QCM : Guerres totales et conflits contemporains (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition générale décrit la guerre dans cette approche ?

Une confrontation entre deux armées
Une action menée par des acteurs non étatiques
Une confrontation entre deux États
Une rivalité diplomatique entre deux gouvernements

Une confrontation entre deux armées

Explication

La guerre est définie comme une confrontation entre deux armées. La rivalité diplomatique relève des relations politiques, la confrontation entre États ne précise pas les armées, et les acteurs non étatiques ne constituent pas la définition générale donnée.

2. Quelle caractérisation distingue la Première Guerre mondiale de la Seconde Guerre mondiale ?

Les deux sont caractérisées comme des guerres totales
Les deux sont caractérisées comme des guerres d’anéantissement
La Première est totale et la Seconde vise l’anéantissement de l’adversaire
La Première vise l’anéantissement et la Seconde est totale

La Première est totale et la Seconde vise l’anéantissement de l’adversaire

Explication

La Première Guerre mondiale est caractérisée comme une guerre totale, tandis que la Seconde vise à écraser l’adversaire et relève de la guerre d’anéantissement. L’inversion confond leurs caractéristiques, et les deux autres réponses leur attribuent une caractérisation identique.

3. Dans un conflit contemporain, le lieu des opérations est incertain, les opposants mêlent civils et groupes armés, des organisations non étatiques interviennent et les drones comme les cyberattaques modifient les menaces. Quel processus décrit cette situation ?

La guerre idéologique moderne
La déspécification de la guerre
La guerre interétatique classique
La guerre totale du XXe siècle

La déspécification de la guerre

Explication

La déspécification désigne le brouillage des formes de conflictualité, incluant l’incertitude du théâtre, la nature floue des opposants, les acteurs non étatiques et les transformations technologiques. Le conflit interétatique désigne un type de conflit, la guerre idéologique renvoie aux fins poursuivies, et la guerre totale caractérise notamment la Première Guerre mondiale.

4. Quelle conception Clausewitz donne-t-il de la guerre et de sa finalité ?

Une prolongation de la politique par d’autres moyens, poursuivant des buts politiques
Une prolongation de la diplomatie visant nécessairement une conquête territoriale
Une activité militaire indépendante des objectifs politiques
Une compétition économique entre États destinée à obtenir des ressources

Une prolongation de la politique par d’autres moyens, poursuivant des buts politiques

Explication

Pour Clausewitz, la guerre prolonge la politique par d’autres moyens et poursuit donc des buts politiques. La conquête territoriale peut être un objectif limité, mais n’est pas une finalité nécessaire; la réduction à l’économie ou l’indépendance à l’égard de la politique déforment cette conception.

5. Après une révolution, la population est mobilisée pour défendre sa patrie et les principes révolutionnaires. Selon le modèle de Clausewitz, vers quelle évolution la guerre tend-elle ?

Un retour aux conflits de faible ampleur entre États
Une limitation accrue de la guerre par des objectifs politiques restreints
Une guerre asymétrique menée principalement par des acteurs non étatiques
Une montée aux extrêmes pouvant conduire à la guerre absolue puis totale

Une montée aux extrêmes pouvant conduire à la guerre absolue puis totale

Explication

La Révolution française fait entrer le peuple dans la guerre, qui tend alors vers la montée aux extrêmes et une guerre absolue puis totale. La guerre limitée correspond à des objectifs politiques circonscrits, tandis que l’asymétrie et les acteurs non étatiques caractérisent plutôt des conflits contemporains.

6. Un gouvernement fixe un objectif politique circonscrit et ajuste l’effort militaire à cet objectif, tout en sachant qu’un conflit pourrait s’intensifier. Comment distinguer ces deux dimensions selon Clausewitz ?

La guerre menée est absolue et limitée; la guerre réelle désigne l’escalade possible
La guerre menée est limitée et irréelle; la guerre absolue correspond à l’objectif politique
La guerre menée est réelle et absolue; la guerre limitée exclut toute intensification
La guerre menée est réelle et limitée; la guerre absolue reste une possibilité d’escalade

La guerre menée est réelle et limitée; la guerre absolue reste une possibilité d’escalade

Explication

La guerre réelle est limitée par les objectifs politiques, tandis que la guerre absolue représente une possibilité de montée aux extrêmes. Qualifier la guerre réelle d’absolue inverse la distinction; faire de la guerre absolue un modèle limité ou l’assimiler directement à l’objectif politique confond les deux notions.

7. Dans un conflit du XVIIIe siècle, quelle organisation militaire correspond à la guerre classique entre États ?

Des armées temporaires de grande taille, composées de civils volontaires et dirigées par des assemblées
Des armées temporaires de taille réduite, composées de professionnels et commandées par des représentants élus
Des armées permanentes de grande taille, composées de citoyens enrôlés et indépendantes des souverains
Des armées permanentes de taille réduite, composées de professionnels et soumises aux souverains

Des armées permanentes de taille réduite, composées de professionnels et soumises aux souverains

Explication

La guerre classique du XVIIIe siècle repose sur des armées permanentes, réduites, professionnelles et placées sous l’autorité des souverains. Les civils volontaires ou enrôlés, les grandes armées et le commandement par des assemblées renvoient à d’autres modèles militaires.

8. Quelles sont les dates de la guerre de Sept Ans, que Clausewitz prend comme exemple de guerre réelle ou limitée ?

De 1803 à 1815
De 1756 à 1763
De 1754 à 1761
De 1742 à 1749

De 1756 à 1763

Explication

La guerre de Sept Ans se déroule de 1756 à 1763 et illustre pour Clausewitz la guerre réelle, ou limitée. La période 1803-1815 correspond aux guerres napoléoniennes, tandis que 1742 renvoie à l’obtention de la Silésie par la Prusse.

9. Un souverain constate que poursuivre une guerre limitée exige une dépense d’énergie devenue excessive par rapport à son objectif politique. Quelle conduite découle du principe de Clausewitz ?

Accroître les moyens engagés, car la proportionnalité exige une dépense croissante
Conclure la paix, car les moyens doivent rester proportionnés à la fin politique
Détruire l’adversaire, car toute guerre limitée doit devenir une guerre absolue
Poursuivre l’offensive, car le coût militaire doit primer sur la fin politique

Conclure la paix, car les moyens doivent rester proportionnés à la fin politique

Explication

Dans une guerre limitée, les moyens doivent rester proportionnés aux objectifs politiques ; lorsque la dépense d’énergie devient trop importante par rapport à la fin, la paix doit s’ensuivre. La destruction totale, la poursuite malgré le coût et l’augmentation automatique des moyens inversent ce principe.

10. Quelle période couvre les guerres napoléoniennes qui inspirent en grande partie l’ouvrage de Clausewitz, vétéran de ces conflits ?

De 1803 à 1815
De 1792 à 1802
De 1799 à 1815
De 1803 à 1818

De 1803 à 1815

Explication

Les guerres napoléoniennes se déroulent de 1803 à 1815 et Clausewitz, qui y a combattu, s’en inspire largement. La période 1792-1802 correspond aux guerres de la Révolution française, et 1799 marque la prise de pouvoir de Napoléon.

11. Une république en guerre remplace ses soldats professionnels par des volontaires civils et des civils enrôlés pour le service militaire obligatoire. Quel changement met-elle en place ?

La conscription, fondée sur des civils volontaires et enrôlés
Le volontariat, fondé sur des civils engagés sans enrôlement
Le mercenariat, fondé sur des soldats professionnels rémunérés
La professionnalisation, fondée sur des soldats de carrière

La conscription, fondée sur des civils volontaires et enrôlés

Explication

La conscription désigne le service militaire obligatoire et s’accompagne ici du recours aux volontaires civils et aux civils enrôlés. Le mercenariat et la professionnalisation reposent sur des soldats professionnels, tandis que le volontariat seul ne comprend pas l’enrôlement obligatoire.

12. En comparant la situation des conflits au XXe siècle, quel contraste général observe-t-on entre l’Europe et le reste du monde ?

Les conflits restent aussi fréquents en Europe qu’ailleurs, mais sont moins meurtriers.
Les conflits se raréfient partout, même si leur intensité augmente ailleurs.
Les conflits deviennent plus fréquents en Europe, mais reculent ailleurs.
Les conflits se raréfient en Europe, mais sont plus présents et meurtriers ailleurs.

Les conflits se raréfient en Europe, mais sont plus présents et meurtriers ailleurs.

Explication

Au XXe siècle, les conflits se raréfient en Europe tandis qu’ils sont plus présents et meurtriers ailleurs. L’inversion de la tendance confond les régions, la durée ne rend pas compte de la différence indiquée et l’évolution identique efface le contraste.

13. Un historien relie la montée aux extrêmes des conflits du XXe siècle à l’industrialisation de la guerre. Quel facteur matériel soutient également cette explication ?

L’augmentation des effectifs mobilisés sans transformation des armements.
Le ralentissement des transports et la limitation des équipements militaires.
Le renforcement des motivations idéologiques et des mouvements populaires.
Le perfectionnement des armes et des transports, notamment du chemin de fer.

Le perfectionnement des armes et des transports, notamment du chemin de fer.

Explication

L’industrialisation de la guerre, le perfectionnement des armes et l’amélioration des transports, notamment du chemin de fer, favorisent la montée aux extrêmes. Les motivations idéologiques, le ralentissement des transports et les effectifs sans progrès matériel ne correspondent pas à ces facteurs.

14. Pour qualifier la guerre de 1914-1918, une historienne souligne la mobilisation des ressources et la poursuite des combats malgré leur coût. Quelle comparaison avec la guerre absolue de Clausewitz convient ?

Elle correspond pleinement à la guerre absolue dès que les ressources sont mobilisées.
Elle se rapproche de la guerre absolue par le seul nombre de soldats engagés.
Elle se rapproche de la guerre absolue sans se confondre avec elle.
Elle s’en distingue parce que les combats cessent dès que leur coût devient élevé.

Elle se rapproche de la guerre absolue sans se confondre avec elle.

Explication

La guerre totale de 1914-1918 se rapproche de la guerre absolue par la mobilisation des ressources et la poursuite de la guerre malgré ses coûts, sans s’y confondre. L’assimilation efface cette distinction, la seule mobilisation des soldats est trop restrictive et les belligérants continuent à combattre malgré le coût.

15. Dans une situation de guerre comparable à celle de 1914-1918, quel ensemble de changements caractérise l’effort de guerre ?

Effectifs et ressources augmentent, les civils restent à l’écart, et seule l’industrie perfectionne les techniques de combat.
Effectifs et ressources diminuent, les civils contribuent, et industrie et science perfectionnent les techniques de combat.
Effectifs et ressources augmentent, les civils contribuent, et industrie et science perfectionnent les techniques de combat.
Effectifs et ressources augmentent, les civils contribuent, et industrie et science réduisent les techniques de combat.

Effectifs et ressources augmentent, les civils contribuent, et industrie et science perfectionnent les techniques de combat.

Explication

La Première Guerre mondiale mobilise davantage d’effectifs et de ressources, fait participer les civils à l’effort de guerre et met l’industrie et la science au service des techniques de combat. La baisse des moyens inverse la mobilisation, l’exclusion des civils nie leur participation et l’industrie n’agit pas seule.

16. Malgré environ 10 millions de soldats morts et des territoires ravagés pendant la Première Guerre mondiale, quelle évolution les belligérants adoptent-ils ?

Ils poursuivent les combats malgré les pertes et les destructions.
Ils poursuivent les combats, mais les territoires restent largement épargnés.
Ils reprennent les combats après une réduction importante des pertes.
Ils cessent les combats dès que les pertes deviennent massives.

Ils poursuivent les combats malgré les pertes et les destructions.

Explication

Les belligérants continuent à combattre malgré environ 10 millions de morts parmi les soldats et les ravages territoriaux. L’idée d’un arrêt des combats inverse ce fait, celle de territoires épargnés contredit les destructions, et la reprise après une baisse des pertes ajoute une condition absente.

17. Dans une guerre où le gouvernement conserve le contrôle des chefs militaires et où les buts restent liés aux alliances et aux ambitions territoriales, quelle distinction s’applique ?

Il s’agit d’une guerre totale qui ne se confond pas avec une guerre absolue.
Il s’agit d’une guerre sans effort militaire, puisque le gouvernement contrôle l’armée.
Il s’agit d’une guerre apolitique, car les ambitions territoriales remplacent les décisions du gouvernement.
Il s’agit d’une guerre absolue, car les buts sont liés aux alliances.

Il s’agit d’une guerre totale qui ne se confond pas avec une guerre absolue.

Explication

La guerre totale ne se confond pas avec la guerre absolue lorsque le pouvoir politique garde le contrôle et que les motivations demeurent politiques, notamment les alliances et les ambitions territoriales. Assimiler les deux notions néglige ce contrôle, tandis que les alliances et les ambitions territoriales relèvent bien de motifs politiques.

18. Un conflit oppose des coalitions d’États, mais les objectifs poursuivis par les belligérants reposent surtout sur des visions du monde opposées. Quelle caractérisation convient le mieux à la Seconde Guerre mondiale ?

Une guerre de coalition à motifs principalement territoriaux
Une guerre d’anéantissement à motifs principalement idéologiques
Une guerre limitée à motifs principalement militaires
Une guerre de position à motifs principalement diplomatiques

Une guerre d’anéantissement à motifs principalement idéologiques

Explication

La Seconde Guerre mondiale est caractérisée par des motifs principalement idéologiques, ce qui contribue à sa logique d’anéantissement. Les rivalités territoriales, les objectifs militaires et les négociations diplomatiques ne rendent pas compte de ce moteur idéologique.

19. Dans un conflit mondial, un bloc cherche à imposer des idéologies nationalistes et racistes, tandis que le bloc adverse affirme défendre la liberté des peuples. Quel rapprochement correspond à ces positions durant la Seconde Guerre mondiale ?

Les deux coalitions imposent des idéologies nationalistes et racistes
L’Axe défend la liberté des peuples ; les Alliés imposent leurs idéologies
Les deux coalitions défendent la liberté des peuples contre l’occupation
L’Axe impose ses idéologies ; les Alliés défendent la liberté des peuples

L’Axe impose ses idéologies ; les Alliés défendent la liberté des peuples

Explication

Les pays de l’Axe cherchent à imposer des idéologies nationalistes et racistes, tandis que les Alliés combattent pour défendre la liberté des peuples. Inverser les rôles attribue à l’Axe l’objectif des Alliés ; faire des buts des deux blocs des objectifs identiques efface cette distinction.

20. Un État totalitaire organise une politique génocidaire visant des civils, sans que cette politique réponde à un objectif militaire ou politique. Quel mobile l’explique ?

Un mobile idéologique
Une stratégie diplomatique
Un objectif politique
Un objectif militaire

Un mobile idéologique

Explication

Les politiques génocidaires des États totalitaires sont motivées par l’idéologie plutôt que par des objectifs militaires ou politiques. L’avantage militaire et la négociation diplomatique relèvent d’autres logiques, tandis qu’un objectif politique ne correspond pas au mobile indiqué.

21. Après la guerre froide, un chercheur étudie les facteurs expliquant le développement des guerres irrégulières. Quel ensemble de facteurs doit-il retenir ?

Le nationalisme, les facteurs socio-économiques et les facteurs religieux
Le nationalisme, les objectifs militaires et les rivalités diplomatiques
Les alliances militaires, les ambitions territoriales et les facteurs religieux
Les facteurs socio-économiques, les alliances militaires et les ambitions territoriales

Le nationalisme, les facteurs socio-économiques et les facteurs religieux

Explication

Après la guerre froide, le développement des guerres irrégulières s’explique par le nationalisme, les facteurs socio-économiques et les facteurs religieux, notamment l’islamisme à partir des années 1970. Les alliances, les objectifs militaires et les ambitions territoriales ne remplacent pas ces facteurs dans cette explication.

22. En étudiant les guerres entre communautés de l’ex-Yougoslavie dans les années 1990 comme exemple de guerre irrégulière, à quel facteur faut-il les rattacher ?

Au facteur nationaliste
Au facteur religieux
Aux alliances militaires
Aux facteurs socio-économiques

Au facteur nationaliste

Explication

Les guerres entre communautés de l’ex-Yougoslavie en 1990 illustrent le facteur nationaliste des guerres irrégulières. Le facteur religieux et les facteurs socio-économiques sont d’autres explications générales, tandis que les alliances militaires ne désignent pas le facteur illustré par cet exemple.

23. Quel objectif traduit le projet de djihad global d’Al-Qaïda ?

Combattre les États-Unis et l’Occident, sans viser les régimes du Moyen-Orient
Fonder un califat en Irak et en Syrie pour remplacer les régimes du Moyen-Orient
Combattre les États-Unis et les régimes d’apostats, en épargnant l’Occident
Combattre les régimes d’apostats du Moyen-Orient et les États-Unis ainsi que l’Occident

Combattre les régimes d’apostats du Moyen-Orient et les États-Unis ainsi que l’Occident

Explication

Le projet d’Al-Qaïda vise à la fois l’ennemi proche, c’est-à-dire les régimes d’apostats du Moyen-Orient, et l’ennemi lointain, les États-Unis et l’Occident. Les réponses qui omettent l’une de ces cibles réduisent ce projet, tandis que la création d’un califat relève de Daech.

24. Quelle organisation Abou Bakr al-Baghdadi fonde-t-il en Irak en 2006 ?

Al-Qaïda
AQMI
Le régime taliban
Daech

Daech

Explication

Daech est fondé en Irak en 2006 par Abou Bakr al-Baghdadi. Al-Qaïda est l'organisation de Ben Laden, AQMI est un groupe régional associé à Al-Qaïda, et le régime taliban n'est pas fondé par al-Baghdadi.

25. Après des conquêtes en Irak et en Syrie, un mouvement proclame un califat en 2014 et son chef en est le calife jusqu’à sa mort en 2019. De quel mouvement s’agit-il ?

Les talibans
Daech
AQMI
Al-Qaïda

Daech

Explication

Daech proclame un pseudo-califat non reconnu en 2014 après ses conquêtes en Irak et en Syrie, et al-Baghdadi en est le calife jusqu’à sa mort en 2019. Al-Qaïda et AQMI ne sont pas les auteurs de cette proclamation; 2013 correspond à la rupture entre Daech et Al-Qaïda.

26. En 2001, quelle intervention est organisée contre le régime taliban accusé de protéger Al-Qaïda ?

Une coalition régionale constituée par l’OTAN sans mandat de l’ONU
Une vaste coalition internationale constituée par l’ONU sous mandat de l’OTAN
Une intervention des seules forces américaines sous mandat de l’ONU
Une vaste coalition internationale constituée par l’OTAN sous mandat de l’ONU

Une vaste coalition internationale constituée par l’OTAN sous mandat de l’ONU

Explication

Dès 2001, une vaste coalition internationale constituée par l’OTAN intervient en Afghanistan sous mandat de l’ONU. Inverser les rôles de l’OTAN et de l’ONU ou écarter l’une de ces institutions déforme la composition et le cadre de l’intervention.

27. Une coalition d’armées régulières intervient en Afghanistan contre le régime accusé de protéger Al-Qaïda, avec un objectif militaire précis. Pourquoi cette intervention ne constitue-t-elle pas une guerre entre États ?

Parce que la coalition n’est composée que de groupes terroristes
Parce que le pouvoir afghan et Al-Qaïda constituent un seul acteur étatique
Parce que le pouvoir afghan accusé de protéger Al-Qaïda n’est pas Al-Qaïda
Parce que les armées régulières n’ont pas d’objectif militaire précis

Parce que le pouvoir afghan accusé de protéger Al-Qaïda n’est pas Al-Qaïda

Explication

Même si des armées régulières et une coalition interviennent avec un objectif militaire précis, le pouvoir afghan et Al-Qaïda sont des acteurs distincts : le conflit n’oppose donc pas deux États. Assimiler le régime à Al-Qaïda confond les acteurs, tandis que nier l’objectif ou le caractère régulier des forces contredit la situation décrite.

28. Des groupes terroristes emploient des techniques de guérilla face à des armées régulières, mais les États occidentaux recourent aussi à des moyens irréguliers. Quelle appréciation de la notion de guerre asymétrique convient le mieux ?

Elle est inadaptée parce que les États occidentaux n’interviennent pas militairement
Elle est réductrice parce que les groupes terroristes emploient des armées régulières
Elle est pertinente pour le contraste des forces, mais réductrice face aux moyens irréguliers occidentaux
Elle est pertinente parce que les armées occidentales n’emploient que des moyens réguliers

Elle est pertinente pour le contraste des forces, mais réductrice face aux moyens irréguliers occidentaux

Explication

La qualification de guerre asymétrique rend compte des techniques de guérilla utilisées par les groupes terroristes face aux armées régulières, mais elle reste réductrice puisque les États occidentaux emploient aussi des moyens irréguliers. Dire que les Occidentaux n’utilisent que des moyens réguliers ignore cette limite, tandis que les deux autres réponses inversent les rôles ou nient leur intervention.

29. Une coalition affronte Daech, dont les forces sont plus organisées que celles d’Al-Qaïda. Quelle qualification décrit le mieux cette lutte ?

Une guérilla menée par un groupe moins organisé qu’Al-Qaïda
Une guerre conventionnelle entre deux armées régulières
Une guerre asymétrique fondée sur un adversaire moins organisé
Une guerre hybride plutôt qu’une simple guerre asymétrique

Une guerre hybride plutôt qu’une simple guerre asymétrique

Explication

La lutte est mieux qualifiée de guerre hybride, car Daech est plus organisé qu’Al-Qaïda et ne correspond pas au modèle d’un simple adversaire asymétrique. La guerre asymétrique réduit cette complexité, l’armée régulière assimile à tort Daech à une force conventionnelle, et la guérilla peu organisée inverse la comparaison avec Al-Qaïda.

30. Après une victoire militaire des coalitions occidentales contre Daech, quel constat permet d’évaluer l’issue politique du conflit ?

La disparition du califat met fin aux violences de Daech
Daech continue de terroriser le Moyen-Orient malgré la victoire militaire
La défaite territoriale instaure une paix véritable dans la région
La victoire militaire entraîne le succès politique attendu

Daech continue de terroriser le Moyen-Orient malgré la victoire militaire

Explication

Une victoire militaire ne garantit ni le succès politique espéré ni une paix véritable : Daech continue de terroriser le Moyen-Orient même sans califat. Le succès politique confond deux types de victoire, tandis que la fin des violences et la paix durable supposent à tort que la menace a disparu.

31. En retraçant les conquêtes napoléoniennes, quelle séquence décrit correctement les victoires contre les coalitions et l’évolution territoriale de l’Empire ?

Défaite des coalitions de 1805 à 1807, puis apogée territoriale après Waterloo
Victoires à Austerlitz et à Iéna de 1805 à 1807, puis apogée territoriale en 1812
Apogée territoriale de 1805 à 1807, puis victoires à Austerlitz et à Iéna en 1812
Victoires à Austerlitz et à Iéna en 1812, puis apogée territoriale après Waterloo

Victoires à Austerlitz et à Iéna de 1805 à 1807, puis apogée territoriale en 1812

Explication

Napoléon et la Grande Armée remportent notamment les victoires d’Austerlitz et d’Iéna entre 1805 et 1807 ; l’Empire atteint son apogée territoriale en 1812. L’option associant l’apogée à 1805-1807 confond les deux périodes, celle qui place les victoires en 1812 inverse leur chronologie, et celle qui situe l’apogée après Waterloo la place après la défaite.

32. Quelle description identifie Al-Qaïda par sa date et son lieu de fondation ainsi que par son fondateur ?

Une organisation terroriste islamiste fondée en 1988 au Pakistan par Oussama Ben Laden
Un groupe régional fondé en 2007 au Maghreb par Oussama Ben Laden
Une organisation terroriste fondée en 1988 au Pakistan par un dirigeant de Daech
Une organisation terroriste islamiste fondée en 1987 en Afghanistan par Oussama Ben Laden

Une organisation terroriste islamiste fondée en 1988 au Pakistan par Oussama Ben Laden

Explication

Al-Qaïda est une organisation terroriste islamiste fondée en 1988 au Pakistan par Oussama Ben Laden. La fondation en Afghanistan en 1987 reprend une autre datation et un autre lieu, 2007 au Maghreb correspond à la transformation du GSPC en AQMI, et l’attribution à un dirigeant de Daech méconnaît le fondateur indiqué.

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Qu’est-ce que la guerre ?

Une confrontation entre deux armées.

Quelle caractérisation distingue les deux guerres mondiales ?

La Première est une guerre totale ; la Seconde, une guerre d’anéantissement visant à écraser l’adversaire.

Que désigne la déspécification de la guerre au XXIe siècle ?

Le brouillage des formes de conflictualité.

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