Fiche de révision : Géomorphologie et milieux naturels

Plan du Cours

  1. La Terre dans son environnement
  2. Systèmes et géosystèmes
  3. Tectonique des plaques
  4. Séismes et prévention
  5. Volcanisme et coulées de lave
  6. Coulées sous-marines et basaltes
  7. Éruptions effusives et explosives
  8. Produits et effets du volcanisme
  9. Localisation et édifices volcaniques
  10. Formation des roches sédimentaires
  11. Types de roches sédimentaires
  12. Altération et transport des matériaux
  13. Climatologie et météorologie
  14. Énergie solaire et températures
  15. Pression et circulation atmosphérique
  16. Vents et précipitations
  17. Cycle de l’eau et bassins versants
  18. Végétation et fonctionnement des plantes
  19. Biomes et forêt équatoriale

1. La Terre dans son environnement

Notions clés & Définitions

  • Enveloppes externes : Les enveloppes externes de la Terre sont l’hydrosphère, qui rassemble les eaux, l’atmosphère, qui est l’enveloppe gazeuse, et la biosphère, qui rassemble les êtres vivants.

★ À maîtriser

  • La Terre est la troisième planète à partir du Soleil et la cinquième plus grosse du système solaire.

📌 La rotation désigne le mouvement d’un astre sur lui-même, tandis que la révolution désigne son mouvement autour d’un autre astre.

  • La Terre effectue une révolution autour du Soleil en un an, soit 365,25 jours, et sa rotation est à l’origine de l’alternance du jour et de la nuit.

📌 Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont des planètes telluriques constituées de roches et de minéraux, tandis que Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont des planètes géantes principalement constituées de gaz et de glaces.

Compléments

  • La distance moyenne entre la Terre et le Soleil est d’une unité astronomique (UA).

  • L’inclinaison de l’écliptique par rapport à l’équateur céleste est d’environ 23°27′.

  • Les enveloppes internes de la Terre sont : la graine solide, le noyau externe liquide, la mésosphère correspondant au manteau inférieur, l’asthénosphère ductile du manteau supérieur, la lithosphère rigide formée de la croûte et de la partie supérieure du manteau

Astuce mémo

Rotation sur soi-même : jour et nuit ; révolution autour du Soleil : année

2. Systèmes et géosystèmes

Notions clés & Définitions

  • Géosystème : Concept systémique de l’environnement dans lequel les éléments naturels et humains interagissent et où l’évolution d’un élément modifie l’ensemble du système.
  • Système : de Rosnay, 1975 - Ensemble d’éléments en interaction dynamique dont la structure définit le fonctionnement, notamment par des flux de matière et d’énergie.
  • Bassin versant : Unité géographique où chaque goutte d’eau qui tombe se dirige vers le même exutoire.
  • Mangrove : Forêt littorale de climat tropical humide, installée sur un sol particulier et adaptée à l’eau saumâtre et aux marées.

Points essentiels

📌 Un système environnemental est en équilibre instable, ou métastable, car une modification de l’un de ses éléments peut transformer l’ensemble.

  • Les géographes biophysiciens étudient une composante particulière du milieu : la biosphère pour le biogéographe, l’atmosphère pour le climatologue, la lithosphère pour le géomorphologue et l’hydrosphère pour l’hydrologue.

  • La mangrove s’adapte à l’excès d’eau grâce aux racines échasses qui assurent l’aération, aux pneumatophores qui émergent de la vase pour l’aération et à la viviparité, par laquelle les graines se développent sur l’arbre avant leur chute.

  • La mangrove contribue à la protection des côtes et au maintien de la biodiversité.

Astuce mémo

Un élément évolue → tout le système est modifié

3. Tectonique des plaques

Notions clés & Définitions

  • Plaque tectonique : Morceau rigide et relativement peu épais de la lithosphère terrestre, qui constitue l’enveloppe externe et rigide de la Terre solide.
  • Lithosphère : Enveloppe superficielle rigide de la Terre solide, constituée de la croûte terrestre et d’une partie du manteau supérieur, plastique à sa base.
  • Subduction : Enfoncement d’une plaque lithosphérique sous une autre.
  • Tectonique : Discipline de la géologie consacrée à l’étude des structures acquises par les roches après leur formation et des déformations de l’écorce terrestre.
  • Asthénosphère : Partie ductile du manteau supérieur terrestre située directement sous la lithosphère.

★ À maîtriser

  • La convection du manteau contribue au mouvement des plaques : la matière chaude, moins dense, monte, puis, après refroidissement en surface, la matière plus froide et plus dense replonge vers les profondeurs.

  • Les frontières entre plaques sont de trois types :

    • divergentes, ou constructives
    • convergentes, ou destructives
    • conservatrices, sans création ni destruction de lithosphère
  • L’évolution de la lithosphère océanique se déroule ainsi : elle naît au niveau des dorsales, elle s’épaissit en vieillissant lorsqu’elle s’en éloigne, elle est consommée dans les zones de subduction

Compléments

  • La théorie des plaques lithosphériques a été acceptée en 1967-68.

  • Les indices de la dérive des continents sont :

    • les fossiles
    • les correspondances entre continents
    • les structures géologiques
    • l’âge du plancher océanique
    • les traces des glaciations
  • Alfred Wegener propose en 1912 la théorie de la dérive des continents, selon laquelle les terres émergées étaient regroupées à la fin de l’ère primaire dans le supercontinent Pangée.

  • Fred Vine et Drummond Matthews suggèrent en 1963 que la croûte océanique basaltique se forme régulièrement aux dorsales et que le plancher océanique est en expansion.

Astuce mémo

Dorsale : création ; déplacement : vieillissement ; subduction : consommation

4. Séismes et prévention

Notions clés & Définitions

  • Séisme : Vibration du sol en surface provoquée par la fracturation de roches en profondeur, lorsque l’énergie accumulée libère des contraintes et que le seuil de rupture mécanique est atteint.

★ À maîtriser

📌 Le foyer, ou hypocentre, est le lieu de rupture des roches en profondeur, tandis que l’épicentre est le point de la surface situé à la verticale du foyer, où l’intensité est la plus importante.

📌 La magnitude mesure l’énergie libérée au foyer d’un séisme, tandis que l’intensité évalue les dégâts observés sur le terrain en un site donné.

Compléments

  • Les séismes peuvent être d’origine : tectonique, volcanique, humaine, notamment en lien avec le remplissage de retenues de barrages, l’exploitation des sous-sols ou les explosions

  • Environ 90 % des séismes sont localisés au voisinage des limites des plaques tectoniques.

  • Un tsunami peut se former lorsqu’un séisme fait trembler le fond marin, soulève un volume d’eau, déclenche une oscillation qui se propage, provoque le retrait de l’eau près du rivage puis forme de grandes vagues à l’approche des côtes.

  • Les ondes P sont des ondes de compression et les ondes S des ondes transversales de cisaillement qui se propagent à l’intérieur de la Terre, tandis que les ondes L de Love et R de Rayleigh sont des ondes de surface, respectivement à déplacement horizontal transversal et à mouvement elliptique dans un plan vertical.

  • L’échelle de Richter, mise au point par C. Richter en 1935, mesure la magnitude des séismes sur une échelle logarithmique sans limites fixes à 0 et à 9.

  • La construction parasismique repose sur cinq règles :

    • choisir un terrain sûr
    • étudier soigneusement les plans
    • utiliser des matériaux de qualité
    • appliquer des techniques spécifiques de construction
    • soigner l’exécution et assurer un entretien régulier
  • Le séisme du Chili du 22 mai 1960 a atteint une magnitude estimée à 9,5, valeur présentée comme la plus élevée jamais enregistrée.

Astuce mémo

Faille bloquée, contraintes accumulées, rupture, répliques

5. Volcanisme et coulées de lave

Notions clés & Définitions

  • Volcan : Édifice naturel terrestre ou sous-marin produit par l’afflux et l’empilement de matériaux en fusion, comme les laves et les cendres, ainsi que de gaz provenant généralement du manteau sous de fortes températures et pressions.

★ À maîtriser

  • Une éruption volcanique est engendrée par l’arrivée du magma à la surface et peut être fluide ou explosive, prolongée ou permanente, en libérant une quantité considérable d’énergie.

📌 Les éruptions effusives libèrent des coulées de lave, tandis que les éruptions explosives ont des effets différents selon la nature et l’origine du volcan.

Compléments

  • Les coulées de lave effusives peuvent atteindre une température de 900 à 1 200 °C.

  • Les coulées de lave basaltique sont les plus fluides et représentent 90 % de l’activité effusive.

  • Les laves pahoehoe sont très fluides, forment une surface relativement plane dite « lave cordée » et peuvent s’écouler jusqu’à quelques dizaines de kilomètres par heure avant de ralentir.
  • Les laves aa sont visqueuses, laissent des surfaces très irrégulières et progressent seulement à quelques centaines ou dizaines de mètres par heure.

  • Les éruptions effusives sont considérées comme peu dangereuses lorsque des signes précurseurs sont observables et que le tracé des coulées permet l’évacuation des personnes.

  • La Terre compte plus de 10 000 volcans sur les continents et davantage sous les océans, plus de 1 500 ayant été actifs au cours des 10 000 dernières années.

  • Environ 100 volcans sont considérés comme très dangereux et particulièrement surveillés.

  • Depuis l’an 1 700, les phénomènes volcaniques ont causé au total 265 000 victimes, et 500 millions de personnes sont aujourd’hui concernées par les risques volcaniques.

Astuce mémo

Pahoehoe : fluide et relativement plane ; aa : visqueuse et irrégulière

6. Coulées sous-marines et basaltes

Notions clés & Définitions

  • Laves en coussin : Lobes allongés et interconnectés, elliptiques ou circulaires en section transversale.

★ À maîtriser

  • Dans un tunnel de lave, la lave conserve sa chaleur et ses propriétés rhéologiques grâce à la croûte qui forme un tube thermiquement isolant.

  • Les laves en coussin sont très abondantes parce qu’elles sont émises au niveau des rides médio-océaniques et composent la partie immergée des reliefs sous-marins et des grands volcans intraplaques.

Compléments

  • Lors d’une éruption de lave fluide, la coulée peut cheminer sous terre sur plusieurs kilomètres avant de ressortir à l’air libre, comme au Kilauea.

  • Les canaux de lave restent très chauds tandis que leurs bordures refroidissent et forment progressivement des murs qui surélèvent le canal.

  • Un tunnel de lave se ferme lorsqu’une croûte continue se forme au-dessus de la coulée et peut se vider à la fin de l’éruption.

  • Les laves effusives sont le plus souvent des basaltes.

  • Un coussin de lave près du sommet du Mauna Kea, produit par une éruption subglaciaire il y a 10 000 ans, mesure environ 1 m de diamètre et possède une bordure vitreuse.

  • Les types de coulées illustrés sont :

    • coulées aa (cheire)
    • lave cordée
    • pahoehoe massive
    • pahoehoe écailleuse
    • pahoehoe en tumulus
    • coulées en dalle
    • coulées en blocs
    • coulées aa en blocaux
    • deltas de lave

7. Éruptions effusives et explosives

★ À maîtriser

📌 Les éruptions effusives correspondent à un épanchement de lave, tandis que les éruptions explosives éjectent brutalement des matériaux pyroclastiques et libèrent une grande partie des gaz.

  • Les éruptions explosives émettent des téphras, matériaux pyroclastiques à haute température mais en grande partie solides.

  • Les cinq types d’éruptions explosives sont :

    • strombolien
    • vulcanien
    • plinien
    • péléen
    • surtseyen

Compléments

  • Les éruptions stromboliennes projettent des bombes incandescentes pouvant atteindre plusieurs mètres de taille et plusieurs centaines de mètres de hauteur.

  • Les éruptions vulcaniennes projettent des cendres grises et fines, de l’ordre du millimètre, jusqu’à quelques kilomètres de hauteur.

  • Les éruptions pliniennes projettent des ponces, fragments rocheux légers riches en vacuoles de gaz, jusqu’à 50 km de hauteur.

  • Les éruptions péléennes produisent des nuées ardentes, nuages de gaz brûlant transportant des blocs et des cendres en suspension, pouvant atteindre 600 km/h.

  • Le 8 mai 1902, une nuée ardente de la montagne Pelée en Martinique fit 28 000 victimes.

  • Les éruptions surtseyennes résultent du contact entre le magma et de l’eau, dont la vaporisation augmente l’explosivité et produit une éruption phréatique ou phréatomagmatique.

Astuce mémo

Effusive : lave ; explosive : téphras solides et gaz

8. Produits et effets du volcanisme

Notions clés & Définitions

  • Stratovolcan : Édifice volcanique construit par l’accumulation de produits éruptifs, notamment des alternances de laves et de téphras.
  • Téphra : Tout éjecta soufflé dans l’air ou l’eau par une éruption volcanique explosive.

★ À maîtriser

  • Les volcans peuvent changer de type éruptif au cours de leur histoire géologique ou même au cours d’une éruption.

  • Trois types de matériaux sortent des volcans :

    • la lave
    • les téphras
    • les gaz

Compléments

  • Les produits volcaniques sont utilisés pour obtenir des métaux et des minéraux, produire des composés soufrés industriels, fournir des matériaux de construction et d’ornementation, et exploiter la géothermie et le thermalisme.

  • Les cendres volcaniques peuvent affecter la navigation aérienne et la santé, notamment par des effets respiratoires, des symptômes oculaires, une irritation cutanée et des effets indirects.

  • L’activité volcanique peut imposer l’évacuation et le relogement des populations, entraîner des coûts de reconstruction et provoquer des victimes ainsi que du stress.

  • Les zones volcaniques peuvent attirer des populations grâce aux sols fertiles issus de cendres peu acides, aux matériaux de construction recherchés, aux ressources minérales et à l’énergie géothermique.

9. Localisation et édifices volcaniques

Notions clés & Définitions

  • Basaltes des plateaux : Accumulations épaisses de coulées basaltiques volcaniques.
  • Volcan-bouclier : Édifice formé par la succession de coulées de lave basaltique fluide et caractérisé par des pentes très douces.

★ À maîtriser

  • Les éruptions effusives de points chauds se produisent hors des limites de plaques et peuvent créer un alignement d’îles anciennes et récentes, comme à Hawaï, dans le chaînon Empereur, en Polynésie, aux Mascareignes et aux Comores.

Compléments

  • L’Islande est formée par une dorsale émergée et un point chaud.

  • Les éruptions de plateaux basaltiques ressemblent généralement aux éruptions hawaïennes, mais produisent un volume de lave beaucoup plus grand.

  • Certaines laves trop visqueuses pour s’écouler construisent des dômes ou des aiguilles de lave.

  • Les épanchements de lave basaltique très fluide et à haute température, autour de 1 100 °C, forment de vastes coulées et des cônes à pente douce appelés volcans-boucliers.

10. Formation des roches sédimentaires

Notions clés & Définitions

  • Roche sédimentaire : Issue de la cimentation d’un sédiment déposé à la surface de la Terre.

★ À maîtriser

  • Les roches sédimentaires représentent 5 % du volume de la croûte terrestre, mais couvrent 75 % de sa surface.

  • 🔄 La formation d’une roche sédimentaire suit quatre étapes :

    1. Altération superficielle produisant des particules
    2. Transport par l’eau, le vent ou la glace vers un milieu de dépôt
    3. Sédimentation des particules
    4. Diagenèse transformant le sédiment en roche
  • Les roches sédimentaires sont généralement formées de grains agglomérés ou cimentés et disposées en couches superposées.

📌 Selon le principe de superposition présenté par Nicolas Steno en 1669, les couches inférieures sont plus anciennes que les couches qui les recouvrent.

📌 Selon la règle des recoupements proposée par Lyell en 1830, un corps rocheux qui en recoupe un autre est nécessairement plus jeune que celui qu’il recoupe. - les principes de la géologie

Compléments

  • Les sédiments sont des dépôts naturels continentaux ou marins de substances minérales, notamment des débris de roches issus de l’altération et de la désagrégation de roches préexistantes.

  • Les milieux de sédimentation sont continentaux, intermédiaires ou marins ; les milieux continentaux comprennent notamment les montagnes, les plaines et les dunes, les intermédiaires les estuaires, deltas et lagunes, et les marins les plates-formes, talus et bassins océaniques.

📌 Un dépôt pélagique occupe la colonne d’eau près de la surface, tandis qu’un dépôt benthique se situe à proximité du fond.

  • La diagenèse transforme un sédiment meuble en roche cohérente par compaction, dissolution, recristallisation ou remplacement de minéraux, puis cimentation.

📌 Selon le principe d’horizontalité primaire présenté par Nicolas Steno en 1669, les couches sédimentaires sont d’abord déposées à l’horizontale.

  • Les roches sédimentaires présentent souvent des figures de sédimentation, comme des rides de courant et des stratifications, et peuvent contenir des fossiles et des microfossiles utiles pour déterminer l’âge des strates.

Astuce mémo

Altération → transport → sédimentation → diagenèse

11. Types de roches sédimentaires

Notions clés & Définitions

  • Butte-témoin : Relief résiduel de roches sédimentaires à faible pendage, de 0° à 10°, formant une colline isolée à sommet plat, vestige d’une portion de plateau épargnée par l’érosion.
  • Oolithe : Petite sphère de 0,5 à 2 mm de diamètre, constituée d’un nucléus formé par un débris et entouré d’un cortex de couches concentriques, le plus souvent calcaires.

★ À maîtriser

  • Les roches détritiques, ou terrigènes, résultent de l’érosion, du transport et du dépôt de débris de roches et de minéraux, et sont classées selon la taille de leurs particules.

  • Les roches organogènes se forment par activité biologique et comprennent les roches construites, les roches biodétritiques et les roches précipitées par l’action du plancton.

  • Les roches hydrochimiques se forment par évaporation ou précipitation de sels, comme le gypse et le sel gemme.

  • La teneur en argile distingue le calcaire (0 à 5 %), le calcaire marneux (5 à 35 %), la marne (35 à 55 %), l’argile calcaire (55 à 95 %) et l’argile (95 à 100 %).

  • L’enfoncement du réseau hydrographique dans une structure sédimentaire alternant couches dures et tendres engendre un relief de cuesta.

📌 Une butte-témoin conserve la couche résistante, tandis qu’une avant-butte apparaît après la disparition de cette couche.

Compléments

  • Les particules de taille bloc ou gravier forment des conglomérats ou des brèches, le sable forme le grès, le silt forme la siltite et l’argile forme l’argilite.
  • Les récifs sont des structures vivantes construites en dur par des organismes ; ils constituent aussi un écosystème marin fournissant habitat, sécurité et nourriture à de nombreuses espèces.

  • La craie se forme en milieu marin pélagique à 300 m de profondeur ou moins et est essentiellement composée de débris de coccolithophoridés, des organismes unicellulaires marins.

  • L’accumulation de matière organique peut former de la tourbe, du lignite, du charbon, du pétrole et du gaz.

  • L’érosion démantèle progressivement un plateau, qui évolue en mesas, puis en buttes et enfin en buttes-témoins.

12. Altération et transport des matériaux

Notions clés & Définitions

  • Altération chimique : Interaction entre l’eau et les minéraux ou phases mal cristallisées de la roche-mère qui ne sont pas en équilibre thermodynamique à la surface du globe.
  • Solifluxion : Descente, sur un versant, de matériaux boueux ramollis par l’augmentation de leur teneur en eau liquide.

★ À maîtriser

  • La météorisation désagrège et dissocie la roche-mère sans en modifier la composition chimique et minéralogique.

  • Les agents de transport sont :

    • l’eau liquide ou solide
    • l’air
    • la gravité

Compléments

  • Les discontinuités qui facilitent la désagrégation mécanique comprennent :

    • les failles
    • les diaclases
    • les plans de stratification
    • la schistosité
  • Les mécanismes de désagrégation mécanique cités sont : la thermoclastie liée aux variations de température diurnes et nocturnes, la gélifraction liée aux cycles de gel et de dégel, l’action des racines végétales, l’hydratation et la cristallisation des sels

  • L’altération chimique met en solution ou précipite des ions initialement présents dans la roche-mère.

  • La dissolution chimique est plus intense dans les régions tropicales et équatoriales, où les températures sont élevées.

📌 La gélifluxion est une solifluxion dans laquelle l’eau liquide provient du dégel.

  • Les modes de transport des solides fluviatiles sont :

    • le roulement ou la traction
    • la saltation
    • la suspension
  • Le transport par gravité peut prendre la forme d’un écroulement puis d’une éboulisation, qui crée une zone à risque d’éboulis.

  • Le transport éolien fait avancer les dunes.

Astuce mémo

Désagréger → altérer → transporter : les matériaux quittent la roche-mère avant le dépôt.

13. Climatologie et météorologie

Notions clés & Définitions

  • Karst : Massif calcaire dans lequel l’eau a creusé de nombreuses cavités.
  • Moraine : Amas de débris minéraux transporté par un glacier ou une nappe de glace.
  • Climat : État moyen de paramètres principalement physiques de l’atmosphère, de l’océan et des surfaces continentales.
  • Temps météorologique : Ensemble des valeurs qui caractérisent l’état de l’atmosphère à un instant donné et en un lieu déterminé.

★ À maîtriser

  • Les matériaux transportés s’accumulent dans un bassin de sédimentation, ultimement marin, et forment des dépôts en couches successives dont la composition, la taille des particules et la couleur varient selon les sédiments apportés.

📌 La climatologie décrit le climat à différentes échelles spatiales et analyse quotidiennement les états de l’atmosphère, tandis que la météorologie mobilise la physique de l’atmosphère pour expliquer et prévoir les variations du temps.

  • La surveillance du climat et du temps s’appuie sur un réseau de plus de 3000 stations météo, les données de plus de 4000 aéroports, les satellites météorologiques et des bouées ancrées ou dérivantes.

Compléments

  • Les reliefs karstiques comprennent notamment des dolines, des poljes, des canyons et des résurgences.

  • Les formes d’amas morainiques citées sont :

    • les eskers
    • les drumlins
    • les kames
  • Par convention météorologique, la moyenne climatique est calculée sur une période de 30 ans.

  • L’analyse du climat considère aussi les valeurs extrêmes et la dispersion des observations autour de leur moyenne pour caractériser la variabilité naturelle et repérer des phénomènes dont la période de répétition est inférieure à 30 ans.

  • En France métropolitaine, le réseau RADOME compte 554 stations.

Astuce mémo

La climatologie décrit les régularités du climat ; la météorologie explique et prévoit les variations du temps.

14. Énergie solaire et températures

★ À maîtriser

  • La répartition de l’énergie radiative solaire à la surface de la Terre détermine la distribution des températures, des masses d’air et des climats.

  • L’angle d’incidence des rayons solaires, mesuré entre l’horizon local et les rayons, varie selon la latitude, la saison et l’heure.

  • Pour un faisceau solaire de section identique, une incidence plus oblique répartit l’énergie sur une surface plus grande et réchauffe donc moins le sol.

Compléments

  • La Terre tourne sur elle-même en 24 heures selon un axe incliné de 23°27’ et fait le tour du Soleil en 365 jours et un quart sur une orbite quasi circulaire.

📌 Un équinoxe est une date où le Soleil est au zénith à l’équateur et où le jour dure 12 heures partout sur Terre, tandis qu’un solstice correspond au zénith solaire aux tropiques et au jour polaire dans l’hémisphère d’été.

  • À 45° Nord, le Soleil atteint 68°27’ au-dessus de l’horizon au solstice d’été et 21°33’ au solstice d’hiver.

  • La moyenne annuelle d’énergie solaire reçue à la limite de l’atmosphère est positive près de l’équateur et négative au-delà des cercles polaires.

  • Les vents et les courants marins redistribuent l’énergie et limitent l’échauffement permanent des régions intertropicales ainsi que le refroidissement des régions polaires.

  • Les températures à la surface du globe dépendent de facteurs astronomiques — répartition de l’énergie solaire, angle d’incidence et inclinaison de l’axe terrestre — ainsi que de facteurs géographiques — éloignement de la mer, distribution des terres et mers, altitude et topographie.

Astuce mémo

Angle solaire plus faible → énergie répartie sur une surface plus grande → réchauffement moindre.

15. Pression et circulation atmosphérique

Notions clés & Définitions

  • Pression atmosphérique : Le poids d’une colonne d’air par unité de surface, soit P=FSP = \frac{F}{S}.
  • Atmosphère : Couche gazeuse qui entoure la Terre, fournit l’air respiré, retient la chaleur tellurique et protège du rayonnement solaire nocif grâce à sa couche d’ozone.
  • Isobare : Ligne reliant des points de pression égale.
  • Centre d’action : Centre de pression persistant qui dirige les masses d’air et explique les directions et les sens des principaux flux atmosphériques.
  • ZCIT : Étroite zone de basses latitudes où convergent les alizés des deux hémisphères et qui est associée à une bande nuageuse quasi équatoriale.

★ À maîtriser

📌 Un anticyclone est une zone de haute pression supérieure à 1015 hPa, tandis qu’une dépression est une zone de basse pression inférieure à 1015 hPa.

Compléments

  • La troposphère s’étend de 0 à 12 km et la stratosphère de 12 à 50 km.

  • Les phénomènes météorologiques et la vie humaine se situent dans les basses couches de l’atmosphère, notamment la troposphère.

  • Dans la troposphère, le gradient thermique altitudinal moyen est de −0,65 °C par 100 m jusqu’à la tropopause située vers 11 à 12 km.

  • La pression atmosphérique moyenne au niveau de la mer, à 0 °C et à 45° N, est de 1013 hPa.

  • La pression atmosphérique diminue avec l’altitude et augmente avec la température.

  • Dans l’hémisphère Nord, les vents convergent vers l’intérieur d’une dépression en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et divergent d’un anticyclone en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Astuce mémo

Dépression : l’air converge ; anticyclone : l’air diverge.

16. Vents et précipitations

Notions clés & Définitions

  • Effet de Foehn : Mouvement vertical de l’air qui entraîne un changement d’humidité et de température de part et d’autre d’un massif montagneux.

★ À maîtriser

  • La force du gradient de pression entraîne l’écoulement horizontal de l’air des hautes pressions vers les basses pressions, théoriquement perpendiculairement aux isobares.

  • La répartition latitudinale comprend des bandes pluvieuses et sèches : deux zones tempérées pluvieuses de vents d’ouest, une zone équatoriale pluvieuse correspondant à la ZCIT, deux bandes subtropicales sèches, deux zones polaires sèches

Compléments

  • La direction du vent est mesurée à l’aide d’une girouette et indiquée sur une rose des vents de 8 à 16 secteurs ; elle désigne la direction d’où vient le vent.

  • La mesure météorologique normalisée du vent s’effectue à 10 m au-dessus du sol.

  • La force de Coriolis dévie les particules vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud.

  • Le jour, le réchauffement d’une pente chauffe l’air qui la longe et le fait remonter, créant un vent anabatique.

  • La nuit, le refroidissement d’une pente alourdit l’air à son contact, qui descend et crée un vent catabatique.

  • Les brises de mer et de terre résultent du réchauffement inégal de la terre ferme et des plans d’eau.

  • La circulation atmosphérique générale comprend quatre bandes de haute pression, deux polaires thermiques et deux subtropicales dynamiques, ainsi que trois bandes de basse pression, une équatoriale et deux tempérées d’origine thermique et dynamique.

  • La pluviométrie est mesurée en millimètres en relevant la hauteur d’eau du pluviomètre toutes les 12 heures.

Astuce mémo

Anabatique le jour, vers le haut ; catabatique la nuit, vers le bas.

17. Cycle de l’eau et bassins versants

Notions clés & Définitions

  • Cycle hydrologique : Ensemble des phénomènes de mouvement et de renouvellement des eaux sur la Terre.
  • Bassin versant : Unité géographique drainée par un cours d’eau, correspondant à la surface topographique dont les eaux convergent vers le même exutoire.
  • Cours d’eau aréique : Absence d’écoulement superficiel organisé, en raison d’une forte perméabilité ou d’un relief sans pente dans une région peu arrosée.

Points essentiels

  • Les phases et processus du cycle hydrologique sont : phase aérienne : précipitations, évaporation, transpiration et interception, phase continentale, en surface et dans le sous-sol : ruissellement, infiltration, percolation, emmagasinement et écoulements souterrains, phase maritime : eaux océaniques et maritimes

  • Le soleil est l’élément moteur du cycle hydrologique.

  • Un bassin versant est entièrement caractérisé par son exutoire, et sa limite est tracée le long de la ligne de partage des eaux.

📌 Un cours d’eau exoréique s’écoule vers la mer ou l’océan, tandis qu’un cours d’eau endoréique reste dans un réseau qui n’atteint pas la mer et se termine par évaporation ou accumulation dans un lac, une mare ou une réserve souterraine.

  • Les écoulements de surface s’organisent en réseaux hydrographiques hiérarchisés, des ramifications originelles au collecteur principal.

  • Les écoulements fluviaux peuvent être pérennes, spasmodiques ou épisodiques, ces derniers étant temporaires ou saisonniers.

Astuce mémo

Précipitation → écoulement ou infiltration → évaporation → nouvelle précipitation.

18. Végétation et fonctionnement des plantes

Notions clés & Définitions

  • Biosphère : Partie de la planète où la vie s’est développée ; elle comprend l’hydrosphère, la basse troposphère, la pédosphère et les sédiments marins.
  • Biogéographie : Étude de la répartition et du groupement des organismes vivants à la surface du globe ainsi que de leurs relations avec les éléments physiques et humains.
  • Écosystème : Ensemble d’organismes vivants en interaction avec leur environnement.

★ À maîtriser

  • Les échanges gazeux de la plante comprennent l’absorption de dioxyde de carbone pour la photosynthèse et la perte de vapeur d’eau par transpiration.

Compléments

  • Le climat commande la distribution zonale des grands ensembles de végétation, tandis que le relief modifie cette zonalité à petite échelle, provoque un étagement à moyenne échelle et crée des oppositions de versants à l’échelle locale.

  • Le sol dépend du climat, des roches, de la végétation et des pentes.

  • Selon la classification morphologique des plantes de Raunkaier, les types biologiques sont distingués selon l’adaptation des organes de survie à la saison défavorable.

  • Les quatre conditions pour qualifier un arbre sont :

    • dépasser 7 m de hauteur
    • posséder du bois
    • avoir un tronc unique
    • présenter une longévité

📌 Une formation végétale est dite ouverte ou fermée selon son recouvrement.

  • En régions sèches, les plantes développent des systèmes foliaires qui économisent l’eau afin de limiter les pertes par transpiration.

  • L’analyse des strates de végétation suit la méthode d’Ozenda (1974), reprise par Bournérias (1979).

Astuce mémo

La photosynthèse absorbe du CO₂ ; la transpiration entraîne une perte de vapeur d’eau.

19. Biomes et forêt équatoriale

Notions clés & Définitions

  • Biome : Secteur biotique principalement caractérisé par son climat, en particulier les températures et les précipitations.
  • Épiphyte : Plante qui vit sur une autre plante sans la parasiter.

★ À maîtriser

  • Les caractéristiques de la forêt équatoriale comprennent : de grands arbres en compétition pour la lumière, des arbres émergents au-dessus de la canopée, une forte biodiversité, plusieurs strates de végétation, un fort recouvrement, des racines souvent superficielles

Compléments

  • L’altitude et les sols périodiquement submergés peuvent également intervenir dans l’établissement des biomes.

  • Le diagramme de Whittaker (1975) représente les principaux biomes terrestres selon les précipitations annuelles moyennes en centimètres et les températures annuelles moyennes en degrés Celsius.

  • La forêt équatoriale est toujours verte, car ses feuilles se renouvellent en permanence sans que son aspect d’ensemble soit dénudé.

📌 La cauliflorie place les fleurs et les fruits directement sur le tronc, tandis que la ramiflorie les place sur les grosses branches.

  • L’okoumé, phanérophyte emblématique du Gabon, possède des contreforts à la base du tronc et fournit un bois commercial.

  • Le zamana de Martinique a plus de 300 ans, mesure 20 m de haut, présente une circonférence de tronc de 5 m et un recouvrement de 2000 m².

  • Les feuilles de bananier sont longues, lisses et vert foncé, tandis que son tronc lisse facilite l’évacuation de l’excès d’eau en milieu tropical humide.

  • Le cocotier peut atteindre 20 m de hauteur et ses fruits se forment sur des infrutescences issues d’inflorescences à l’aisselle des feuilles, ce qui ne constitue pas un exemple de cauliflorie.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Géomorphologie et milieux naturels avec 57 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la position de la Terre par rapport au Soleil et quelle est sa place parmi les planètes du système solaire par taille ?

2. Un astronome observe une planète qui tourne sur elle-même et suit aussi une trajectoire autour d’une étoile. Comment nomme-t-il ces deux mouvements, dans cet ordre ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Géomorphologie et milieux naturels avec 103 flashcards interactives.

Quel rang la Terre occupe-t-elle en partant du Soleil ?

Le troisième.

Que désigne la révolution d’un astre ?

Son mouvement autour d’un autre astre.

Combien de temps dure la révolution de la Terre autour du Soleil ?

Un an, soit 365,25 jours.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches