QCM : Guerre et paix selon Clausewitz (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle expérience précède la théorisation de la guerre par Carl von Clausewitz ?

Il participe aux guerres de la Révolution française et aux guerres napoléoniennes comme officier prussien.
Il conseille les gouvernements prussiens pendant les guerres de la Révolution française, sans expérience militaire.
Il participe aux guerres de la Révolution française, puis devient officier français pendant les guerres napoléoniennes.
Il dirige des campagnes navales durant les guerres de la Révolution française et les guerres napoléoniennes.

Il participe aux guerres de la Révolution française et aux guerres napoléoniennes comme officier prussien.

Explication

Clausewitz est un officier prussien qui prend part aux guerres de la Révolution française et aux guerres napoléoniennes avant de théoriser la guerre. L’expérience navale ne correspond pas au parcours militaire indiqué pour lui.

2. Comment l’ouvrage De la guerre a-t-il été publié après la mort de Clausewitz ?

Ses anciens élèves le publient à partir des cours qu’il avait donnés à l’Académie de guerre.
Son épouse, Marie von Clausewitz, le publie à partir des notes laissées par son mari.
Un éditeur prussien le reconstitue à partir de lettres échangées avec des officiers français.
Son épouse le rédige à partir de souvenirs de leur vie commune et de documents militaires.

Son épouse, Marie von Clausewitz, le publie à partir des notes laissées par son mari.

Explication

De la guerre paraît après la mort de Clausewitz, à partir de ses notes, grâce à son épouse Marie von Clausewitz. L’ouvrage n’est pas présenté comme une compilation de ses cours par ses anciens élèves.

3. Comment Clausewitz définit-il la guerre comme acte de violence ?

Comme un acte de violence destiné à détruire les forces adverses sans imposer de volonté politique.
Comme une action militaire destinée à protéger les relations politiques de toute forme de violence.
Comme un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.
Comme une démonstration de force visant à obtenir une négociation sans contraindre l’adversaire.

Comme un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.

Explication

Pour Clausewitz, la violence sert à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté. La destruction des forces adverses, prise comme objectif en soi, ne restitue pas cette définition centrée sur la contrainte.

4. En quoi la guerre est-elle, pour Clausewitz, un instrument politique ?

Elle prépare la paix en écartant les relations politiques pendant toute la durée des combats.
Elle suspend les objectifs politiques pour laisser les opérations militaires déterminer leur propre finalité.
Elle remplace les relations politiques par la recherche de l’anéantissement de l’adversaire.
Elle prolonge les relations politiques par d’autres moyens afin de poursuivre des objectifs politiques.

Elle prolonge les relations politiques par d’autres moyens afin de poursuivre des objectifs politiques.

Explication

Clausewitz conçoit la guerre comme un instrument politique et comme la continuation des relations politiques par d’autres moyens. La recherche de l’anéantissement caractérise la guerre absolue, et non la définition générale de la guerre comme instrument politique.

5. Quels éléments composent la trinité de la guerre chez Clausewitz ?

La violence, la haine et l’animosité ; la discipline des armées ; la recherche de l’anéantissement.
Les objectifs politiques ; la négociation diplomatique ; la disponibilité des moyens militaires.
Le hasard et les probabilités ; la participation populaire ; la victoire comme finalité de la guerre.
La violence, la haine et l’animosité ; le hasard et les probabilités ; le rôle d’instrument politique.

La violence, la haine et l’animosité ; le hasard et les probabilités ; le rôle d’instrument politique.

Explication

La trinité articule les passions violentes, le jeu du hasard et des probabilités, et la guerre comme instrument politique. La participation populaire est liée à la guerre absolue, mais ne remplace pas l’un des trois éléments de la trinité.

6. Dans la trinité de Clausewitz, à quels acteurs associe-t-on le hasard, les objectifs politiques et la violence originelle ?

Le hasard au gouvernement, les objectifs politiques au commandant et à son armée, et la violence originelle au peuple.
Le hasard au peuple, les objectifs politiques au gouvernement, et la violence originelle au commandant et à son armée.
Le hasard au commandant et à son armée, les objectifs politiques au peuple, et la violence originelle au gouvernement.
Le hasard au commandant et à son armée, les objectifs politiques au gouvernement, et la violence originelle au peuple.

Le hasard au commandant et à son armée, les objectifs politiques au gouvernement, et la violence originelle au peuple.

Explication

Dans cette répartition, le hasard relève du commandant et de son armée, les objectifs politiques du gouvernement, et la violence originelle surtout du peuple. L’attribution des objectifs politiques au commandant confond la conduite militaire avec la détermination politique.

7. Qu’est-ce qui caractérise la guerre absolue dans la pensée de Clausewitz ?

Une guerre limitée par les moyens disponibles, dans laquelle les armées régulières cherchent à préserver l’État adverse.
Une guerre poussée vers ses extrêmes, où les adversaires cherchent leur victoire totale et l’anéantissement militaire de l’État adverse.
Une guerre menée pour obtenir un avantage politique négociable sans détruire totalement l’adversaire.
Une guerre où l’épuisement des ressources conduit les adversaires à privilégier une paix négociée.

Une guerre poussée vers ses extrêmes, où les adversaires cherchent leur victoire totale et l’anéantissement militaire de l’État adverse.

Explication

La guerre absolue tend vers les extrêmes et vise la victoire totale, jusqu’à l’anéantissement militaire de l’État adverse. La recherche d’un avantage négociable sans destruction totale correspond plutôt à une guerre limitée.

8. Quelle caractéristique géographique distingue la guerre de Sept Ans des conflits cantonnés à un seul continent ?

Elle oppose surtout des puissances européennes sur le pourtour de la Méditerranée.
Elle se déroule principalement en Europe et dans les colonies des Caraïbes.
Elle se concentre en Amérique du Nord et dans les territoires de l’océan Indien.
Elle s’étend à plusieurs régions du monde, de l’Europe à l’Asie du Sud-Est.

Elle s’étend à plusieurs régions du monde, de l’Europe à l’Asie du Sud-Est.

Explication

Le conflit concerne l’Europe, l’Amérique, le golfe de Guinée, l’Inde et l’Asie du Sud-Est, dans un contexte de rivalités politiques, coloniales et commerciales. Une guerre limitée à l’Europe et aux Caraïbes ne rend pas compte de cette extension mondiale.

9. Face aux difficultés militaires de la Prusse, quelle stratégie Frédéric II adopte-t-il pour protéger son État ?

Il passe à une stratégie défensive et cherche à affaiblir l’adversaire.
Il concentre ses efforts sur la conquête de colonies plutôt que sur la défense prussienne.
Il renonce à défendre la Prusse et cherche à conclure rapidement une paix séparée.
Il intensifie les offensives afin de détruire complètement les forces adverses.

Il passe à une stratégie défensive et cherche à affaiblir l’adversaire.

Explication

Frédéric II privilégie la défense de la Prusse et l’affaiblissement de ses adversaires, plutôt que leur anéantissement. La destruction complète des forces ennemies correspond précisément à l’objectif distinct qu’il ne privilégie pas.

10. Quel effet les gains de 1763 ont-ils sur l’équilibre colonial entre la Grande-Bretagne et la France ?

Ils renforcent l’empire français en Amérique et en Inde, tandis que la Grande-Bretagne cède ses colonies.
Ils renforcent la puissance britannique en Amérique du Nord et en Inde, tandis que la France perd des possessions coloniales.
Ils renforcent la présence britannique en Inde, tandis que la France consolide son empire en Amérique du Nord.
Ils répartissent les acquisitions coloniales entre les deux puissances sans modifier leur rapport de force.

Ils renforcent la puissance britannique en Amérique du Nord et en Inde, tandis que la France perd des possessions coloniales.

Explication

Les gains de 1763 accroissent la puissance britannique, notamment grâce à des acquisitions en Amérique du Nord et en Inde, tandis que la France perd une partie de son empire colonial. L’idée d’un partage sans changement de rapport de force contredit cet effet.

11. Quelle transformation la Révolution française apporte-t-elle à la conduite de la guerre ?

Elle mobilise la nation, dont les citoyens participent à la défense de l’État et augmentent les ressources disponibles.
Elle réduit les moyens militaires en limitant l’effort de guerre aux forces déjà en service.
Elle maintient la guerre comme une affaire des gouvernements et des armées professionnelles.
Elle confie la défense de l’État aux seules autorités civiles, en écartant la participation des citoyens.

Elle mobilise la nation, dont les citoyens participent à la défense de l’État et augmentent les ressources disponibles.

Explication

La guerre révolutionnaire engage la nation entière : les citoyens prennent part à la défense de l’État, ce qui peut accroître fortement les moyens mobilisables. La limiter aux armées et aux gouvernements renvoie plutôt à la guerre limitée du XVIIIe siècle.

12. Quel constat caractérise la guerre de masse entre 1792 et 1815 ?

Les combats se poursuivent sans interruption et les effectifs des armées françaises quadruplent en vingt ans.
Les combats alternent avec de longues périodes de paix et les armées françaises conservent des effectifs stables.
Les guerres s’interrompent après 1805 et les effectifs français diminuent au cours de la période.
Les campagnes restent brèves et les armées françaises doublent leurs effectifs sur une décennie.

Les combats se poursuivent sans interruption et les effectifs des armées françaises quadruplent en vingt ans.

Explication

Entre 1792 et 1815, la guerre ne s’interrompt pas et les armées françaises quadruplent leurs effectifs en vingt ans, deux traits associés à la guerre de masse. Des effectifs stables ne correspondent donc pas à cette évolution.

13. Quelle opération correspond à la définition de la petite guerre ?

Une mobilisation générale réunissant les forces ordinaires et les milices du pays.
Une action souvent menée par surprise par un détachement d’au plus 300 ou 400 hommes.
Une campagne prolongée conduite par une armée régulière sur plusieurs provinces.
Une bataille rangée engageant plusieurs dizaines de milliers de soldats des deux camps.

Une action souvent menée par surprise par un détachement d’au plus 300 ou 400 hommes.

Explication

La petite guerre désigne des opérations souvent surprises menées par de petits détachements, comptant jusqu’à 300 ou 400 hommes au plus. Une bataille rangée de plusieurs dizaines de milliers de soldats relève plutôt de l’engagement d’armées nombreuses.

14. Comment les Espagnols résistent-ils à l’occupation française ?

Par des batailles rangées limitées aux armées régulières espagnoles.
Par des insurrections à grande échelle et des moyens de lutte non conventionnels.
Par une mobilisation de milices destinée à sextupler les forces ordinaires de la Prusse.
Par des négociations diplomatiques menées par les autorités françaises d’occupation.

Par des insurrections à grande échelle et des moyens de lutte non conventionnels.

Explication

La résistance espagnole à l’occupation française est opiniâtre et s’appuie sur des insurrections de grande ampleur ainsi que sur des moyens non conventionnels. La multiplication des forces prussiennes par l’intervention de la milice concerne un autre contexte.

15. Quelle leçon Clausewitz tire-t-il de la campagne de Russie de 1812 sur la conquête d’un vaste empire ?

La supériorité numérique de l’envahisseur garantit que les pertes territoriales seront durables.
La victoire dans une bataille décisive permet nécessairement de conquérir tout l’empire.
La perte de batailles, de provinces ou de capitales ne suffit pas toujours à imposer la paix.
La perte de la capitale entraîne généralement la capitulation et met fin à la résistance.

La perte de batailles, de provinces ou de capitales ne suffit pas toujours à imposer la paix.

Explication

La campagne de Russie montre, selon Clausewitz, qu’un vaste empire ne peut être conquis et que la perte de batailles, de provinces ou de capitales n’impose pas toujours la paix. L’idée qu’une perte de capitale entraîne la capitulation reprend justement le principe que cette expérience remet en cause.

16. Quelle caractéristique distingue les cibles du terrorisme contemporain de celles de la guerre conventionnelle décrite ici ?

Le terrorisme vise des forces armées pour obtenir une victoire militaire sur le champ de bataille.
Le terrorisme s’attaque aux infrastructures militaires afin de désorganiser une armée régulière.
Le terrorisme vise délibérément des cibles non militaires pour susciter la peur et influencer les décideurs.
Le terrorisme vise des responsables politiques dans le but de négocier un cessez-le-feu entre États.

Le terrorisme vise délibérément des cibles non militaires pour susciter la peur et influencer les décideurs.

Explication

Le terrorisme contemporain dirige des actes planifiés et médiatisés contre des cibles non militaires afin de produire peur et insécurité et d’influencer les décideurs. La guerre conventionnelle évoquée met en scène des forces armées, ce qui ne correspond pas à ces cibles.

17. Comment Jean Marc Balencie caractérise-t-il le terrorisme dans un rapport de force asymétrique ?

Comme une méthode de lutte non conventionnelle entre adversaires aux forces inégales.
Comme une négociation politique entre gouvernements dépourvue de recours à la violence.
Comme une opération de maintien de la paix conduite par des armées régulières.
Comme une stratégie militaire conventionnelle menée par des États aux forces comparables.

Comme une méthode de lutte non conventionnelle entre adversaires aux forces inégales.

Explication

Balencie présente le terrorisme comme une méthode de lutte non conventionnelle inscrite dans un rapport de force asymétrique, où les forces sont inégales. Le modèle classique opposant des États et des armées régulières relève plutôt de la guerre conventionnelle.

18. Dans « Cavaliers sous l’étendard du prophète », quel objectif Ayman al-Zawahiri assigne-t-il au combat contre les ennemis intérieur et extérieur ?

Privilégier la défense du territoire sans chercher à frapper les adversaires.
Réduire les pertes humaines pour obtenir la reconnaissance politique des gouvernements.
Concentrer les attaques sur l’ennemi extérieur afin d’éviter les affrontements internes.
Provoquer le plus de dégâts et de morts possible en combattant les deux types d’ennemis.

Provoquer le plus de dégâts et de morts possible en combattant les deux types d’ennemis.

Explication

Dans son ouvrage de décembre 2001, al-Zawahiri appelle à combattre l’ennemi intérieur et l’ennemi extérieur et à provoquer le plus de dégâts et de morts possible. Se limiter à l’ennemi extérieur contredit explicitement son appel à viser les deux catégories d’adversaires.

19. Quel rôle Ayman al-Zawahiri attribue-t-il aux opérations-martyres dans son projet politique ?

Obtenir une trêve avec l’ennemi en échange de la renonciation au rétablissement du califat.
Infliger des pertes à l’ennemi tout en appelant au rétablissement du califat et au départ des envahisseurs.
Remplacer le combat par une campagne politique visant à maintenir les envahisseurs sur place.
Protéger les envahisseurs des attaques afin de préparer leur intégration dans le califat.

Infliger des pertes à l’ennemi tout en appelant au rétablissement du califat et au départ des envahisseurs.

Explication

Al-Zawahiri présente les opérations-martyres comme particulièrement aptes à infliger des pertes à l’ennemi, tout en appelant à restaurer le califat et à faire partir les envahisseurs des terres de l’Islam. Une trêve reposant sur l’abandon de ces objectifs ne correspond pas à cette position.

20. Quelle annonce Abou Mohammed Al-Adnani fait-il en 2014 au nom de Daech ?

La création d’une coalition militaire dirigée par Abou Bakr al-Baghdadi.
L’instauration du califat par Abou Bakr al-Baghdadi.
La nomination d’Ayman al-Zawahiri comme dirigeant du califat.
La dissolution du califat annoncée par Abou Bakr al-Baghdadi.

L’instauration du califat par Abou Bakr al-Baghdadi.

Explication

En 2014, Al-Adnani annonce l’instauration du califat par Abou Bakr al-Baghdadi au nom de Daech. L’annonce concerne donc la proclamation du califat, et non sa dissolution ou la création d’une coalition.

21. Dans son message radiodiffusé du 22 septembre 2014, qui Abou Mohammed Al-Adnani appelle-t-il à tuer ?

Des citoyens des pays de la coalition contre l’État islamique, civils ou militaires.
Des membres des forces armées de la coalition, à l’exclusion des civils.
Des responsables politiques des pays de la coalition, à l’exclusion des militaires.
Des combattants de Daech opposés à l’instauration du califat par al-Baghdadi.

Des citoyens des pays de la coalition contre l’État islamique, civils ou militaires.

Explication

Al-Adnani appelle à tuer des citoyens des pays de la coalition, qu’ils soient civils ou militaires, et évoque le recours à tout moyen disponible. Restreindre l’appel aux militaires confond cette consigne avec une définition du terrorisme centrée sur les seules cibles non militaires.

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À quelles guerres Carl von Clausewitz a-t-il participé avant de théoriser la guerre ?

Aux guerres de la Révolution française et aux guerres napoléoniennes.

Selon Clausewitz, à quoi la violence de la guerre doit-elle contraindre l’adversaire ?

À exécuter notre volonté.

Quelle œuvre de Clausewitz définit la guerre comme un acte de violence ?

De la guerre.

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