QCM : HGGSP et dynamiques de puissance — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche caractérise le travail de l’Histoire lorsqu’elle étudie un événement ?

Elle étudie les décisions publiques et l’organisation politique des sociétés.
Elle décrit la répartition des phénomènes et leur inscription dans l’espace.
Elle reconstitue les faits, leur date et leurs causes grâce à des sources variées.
Elle analyse les rivalités entre États et les rapports de puissance.

Elle reconstitue les faits, leur date et leurs causes grâce à des sources variées.

Explication

L’Histoire cherche à comprendre ce qui s’est passé, quand et pourquoi, en s’appuyant sur des textes, des traces et des témoignages. L’étude de la répartition spatiale relève plutôt de la Géographie.

2. Une chercheuse compare les lieux où une pratique culturelle est présente et cherche à expliquer cette répartition : quel regard mobilise-t-elle principalement ?

Le regard politique, centré sur les procédures de décision gouvernementale.
Le regard historique, centré sur la chronologie et les causes passées.
Le regard géopolitique, centré sur les rivalités entre puissances étatiques.
Le regard géographique, centré sur la localisation et la dimension spatiale.

Le regard géographique, centré sur la localisation et la dimension spatiale.

Explication

La Géographie étudie pourquoi un phénomène se trouve à un endroit plutôt qu’à un autre et comment il se traduit dans l’espace. La chronologie et les causes passées correspondent davantage au regard historique.

3. Quel objet relève directement de la Géopolitique ?

La formation historique d’un événement à partir de témoignages.
La distribution spatiale d’une activité entre plusieurs territoires.
Le fonctionnement des institutions et les décisions de l’État.
Les relations et les rivalités entre les États.

Les relations et les rivalités entre les États.

Explication

La Géopolitique analyse les relations et les rivalités entre les États. Le fonctionnement des institutions et les décisions publiques relèvent plutôt de la Science politique.

4. Pour comprendre comment une décision gouvernementale est élaborée et comment fonctionne l’organisation politique d’une société, quelle discipline faut-il privilégier ?

L’Histoire, qui reconstitue les événements à partir de sources.
La Science politique, qui étudie les institutions et les décisions de l’État.
La Géopolitique, qui étudie les rivalités entre les États.
La Géographie, qui étudie les rapports entre les hommes et les espaces.

La Science politique, qui étudie les institutions et les décisions de l’État.

Explication

La Science politique étudie le fonctionnement de l’organisation politique des sociétés ainsi que les raisons et les modalités des décisions de l’État. Les rivalités internationales constituent plutôt l’objet de la Géopolitique.

5. Que montre l’étude de la Coupe du monde de football dans une démarche d’HGGSP ?

Les quatre disciplines aboutissent nécessairement à une interprétation identique du phénomène.
Un même phénomène peut être étudié selon les approches propres aux quatre disciplines.
La compétition s’explique surtout par les décisions prises par les responsables politiques.
Le football relève principalement de la Géographie parce qu’il se déroule dans des stades.

Un même phénomène peut être étudié selon les approches propres aux quatre disciplines.

Explication

La Coupe du monde peut être analysée par l’Histoire, la Géographie, la Géopolitique et la Science politique, chacune apportant son propre regard. Réduire l’étude à une seule discipline empêche de comprendre la complémentarité des approches.

6. Pourquoi le match Angleterre-Argentine peut-il recevoir une lecture géopolitique liée à la guerre des Malouines ?

Parce que le match permet de cartographier la répartition des clubs dans les territoires.
Parce que le match témoigne de la naissance des clubs ouvriers pendant l’industrialisation.
Parce que le match ravive un passé de rivalités entre deux États.
Parce que le match illustre les décisions prises par les entraîneurs des équipes nationales.

Parce que le match ravive un passé de rivalités entre deux États.

Explication

La guerre des Malouines de 1982 constitue un passé de rivalités entre l’Angleterre et l’Argentine, ce qui donne au match une portée géopolitique. Une cartographie des clubs relèverait plutôt de la lecture géographique.

7. Lorsqu’une analyse du football s’intéresse au rapport des hommes à leur territoire et aux lieux, quelle discipline mobilise-t-elle ?

La Géographie, qui étudie les relations entre les hommes, les lieux et les espaces.
La Géopolitique, qui étudie les rivalités diplomatiques entre les États.
La Science politique, qui étudie l’organisation des pouvoirs dans la société.
L’Histoire, qui étudie la succession des événements et leurs causes.

La Géographie, qui étudie les relations entre les hommes, les lieux et les espaces.

Explication

La Géographie étudie le rapport des hommes aux lieux et aux espaces, ce que le football révèle à travers l’attachement aux territoires. Les rivalités entre États correspondent à une analyse géopolitique.

8. Quelle distinction oppose correctement la mémoire et l’Histoire ?

La mémoire étudie les espaces, tandis que l’Histoire compare les échelles géographiques.
La mémoire reconstitue les faits par des sources, tandis que l’Histoire exprime un point de vue collectif.
La mémoire explique les décisions publiques, tandis que l’Histoire analyse les rivalités entre États.
La mémoire peut prendre parti, tandis que l’Histoire cherche à comprendre sans juger.

La mémoire peut prendre parti, tandis que l’Histoire cherche à comprendre sans juger.

Explication

La mémoire peut être sélective et engagée, alors que l’Histoire cherche à comprendre les faits sans juger ni prendre parti. L’analyse des espaces et des échelles appartient à la Géographie.

9. Comment la Géographie adopte-t-elle une approche multiscalaire ?

En étudiant un phénomène à des échelles mondiale, régionale, nationale et locale.
En comparant les rivalités diplomatiques entre plusieurs États voisins.
En analysant les décisions gouvernementales à partir des institutions nationales.
En expliquant un événement par sa chronologie, ses causes et ses témoignages.

En étudiant un phénomène à des échelles mondiale, régionale, nationale et locale.

Explication

L’approche multiscalaire consiste à observer les phénomènes à plusieurs niveaux, de l’échelle mondiale à l’échelle locale. L’étude de la chronologie et des témoignages relève davantage de l’Histoire.

10. Que désigne la puissance traditionnelle d’une unité politique ?

La capacité d’imposer sa volonté à d’autres unités politiques
La capacité de développer des échanges réciproques entre territoires
La capacité de convaincre sans recourir à des rapports de force
La capacité de séduire des partenaires par son modèle culturel

La capacité d’imposer sa volonté à d’autres unités politiques

Explication

La puissance traditionnelle correspond à la capacité d’une unité politique à imposer sa volonté aux autres. La séduction et la persuasion relèvent davantage de l’influence ou du soft power.

11. Un État qui obtient une décision étrangère par la menace militaire mobilise principalement quel type de puissance ?

Le hard power, fondé sur la contrainte
Le smart power, fondé sur la combinaison des moyens
Le soft power, fondé sur l’attraction
L’influence, fondée sur la persuasion

Le hard power, fondé sur la contrainte

Explication

Le hard power désigne la capacité à imposer sa volonté par la contrainte, notamment militaire. Le soft power repose au contraire sur la séduction et l’influence.

12. Selon Serge Sur, quelle combinaison décrit le mieux la puissance ?

Séduire, convaincre, coopérer et négocier avec les autres
Protéger, administrer, représenter et assister les populations
Produire, commercer, investir et attirer des capitaux étrangers
Faire, faire faire, empêcher de faire et refuser de faire

Faire, faire faire, empêcher de faire et refuser de faire

Explication

Serge Sur définit la puissance par plusieurs capacités d’action : faire, faire faire, empêcher de faire et refuser de faire. Cette définition dépasse donc la seule capacité à contraindre directement.

13. Lequel de ces ensembles correspond aux attributs traditionnels de la puissance d’un État ?

Culture attractive, médias influents, réseaux sociaux, ONG et institutions internationales
Tourisme développé, patrimoine reconnu, aide humanitaire et coopération universitaire
Territoire maîtrisé, population dynamique, ressources, économie, diplomatie et armée
Population réduite, ressources limitées, faible commerce et neutralité militaire

Territoire maîtrisé, population dynamique, ressources, économie, diplomatie et armée

Explication

Les attributs traditionnels comprennent la maîtrise du territoire, une population nombreuse et qualifiée, les ressources naturelles, le poids économique ainsi que les capacités diplomatique et militaire. Les autres ensembles privilégient des instruments d’attraction ou omettent plusieurs composantes matérielles.

14. Quel moyen caractérise le soft power dans une relation entre États ?

Empêcher une décision par des sanctions économiques
Séduire et influencer grâce à l’attractivité
Contraindre par la menace ou l’emploi de la force
Combiner des moyens militaires et culturels

Séduire et influencer grâce à l’attractivité

Explication

Le soft power est une puissance douce fondée sur la capacité à séduire et à influencer. La contrainte, les sanctions et l’emploi de la force relèvent du hard power.

15. Un État associe une aide culturelle à une pression militaire pour atteindre un objectif diplomatique : quelle notion décrit cette stratégie ?

L’influence, qui cherche à convaincre sans pression
Le soft power, qui repose sur l’attractivité culturelle
Le hard power, qui utilise des moyens de contrainte
Le smart power, qui combine hard power et soft power

Le smart power, qui combine hard power et soft power

Explication

Le smart power articule le hard power et le soft power dans une même stratégie. Une action culturelle isolée relèverait du soft power, tandis que la pression militaire appartient au hard power.

16. Quels acteurs contribuent à remettre en question le monopole des États dans l’exercice de la puissance ?

Les forces armées, les ambassades, les ministères et les gouvernements centraux
Les administrations locales, les tribunaux nationaux et les partis parlementaires
Les GAFAM, les ONG, les organisations internationales et les mouvements terroristes
Les entreprises artisanales, les associations sportives et les médias régionaux

Les GAFAM, les ONG, les organisations internationales et les mouvements terroristes

Explication

La redéfinition contemporaine de la puissance tient notamment à l’émergence des GAFAM, des ONG, des organisations internationales et des mouvements terroristes. Ces acteurs disposent de capacités d’action qui ne sont pas concentrées dans les États.

17. Quelle évolution décrit le mieux la redistribution contemporaine de la puissance mondiale ?

La Chine devient l’unique puissance mondiale et les autres acteurs perdent leur influence
L’Union européenne concentre la puissance mondiale et les États-Unis se replient
La puissance américaine demeure mondiale tandis que la Chine et d’autres pôles gagnent en importance
Les BRICS remplacent les États-Unis comme principal centre de puissance mondiale

La puissance américaine demeure mondiale tandis que la Chine et d’autres pôles gagnent en importance

Explication

La puissance américaine reste mondiale, mais la Chine, les BRICS, les pétromonarchies et l’Union européenne participent à une multipolarisation croissante. Cette évolution ne signifie donc ni disparition de la puissance américaine ni domination exclusive d’un nouvel acteur.

18. Quel effet la mondialisation exerce-t-elle sur les relations entre acteurs et territoires ?

Elle établit des relations asymétriques fondées sur la domination
Elle renforce les échanges commerciaux et leur interdépendance
Elle réduit les échanges commerciaux et accroît l’autonomie des territoires
Elle concentre les échanges autour d’un seul centre de puissance

Elle renforce les échanges commerciaux et leur interdépendance

Explication

La mondialisation intensifie les échanges commerciaux et l’interdépendance entre les acteurs et les territoires. L’interdépendance renvoie à des relations réciproques, contrairement à la domination, qui repose sur une asymétrie.

19. Quelle définition correspond à un empire ?

Une cité indépendante rassemblant des habitants partageant les mêmes coutumes
Un royaume limité à un peuple placé sous l’autorité de chefs locaux
Un vaste territoire réunissant des populations différentes sous une même autorité
Une alliance temporaire entre plusieurs États dirigée par des représentants élus

Un vaste territoire réunissant des populations différentes sous une même autorité

Explication

Un empire rassemble un vaste territoire et des populations diverses placées sous une autorité commune. Une cité indépendante ou une alliance entre États ne correspond pas à cette organisation politique.

20. Quels moyens permettent à un empire de contrôler durablement son territoire ?

Des conquêtes rapides, des impôts élevés et une administration confiée aux marchands
Des infrastructures, la surveillance des frontières et une organisation politique acceptée
Une armée mobile, des échanges commerciaux et une autonomie accordée aux provinces
Des frontières naturelles, une religion commune et une succession héréditaire stable

Des infrastructures, la surveillance des frontières et une organisation politique acceptée

Explication

Le contrôle impérial repose sur les infrastructures, la maîtrise des frontières et l’adhésion de la population obtenue par l’organisation politique. La seule puissance militaire ou l’unité religieuse ne suffit pas à expliquer ce contrôle.

21. Quel événement de 1453 renforce l’essor de l’Empire ottoman ?

La perte des principales routes commerciales au profit des royaumes européens
Le retrait des Ottomans vers l’Anatolie après une défaite face aux Byzantins
La prise de Constantinople, capitale de l’Empire byzantin, par les Ottomans
La division de l’Empire ottoman entre plusieurs dynasties rivales

La prise de Constantinople, capitale de l’Empire byzantin, par les Ottomans

Explication

En 1453, les Ottomans prennent Constantinople, ce qui leur donne une nouvelle échelle et renforce leur statut d’héritiers de l’Empire romain. Le déclin ottoman appartient à une période ultérieure et ne caractérise pas cette conquête.

22. Quelle caractéristique décrit correctement l’histoire de l’Empire ottoman ?

Il a existé de 1453 à 1918, s’est étendu sur deux continents et a connu plusieurs dynasties successives
Il a existé de 1299 à 1922, s’est étendu sur trois continents et a connu une dynastie pendant six siècles
Il a existé de 1299 à 1800, s’est limité à l’Anatolie et a été dirigé par des familles concurrentes
Il a existé de 1400 à 1922, s’est étendu sur quatre continents et a changé de dynastie au fil des conquêtes

Il a existé de 1299 à 1922, s’est étendu sur trois continents et a connu une dynastie pendant six siècles

Explication

L’Empire ottoman a duré de 1299 à 1922, a couvert trois continents et a conservé une seule dynastie au pouvoir pendant six cents ans. Les autres propositions modifient sa durée, son extension géographique ou la continuité dynastique.

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Que cherche à comprendre l'Histoire ?

Ce qui s'est passé, quand et pourquoi.

Quels supports utilise l'Histoire pour comprendre les événements ?

Les textes, traces et témoignages.

Que cherche à expliquer la Géographie ?

Pourquoi un phénomène est à un endroit plutôt qu'à un autre.

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