données, étudier leurs relations spatiales et produire une carte. Quelles opérations un SIG peut-il réaliser pour répondre à ces besoins ?

Saisir et gérer des bases de données, mener des analyses spatiales et créer des cartes.
Créer des cartes, choisir une sémiologie et fixer la discrétisation des données.
Saisir et stocker des données, sans les analyser ni les représenter cartographiquement.
Projeter les données, calculer des coordonnées et mesurer des distances sur une carte.

Saisir et gérer des bases de données, mener des analyses spatiales et créer des cartes.

Explication

Un SIG permet de saisir et gérer des bases de données, de réaliser des analyses spatiales et de créer des représentations cartographiques. La projection et la sémiologie relèvent d’autres aspects du travail cartographique, tandis que la seule saisie ne couvre pas l’ensemble des opérations demandées.

15. Pour une carte destinée à montrer les secteurs exposés à un risque, une analyste superpose une couche des zones habitées à une couche du risque. Quel est le principe de cette démarche dans un SIG ?

Traiter chaque couche comme une carte finale sans les mettre en relation.
Projeter les couches pour que chacune exprime séparément le message recherché.
Fusionner toutes les informations dans une couche unique avant toute analyse.
Superposer des couches d’informations différentes pour faire ressortir celles qui servent le message recherché.

Superposer des couches d’informations différentes pour faire ressortir celles qui servent le message recherché.

Explication

Un SIG superpose des couches contenant des informations différentes afin de faire apparaître celles qui sont utiles au message recherché. La fusion en couche unique, le choix de projection et le traitement séparé des couches ne décrivent pas ce principe de superposition.

16. Dans un système d’information géographique, quel élément décrit un objet géographique par sa position, sa forme et ses caractéristiques ?

Une table attributaire
Une entité vectorielle
Une localisation géographique
Une couche vectorielle

Une entité vectorielle

Explication

Une entité vectorielle est un objet géographique défini par une position, une forme et des caractéristiques. Une couche regroupe des entités, une localisation correspond à la position et une table attributaire rassemble des informations sur les objets.

17. Un projet SIG superpose des informations sur des arbres et sur des routes. Quelle organisation respecte la règle des couches vectorielles ?

Une couche unique de points et de lignes pour les deux catégories
Une couche unique regroupant les objets partageant les mêmes coordonnées
Une couche de routes classées selon leur nom et une couche d’arbres selon leur espèce
Une couche de points pour les arbres et une couche de lignes pour les routes

Une couche de points pour les arbres et une couche de lignes pour les routes

Explication

Chaque couche vectorielle contient des entités d’un seul type d’implantation, tandis qu’un projet peut superposer plusieurs couches. La couche unique de points et de lignes confond ces deux échelles ; les attributs et les coordonnées ne déterminent pas le type d’implantation.

18. Comment une donnée raster représente-t-elle un territoire ?

Par une grille régulière de cellules, chaque pixel contenant une valeur
Par des lignes reliées, chaque segment portant une valeur
Par un ensemble de points, chaque point portant plusieurs attributs
Par des polygones irréguliers, chacun contenant plusieurs pixels

Par une grille régulière de cellules, chaque pixel contenant une valeur

Explication

Une donnée raster représente le territoire par une grille régulière de cellules ordonnées et chaque pixel contient une seule valeur. Les points, lignes et polygones relèvent de la représentation vectorielle, et l’idée de plusieurs valeurs par pixel contredit la définition du raster.

19. Deux images raster couvrent le même territoire et ont la même définition, mais l’une utilise des pixels plus petits. Que peut-on conclure sur cette image ?

Son nombre de pixels est nécessairement plus faible
Sa résolution spatiale est moins bonne
Sa résolution spatiale est meilleure
Sa définition est nécessairement plus élevée

Sa résolution spatiale est meilleure

Explication

La résolution spatiale dépend de la taille des pixels : des pixels plus petits donnent une image de meilleure qualité. La définition désigne le nombre de pixels, et la taille réduite des pixels n’implique pas à elle seule une baisse de résolution ou du nombre total de pixels.

20. Dans une forêt comportant des arbres et des bâtiments, quel modèle représente l’élévation de ces entités plutôt que l’altitude du sol ?

Un modèle numérique d’élévation
Un raster de précipitations
Une représentation vectorielle du relief
Un modèle numérique de terrain

Un modèle numérique d’élévation

Explication

Un MNE représente l’élévation des entités présentes sur le terrain, comme les arbres ou les bâtiments. Un MNT décrit la topographie du sol, un raster de précipitations porte sur une donnée météorologique, et le mode vectoriel concerne la forme de représentation.

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Quelles opérations la géomatique effectue-t-elle sur les informations géographiques ?

Elle les acquiert, les organise, les représente, les analyse et les intègre.

Qu’étudie la géodésie ?

La forme et les dimensions de la Terre, ainsi que son champ de gravité.

À quoi correspond le géoïde pour définir l’altitude ?

Au niveau moyen des mers.

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