Fiche de révision : Géomorphologie, climat et biosphère

Plan du Cours

  1. La Terre et ses enveloppes
  2. Le géosystème et ses interactions
  3. Tectonique des plaques et géosphère
  4. Séismes et aléa sismique
  5. Volcanisme et éruptions effusives
  6. Tunnels et formes de lave
  7. Éruptions effusives et points chauds
  8. Éruptions explosives et produits volcaniques
  9. Roches sédimentaires et diagénèse
  10. Types de roches sédimentaires
  11. Géomorphologie et érosion
  12. Météorisation et altération des roches
  13. Transport des matériaux
  14. Dépôt et sédimentation
  15. Climat et météorologie
  16. Énergie solaire et températures
  17. Pression, vents et précipitations
  18. Cycle de l’eau et bassins versants
  19. Biosphère et biomes

Repères chronologiques

  1. 8 mai 1902Une nuée ardente de la montagne Pelée en Martinique a fait 28 000 victimes.
  2. 1912Alfred Wegener propose la théorie de la dérive des continents, selon laquelle les terres émergées étaient réunies à la fin de l’ère primaire dans le supercontinent Pangée.
  3. 1963Fred Vine et Drummond Matthews suggèrent que la croûte océanique basaltique se forme régulièrement aux dorsales et que le plancher océanique s’étend comme un double tapis roulant.
  4. 1967-68La théorie des plaques lithosphériques est acceptée, avec la lithosphère décrite comme une couche limite thermique constituant le manteau froid.

1. La Terre et ses enveloppes

★ À maîtriser

  • La Terre effectue une révolution autour du Soleil en 365,25 jours365{,}25\ \text{jours}, soit un an.

📌 La rotation est le mouvement d’un objet autour de lui-même, tandis que la révolution est le mouvement d’un objet autour d’un autre.

  • Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont des planètes internes telluriques, principalement formées de minéraux et de roches, tandis que Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont des planètes externes géantes, principalement constituées de gaz et de glaces.

Compléments

  • La Terre est la troisième planète en partant du Soleil et la cinquième plus grosse du système solaire.

  • La distance moyenne entre la Terre et le Soleil est de 1 unité astronomique (UA), unité employée pour mesurer les distances du système solaire.

  • L’axe de rotation terrestre est incliné d’environ 23°27′ par rapport au plan de l’écliptique.

  • Les enveloppes internes terrestres sont : la graine solide, le noyau externe liquide, la mésosphère, correspondant au manteau inférieur, l’asthénosphère ductile, dans le manteau supérieur, la lithosphère rigide, formée de la croûte et de la partie supérieure du manteau

  • Les enveloppes externes de la Terre sont :

    • l’hydrosphère, ensemble des eaux
    • l’atmosphère, enveloppe gazeuse
    • la biosphère, ensemble des êtres vivants

2. Le géosystème et ses interactions

Notions clés & Définitions

  • Géosystème : Concept systémique de l’environnement dans lequel les éléments interagissent et où l’évolution d’un élément modifie l’ensemble du système.
  • Environnement : Système composé d’éléments naturels et humains qui interagissent entre eux.
  • Système : Ensemble d’éléments en interaction dynamique dont les éléments et la structure définissent le fonctionnement, notamment par des flux de matière et d’énergie (de Rosnay, 1975).
  • Mangrove : Forêt littorale tropicale humide dont les racines poussent dans l’eau douce ou salée et sont adaptées aux marées et aux sols particuliers.
  • Bassin versant : Unité géographique où chaque goutte d’eau qui tombe se dirige vers le même exutoire.
  • Bocage : Enchaînement de champs agricoles délimités par des haies.

Points essentiels

  • Un géosystème peut être en équilibre instable, ou métastable, de sorte qu’une perturbation telle qu’une éruption volcanique ou un incendie peut modifier son état.

  • Les systèmes environnementaux comprennent notamment :

    • les littoraux
    • les bassins versants
    • les zones humides
    • les paysages de bocage
    • la haute montagne
    • les parcs protégés
  • Les adaptations de la mangrove comprennent : les racines échasses, qui résistent au flot et au jusant et assurent l’aération, les pneumatophores, protubérances verticales émergent de la vase et assurant l’aération, la viviparité, où les graines se développent sur l’arbre avant leur chute

  • La mangrove associe climat, végétation, sol et eau salée, et contribue à la protection des côtes et au maintien de la biodiversité.

Astuce mémo

Un élément évolue → l’équilibre du système est modifié.

3. Tectonique des plaques et géosphère

Notions clés & Définitions

  • Plaque tectonique : Volume rigide et peu épais par rapport à sa surface, constituant une partie de l’enveloppe externe rigide de la Terre solide.
  • Lithosphère : Enveloppe superficielle rigide de la Terre solide, constituée de la croûte terrestre et d’une partie du manteau supérieur, et devenant plastique à sa base.
  • Tectonique : Discipline des sciences de la Terre qui étudie les structures acquises par les roches après leur formation et les déformations de l’écorce terrestre.
  • Asthénosphère : Partie ductile du manteau supérieur terrestre située directement sous la lithosphère.
  • Subduction : Enfoncement d’une plaque lithosphérique sous une autre.

★ À maîtriser

  • La convection mantellique contribue aux mouvements des plaques : la matière chaude, moins dense, monte vers la surface, puis, en se refroidissant, devient plus dense et replonge vers les profondeurs.

  • Les indices de la dérive des continents sont :

    • les fossiles
    • les correspondances entre continents
    • les structures géologiques
    • l’âge du plancher océanique
    • les traces des glaciations
  • Les frontières divergentes sont constructives, les frontières convergentes sont destructives et les limites conservatrices ne créent ni ne détruisent de lithosphère.

  • La croûte océanique naît aux dorsales, s’épaissit en vieillissant lorsqu’elle s’en éloigne, puis est consommée dans les zones de subduction.

Compléments

  • Les principales plaques tectoniques nommées sont les plaques nord-américaine, des Cocos, de Nazca, sud-américaine, des Caraïbes, africaine, eurasiatique, antarctique, arabique, iranienne, des Philippines, pacifique et indo-australienne.

  • La Terre comprend une croûte et lithosphère allant de 0 à 40 km, un manteau supérieur de 10 à 400 km, une région de transition de 400 à 650 km, un manteau inférieur de 650 à 2 890 km, un noyau externe de 2 890 à 5 150 km et un noyau interne de 5 150 à 6 378 km.

  • La discontinuité de Mohorovicic (Moho) marque un contraste de densité entre la croûte et le manteau, la discontinuité de Gutenberg sépare le manteau et le noyau vers 2 885 km, et la discontinuité de Lehmann sépare les noyaux externe et interne vers 5 100 km.

  • Les trois types de convergence sont la rencontre de deux croûtes océaniques, d’une croûte océanique et d’une croûte continentale, ou de deux croûtes continentales.

4. Séismes et aléa sismique

Notions clés & Définitions

  • Séisme : Vibration du sol en surface provoquée par la fracturation de roches en profondeur lorsque l’énergie accumulée atteint leur seuil de rupture mécanique.

★ À maîtriser

  • Environ 90 % des séismes sont localisés au voisinage des limites des plaques tectoniques.

📌 Le foyer, ou hypocentre, est le point de rupture des roches en profondeur, tandis que l’épicentre est le point de la surface situé à la verticale du foyer, où l’intensité est la plus importante.

📌 La magnitude indique l’énergie libérée au foyer d’un séisme, tandis que l’intensité évalue les dégâts observés en un lieu donné.

  • Un tsunami peut se former lorsqu’un séisme fait trembler le fond marin, déplace un volume d’eau vers le haut, engendre une oscillation qui se propage rapidement, provoque le retrait de l’eau sur le rivage, puis forme des vagues géantes à l’approche des côtes.

Compléments

  • Les séismes peuvent avoir une origine : tectonique, volcanique, humaine, notamment le remplissage de retenues de barrages, l’exploitation des sous-sols ou les explosions

  • Les ondes P de compression et les ondes S de cisaillement vertical sont des ondes de fond qui se propagent à l’intérieur de la Terre, tandis que les ondes L de torsion et les ondes R à mouvements circulaires sont des ondes de surface.

  • L’échelle de Richter, mise au point par C. Richter en 1935, mesure la magnitude des séismes sur une échelle logarithmique sans bornes fixes à 0 et à 9. - C.Richter

  • Lors du cycle sismique d’une faille de décrochement, la faille bloquée se déforme lentement et accumule de l’énergie jusqu’à sa rupture brutale, qui libère les contraintes et rattrape le mouvement des plaques avant le blocage suivant.

  • Les séismes de plus forte énergie sont enregistrés dans les zones de subduction, et des répliques peuvent suivre la secousse principale à la suite de petits réajustements des blocs.

  • Les cinq règles de construction parasismique sont :

    • choisir un terrain sûr
    • étudier soigneusement les plans
    • utiliser des matériaux de qualité
    • appliquer des techniques de construction spécifiques
    • assurer une exécution soignée et un entretien régulier

Astuce mémo

Faille bloquée → contraintes accumulées → rupture sismique.

5. Volcanisme et éruptions effusives

Notions clés & Définitions

  • Volcan : Édifice naturel terrestre ou sous-marin formé par l’afflux et l’accumulation de matériaux en fusion, comme la lave et les cendres, et de gaz provenant généralement du manteau sous de fortes températures et pressions.
  • Pahoehoe : Lave hawaïenne très fluide dont la coulée refroidie présente une surface relativement plane, souvent en cordes, et qui peut progresser parfois à quelques dizaines de kilomètres par heure lors de son émission.
  • Lave aa : Lave visqueuse qui laisse une surface de coulée très irrégulière et progresse à quelques dizaines ou centaines de mètres par heure.

★ À maîtriser

  • Une éruption volcanique est engendrée par l’arrivée du magma à la surface de la Terre, où il peut s’épancher de façon fluide ou explosive et pendant une durée prolongée ou permanente.

📌 Les éruptions effusives, ou volcans rouges, épan chent de la lave liquide ou pâteuse, tandis que les éruptions explosives constituent l’autre grand type d’éruption volcanique.

Compléments

  • Les manifestations volcaniques comprennent :

    • l’activité solfatarienne et les fumerolles
    • les sources chaudes
    • les gaz
    • les geysers
    • les chutes de blocs et de cendres
    • les avalanches incandescentes
  • La Terre possède plus de 10 000 volcans sur les continents et davantage sous les océans, et plus de 1 500 volcans ont été actifs au cours des 10 000 dernières années.

  • Environ 100 volcans sont considérés comme très dangereux et particulièrement surveillés.

  • Depuis l’an 1 700, les phénomènes volcaniques ont causé au total 265 000 victimes, et 500 millions de personnes sont aujourd’hui concernées par les risques volcaniques.

  • Les coulées de lave effusives atteignent 900 à 1 200 °C, et les coulées basaltiques, les plus fluides, représentent 90 % de l’activité effusive.

  • Le type hawaïen d’éruption effusive est illustré par les volcans Kilauea et Mauna Loa et peut produire des basaltes de plateau lorsque la lave s’écoule le long de fissures.

  • Les épanchements de lave sont décrits comme des aléas peu dangereux lorsque des signes précurseurs sont présents et que la vitesse et le tracé de la coulée sont suffisamment évaluables pour permettre l’évacuation.

Astuce mémo

Pahoehoe fluide et assez régulière ; aa visqueuse et irrégulière.

6. Tunnels et formes de lave

Notions clés & Définitions

  • Laves en coussin : Lobes allongés et interconnectés, elliptiques ou circulaires en coupe transversale.

★ À maîtriser

  • Lors d’une éruption effusive, une lave fluide peut circuler en profondeur dans un tunnel sur plusieurs kilomètres, comme au Kilauea, avant de ressortir à l’air libre.

  • Les laves en coussin sont très abondantes parce qu’elles sont émises aux rides médio-océaniques et composent la partie immergée des reliefs sous-marins et des grands volcans intraplaques; elles peuvent aussi se déverser dans la mer ou les lacs.

Compléments

  • Les canaux de lave restent très chauds tandis que leurs bordures refroidissent et forment progressivement des murs qui surélèvent le canal; une croûte continue finit par fermer le tunnel.

  • La croûte du tunnel constitue une isolation thermique qui permet à la lave de rester en fusion et sert de conduit à la coulée.

  • Les laves effusives sont le plus souvent des basaltes.

  • Les formes de coulées citées sont :

    • l’aa (cheire)
    • la lave cordée
    • la pahoehoe massive
    • la pahoehoe écailleuse
    • la pahoehoe en tumulus
    • la coulée en dalle
    • la coulée en blocs
    • l’aa en blocaux
    • le delta de laves
  • À la fin de l’éruption, le tunnel de lave se vidange et peut éventuellement être visité.

  • Un coussin de lave trouvé près du sommet du Mauna Kea, produit par une éruption sub-glaciaire il y a 10 000 ans, mesure environ 1 m de diamètre et possède une bordure vitreuse.

Astuce mémo

La croûte isolante conserve la chaleur → le tunnel conduit la lave.

7. Éruptions effusives et points chauds

Notions clés & Définitions

  • Basaltes des plateaux : Accumulations épaisses de coulées basaltiques volcaniques.

★ À maîtriser

  • Les éruptions effusives de points chauds résultent d’une remontée de magma tandis que la lithosphère océanique se déplace sous l’effet de la tectonique des plaques; le point chaud ne se forme pas à une limite de plaques et produit un alignement d’îles d’âges différents.

  • Les éruptions de plateaux basaltiques ressemblent généralement aux éruptions hawaïennes par leur aspect, mais produisent un volume de lave beaucoup plus grand.

Compléments

  • Des exemples d’alignements associés à des points chauds sont :

    • Hawaï
    • le Chaînon Empereur
    • la Polynésie
    • les Mascareignes
    • les Comores
  • L’Islande est formée par une dorsale émergée et un point chaud.

  • Certaines laves trop visqueuses pour s’écouler construisent des dômes ou des aiguilles de lave; des exemples sont présents dans les volcans d’Ardèche.

8. Éruptions explosives et produits volcaniques

Notions clés & Définitions

  • Éruptions explosives : Les éruptions explosives éjectent avec une énergie variable des matériaux pyroclastiques à haute température, en grande partie solides et appelés téphras, et libèrent une grande partie des gaz.
  • Stratovolcan : Gros volcan âgé de plusieurs centaines de milliers d’années, formé par l’accumulation alternée de laves et de téphras.
  • Téphra : Tout éjecta soufflé dans l’air ou l’eau par une éruption volcanique explosive.

★ À maîtriser

  • Les cinq types d’éruptions explosives cités sont :

    • strombolien
    • vulcanien
    • plinien
    • péléen
    • surtseyen
  • Les éruptions péléennes sont caractérisées par des nuées ardentes, nuages de gaz brûlant transportant des blocs et des cendres en suspension, qui peuvent atteindre 600 km/h.

  • Les éruptions surtseyennes résultent du contact entre le magma et de l’eau, notamment une nappe phréatique ou un lac de cratère; la vaporisation de l’eau augmente l’explosivité et peut donner une éruption phréatique ou phréatomagmatique.

  • Les trois types de matériaux qui sortent des volcans sont :

    • la lave
    • les téphras
    • les gaz
  • Les cendres volcaniques peuvent affecter la navigation aérienne et la santé, notamment par des effets respiratoires, des symptômes oculaires, une irritation cutanée et des effets indirects.

Compléments

  • Les éruptions stromboliennes projettent des bombes incandescentes pouvant atteindre plusieurs mètres de taille et plusieurs centaines de mètres de hauteur.

  • Les éruptions vulcaniennes projettent des cendres grises fines, de l’ordre du millimètre, jusqu’à quelques kilomètres de hauteur.

  • Les éruptions pliniennes projettent des ponces, fragments de roches légères riches en vacuoles de gaz, jusqu’à 50 km de hauteur.

  • Les volcans peuvent changer de type éruptif au cours de leur histoire géologique ou même pendant une éruption.

  • La taille des particules volcaniques sert de base à leur classification.

  • Les volcans peuvent fournir des métaux tels que l’or, l’argent, le zinc, le plomb et le mercure, ainsi que des minéraux comme le diamant, les saphirs, les améthystes et la topaze.

  • Les produits volcaniques servent notamment à la construction, à l’industrie, à l’ornementation, à la sculpture, aux ciments et à la production d’énergie géothermique ou thermale.

9. Roches sédimentaires et diagénèse

Notions clés & Définitions

  • Roche sédimentaire : Roche issue de la cimentation d’un sédiment déposé à la surface de la Terre, donc d’origine externe.
  • Diagénèse : Transformation d’un sédiment meuble en roche cohérente par compaction, dissolution, recristallisation ou remplacement de minéraux, puis cimentation.

★ À maîtriser

  • Les roches sédimentaires représentent 5 % du volume de la croûte terrestre, mais couvrent 75 % de sa surface.

  • La formation des roches sédimentaires comprend l’altération superficielle qui produit des particules, leur transport par l’eau, le vent ou la glace, leur dépôt par sédimentation, puis la diagénèse qui transforme le sédiment en roche.

📌 Selon le principe de superposition, les couches sédimentaires sont déposées les unes sur les autres, les plus anciennes se trouvant sous les plus jeunes. - Nicolas Steno, 1669

📌 Selon la règle des recoupements proposée par Lyell en 1830, un corps rocheux qui en recoupe un autre est nécessairement plus jeune que celui qu’il recoupe. - Lyell (GB), les principes de la géologie

Compléments

  • Les principaux milieux de sédimentation sont :
    • continentaux : montagnes, plaines et dunes
    • intermédiaires : estuaires, deltas et lagunes
    • marins : plates-formes, talus et bassins océaniques

📌 Un dépôt pélagique occupe la colonne d’eau près de la surface, tandis qu’un dépôt benthique se trouve à proximité du fond.

  • Les roches sédimentaires sont formées de grains agglomérés ou cimentés et sont disposées en couches superposées.

  • Les couches sédimentaires se déposent d’abord à l’horizontale, selon le principe d’horizontalité primaire présenté par Nicolas Steno en 1669.

  • Les figures de sédimentation, comme les rides de courant et les stratifications, témoignent souvent de l’environnement de dépôt.

  • Les fossiles et microfossiles présents dans certaines roches sédimentaires ont notamment permis d’établir l’âge des strates.

  • La dune du Pilat s’étend sur 2 700 m de long et 500 m de large, atteint une altitude moyenne actuelle de 103 m contre 60 m au XIXe siècle et avance d’environ 4 m par an vers la forêt.

Astuce mémo

Altération → transport → dépôt → diagénèse.

10. Types de roches sédimentaires

Notions clés & Définitions

  • Roche détritique : Formée par l’érosion, le transport et le dépôt de débris de roches et de minéraux.
  • Oolithe : Sphère de 0,5 à 2 mm de diamètre, formée d’un nucléus constitué d’un débris entouré de couches concentriques, le plus souvent calcaires, appelées cortex.
  • Craie : Roche sédimentaire formée en milieu marin pélagique peu profond, à 300 m ou moins, et composée essentiellement de débris de coccolithophoridés unicellulaires marins.

★ À maîtriser

  • La taille des particules détermine les roches détritiques :

    • blocs ou graviers : conglomérat ou brèche
    • sable : grès
    • silt : shale
    • argile : argilite
  • Les roches organogènes sont formées par l’activité biologique et comprennent des roches construites ainsi que des roches biodétritiques composées de débris d’organismes.

  • Les roches hydrochimiques se forment par évaporation ou précipitation de sels; le gypse et le sel gemme en sont des exemples.

  • La teneur en argile classe les roches calcaires :
    • calcaire : 0 à 5 % d’argile
    • calcaire marneux : 5 à 35 % d’argile
    • marne : 35 à 55 % d’argile
    • argile calcaire : 55 à 95 % d’argile
    • argile : 95 à 100 % d’argile

Compléments

  • Les récifs sont des structures vivantes construites en dur par des organismes; leurs parties visibles forment le squelette du récif, qui fournit habitat, sécurité et nourriture à de nombreuses espèces marines.
  • L’accumulation de matière organique peut former :

    • la tourbe
    • le lignite
    • le charbon
    • le pétrole
    • le gaz
  • Selon le mode et l’énergie du transport, les sédiments peuvent présenter des stratifications en lamelles planaires, obliques ou entrecroisées, un grano-classement et diverses marques au sommet des couches.

11. Géomorphologie et érosion

Notions clés & Définitions

  • Géomorphologie : Description et explication des formes du relief terrestre et des processus qui les produisent.
  • Érosion : Ensemble des phénomènes qui modifient les reliefs par enlèvement des terrains existants.
  • Modelé : Forme extérieure d’un terrain.
  • Pergélisol : Sous-sol gelé en permanence pendant au moins 2 ans.
  • Dune littorale : Bourrelet dunaire parallèle à la côte, qui domine la plage et ne comporte souvent qu’un seul cordon bordant le littoral.
  • Tafoni : Cavités ou alvéoles creusées dans les roches par une combinaison d’altération chimique et d’érosion physique, souvent favorisée par le vent et les embruns salins.

★ À maîtriser

  • L’eau agit par altération et dissolution chimiques, par ruissellement qui décape et ravine, par le transport dans les cours d’eau, ainsi que par l’érosion et le transport exercés par les vagues et les courants marins.

📌 Les dunes paraboliques ont leurs cornes tournées vers le vent, tandis que celles des barkhanes ou rides barkhanoïdes sont tournées sous le vent.

Compléments

  • Le modelé dépend notamment des types de roches, de leurs propriétés mécaniques et de la tectonique responsable de déformations telles que le plissement ou la fracturation.

  • La gravité provoque notamment :

    • les chutes de blocs
    • les éboulements
    • les glissements
  • L’énergie cinétique liée au mouvement est le moteur de l’écoulement fluvial et glaciaire et contrôle le transport et la sédimentation.

  • L’eau existe sous trois états :

    • solide : glace du sol et glaciers
    • liquide : pluies, cours d’eau, lacs et océans
    • gazeuse : humidité atmosphérique
  • L’eau atmosphérique et l’eau du sol participent à l’altération, l’eau courante à l’érosion et au transport, et l’eau stagnante à la sédimentation.

  • Le vent n’a une action érosive qu’en absence d’eau, notamment dans les déserts.

  • Dans les Alpes, le pergélisol se rencontre au-dessus de 2 500 m sur les ubacs, et son dégel pourrait provoquer d’importants éboulements.

  • Les dunes paraboliques peuvent former des chaînes digitées ou des massifs chevauchants, tandis que les barkhanes s’associent souvent en une ride unique ou en massifs de rides coalescentes.

12. Météorisation et altération des roches

Notions clés & Définitions

  • Butte-témoin : Relief résiduel de roches sédimentaires à faible pendage (0° à 10°), formant une colline isolée à sommet plat, correspondant à une portion de plateau épargnée par l’érosion.
  • Météorisation : L’ensemble des mécanismes qui morcellent et dissocient la roche-mère sans modifier sa composition chimique et minéralogique.
  • Altération chimique : Résulte de l’interaction entre l’eau d’une solution d’attaque et les minéraux ou phases mal cristallisées de la roche-mère qui ne sont pas en équilibre thermodynamique à la surface du globe.

★ À maîtriser

  • L’enfoncement d’un réseau hydrographique dans des couches sédimentaires alternant roches dures et tendres produit un relief de cuesta.

  • L’érosion démantèle progressivement un plateau en mesa, puis en buttes et enfin en buttes-témoins.

Compléments

📌 Une butte-témoin conserve une couche résistante, tandis qu’une avant-butte est une butte dont la couche résistante a disparu.

  • Les formes fluviales citées comprennent :

    • les chutes
    • les rapides
    • les méandres de vallées
  • Les surfaces de discontinuité citées sont :

    • les failles
    • les diaclases
    • les plans de stratification
    • la schistosité
  • Les mécanismes de désagrégation mécanique cités sont : la thermoclastie liée aux variations thermiques diurnes et nocturnes, la gélifraction liée aux cycles de gel et de dégel, l’action des racines, l’hydratation et la cristallisation des sels, comme la transformation de l’anhydrite en gypse

  • L’altération chimique conduit à la mise en solution ou à la précipitation d’ions initialement présents dans la roche-mère.

  • La dissolution chimique est plus intense dans les régions tropicales et équatoriales, où les températures sont élevées.

Astuce mémo

Météorisation mécanique : la roche se fragmente sans changer de composition ; altération chimique : les minéraux interagissent avec l’eau.

13. Transport des matériaux

Notions clés & Définitions

  • Solifluxion : La descente sur un versant de matériaux boueux ramollis par l’augmentation de leur teneur en eau liquide.

★ À maîtriser

  • Les agents de transport sont : l’eau liquide ou solide, l’air sous forme de vent, la gravité, notamment par les coulées boueuses

  • Les modes de transport des solides fluviatiles sont :

    • le roulement ou la traction
    • la saltation
    • la suspension

Compléments

  • L’arrachement et le transport des matériaux altérés vers des lieux de sédimentation favorisent l’exposition de la roche-mère, mais l’altération peut se poursuivre sous une couverture de matériaux altérés.

  • Le transport gravitaire peut se manifester par un écroulement suivi d’éboulisation, créant une zone à risque d’éboulis.

📌 Lorsque l’eau liquide qui ramollit les matériaux provient du dégel, le transport est appelé gélifluxion.

  • Les autres formes de transport en présence d’eau mentionnées sont le glissement et le ruissellement.

  • Les glaciers et les nappes de glace transportent des matériaux qui peuvent former des moraines.

  • Le transport éolien contribue à l’avancée des dunes.

14. Dépôt et sédimentation

Notions clés & Définitions

  • Karst : Un massif calcaire dans lequel l’eau a creusé de nombreuses cavités.
  • Moraine : Un amas de débris minéraux transportés par un glacier ou une nappe de glace.

★ À maîtriser

  • Les matériaux transportés s’accumulent dans un bassin de sédimentation, ultimement marin, et forment un dépôt en couches successives dont la composition, la taille des particules et la couleur varient selon les sédiments apportés.

Compléments

  • Des microformes de stratification témoignent des processus de dépôt.

  • Les reliefs karstiques comprennent notamment les dolines, les poljes, les canyons et les résurgences.

  • Les amas morainiques sont classés selon leur accumulation en eskers, drumlins et kames.

  • La stratification caractérise les dépôts sédimentaires et les roches sédimentaires qui en sont issues.

15. Climat et météorologie

Notions clés & Définitions

  • Climat : Caractérise l’état moyen de paramètres principalement physiques de l’atmosphère, de l’océan et des surfaces continentales.
  • Temps météorologique : L’ensemble des valeurs qui caractérisent l’état de l’atmosphère à un instant donné et en un lieu déterminé.

★ À maîtriser

📌 La climatologie synthétise les états de l’atmosphère et décrit le climat à différentes échelles, tandis que la météorologie mobilise la physique de l’atmosphère pour expliquer et prévoir les variations du temps.

  • Par convention météorologique, la moyenne climatique est calculée sur 30 ans à partir de paramètres tels que la température, la pression, la pluviométrie et la vitesse du vent, en un lieu donné.

Compléments

  • Les climatologues examinent aussi les valeurs extrêmes et la dispersion autour de la moyenne afin d’étudier la variabilité naturelle du climat et des phénomènes dont la période de répétition est inférieure à 30 ans.

  • Les propriétés observables citées sont :

    • la température de l’air
    • la pression atmosphérique
    • l’humidité atmosphérique
    • la force du vent
    • la direction du vent
  • La surveillance météorologique s’appuie sur plus de 3 000 stations météo, plus de 4 000 aéroports, des satellites météorologiques et des bouées ancrées ou dérivantes.

  • Le réseau RADOME compte 554 stations en France métropolitaine.

Astuce mémo

La climatologie synthétise les états atmosphériques sur la durée ; la météorologie explique et prévoit les variations du temps.

16. Énergie solaire et températures

Notions clés & Définitions

  • Angle d’incidence : L’angle entre un horizon local et les rayons solaires, qui varie selon la latitude, la saison et l’heure.

★ À maîtriser

  • Le Soleil est la principale source d’énergie de l’atmosphère terrestre, et la répartition de son énergie radiative détermine la distribution des températures, des masses d’air et des climats.

  • Les saisons résultent de la révolution de la Terre autour du Soleil et de l’inclinaison de son axe de rotation.

  • À faisceau solaire de même section, des rayons plus inclinés répartissent l’énergie sur une surface plus grande, qui se réchauffe donc moins et reçoit moins de lumière.

Compléments

  • La Terre tourne sur elle-même en 24 h autour d’un axe incliné de 23°27’ et fait le tour du Soleil en 365 jours ¼ sur une orbite quasi circulaire.

📌 À l’équinoxe, le Soleil est au zénith à l’équateur et le jour dure 12 h partout sur Terre, tandis qu’au solstice il est au zénith aux tropiques et les hémisphères connaissent des saisons opposées.

  • Aux pôles, le Soleil n’atteint jamais le zénith, sa hauteur maximale étant de 23°27’, et il peut ne pas se lever.

  • Aux cercles polaires, le Soleil atteint au mieux 46°54’ au-dessus de l’horizon et ne se lève pas au solstice d’hiver.

  • À 45° Nord, le Soleil atteint 68°27’ au solstice d’été et 21°33’ au solstice d’hiver, tandis que les jours sont respectivement longs et courts.

  • Aux tropiques du Cancer et du Capricorne, situés à 23°27’, le Soleil est au zénith au solstice d’été.

Astuce mémo

Rayons plus obliques → énergie répartie sur une plus grande surface → réchauffement moindre.

17. Pression, vents et précipitations

Notions clés & Définitions

  • Pression atmosphérique : Le poids d’une colonne d’air par unité de surface, exprimé par la relation P=F/SP = F/S.
  • ZCIT : Une zone de basses latitudes où convergent les alizés des deux hémisphères et qui est associée à une bande nuageuse quasi équatoriale.
  • Atmosphère : La couche gazeuse qui entoure la Terre, fournit l’air respirable, retient la chaleur tellurique et protège du rayonnement solaire nocif grâce à sa couche d’ozone.
  • Centre d’action : Un centre de pression persistant qui contribue à expliquer la direction et le sens des principaux flux atmosphériques et dirige les masses d’air.

★ À maîtriser

  • La troposphère s’étend de 0 à 12 km d’altitude et concentre les phénomènes météorologiques ainsi que la vie humaine.

  • Dans l’hémisphère Nord, les vents des zones de basse pression convergent vers l’intérieur en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, tandis que ceux des zones de haute pression divergent vers l’extérieur dans le sens des aiguilles d’une montre.

  • La force du gradient de pression entraîne un écoulement horizontal de l’air des hautes vers les basses pressions, théoriquement perpendiculaire aux isobares.

  • La distribution zonale comprend : deux bandes pluvieuses tempérées de vents d’ouest, une bande pluvieuse équatoriale liée à la ZCIT, deux bandes sèches subtropicales, deux bandes sèches polaires

Compléments

  • Dans la troposphère, le gradient thermique altitudinal moyen est de −0,65 °C par 100 m jusqu’à la tropopause située vers 11–12 km.

  • La pression moyenne au niveau de la mer, à 0 °C et à 45° N, est de 1 013 hPa, soit 76 cm de Hg ou 1 atm.

  • La pression atmosphérique diminue avec l’altitude et augmente avec la température.

  • La direction du vent indique d’où il vient, se lit sur une rose des vents de 8 à 16 secteurs et est mesurée sur 360 degrés.

  • La girouette indique la direction du vent et les stations météorologiques mesurent le vent à 10 m au-dessus du sol.

  • La force de Coriolis dévie les particules vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud.

📌 Le vent anabatique monte une pente réchauffée par le Soleil durant le jour, tandis que le vent catabatique descend une pente refroidie durant la nuit.

  • En surface, la circulation atmosphérique générale comprend quatre bandes de hautes pressions, deux polaires thermiques et deux subtropicales dynamiques, ainsi que trois bandes de basses pressions, une équatoriale et deux tempérées.

Astuce mémo

Gradient de pression → déplacement horizontal de l’air → vent.

18. Cycle de l’eau et bassins versants

Notions clés & Définitions

  • Cycle hydrologique : Les phénomènes de mouvement et de renouvellement des eaux sur Terre.
  • Bassin versant : La surface topographique drainée par un cours d’eau en une section donnée, où les eaux s’écoulent vers le même exutoire.
  • Lit fluvial : Tout l’espace occupé en permanence ou temporairement par un flux d’eau.
  • Cours d’eau aérique : Ne présente pas d’écoulement superficiel organisé, en raison d’une perméabilité excessive ou d’un relief presque plat dans une région peu arrosée.

★ À maîtriser

  • Le cycle hydrologique comprend des phases aériennes — précipitations, évaporation, transpiration et interception —, souterraines — ruissellement, infiltration, percolation, emmagasinement et écoulements souterrains — et maritimes.

Compléments

  • Le Soleil est l’élément moteur du cycle hydrologique.

  • Un bassin versant est caractérisé par son exutoire, à partir duquel se trace la ligne de partage des eaux qui le délimite.

📌 Un cours d’eau exoréique atteint la mer ou l’océan, tandis qu’un cours d’eau endoréique n’atteint pas la mer et concentre les eaux dans le bassin, où elles s’évaporent ou s’accumulent.

  • Les écoulements de surface s’organisent en réseaux hydrographiques hiérarchisés, des ramifications originelles au collecteur principal.

  • Le lit mineur est la zone ordinaire du cours d’eau, limitée par ses berges.

  • Les écoulements fluviaux peuvent être pérennes, spasmodiques ou épisodiques, ces derniers étant temporaires ou saisonniers.

Astuce mémo

L’eau tombe, s’évapore, s’écoule ou s’infiltre, puis retombe.

19. Biosphère et biomes

Notions clés & Définitions

  • Biosphère : La partie superficielle de la planète où la vie s’est développée, comprenant l’hydrosphère, la basse troposphère, la pédosphère et les sédiments marins.
  • Biogéographie : Étudie la répartition et le groupement des organismes vivants à la surface du globe ainsi que leurs relations avec les éléments physiques et humains.
  • Écosystème : Un ensemble d’organismes vivants en interaction avec leur environnement.
  • Biome : Un ensemble principalement caractérisé par son climat, notamment par les températures et les précipitations.
  • Épiphyte : Une plante qui vit sur une autre plante sans la parasiter.

★ À maîtriser

  • Les échanges gazeux de la plante comprennent l’absorption du dioxyde de carbone nécessaire à la photosynthèse et la perte de vapeur d’eau due à la transpiration.

  • La forêt équatoriale est une forêt toujours verte dont les feuilles se renouvellent en permanence, si bien que son aspect d’ensemble n’est jamais dénudé.

Compléments

  • La distribution zonale des grands ensembles de végétation est liée au climat, tandis que le relief peut perturber cette zonalité à petite échelle, entraîner un étagement avec l’altitude à échelle moyenne et créer des oppositions de versants à échelle locale.

  • La classification morphologique des plantes de Raunkaier distingue des types biologiques selon l’adaptation de leurs organes de survie à la saison défavorable.

  • Un arbre doit réunir quatre conditions :

    • dépasser 7 m
    • posséder du bois
    • présenter un tronc unique
    • être longévif
  • Les formations végétales sont organisées en strates homogènes, selon une méthode d’analyse d’Ozenda (1974) reprise par Bournérias (1979).

📌 Une formation végétale peut être ouverte ou fermée selon son recouvrement.

  • En climat sec, les plantes développent des systèmes permettant d’économiser l’eau au niveau des feuilles, qui perdent de l’eau au contact de l’atmosphère.

  • Le diagramme de Whittaker (1975) représente la diversité des principaux biomes terrestres selon les moyennes annuelles des précipitations et des températures.

  • Les caractéristiques citées de la forêt équatoriale sont : de grands arbres en compétition pour la lumière, des arbres émergents au-dessus de la canopée, une forte biodiversité, plusieurs strates de végétation, un fort recouvrement, des racines superficielles

📌 La cauliflorie désigne la formation de fleurs et de fruits directement sur le tronc, tandis que la ramiflorie les situe sur les grosses branches.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Géomorphologie, climat et biosphère avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une sonde suit la Terre pendant un tour complet autour du Soleil. Quelle durée correspond à cette révolution ?

2. Une équipe compare deux groupes de planètes : le premier comprend Mercure, Vénus, la Terre et Mars, et le second Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Quelle caractéristique distingue correctement les deux groupes ?

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Qu’est-ce qu’un géosystème ?

Un concept systémique de l’environnement où les éléments interagissent et où l’évolution de l’un modifie le système.

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Quelle planète est la troisième en partant du Soleil ?

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