QCM : Guerres et modes de paix (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la guerre ?

Une rivalité entre deux États, menée par des armées régulières selon des règles communes
Un combat entre au moins deux groupes humains, avec plusieurs acteurs et une intensité variable
Une crise humanitaire caractérisée par des déplacements de population et des pénuries durables
Une opération conduite par un seul groupe pour imposer une décision politique à une population

Un combat entre au moins deux groupes humains, avec plusieurs acteurs et une intensité variable

Explication

La guerre implique au moins deux groupes humains, plusieurs acteurs et une intensité qui peut varier. Une rivalité entre États et armées régulières décrit un cas possible, mais ne couvre pas toutes les formes de guerre.

2. Comment classe-t-on un conflit qui a fait 8 000 victimes selon les seuils d’intensité indiqués ?

Comme un conflit fort, car le bilan se situe entre 1 000 et 10 000 victimes
Comme un conflit majeur, car tout bilan supérieur à 5 000 victimes relève de cette catégorie
Comme un conflit majeur, car le bilan dépasse le seuil de 1 000 victimes
Comme un conflit faible, car le bilan reste inférieur à 10 000 victimes

Comme un conflit fort, car le bilan se situe entre 1 000 et 10 000 victimes

Explication

Un bilan de 8 000 victimes se situe dans la catégorie des conflits forts, définie par un seuil de 1 000 à 10 000 victimes. La catégorie majeure correspond à un bilan supérieur à 10 000 victimes.

3. Quel itinéraire décrit l’« arc des crises » ?

De l’Asie de l’Est à l’Europe du Nord, en passant par l’Afrique australe
De l’Afrique du Nord à l’Europe occidentale, en passant par l’Amérique centrale
De l’Afrique subsaharienne à l’Asie du Sud et de l’Est, en passant par le Moyen-Orient
Du Moyen-Orient à l’Amérique du Sud, en passant par l’Asie centrale

De l’Afrique subsaharienne à l’Asie du Sud et de l’Est, en passant par le Moyen-Orient

Explication

L’« arc des crises » relie l’Afrique subsaharienne à l’Asie du Sud et de l’Est en passant par le Moyen-Orient. Les autres itinéraires déplacent ou remplacent plusieurs régions de cet espace.

4. Quelle tendance caractérise la répartition géographique des conflits entre pays du Nord et pays du Sud ?

Les conflits se répartissent de manière comparable entre les pays du Sud et les pays développés du Nord
Les conflits sont davantage concentrés dans les pays du Sud en difficulté que dans les pays développés du Nord
Les conflits sont davantage concentrés dans les pays développés du Nord que dans les pays du Sud en difficulté
Les conflits se concentrent surtout dans les pays du Sud les plus développés, plutôt que dans les pays en difficulté

Les conflits sont davantage concentrés dans les pays du Sud en difficulté que dans les pays développés du Nord

Explication

Les conflits se concentrent davantage dans les pays du Sud en difficulté que dans les pays développés du Nord. L’idée d’une répartition comparable ne rend pas compte de cette concentration plus marquée.

5. Quelle évolution du nombre de conflits est observée depuis la Guerre froide ?

Il augmente pendant la Guerre froide, diminue entre 1990 et 2010, puis repart à la hausse depuis 2010
Il diminue pendant la Guerre froide, augmente entre 1990 et 2010, puis baisse de nouveau depuis 2010
Il augmente pendant la Guerre froide et entre 1990 et 2010, avant de diminuer depuis 2010
Il reste stable pendant la Guerre froide, baisse jusqu’en 1990, puis demeure stable depuis 2010

Il augmente pendant la Guerre froide, diminue entre 1990 et 2010, puis repart à la hausse depuis 2010

Explication

La tendance suit trois phases : hausse pendant la Guerre froide, baisse entre 1990 et 2010, puis nouvelle hausse à partir de 2010. L’idée d’une baisse depuis 2010 inverse la dernière phase observée.

6. Comment le nombre de morts dans les conflits a-t-il évolué entre le début des années 2000 et 2025 ?

Il est resté proche de 100 000 morts sur l’ensemble de la période
Il est passé d’environ 230 000–250 000 à près de 100 000 morts
Il est passé d’environ 10 000 à quelque 100 000 morts
Il est passé d’environ 100 000 à quelque 230 000–250 000 morts

Il est passé d’environ 100 000 à quelque 230 000–250 000 morts

Explication

Le bilan annuel est passé d’environ 100 000 morts au début des années 2000 à 230 000–250 000 pour l’année 2025. L’estimation inverse décrit une baisse, alors que les chiffres indiquent une forte hausse.

7. Qu’est-ce qui caractérise un conflit interétatique ?

Il oppose des groupes d’un même pays, comme l’armée de l’État et une milice locale
Il oppose deux États, ou un État à une coalition d’États, généralement par l’intermédiaire d’armées régulières
Il combine des opérations classiques et des formes de guerre irrégulières
Il oppose un acteur étatique à un acteur non étatique aux forces très inégales

Il oppose deux États, ou un État à une coalition d’États, généralement par l’intermédiaire d’armées régulières

Explication

Un conflit interétatique oppose des États, éventuellement un État à une coalition, généralement par le biais d’armées régulières. L’affrontement entre groupes d’un même pays relève plutôt d’un conflit intraétatique.

8. Une armée nationale affronte une milice au sein du même pays : de quel type de conflit s’agit-il ?

D’un conflit interétatique, car une armée régulière participe aux combats
D’un conflit intraétatique, car les adversaires appartiennent au même pays
D’une guerre hybride, car l’affrontement peut mêler plusieurs formes d’opérations
D’une guerre asymétrique, car les adversaires appartiennent à des catégories différentes

D’un conflit intraétatique, car les adversaires appartiennent au même pays

Explication

Un affrontement entre l’armée d’un État et une milice du même pays est un conflit intraétatique, ou guerre civile. La présence d’une armée régulière ne suffit pas à en faire un conflit interétatique, qui oppose des États.

9. Quelle évolution distingue les conflits intraétatiques des conflits interétatiques ?

Les conflits interétatiques augmentent fortement, tandis que les conflits intraétatiques diminuent
Les deux formes de conflit diminuent à un rythme comparable
Les conflits intraétatiques augmentent fortement, tandis que les conflits interétatiques diminuent
Les deux formes de conflit augmentent à un rythme comparable

Les conflits intraétatiques augmentent fortement, tandis que les conflits interétatiques diminuent

Explication

Les conflits intraétatiques, souvent liés à des États faillis, sont en forte augmentation, tandis que les conflits interétatiques diminuent. L’affirmation d’une hausse des conflits interétatiques inverse cette tendance.

10. Quelle caractéristique définit une guerre conventionnelle ?

Des armées régulières s’affrontent sur un champ de bataille défini, dans le respect de règles protégeant notamment civils et prisonniers
Des opérations classiques sont associées à des formes de guerre irrégulières
Des groupes d’un même pays se combattent, sans règles concernant les civils ou les prisonniers
Des acteurs de nature différente s’affrontent, souvent avec des forces très inégales et sans champ de bataille clairement défini

Des armées régulières s’affrontent sur un champ de bataille défini, dans le respect de règles protégeant notamment civils et prisonniers

Explication

La guerre conventionnelle oppose des armées régulières sur un champ de bataille défini et respecte des règles protégeant notamment les civils et les prisonniers de guerre. Un affrontement entre acteurs de nature différente correspond plutôt à une guerre asymétrique.

11. Quelle distinction rend compte des deux sens du terme « paix » ?

La disparition des tensions décrit une situation, tandis que la suspension des combats constitue un idéal.
La coopération entre États décrit une situation, tandis que la victoire d’un camp constitue un idéal.
La fin des combats décrit un traité, tandis que la reprise des négociations constitue un idéal.
L’absence de guerre décrit une situation, tandis qu’un monde durablement pacifié constitue un idéal.

L’absence de guerre décrit une situation, tandis qu’un monde durablement pacifié constitue un idéal.

Explication

La paix peut désigner un état de fait sans guerre ou l’idéal d’un monde pacifié durablement. La coopération entre États relève plutôt de la paix positive, et non de la distinction entre les deux sens généraux du terme.

12. À quoi sert un cessez-le-feu ou un armistice entre belligérants ?

À imposer la reddition sans condition du belligérant qui a perdu les combats.
À supprimer les tensions et le ressentiment par une coopération durable.
À suspendre ou arrêter les combats afin de permettre l’ouverture de négociations.
À établir officiellement les conditions qui mettent fin à la guerre entre États.

À suspendre ou arrêter les combats afin de permettre l’ouverture de négociations.

Explication

Un cessez-le-feu ou un armistice suspend ou arrête les combats pour engager des négociations. Un traité de paix formalise plutôt la fin d’une guerre entre États.

13. Après la fin des violences, les tensions et le ressentiment persistent : de quel type de paix s’agit-il ?

D’une capitulation, qui suspend les combats pour permettre l’ouverture de négociations.
D’une paix négative, qui met fin aux violences sans apaiser nécessairement les tensions.
D’une paix positive, qui repose sur la coopération durable et l’apaisement des tensions.
D’un armistice, qui constitue un accord officiel mettant fin à la guerre entre États.

D’une paix négative, qui met fin aux violences sans apaiser nécessairement les tensions.

Explication

La paix négative met fin aux violences sans supprimer les tensions ni le ressentiment. La paix positive implique au contraire une coopération durable et l’apaisement de ces tensions.

14. Dans quelle situation une guerre peut-elle se terminer par une négociation ?

Lorsque les belligérants signent un accord officiel après la conclusion de la guerre.
Lorsque le vainqueur entend imposer ses conditions après avoir remporté la victoire.
Lorsqu’une intervention extérieure décide de mettre fin au conflit par la force.
Lorsque le coût de la poursuite du conflit est jugé trop élevé par les belligérants.

Lorsque le coût de la poursuite du conflit est jugé trop élevé par les belligérants.

Explication

Une négociation peut mettre fin à une guerre quand les belligérants estiment trop coûteuse la poursuite du conflit. L’imposition des conditions par un vainqueur correspond à une autre issue possible.

15. Comment Clausewitz caractérise-t-il le rapport entre guerre et politique ?

La guerre remplace la politique et devient une fin poursuivie pour elle-même.
La guerre prolonge la politique par d’autres moyens et sert un but politique.
La politique prolonge la guerre par d’autres moyens et sert un but militaire.
La guerre et la politique sont deux activités indépendantes sans objectif commun.

La guerre prolonge la politique par d’autres moyens et sert un but politique.

Explication

Pour Clausewitz, la guerre est un moyen au service d’un objectif politique, et non une fin en soi. La concevoir comme une activité indépendante de la politique inverse cette relation.

16. Quelle distinction Clausewitz établit-il entre guerre réelle et guerre absolue ?

La guerre réelle est guidée par la raison, tandis que la guerre absolue se réduit aux passions du peuple.
La guerre réelle est limitée par les circonstances, tandis que la guerre absolue représente une tendance idéale vers les extrêmes.
La guerre réelle tend vers les extrêmes, tandis que la guerre absolue est limitée par les circonstances du conflit.
La guerre réelle vise un but politique, tandis que la guerre absolue exclut toute considération politique.

La guerre réelle est limitée par les circonstances, tandis que la guerre absolue représente une tendance idéale vers les extrêmes.

Explication

La guerre réelle est contrainte par les circonstances, alors que la guerre absolue représente une tendance idéale vers les extrêmes. Dire que la guerre absolue est la plus limitée inverse précisément cette distinction.

17. Dans l’analyse de Clausewitz, quel ensemble de facteurs freine la montée aux extrêmes ?

Le génie du chef et les passions du peuple, qui limitent la violence du conflit.
Les passions du peuple et les progrès de l’armement, qui ralentissent l’escalade.
Le brouillard de la guerre et la raison, qui limitent la progression vers les extrêmes.
Les progrès de l’armement et le brouillard de la guerre, qui empêchent toute escalade.

Le brouillard de la guerre et la raison, qui limitent la progression vers les extrêmes.

Explication

Le brouillard de la guerre et la raison freinent la montée aux extrêmes, tandis que les passions, l’armement et le génie du chef la favorisent. Les progrès de l’armement ne sont donc pas un facteur de frein.

18. Quels éléments composent la guerre dans la conception de Clausewitz ?

La violence et la politique liées à la haine, le hasard et la passion liés à la raison.
La passion et le politique liés au hasard, la violence et la haine liées à la raison.
La violence et la haine liées à la passion, le hasard et le politique lié à la raison.
La violence et le hasard liés à la raison, la passion et le politique liés à la haine.

La violence et la haine liées à la passion, le hasard et le politique lié à la raison.

Explication

Clausewitz associe la violence et la haine à la passion, et le politique à la raison, tout en intégrant le hasard. Associer le hasard à la raison et la passion au politique brouille ces relations.

19. Quelle période correspond à la guerre de Sept Ans, un conflit interétatique classique opposant notamment la France et la Grande-Bretagne ?

De 1775 à 1782.
De 1748 à 1755.
De 1756 à 1763.
De 1763 à 1770.

De 1756 à 1763.

Explication

La guerre de Sept Ans se déroule de 1756 à 1763 et oppose notamment la France et la Grande-Bretagne. Les autres périodes proposées ne correspondent pas à ses dates.

20. Quel bilan humain est associé à la guerre de Sept Ans ?

Entre 1,5 et 2 millions de morts, dont 200 000 à 400 000 civils.
Entre 2 et 2,5 millions de morts, dont 500 000 à 800 000 civils.
Entre 500 000 et 800 000 morts, dont 1 à 1,5 million de civils.
Entre 1 et 1,5 million de morts, dont 500 000 à 800 000 civils.

Entre 1 et 1,5 million de morts, dont 500 000 à 800 000 civils.

Explication

Le conflit fait entre 1 et 1,5 million de morts, parmi lesquels 500 000 à 800 000 civils. Le chiffre des civils est une partie du bilan total, et non un nombre supérieur à celui-ci.

21. Quel événement marque le début des guerres révolutionnaires françaises en 1792 ?

La défaite française à Waterloo en juin
La déclaration de guerre à l’Autriche en avril
L’instauration de la conscription par la loi Jourdan
La campagne française de Russie contre les armées tsaristes

La déclaration de guerre à l’Autriche en avril

Explication

Les guerres révolutionnaires commencent en 1792 avec la déclaration de guerre à l’Autriche en avril. Waterloo marque la fin des guerres napoléoniennes, bien plus tard, en 1815.

22. Comment la mobilisation militaire révolutionnaire française évolue-t-elle au cours de la période ?

Le recrutement repose d’abord sur les soldats prélevés dans les pays occupés
Des volontaires et la Marseillaise précèdent la conscription obligatoire de 1798
La conscription obligatoire précède les levées de volontaires et la Marseillaise
La mobilisation s’appuie sur des armées professionnelles sans enrôlement obligatoire

Des volontaires et la Marseillaise précèdent la conscription obligatoire de 1798

Explication

La mobilisation commence avec des volontaires et la Marseillaise, puis s’étend à la conscription obligatoire instaurée par la loi Jourdan en 1798. Le prélèvement de soldats dans les pays occupés appartient aussi à la guerre de masse, mais ne décrit pas cette évolution chronologique.

23. Quelle période et quel événement délimitent les guerres napoléoniennes ?

De 1805 à 1812, jusqu’à la campagne française de Russie
De 1799 à 1815, jusqu’à la défaite de Waterloo en juin
De 1792 à 1799, jusqu’à la déclaration de guerre à l’Autriche
De 1798 à 1812, jusqu’à l’instauration de la conscription obligatoire

De 1799 à 1815, jusqu’à la défaite de Waterloo en juin

Explication

Les guerres napoléoniennes se déroulent de 1799 à 1815 et s’achèvent par la défaite de Waterloo en juin 1815. La période de 1792 à 1799 correspond aux guerres révolutionnaires françaises.

24. Quel effet la guerre révolutionnaire et napoléonienne de plus en plus massive a-t-elle sur les États et les civils ?

Elle réduit la mobilisation des ressources économiques et financières des États
Elle diminue l’implication des civils en concentrant les combats sur les armées
Elle transfère l’essentiel de l’effort de guerre des États vers les populations occupées
Elle mobilise davantage les ressources des États et accroît la pression sur les civils

Elle mobilise davantage les ressources des États et accroît la pression sur les civils

Explication

Ces guerres mobilisent progressivement les ressources humaines, économiques et financières des États, tout en faisant peser une pression croissante sur les civils. L’ampleur de la mobilisation ne signifie donc pas que l’effort de guerre se détourne des États.

25. Comment se comparent les effectifs mobilisés pendant les deux guerres mondiales ?

Environ 70 millions lors de la Première et 80 à 110 millions lors de la Seconde
Environ 600 000 lors de la Première et 2,5 millions lors de la Seconde
Environ 70 millions lors de chacune des deux guerres mondiales
Environ 80 à 110 millions lors de la Première et 70 millions lors de la Seconde

Environ 70 millions lors de la Première et 80 à 110 millions lors de la Seconde

Explication

La Première Guerre mondiale mobilise environ 70 millions de soldats, contre 80 à 110 millions pour la Seconde. Les chiffres de 600 000 et de 2,5 millions concernent des mobilisations napoléoniennes, pas les guerres mondiales.

26. Qu’est-ce qui caractérise les deux guerres mondiales comme des guerres totales et mondiales ?

La mobilisation des civils à l’arrière, tandis que les combats restent localisés à un continent
La mobilisation des soldats et des civils, avec des combats sur tous les continents et dans plusieurs milieux
L’opposition idéologique de deux blocs, sans affrontements dans les airs ou sur les mers
La mobilisation des soldats professionnels, avec des combats limités à quelques régions terrestres

La mobilisation des soldats et des civils, avec des combats sur tous les continents et dans plusieurs milieux

Explication

Les deux guerres mobilisent soldats et civils et se déroulent sur terre, en mer, dans les airs et sur tous les continents. La rivalité idéologique bipolaire caractérise plutôt la guerre froide.

27. Quel changement subissent les civils pendant les guerres mondiales ?

Ils deviennent des cibles, notamment lors des bombardements de villes et de génocides
Ils sont mobilisés dans les armées, tandis que les villes restent à l’abri des attaques
Ils sont épargnés par les combats, qui visent principalement les armées sur le front
Ils sont touchés par les bombardements, mais pas par les politiques de génocide

Ils deviennent des cibles, notamment lors des bombardements de villes et de génocides

Explication

Les civils deviennent des cibles, notamment lors des bombardements urbains et du génocide des Juifs et des Tziganes. La guerre ne se limite donc pas aux affrontements entre armées sur le front.

28. Quelle distinction permet de différencier l’islam de l’islamisme ?

L’islam est une loi religieuse, tandis que l’islamisme désigne les récits des paroles du Prophète
L’islam est un courant prônant la violence, tandis que l’islamisme désigne tout effort accompli pour la foi
L’islam est une religion, tandis que l’islamisme est un mouvement politique radical visant à fonder la vie publique et privée sur une interprétation stricte de l’islam
L’islam est un mouvement politique radical, tandis que l’islamisme désigne une religion fondée sur le Coran

L’islam est une religion, tandis que l’islamisme est un mouvement politique radical visant à fonder la vie publique et privée sur une interprétation stricte de l’islam

Explication

L’islam désigne une religion, alors que l’islamisme est un mouvement politique radical qui veut faire d’une interprétation stricte de l’islam le fondement de la vie publique et privée. La charia, et non l’islam, désigne la loi islamique.

29. Quelle caractéristique distingue le djihadisme du sens initial du djihad ?

Le djihadisme prône la violence contre un adversaire, tandis que le djihad désigne initialement un effort pour la foi
Le djihadisme désigne un effort pour la foi, tandis que le djihad prône la violence contre un adversaire
Le djihadisme est une loi religieuse, tandis que le djihad désigne les récits du Prophète
Le djihadisme est une religion, tandis que le djihad désigne un mouvement politique radical

Le djihadisme prône la violence contre un adversaire, tandis que le djihad désigne initialement un effort pour la foi

Explication

Le djihadisme est un courant islamiste qui prône l’usage de la violence contre un adversaire, tandis que le djihad désigne initialement un effort pour la foi. Les confondre revient à attribuer au terme initial le recours à la violence caractéristique du djihadisme.

30. Comment le terrorisme se caractérise-t-il comme mode d’action ?

Par la transmission des paroles et des jugements du Prophète dans des récits religieux
Par l’effort accompli pour la foi sans recours nécessaire à la violence contre un adversaire
Par l’interprétation de la loi islamique afin de régir la vie publique et privée
Par l’usage de la violence et de la terreur pour imposer des idées, dans le cadre d’une guerre irrégulière

Par l’usage de la violence et de la terreur pour imposer des idées, dans le cadre d’une guerre irrégulière

Explication

Le terrorisme consiste à employer la violence et la terreur pour imposer des idées et constitue une forme de guerre irrégulière. Le djihadisme est un courant qui prône la violence contre un adversaire, mais ce n’est pas la définition générale du terrorisme.

31. Dans quel contexte Al-Qaïda est-elle créée en 1988 ?

En Afghanistan, par Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, contre l’armée soviétique
En Syrie, par Ben Laden et Al-Baghdadi, contre le régime taliban
En Irak, par Al-Baghdadi, contre les forces de la coalition occidentale
En Arabie saoudite, par Ayman al-Zawahiri, contre l’armée américaine

En Afghanistan, par Ben Laden et Ayman al-Zawahiri, contre l’armée soviétique

Explication

Al-Qaïda, dont le nom signifie « la base », est fondée en Afghanistan en 1988 par Ben Laden et Ayman al-Zawahiri pour combattre l’armée soviétique. La création en Irak sous la direction d’Al-Baghdadi correspond plutôt aux débuts de Daech.

32. Quelle série d’attentats internationaux est attribuée à Al-Qaïda ?

Les attentats de Londres en 2001, du 11 septembre en 2004 et de Madrid en 2005
Les attentats du 11 septembre 2001, de Madrid en 2004 et de Londres en 2005
Les attentats de Madrid en 2001, de Londres en 2004 et du 11 septembre en 2005
Les attentats du 11 septembre 2001, de Paris en 2004 et de Rome en 2005

Les attentats du 11 septembre 2001, de Madrid en 2004 et de Londres en 2005

Explication

Al-Qaïda est à l’origine d’attentats internationaux majeurs, dont ceux du 11 septembre 2001, de Madrid en 2004 et de Londres en 2005. Les autres choix déplacent les dates ou substituent à Madrid et Londres d’autres villes.

33. Quelle séquence décrit les interventions menées après les attentats du 11 septembre 2001 ?

Une coalition autorisée par l’ONU intervient d’abord en Irak contre Daech, puis les États-Unis renversent le régime taliban en 2003
Les États-Unis interviennent seuls en Afghanistan, puis une coalition de l’ONU envahit l’Irak pour poursuivre Al-Qaïda
Une coalition autorisée par l’ONU intervient en Afghanistan contre le régime taliban et Al-Qaïda, puis les États-Unis interviennent en Irak en 2003
Une coalition autorisée par l’ONU intervient en Syrie contre Al-Qaïda, puis les États-Unis renversent le régime taliban en 2003

Une coalition autorisée par l’ONU intervient en Afghanistan contre le régime taliban et Al-Qaïda, puis les États-Unis interviennent en Irak en 2003

Explication

Après le 11 septembre, une coalition autorisée par l’ONU intervient en Afghanistan pour renverser les talibans et poursuivre Al-Qaïda ; l’intervention américaine en Irak survient ensuite, en 2003. Le choix d’une intervention initiale en Irak contre Daech inverse la chronologie et les acteurs visés.

34. Après la prise de Mossoul, quelle initiative Daech annonce-t-elle en juin 2014 ?

La dissolution de son organisation et l’abandon de ses territoires en Irak et en Syrie
La proclamation d’un califat limité à l’Afghanistan après le retrait des forces soviétiques
Le retour du califat, dans le cadre de son projet d’État sur des territoires irakien et syrien
La création d’une coalition avec Al-Qaïda pour rétablir le régime taliban en Afghanistan

Le retour du califat, dans le cadre de son projet d’État sur des territoires irakien et syrien

Explication

Daech cherche à établir un État sur des territoires d’Irak et de Syrie à partir de 2012, puis proclame le retour du califat en juin 2014 après la prise de Mossoul. Le projet afghan renvoie à un autre contexte et ne correspond pas à cette proclamation.

35. Quelle caractéristique distingue les guerres irrégulières contemporaines dans leur rapport aux frontières de la guerre ?

Elles concentrent les combats sur une frontière reconnue et préservent une distinction stable entre guerre et paix
Elles rétablissent une séparation nette entre front et arrière, tout en distinguant civils et combattants
Elles séparent les espaces civils des zones de combat, mais rendent incertain le statut des États voisins
Elles brouillent les limites entre front et arrière, guerre et paix, ainsi qu’entre civils et combattants

Elles brouillent les limites entre front et arrière, guerre et paix, ainsi qu’entre civils et combattants

Explication

Les guerres irrégulières brouillent plusieurs distinctions classiques, notamment celles entre front et arrière, guerre et paix, et civils et combattants. Le choix d’une séparation nette entre front et arrière décrit l’inverse de cette caractéristique.

36. Quel ensemble de facteurs peut favoriser les guerres irrégulières ?

La rivalité entre grandes puissances, l’équilibre des forces conventionnelles et la maîtrise des frontières
La pauvreté, la fragilité des États, les inégalités de richesse et des facteurs identitaires, religieux ou idéologiques
La prospérité générale, l’homogénéité idéologique et la disparition des fragilités institutionnelles
La stabilité des États, la réduction des inégalités et le recul des clivages identitaires ou religieux

La pauvreté, la fragilité des États, les inégalités de richesse et des facteurs identitaires, religieux ou idéologiques

Explication

La pauvreté, la fragilité étatique, les inégalités et des facteurs identitaires, religieux ou idéologiques figurent parmi les conditions favorisant les guerres irrégulières. La stabilité des États et la réduction des inégalités constituent plutôt le contraire des facteurs décrits.

37. Comment les organisations djihadistes transnationales peuvent-elles recruter et agir sans front territorial identifiable ?

Elles recrutent par des réseaux diplomatiques, diffusent leur propagande dans les territoires occupés et combattent depuis des bases déclarées
Elles recrutent surtout dans les zones de front, diffusent leur propagande par des médias étatiques et concentrent leurs attaques sur une frontière
Elles recrutent à l’échelle mondiale par Internet et les réseaux sociaux, diffusent leur propagande en ligne et peuvent frapper sans front fixe
Elles recrutent dans les armées régulières, diffusent leur propagande par la presse locale et ciblent les lignes de démarcation militaires

Elles recrutent à l’échelle mondiale par Internet et les réseaux sociaux, diffusent leur propagande en ligne et peuvent frapper sans front fixe

Explication

Internet et les réseaux sociaux permettent à ces organisations de recruter dans le monde entier et de diffuser leur propagande en ligne, tandis que leurs attaques peuvent ne pas être rattachées à un front territorial. Le recrutement dans les zones de front ne rend pas compte de cette portée transnationale.

38. Une coalition remporte plusieurs victoires militaires contre des groupes terroristes, mais l’instabilité politique persiste : quelle conclusion convient ?

Les succès militaires ne suffisent pas à garantir un succès politique ni une paix durable
La victoire militaire transforme nécessairement le conflit en accord politique durable
L’instabilité politique prouve que la coalition n’a remporté aucune victoire militaire
Les succès militaires garantissent une paix durable dès lors que les groupes armés sont affaiblis

Les succès militaires ne suffisent pas à garantir un succès politique ni une paix durable

Explication

Une victoire militaire contre le terrorisme ne garantit ni l’atteinte des objectifs politiques ni l’installation d’une paix durable. L’affaiblissement des groupes armés, contrairement au distracteur le plus plausible, ne suffit pas à assurer une paix durable.

39. Comment l’invasion terrestre russe de grande ampleur contre l’Ukraine est-elle lancée le 24 février ?

Elle est coordonnée sur quatre axes : Kyiv, Kharkiv, le Donbass et la Crimée
Elle est coordonnée sur trois axes : Kyiv, Kharkiv et le Donbass, sans axe en Crimée
Elle est coordonnée sur quatre axes : Kyiv, Odessa, la Transnistrie et la Biélorussie
Elle est coordonnée sur quatre axes : Moscou, Kyiv, Kharkiv et la mer Noire

Elle est coordonnée sur quatre axes : Kyiv, Kharkiv, le Donbass et la Crimée

Explication

L’invasion terrestre lancée le 24 février est coordonnée sur quatre axes, dirigés vers Kyiv, Kharkiv, le Donbass et la Crimée. Le choix qui omet la Crimée et réduit l’opération à trois axes ne correspond pas à ce dispositif.

40. Quel objectif caractérise l’invasion russe de l’Ukraine, et quelle ampleur de forces est-elle décrite comme mobilisant en Europe ?

Établir une zone démilitarisée et préserver le gouvernement ukrainien, avec la plus grande concentration aérienne depuis 1945
Conquérir rapidement du territoire et éliminer le dirigeant ukrainien, avec la plus grande masse de forces et de feu depuis la Seconde Guerre mondiale
Prendre le contrôle des seules régions orientales et imposer un cessez-le-feu, avec une mobilisation comparable à celle de la guerre froide
Protéger les frontières russes et obtenir un accord commercial, avec la plus grande mobilisation navale depuis la guerre froide

Conquérir rapidement du territoire et éliminer le dirigeant ukrainien, avec la plus grande masse de forces et de feu depuis la Seconde Guerre mondiale

Explication

L’invasion vise une conquête territoriale rapide et l’élimination du dirigeant ukrainien ; son déploiement représente en Europe la plus grande masse de forces et de feu depuis la Seconde Guerre mondiale. L’objectif de préserver le gouvernement ukrainien contredit l’intention de l’éliminer.

41. Quelle thèse Clausewitz formule-t-il sur la comparaison entre défense et offensive ?

La défense et l’offensive ont une force intrinsèque identique dans tous les conflits
La conduite offensive de la guerre est en soi plus forte que la conduite défensive
La conduite défensive de la guerre est en soi plus forte que la conduite offensive
La supériorité dépend du nombre de forces, sans avantage propre à la défense ou à l’offensive

La conduite défensive de la guerre est en soi plus forte que la conduite offensive

Explication

Clausewitz considère que la défense est, par sa nature même, plus forte que l’offensive. L’idée que l’offensive possède l’avantage intrinsèque inverse directement cette thèse.

42. Une armée défend un territoire et conserve ses forces, mais ne détruit pas l’armée adverse ; elle empêche toutefois celle-ci d’atteindre son objectif. Comment évaluer cette défense ?

Elle échoue, car toute défense réussie exige la destruction complète des forces adverses
Elle réussit seulement si elle passe à l’offensive et conquiert le territoire de l’adversaire
Elle échoue, car conserver ses forces est incompatible avec la défense d’un territoire
Elle peut réussir, car empêcher l’adversaire d’atteindre son but peut suffire sans le vaincre

Elle peut réussir, car empêcher l’adversaire d’atteindre son but peut suffire sans le vaincre

Explication

La défense vise à conserver le territoire et les forces vives, et peut réussir en empêchant l’adversaire d’atteindre son objectif sans le vaincre. La destruction complète des forces adverses relève d’une exigence qui ne définit pas la réussite défensive.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Guerres et modes de paix.

Qu’est-ce qu’une guerre ?

Un combat entre au moins deux groupes humains.

Combien de victimes caractérisent un conflit faible ?

Moins de 1 000 victimes.

Qu’est-ce qui distingue les seuils d’intensité des conflits ?

Le nombre de victimes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Guerres et modes de paix.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM