QCM : Guerre et paix dans le monde contemporain (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un gouvernement décide d’envahir un territoire afin d’affaiblir le pouvoir d’un État voisin. Quel aspect de la guerre cette décision illustre-t-elle ?

La dimension politique, liée à la décision de guerre et à l’action sur le pouvoir ou le territoire adverse
La dimension militaire, liée à l’emploi d’armes sans objectif concernant l’adversaire
La dimension territoriale, qui désigne seulement le contrôle d’un espace sans décision politique
La dimension diplomatique, qui suppose que les relations entre États excluent la guerre

La dimension politique, liée à la décision de guerre et à l’action sur le pouvoir ou le territoire adverse

Explication

La dimension politique tient à la décision de recourir à la guerre et à la volonté d’agir sur le pouvoir ou le territoire de l’adversaire. Réduire l’enjeu à la violence néglige l’objectif politique, tandis que le contrôle territorial seul ou une diplomatie sans guerre ne rendent pas compte de cette décision.

2. Un État utilise la violence armée pour obliger un adversaire à appliquer ses exigences et obtenir un avantage temporaire dans leur rapport de force. Comment caractériser cette guerre ?

Un moyen politique de contraindre l’adversaire et de dominer temporairement le rapport de force
Un règlement définitif du conflit qui supprime le rapport de force entre les acteurs
Une opération armée sans fonction de contrainte dans les relations politiques
Une fin militaire visant la destruction de l’adversaire indépendamment de toute volonté politique

Un moyen politique de contraindre l’adversaire et de dominer temporairement le rapport de force

Explication

La guerre sert de moyen politique : la violence vise à contraindre l’adversaire à exécuter une volonté et à dominer temporairement le rapport de force. La destruction comme fin autonome confond moyen et finalité, tandis qu’une domination temporaire ne garantit pas un règlement définitif.

3. Un groupe armé attaque une population sans qu’aucun acteur politique lui oppose une défense violente. Quelle conclusion correspond à la conception relationnelle de la guerre ?

Cette attaque constitue une guerre dès lors qu’elle est menée avec des armes
Cette violence unilatérale ne constitue pas une guerre entre acteurs politiques
Cette situation est une guerre entre le groupe armé et la population visée
Cette confrontation est une guerre dès qu’un acteur poursuit un objectif politique

Cette violence unilatérale ne constitue pas une guerre entre acteurs politiques

Explication

La guerre est une relation entre au moins deux acteurs politiques et ne peut donc pas être unilatérale. Une violence grave ou une attaque armée ne suffit pas à établir cette relation si aucun acteur ne lui oppose une défense violente.

4. Pour décrire les guerres européennes des XVIIe et XVIIIe siècles, quelle combinaison caractérise le modèle classique ?

Des armées de métier aux effectifs limités et des négociations permanentes entre États
Des armées de métier aux effectifs massifs et des relations diplomatiques interrompues
Des armées populaires aux effectifs massifs et des négociations limitées entre États
Des armées féodales aux effectifs limités et des négociations menées après les guerres

Des armées de métier aux effectifs limités et des négociations permanentes entre États

Explication

Les guerres européennes des XVIIe et XVIIIe siècles reposent sur des armées de métier de taille limitée et sur des négociations permanentes entre les États. La mobilisation populaire massive et la guerre de masse caractérisent plutôt d’autres formes de guerre, tandis que négocier ne signifie pas que les conflits cessent.

5. Dans une réforme militaire, le nombre de soldats augmente, les armes à feu prennent davantage de place et les soldats se spécialisent. À quel processus ces changements correspondent-ils ?

À la transformation militaire des Temps modernes
À la permanence des armées féodales
Aux négociations permanentes entre États
À la centralisation fiscale de l’État moderne

À la transformation militaire des Temps modernes

Explication

La transformation militaire des Temps modernes associe précisément l’augmentation des effectifs, la place accrue des armes à feu et la spécialisation des soldats. La centralisation fiscale est liée à la construction de l’État, mais ne désigne pas ces changements dans la composition et l’équipement des armées.

6. Un État constate que le coût de ses armées et des guerres augmente durablement. Quelle adaptation financière découle de cette évolution ?

Remplacer l’impôt par des négociations permanentes entre États
Maintenir les recettes inchangées et diminuer les effectifs militaires
Réduire la fiscalité et financer les armées par des contributions ponctuelles
Adapter la fiscalité et instaurer des impôts permanents

Adapter la fiscalité et instaurer des impôts permanents

Explication

L’augmentation du coût des armées et de la guerre conduit à adapter la fiscalité et à mettre en place des impôts permanents. Des contributions ponctuelles ne correspondent pas à cette permanence, et la réduction de la fiscalité ne répond pas au besoin de financement accru.

7. Un État cherche à anéantir son adversaire et intensifie la violence sans tenir compte des limites de ses moyens. Quel modèle de guerre cette situation illustre-t-elle ?

La guerre absolue, marquée par l’emploi illimité de la force et la montée aux extrêmes
La guerre totale, qui désigne la mobilisation de la société à l’arrière
La guerre réelle, qui vise à contraindre l’adversaire plutôt qu’à le détruire
La guerre réelle, proportionnée aux moyens et arrêtée lorsque le but politique est atteint

La guerre absolue, marquée par l’emploi illimité de la force et la montée aux extrêmes

Explication

La guerre absolue est un modèle illimité visant l’anéantissement de l’adversaire et entraînant une montée aux extrêmes. La limitation par les moyens caractérise la guerre réelle, la contrainte correspond à son objectif politique, et la guerre totale renvoie à une autre notion.

8. Une campagne militaire est menée avec des moyens limités et prend fin dès que l’adversaire accepte les conditions politiques imposées. À quel modèle correspond-elle ?

À la guerre totale, qui prend fin dès que l’adversaire accepte un traité
À la guerre absolue, limitée par les moyens disponibles et l’objectif politique
À la guerre absolue, qui s’arrête une fois l’adversaire contraint
À la guerre réelle, limitée par les moyens et orientée vers l’atteinte du but politique

À la guerre réelle, limitée par les moyens et orientée vers l’atteinte du but politique

Explication

La guerre réelle est limitée par les moyens disponibles et s’arrête généralement lorsque son but est atteint, l’adversaire étant contraint plutôt qu’anéanti. L’anéantissement relève du modèle absolu, tandis que la guerre totale ne désigne pas cette règle d’arrêt.

9. Dans une analyse d’une guerre réelle, un historien distingue le calcul politique du gouvernement, la réactivité du commandant militaire et les passions de la population. Comment ces éléments correspondent-ils à la trinité de Clausewitz ?

Gouvernement : génie et réactivité ; chef militaire : instinct et courage ; nation : raison et calcul
Gouvernement : raison et calcul ; chef militaire : génie et réactivité ; nation : instinct, haine et courage
Gouvernement : moyens et frictions ; chef militaire : économie civile ; nation : défensive et offensive
Gouvernement : instinct et haine ; chef militaire : raison et calcul ; nation : génie et réactivité

Gouvernement : raison et calcul ; chef militaire : génie et réactivité ; nation : instinct, haine et courage

Explication

La trinité associe la raison et le calcul politique au gouvernement, le génie et la réactivité au chef militaire, puis l’instinct, la haine et le courage à la nation. Les autres répartitions inversent ces rôles ou remplacent la trinité par des obstacles et des notions stratégiques.

10. Un désaccord oppose deux groupes sociaux au sujet d’une décision collective, sans qu’ils recourent à la violence. Comment qualifier cette situation ?

Une situation de concorde entre acteurs
Un conflit entre deux États seulement
Une guerre entre au moins deux acteurs
Un conflit entre au moins deux acteurs

Un conflit entre au moins deux acteurs

Explication

Un conflit est un désaccord opposant au moins deux acteurs, qui peuvent être des individus, des groupes sociaux ou des États. Le terme guerre suppose un affrontement violent, et la notion de conflit ne se limite pas aux États.

11. Dans un même pays, deux groupes organisés s’affrontent par les armes. De quel type de guerre s’agit-il ?

Une guerre menée entre deux pays
Une guerre interétatique
Un conflit pacifique
Une guerre civile

Une guerre civile

Explication

Une guerre civile oppose des groupes appartenant à un même pays. Une guerre interétatique oppose deux États, tandis qu’un conflit pacifique ne comporte pas d’affrontement armé.

12. Deux États évitent la guerre parce qu’ils coopèrent durablement au sein d’institutions communes. Quel type de paix décrit cette situation ?

L’équilibre de la peur
La paix positive
L’absence provisoire de guerre
La paix négative

La paix positive

Explication

La paix positive repose sur une coopération durable et institutionnalisée entre États. La paix négative découle plutôt d’une hégémonie ou d’un équilibre des puissances et de la crainte du coût d’une guerre.

13. Deux États connaissent un désaccord frontalier, mais le soumettent à une juridiction internationale et évitent le recours à la violence. Quelle conception de la paix cette situation illustre-t-elle ?

Une paix qui maintient le désaccord sous une forme non violente grâce à une régulation
Une simple absence de combats sans rôle des régulations
Une paix qui exige la disparition du désaccord entre les États
Une guerre interétatique, puisque le désaccord porte sur une frontière

Une paix qui maintient le désaccord sous une forme non violente grâce à une régulation

Explication

La paix est à la fois absence de guerre et idéal de concorde ; elle n’exclut pas les conflits, mais cherche à empêcher leur transformation en violence par des régulations. Exiger la disparition du désaccord confond paix et absence de conflictualité, tandis qu’un différend traité pacifiquement n’est pas une guerre.

14. Quelle évolution caractérise les guerres interétatiques depuis 1991 ?

Elles se multiplient au même rythme que les guerres civiles.
Elles restent aussi fréquentes qu’auparavant.
Elles deviennent de plus en plus meurtrières.
Elles sont de moins en moins nombreuses.

Elles sont de moins en moins nombreuses.

Explication

Depuis 1991, les guerres interétatiques sont de moins en moins nombreuses. La hausse de leur fréquence inverse cette tendance, la stabilité nie son évolution, et la multiplication correspond plutôt aux guerres civiles.

15. Un bilan de conflits après 1991 montre que les guerres civiles se multiplient et causent souvent un grand nombre de victimes. Quelle conclusion correspond à cette évolution ?

Les conflits de frontières deviennent dominants et causent la plupart des victimes.
Les guerres civiles deviennent plus fréquentes et sont souvent très meurtrières.
Les guerres civiles deviennent plus rares et font peu de victimes.
Les guerres interétatiques deviennent plus fréquentes et font surtout des victimes civiles.

Les guerres civiles deviennent plus fréquentes et sont souvent très meurtrières.

Explication

Après 1991, les guerres civiles se multiplient et sont souvent très meurtrières. Le faible bilan de certains conflits entre armées est ici transposé à tort aux guerres civiles; la rareté et la baisse des victimes contredisent l’évolution décrite, tandis que les conflits de frontières restent marginaux.

16. Après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, quelle déclaration du gouvernement américain marque un tournant dans la lutte contre le terrorisme ?

La « guerre contre le terrorisme ».
La « guerre contre les armes de destruction massive ».
La « guerre contre les Printemps arabes ».
La « guerre contre les talibans ».

La « guerre contre le terrorisme ».

Explication

Les attentats du 11 septembre conduisent le gouvernement américain à déclarer la « guerre contre le terrorisme ». L’intervention en Afghanistan en est une conséquence, tandis que la destruction d’armes prétendument détenues par Saddam Hussein constitue le motif avancé pour l’intervention en Irak.

17. Après les Printemps arabes, quel phénomène se développe dans plusieurs pays arabes ?

Des groupes liés à l’occupation napoléonienne en Espagne.
Des groupes se réclamant notamment d’Al-Qaïda et de Daech.
Des mouvements comme l’IRA et l’ETA déposant leurs armes.
Des forces gouvernementales déclarant la guerre contre le terrorisme.

Des groupes se réclamant notamment d’Al-Qaïda et de Daech.

Explication

Après les Printemps arabes, des groupes se réclamant notamment d’Al-Qaïda et de Daech se développent dans plusieurs pays arabes. L’IRA et l’ETA sont des mouvements ayant déposé les armes; l’occupation napoléonienne est associée à l’origine du terme « guérilla », et la déclaration américaine date de 2001.

18. Dans un conflit local, une coalition internationale et des casques bleus interviennent aux côtés des acteurs du pays. Quelle caractéristique des conflits armés cette situation illustre-t-elle ?

L’articulation des échelles locale et mondiale
Le passage du conflit local à un conflit mondial
Le remplacement des acteurs locaux par des acteurs extérieurs
La résolution du conflit par une médiation politique

L’articulation des échelles locale et mondiale

Explication

L’intervention d’acteurs extérieurs relie l’échelle locale à l’échelle mondiale. Un conflit mondial suppose une autre portée, le remplacement des acteurs locaux n’est pas impliqué, et l’intervention extérieure n’est pas nécessairement une médiation.

19. Une opération militaire utilise des drones téléguidés, des satellites de géolocalisation et des outils de cyberattaque. Quelle évolution du champ de la guerre cette situation montre-t-elle ?

La guerre dépend de l’intervention de puissances étrangères
La guerre se concentre sur les champs de bataille terrestres
La guerre se caractérise par la multiplication des acteurs étatiques
La guerre s’étend au cyberespace et à l’espace extra-atmosphérique

La guerre s’étend au cyberespace et à l’espace extra-atmosphérique

Explication

Les drones, les satellites et les technologies de guidage contribuent à mondialiser la guerre et à l’étendre au cyberespace et à l’espace extra-atmosphérique. L’intervention de puissances étrangères concerne les acteurs du conflit, tandis que les autres réponses réduisent ou déplacent cette extension.

20. Dans un conflit, un gouvernement et son armée affrontent des rebelles et des narcotrafiquants. Quelle classification distingue correctement ces acteurs ?

Le gouvernement et l’armée sont étatiques ; les rebelles et les narcotrafiquants sont non étatiques
Le gouvernement et les rebelles sont étatiques ; l’armée et les narcotrafiquants sont non étatiques
L’armée et les narcotrafiquants sont étatiques ; le gouvernement et les rebelles sont non étatiques
Le gouvernement et les narcotrafiquants sont étatiques ; l’armée et les rebelles sont non étatiques

Le gouvernement et l’armée sont étatiques ; les rebelles et les narcotrafiquants sont non étatiques

Explication

Les acteurs étatiques relèvent de l’État, comme le gouvernement et l’armée ; les rebelles et les narcotrafiquants sont des acteurs non étatiques. La classification ne dépend pas simplement du fait d’être armé ou d’exercer une fonction militaire.

21. Après plusieurs mois de combats, un conflit prend fin grâce à une négociation conduite par les Nations unies. Quelle modalité de retour à la paix est mise en œuvre ?

L’intervention d’un acteur extérieur sans médiation
La victoire militaire
La médiation politique
La réintégration des vaincus

La médiation politique

Explication

Une négociation conduite par les Nations unies relève de la médiation politique. La victoire militaire suppose qu’un camp l’emporte, et l’intervention extérieure est une modalité distincte lorsqu’elle n’agit pas par la médiation.

22. Un accord met officiellement fin à un conflit, mais les causes de la violence persistent et la société ne retrouve pas une paix durable. Quelle observation générale correspond à cette situation ?

Les paix positives et négatives sont aujourd’hui aussi fréquentes l’une que l’autre
Les résolutions échouent toujours à mettre fin aux combats, même temporairement
Les résolutions aboutissent rarement à une situation pacifiée, et les paix négatives sont plus nombreuses
Les résolutions conduisent généralement à une paix positive, plus fréquente que la paix négative

Les résolutions aboutissent rarement à une situation pacifiée, et les paix négatives sont plus nombreuses

Explication

Une résolution de conflit ne produit que rarement une situation véritablement pacifiée, et les paix négatives sont aujourd’hui plus nombreuses que les paix positives. La paix officielle ne garantit donc pas une paix positive, et les deux types de paix ne sont pas de fréquence égale.

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En quoi consiste la dimension politique de la guerre ?

Elle tient à la décision d’y recourir et à la volonté d’agir sur le pouvoir ou le territoire adverse.

Comment la guerre contraint-elle un adversaire comme outil politique ?

Par la violence, elle le contraint à exécuter une volonté politique.

Quel rapport de force la guerre permet-elle de dominer temporairement ?

Le rapport de force avec l’adversaire.

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