QCM : Grammaire des fonctions syntaxiques (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans « La porte a été ouverte par Léa », pourquoi la définition du sujet comme celui qui subit l’action ne suffit-elle pas à décrire le sujet grammatical ?

Parce que le sujet grammatical désigne toujours le point de départ de l’énoncé.
Parce que le sujet grammatical est déterminé par la présence d’un complément d’objet direct.
Parce que le sujet grammatical peut correspondre à un rôle sémantique autre que celui de l’agent ou du patient.
Parce que le sujet grammatical est nécessairement l’être qui accomplit l’action du verbe.

Parce que le sujet grammatical peut correspondre à un rôle sémantique autre que celui de l’agent ou du patient.

Explication

La fonction sujet ne se réduit pas à un seul rôle sémantique : le sujet grammatical peut notamment ne pas être l’agent du procès. Assimiler le sujet à l’agent est précisément la confusion à éviter, tandis que le point de départ de l’énoncé relève de la notion de thème.

2. Dans une phrase déclarative complète, quel élément peut-on supprimer sans compromettre la construction de la phrase ?

Le sujet, car le verbe suffit à constituer la phrase.
Le sujet ou le verbe, selon que la phrase comporte un complément.
Ni le sujet ni le verbe, car ils sont indispensables à la construction.
Le verbe, car le sujet porte à lui seul le prédicat.

Ni le sujet ni le verbe, car ils sont indispensables à la construction.

Explication

Le sujet et le verbe sont tous deux indispensables à la construction de la phrase, et le sujet ne peut pas être supprimé. La présence d’un complément ne rend donc pas possible l’effacement du sujet ou du verbe.

3. Si le sujet d’une phrase passe du singulier au pluriel, quelle conséquence grammaticale faut-il généralement vérifier sur le verbe ?

L’accord avec le complément essentiel le plus proche du verbe.
L’accord en genre uniquement, sans changement de personne.
L’accord en nombre et en personne, et parfois en genre.
L’accord en temps et en mode, mais pas en nombre.

L’accord en nombre et en personne, et parfois en genre.

Explication

Le sujet commande l’accord du verbe en nombre et en personne, et parfois aussi en genre. L’accord ne se règle donc pas sur le complément essentiel le plus proche.

4. Laquelle de ces formes peut remplir la fonction de sujet ?

Un infinitif ou une subordonnée relative, mais pas un groupe nominal.
Un groupe nominal ou un pronom, mais pas une proposition subordonnée.
Un groupe verbal, un complément circonstanciel ou une préposition.
Un groupe nominal, un pronom, un infinitif ou une subordonnée.

Un groupe nominal, un pronom, un infinitif ou une subordonnée.

Explication

La fonction sujet peut être occupée par un nom ou groupe nominal, un pronom ou groupe pronominal, un infinitif ou groupe infinitif, ainsi que certaines subordonnées. Exclure les propositions subordonnées écarte donc à tort des formes possibles du sujet.

5. Dans l’analyse traditionnelle de « Il est nécessaire que tu répondes », quel constituant est considéré comme le sujet réel ?

Le pronom « il », qualifié de sujet apparent.
L’adjectif « nécessaire », qui porte la fonction sujet.
La complétive « que tu répondes », qualifiée de sujet réel.
Le verbe « est », considéré comme le sujet de la phrase.

La complétive « que tu répondes », qualifiée de sujet réel.

Explication

Dans l’analyse traditionnelle d’une phrase impersonnelle, « il » est le sujet apparent et la complétive est le sujet réel. L’analyse universitaire emploie une autre terminologie : elle traite « il » comme sujet et la complétive comme séquence de l’impersonnel.

6. Dans la relation entre sujet et groupe verbal, quelle fonction ce dernier remplit-il ?

Il désigne le rôle d’agent joué par le sujet dans l’action.
Il exprime le prédicat ou le rhème, c’est-à-dire ce qui est dit à propos du sujet.
Il fournit une information facultative qui peut être retirée de la phrase.
Il indique le thème de la phrase, tandis que le sujet exprime le prédicat.

Il exprime le prédicat ou le rhème, c’est-à-dire ce qui est dit à propos du sujet.

Explication

Le groupe verbal joue le rôle de prédicat ou de rhème et permet de dire quelque chose à propos du sujet ; il est indispensable à la phrase. Confondre le groupe verbal avec le thème inverse les fonctions du sujet et du prédicat.

7. Dans « Nora dépend de son équipe », que révèle le rôle de « de son équipe » dans la construction du verbe ?

C’est un complément d’objet direct qui ne dépend pas du sens du verbe.
C’est un complément essentiel appelé par le sens du verbe, qu’on ne peut ni supprimer ni déplacer.
C’est un complément circonstanciel facultatif qu’on peut déplacer pour insister.
C’est un attribut du sujet construit avec un verbe attributif.

C’est un complément essentiel appelé par le sens du verbe, qu’on ne peut ni supprimer ni déplacer.

Explication

Un complément essentiel, tel qu’un COD ou un COI, est appelé par le sens du verbe et ne peut être ni supprimé ni déplacé. Ici, « dépendre de » appelle un complément introduit par « de » ; il ne s’agit pas d’un complément circonstanciel facultatif.

8. Dans « Les élèves ont élu Sam délégué », quelle analyse distingue correctement « délégué » d’un attribut du sujet ?

« Délégué » est un attribut du COD : il se rapporte à « Sam » par une relation prédicative et ne se pronominalise pas.
« Délégué » est un attribut du sujet : il se rapporte aux élèves et se pronominalise comme tel.
« Délégué » est un COD : il désigne ce que les élèves ont élu et se pronominalise avec « le ».
« Délégué » est un complément essentiel du verbe : il est appelé par « élire » et se déplace librement.

« Délégué » est un attribut du COD : il se rapporte à « Sam » par une relation prédicative et ne se pronominalise pas.

Explication

« Délégué » attribue une propriété au COD « Sam » et constitue donc un attribut du COD, qui ne peut pas être pronominalisé. À la différence de l’attribut du sujet construit avec un verbe attributif, il ne se rapporte pas au sujet « les élèves ».

9. Dans « Elle a rangé les dossiers dans l’armoire », quel indice caractérise le circonstant « dans l’armoire » comme intra-prédicatif ?

Il se trouve dans la portée du verbe et se déplace difficilement sans modifier le sens.
Il exprime une information ajoutée au sujet et peut former une proposition.
Il établit le cadre général de la phrase et peut être déplacé en tête.
Il est détaché par une virgule et reste hors de la portée verbale.

Il se trouve dans la portée du verbe et se déplace difficilement sans modifier le sens.

Explication

Un circonstant intra-prédicatif est régi par le verbe et se déplace difficilement sans perte de sens. Un élément qui établit un cadre général et se place aisément en tête correspond plutôt au circonstant extra-prédicatif.

10. Dans « Demain, nous partirons à l’aube », comment reconnaître « Demain » comme circonstant extra-prédicatif ?

Il est inclus dans la négation totale et peut être extrait par « c’est… que ».
Il est régi par le verbe, difficile à déplacer et nécessaire pour préciser son sens.
Il échappe à la portée du verbe, peut être déplacé ou supprimé et figure en tête avec une virgule.
Il complète le groupe nominal et s’efface sans changer la phrase.

Il échappe à la portée du verbe, peut être déplacé ou supprimé et figure en tête avec une virgule.

Explication

Le circonstant extra-prédicatif est périphérique, déplaçable et supprimable, et apparaît souvent en tête de phrase avec une virgule. Le circonstant régi par le verbe, difficile à déplacer, relève plutôt de l’intra-prédicatif.

11. Dans « Il n’a pas travaillé le dimanche », quel test peut montrer que « le dimanche » est un circonstant intra-prédicatif ?

Le placer dans la portée de la négation totale ou le mettre en relief par « c’est… que ».
Le supprimer et vérifier qu’il reste détaché de la prédication verbale.
Le déplacer en tête avec une virgule pour en faire le cadre général de la phrase.
Le reformuler comme une prédication seconde portant sur le sujet.

Le placer dans la portée de la négation totale ou le mettre en relief par « c’est… que ».

Explication

Un circonstant intra-prédicatif peut entrer dans la portée de la négation totale et être mis en relief par extraction thématique. Le déplacement en tête avec détachement est plutôt un indice du circonstant extra-prédicatif.

12. Dans « Fatiguée, Léa a poursuivi sa route », quel rôle la fonction d’apposition joue-t-elle par rapport à la prédication principale ?

Elle constitue une prédication seconde qui dépend de la prédication principale et s’en détache.
Elle complète le verbe comme un élément régi nécessaire à la phrase.
Elle relie deux propositions indépendantes sans dépendre de l’une ou de l’autre.
Elle porte l’information centrale de la phrase et détermine la forme du verbe principal.

Elle constitue une prédication seconde qui dépend de la prédication principale et s’en détache.

Explication

L’apposition est une prédication seconde dépendant d’une prédication principale et caractérisée par le détachement. L’information centrale de la phrase relève plutôt de la prédication principale.

13. Dans « Mon frère, médecin, travaille à Lyon », quel indice de ponctuation marque le détachement de « médecin » par rapport à « mon frère » ?

Le groupe est séparé de son point d’incidence par une virgule.
Le groupe est introduit par une conjonction de subordination.
Le groupe est placé entre des parenthèses qui remplacent le verbe.
Le groupe est intégré au nom sans signe de ponctuation.

Le groupe est séparé de son point d’incidence par une virgule.

Explication

L’apposition est détachée de son point d’incidence, généralement au moyen d’une virgule. Un groupe directement intégré au nom, sans détachement, ne présente pas cet indice.

14. Quelle caractéristique définit la prédication seconde dans « Paul est arrivé, les bras chargés » ?

Elle constitue l’information centrale et ne peut pas se reformuler comme une proposition.
Elle apporte une précision au verbe sans concerner le sujet de la phrase.
Elle ajoute une information sur le même sujet que la prédication principale et peut souvent se reformuler en proposition.
Elle remplace la prédication principale et présente un sujet différent de celui de la phrase.

Elle ajoute une information sur le même sujet que la prédication principale et peut souvent se reformuler en proposition.

Explication

La prédication seconde ajoute une information à la prédication principale, concerne le même sujet et peut souvent être reformulée comme une proposition. Une information portée par un sujet différent ne répond pas à cette caractérisation.

15. Dans « Une vieille maison dominait la vallée », que peut-on déduire de la fonction de « vieille » ?

C’est un adjectif apposé détaché par une virgule et coréférent au nom.
C’est un adjectif attribut qui appartient au groupe verbal et ne peut pas être supprimé.
C’est un adjectif épithète qui appartient au groupe nominal et peut être supprimé.
C’est un adjectif attribut du COD qui se rapporte au complément d’objet.

C’est un adjectif épithète qui appartient au groupe nominal et peut être supprimé.

Explication

L’adjectif épithète appartient au groupe nominal et peut être supprimé, comme « vieille » dans cet exemple. Un adjectif attribut appartient au groupe verbal et ne peut pas être supprimé.

16. Dans « Les voyageurs semblent épuisés », quelle analyse de « épuisés » est correcte ?

C’est un attribut du sujet, relié à celui-ci par le verbe attributif et non supprimable.
C’est un adjectif apposé, détaché par une virgule et supprimable.
C’est une épithète du sujet, intégrée au groupe nominal et supprimable.
C’est un attribut du COD, rapporté à un complément d’objet direct.

C’est un attribut du sujet, relié à celui-ci par le verbe attributif et non supprimable.

Explication

« Épuisés » est un attribut du sujet relié à « les voyageurs » par le verbe attributif « semblent »; un adjectif attribut ne peut pas être supprimé. Un attribut du COD se rapporte, lui, au complément d’objet direct.

17. Dans « Le chien, inquiet, suivait son maître », pourquoi « inquiet » est-il un adjectif apposé ?

Il se rapporte au complément d’objet direct et complète le sens du verbe.
Il est détaché par une virgule, se rapporte au chien comme prédication seconde et peut être supprimé.
Il appartient au groupe verbal, se rapporte au sujet par un verbe attributif et ne peut être supprimé.
Il appartient au groupe nominal, qualifie directement le nom et peut être supprimé.

Il est détaché par une virgule, se rapporte au chien comme prédication seconde et peut être supprimé.

Explication

L’adjectif apposé est détaché par une virgule, coréférent à son point d’incidence dans une prédication seconde et supprimable. Une épithète appartient plutôt au groupe nominal et n’est pas caractérisée par ce détachement.

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Comment la grammaire traditionnelle définit-elle le sujet ?

Comme l’être ou la chose qui subit l’action dénotée par le verbe.

Quelle limite présente la définition traditionnelle du sujet grammatical ?

Elle ne rend pas compte de tous ses rôles sémantiques.

Quels éléments sont indispensables à la construction de la phrase ?

Le sujet et le verbe.

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