QCM : Histoire de la musique occidentale — 54 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle relation entre la musicologie et l’histoire de la musique est correcte ?

La musicologie englobe l’histoire de la musique parmi ses différents champs
L’histoire de la musique englobe la musicologie parmi ses différentes méthodes
La musicologie et l’histoire de la musique désignent deux disciplines indépendantes
La musicologie étudie les œuvres tandis que l’histoire étudie les interprètes

La musicologie englobe l’histoire de la musique parmi ses différents champs

Explication

La musicologie est une science humaine consacrée à la musique et l’histoire de la musique constitue l’un de ses champs. La seconde proposition inverse donc le rapport d’inclusion entre les deux notions.

2. Quelle division Guido Adler propose-t-il en 1885 pour organiser la musicologie ?

La musicologie théorique et la musicologie instrumentale
La musicologie ancienne et la musicologie contemporaine
La musicologie historique et la musicologie systématique
La musicologie sociale et la musicologie ethnographique

La musicologie historique et la musicologie systématique

Explication

En 1885, Guido Adler divise la musicologie en musicologie historique et musicologie systématique. Les autres couples ne correspondent pas à la classification attribuée à Adler.

3. Un chercheur compare l’évolution d’un genre musical sur plusieurs siècles plutôt que ses structures à une date donnée : quelle approche adopte-t-il ?

Une approche synchronique centrée sur les structures présentes
Une approche diachronique centrée sur l’évolution chronologique
Une approche systématique fondée sur la classification des sources
Une approche biographique centrée sur la vie des compositeurs

Une approche diachronique centrée sur l’évolution chronologique

Explication

L’approche diachronique suit la musique dans son évolution chronologique. L’approche synchronique, elle, l’examine comme un donné à analyser dans ses structures et ses spécificités.

4. Comment définir le travail historique à partir de son rapport au passé ?

Une reconstruction du passé fondée sur l’interprétation de traces
Une restitution directe du passé conservé dans les documents
Une description neutre des événements transmise par les témoins
Une sélection de récits anciens organisée sans interprétation

Une reconstruction du passé fondée sur l’interprétation de traces

Explication

L’histoire reconstruit le passé de l’humanité à partir de traces, de documents et d’objets interprétés par l’historien. Le passé n’est donc pas donné directement dans les documents, comme le suppose la deuxième proposition.

5. Dans quelle séquence la méthode historique organise-t-elle généralement l’étude des sources ?

Trouver et classer les sources, les critiquer, puis les comparer pour synthétiser
Comparer les sources, les classer, puis vérifier leur contenu matériel
Analyser le contenu, rechercher les sources, puis rédiger sans comparaison
Classer les sources, interpréter leur contenu, puis ignorer leur matérialité

Trouver et classer les sources, les critiquer, puis les comparer pour synthétiser

Explication

La méthode historique commence par la recherche et le classement des sources, poursuit avec les critiques externe et interne, puis les compare pour construire des synthèses. La deuxième proposition confond notamment l’ordre du travail et la nature de la critique externe.

6. Pour Henri-Irénée Marrou, dans quelle condition un document devient-il historique ?

Lorsqu’il a été produit par une institution officiellement reconnue
Lorsqu’il décrit un événement politique de grande importance
Lorsqu’il est conservé dans une collection ancienne et complète
Lorsqu’un historien peut et sait y comprendre quelque chose

Lorsqu’un historien peut et sait y comprendre quelque chose

Explication

Pour Marrou, un document devient historique grâce à la compréhension que l’historien peut et sait en tirer. Son ancienneté ou son origine institutionnelle ne suffisent donc pas à lui conférer ce statut.

7. Quelle combinaison de sources peut être utilisée par l’historien de la musique ?

Des correspondances, des enregistrements, des partitions et des sources iconographiques
Des partitions, des analyses harmoniques et des règles théoriques sans autres documents
Des témoignages, des catalogues commerciaux et des instruments sans traces écrites
Des articles de presse, des films et des biographies dépourvus de sources sonores

Des correspondances, des enregistrements, des partitions et des sources iconographiques

Explication

L’historien de la musique peut croiser des correspondances, des enregistrements, des partitions et des sources iconographiques parmi un ensemble plus large d’archives. La deuxième proposition réduit à tort le travail aux sources musicales et théoriques.

8. Quelle opération caractérise une édition critique d’une œuvre musicale ?

Établir un texte fidèle à une source, signaler ses variantes et préciser les interventions
Reproduire une partition ancienne sans corriger ses erreurs ni comparer les témoins
Moderniser l’écriture musicale afin de faciliter l’exécution par les interprètes
Choisir une version célèbre et supprimer les passages divergents des autres sources

Établir un texte fidèle à une source, signaler ses variantes et préciser les interventions

Explication

Une édition critique reste fidèle à une source tout en corrigeant ses erreurs éventuelles, en recensant les variantes et en signalant les interventions du musicologue. Elle ne consiste donc pas à reproduire le document sans examen ni à moderniser librement la partition.

9. Quelle activité relève du travail des musicologues auprès du public et des interprètes ?

Composer de nouvelles œuvres et diriger les répétitions des ensembles professionnels
Restaurer les instruments anciens et gérer les salles de concert publiques
Remplacer les interprètes dans l’exécution et sélectionner les œuvres à programmer
Conseiller les interprètes et assurer une médiation par des notes ou des médias

Conseiller les interprètes et assurer une médiation par des notes ou des médias

Explication

Les musicologues conseillent les interprètes et assurent une médiation culturelle grâce aux notes de programme, aux pochettes de disque et aux médias. Les autres activités relèvent principalement de la composition, de la facture instrumentale ou de la gestion artistique.

10. Quelle limite caractérise principalement l’histoire de la musique enseignée en France ?

Elle se concentre sur les musiques populaires françaises apparues durant la période moderne.
Elle privilégie la musique européenne et plusieurs pays occidentaux jusqu’au XIXe siècle.
Elle privilégie les musiques asiatiques et africaines étudiées depuis l’Antiquité.
Elle répartit équitablement toutes les pratiques musicales mondiales selon leurs époques.

Elle privilégie la musique européenne et plusieurs pays occidentaux jusqu’au XIXe siècle.

Explication

L’enseignement de l’histoire de la musique en France reste principalement centré sur la musique européenne et sur quelques pays occidentaux. Cette approche ne représente donc pas l’ensemble des pratiques musicales mondiales, contrairement à ce que suggère l’option qui propose une répartition équitable.

11. Pourquoi les musiques populaires de tradition orale des siècles passés apparaissent-elles souvent peu dans les sources historiques ?

Elles étaient généralement pratiquées sans être notées, ce qui limite les sources disponibles.
Elles étaient décrites avec précision dans des archives, mais rarement étudiées par les chercheurs.
Elles ont été remplacées par la musique savante avant la fin du Moyen Âge.
Elles étaient principalement conservées dans des partitions imprimées par les institutions religieuses.

Elles étaient généralement pratiquées sans être notées, ce qui limite les sources disponibles.

Explication

Les pratiques musicales de tradition orale étaient généralement peu ou pas notées, ce qui laisse moins de traces accessibles aux historiens. L’idée d’archives précises mais négligées ne correspond pas au problème principal, qui concerne d’abord l’insuffisance des sources.

12. Comment faut-il comprendre la périodisation en histoire de la musique ?

Comme une succession naturelle de périodes dont les limites sont définitivement établies.
Comme une chronologie identique pour toutes les régions et toutes les traditions musicales.
Comme un classement fondé uniquement sur les dates de naissance des compositeurs.
Comme une construction intellectuelle qui organise l’histoire en périodes révisables.

Comme une construction intellectuelle qui organise l’histoire en périodes révisables.

Explication

La périodisation est une construction intellectuelle destinée à donner une perception synthétique de l’histoire, et elle peut être révisée. Elle ne constitue donc pas une découpe naturelle, définitive ou identique pour tous les contextes.

13. Dans la périodisation usuelle de l’histoire de la musique, quelle période vient après la Renaissance ?

Le Classicisme littéraire
La période contemporaine
L’Antiquité
Le Baroque

Le Baroque

Explication

La périodisation usuelle place le Baroque après la Renaissance, avant le Classicisme, le Romantisme et les périodes plus récentes. L’Antiquité précède le Moyen Âge, tandis que le Classicisme littéraire renvoie à une autre chronologie.

14. Pour délimiter une période musicale étudiée dans une région donnée, quel principe faut-il appliquer ?

Conserver les mêmes dates pour chaque région afin de préserver une chronologie uniforme.
Adapter les limites au lieu, aux critères stylistiques et aux trajectoires des compositeurs.
Déterminer les périodes à partir des seules dates généralement retenues dans les manuels.
Fonder les limites sur les changements politiques, indépendamment des styles musicaux.

Adapter les limites au lieu, aux critères stylistiques et aux trajectoires des compositeurs.

Explication

Les limites d’une période doivent être adaptées au lieu étudié, aux critères stylistiques retenus et aux trajectoires des compositeurs, car les styles évoluent de manière non uniforme. Une chronologie identique pour toutes les régions négligerait précisément cette diversité.

15. Quel ensemble de ressources est particulièrement pertinent pour une recherche en musicologie ?

Les moteurs de recherche généralistes, les réseaux sociaux, les forums et les encyclopédies collaboratives.
Les partitions personnelles, les échanges entre étudiants, les émissions radiophoniques et les affiches.
Les catalogues de concerts, les plateformes vidéo, les blogs personnels et les sites d’actualité.
Les bibliothèques, le SUDOC, la BnF, Gallica, l’IMSLP et les bibliothèques spécialisées.

Les bibliothèques, le SUDOC, la BnF, Gallica, l’IMSLP et les bibliothèques spécialisées.

Explication

Une recherche en musicologie peut s’appuyer sur les bibliothèques, les médiathèques, les ressources universitaires, le SUDOC, la BnF, Gallica, l’IMSLP et les bibliothèques spécialisées. Les autres ensembles proposent des ressources éventuellement utiles, mais ils ne correspondent pas aux principaux outils documentaires identifiés.

16. Quelle démarche convient lorsqu’une information trouvée sur Internet est utilisée dans un travail de musicologie ?

La considérer comme fiable dès lors qu’elle est rapidement accessible et clairement formulée.
L’évaluer et la croiser avec des sources scientifiques avant de la retenir.
La vérifier en comparant plusieurs pages Internet qui reprennent la même information.
La retenir lorsqu’elle provient d’un site bien présenté, même sans source identifiable.

L’évaluer et la croiser avec des sources scientifiques avant de la retenir.

Explication

La rapidité d’accès à une information en ligne ne garantit ni sa qualité ni sa fiabilité ; il faut donc l’évaluer et la croiser avec des sources scientifiques. Comparer plusieurs pages Internet qui se recopient peut donner une impression de confirmation sans apporter une véritable validation.

17. Comment citer correctement un passage trouvé sur Internet dans un travail universitaire ?

Le copier dans le travail en ajoutant une bibliographie générale à la fin du document.
Le placer entre guillemets en indiquant l’auteur, mais sans préciser l’adresse ni la consultation.
Le reformuler légèrement sans guillemets, puis mentionner uniquement le titre de la page.
Le placer entre guillemets et indiquer l’auteur, l’adresse du site et la date de consultation.

Le placer entre guillemets et indiquer l’auteur, l’adresse du site et la date de consultation.

Explication

Une citation trouvée sur Internet doit être signalée par des guillemets et accompagnée de l’auteur, de l’adresse du site et de la date de consultation. Une reformulation minimale ou une référence incomplète ne suffit pas à éviter le plagiat ni à permettre l’identification précise de la source.

18. Quelle démarche contribue le mieux à une méthode de travail efficace en musicologie ?

Privilégier les ouvrages les plus récents sans évaluer leur contenu ni leur origine
Compléter les cours par des lectures et des écoutes, puis organiser les références
Lire chaque ouvrage au même niveau de profondeur sans établir de fiches synthétiques
Mémoriser les cours sans consulter d’autres documents ni conserver de notes

Compléter les cours par des lectures et des écoutes, puis organiser les références

Explication

Une méthode efficace associe lectures, écoutes, évaluation des ouvrages, relevé des références, fiches et conservation des pages utiles. La mémorisation sans recherche ni organisation documentaire ne permet pas de vérifier ni de retrouver les informations.

19. Quelle différence distingue correctement un fac-similé d’une transcription moderne d’une source musicale ancienne ?

Le fac-similé résume le contenu, tandis que la transcription rassemble plusieurs sources comparées
Le fac-similé corrige la source, tandis que la transcription en reproduit fidèlement la mise en page
Le fac-similé modernise les signes, tandis que la transcription conserve la présentation originale
Le fac-similé reproduit la source, tandis que la transcription la traduit dans une notation actuelle

Le fac-similé reproduit la source, tandis que la transcription la traduit dans une notation actuelle

Explication

Le fac-similé vise à reproduire la source ancienne, alors que la transcription transforme nécessairement l’objet en utilisant une notation moderne. Confondre ces deux opérations revient à attribuer à la transcription la fonction de reproduction propre au fac-similé.

20. Laquelle de ces propositions décrit correctement les formes possibles d’une source musicale ?

Elle correspond à une partition manuscrite produite directement par le compositeur
Elle consiste en une reproduction sonore destinée à remplacer les documents écrits
Elle peut être un autographe, une copie, une édition, un fac-similé ou une transcription
Elle désigne une édition imprimée accompagnée d’une analyse rédigée par un musicologue

Elle peut être un autographe, une copie, une édition, un fac-similé ou une transcription

Explication

Une source musicale peut prendre plusieurs formes, notamment l’autographe, la copie de copiste, l’édition, le fac-similé ou la transcription moderne. La réduire à un manuscrit du compositeur exclut à tort plusieurs catégories documentaires.

21. Quel objectif caractérise une édition critique d’une œuvre musicale ?

Reproduire une source sans corriger ses erreurs ni comparer les témoins disponibles
Fusionner plusieurs versions en une partition homogène sans exposer les choix effectués
Présenter une version destinée à l’exécution en ajoutant librement des indications pratiques
Établir un texte fidèle, signaler les variantes et rendre visibles les interventions éditoriales

Établir un texte fidèle, signaler les variantes et rendre visibles les interventions éditoriales

Explication

L’édition critique vise une fidélité raisonnée à une source choisie, tout en corrigeant les erreurs, recensant les variantes et signalant les modifications. Une version pratique qui ajoute librement des indications répond à une autre finalité éditoriale.

22. Lorsqu’une partition ancienne est analysée, quelle précaution permet d’éviter une mauvaise attribution des indications musicales ?

Considérer les signes modernes comme des éléments contemporains de la composition originale
Attribuer toutes les indications visibles au compositeur parce qu’elles figurent dans la partition consultée
Retenir la version imprimée la plus récente comme témoignage principal de l’intention initiale
Distinguer les notations originales des ajouts du copiste, du premier éditeur et des éditeurs modernes

Distinguer les notations originales des ajouts du copiste, du premier éditeur et des éditeurs modernes

Explication

L’analyse doit identifier qui a produit chaque élément, en séparant le compositeur, le copiste, le premier éditeur et les éditeurs modernes. La présence d’une indication dans une partition ne prouve donc pas qu’elle vient du compositeur.

23. Quel risque particulier peut présenter une partition commerciale destinée à faciliter l’exécution ?

Elle peut reproduire une source contestable tout en documentant précisément les raisons de ce choix
Elle peut présenter une transcription qui conserve scrupuleusement toutes les caractéristiques de la source ancienne
Elle peut fournir une comparaison détaillée de toutes les variantes entre les manuscrits disponibles
Elle peut intégrer des phrasés ou des doigtés sans distinguer clairement ces ajouts des indications originales

Elle peut intégrer des phrasés ou des doigtés sans distinguer clairement ces ajouts des indications originales

Explication

Les partitions commerciales ajoutent parfois des phrasés et des doigtés utiles, mais ces interventions peuvent être confondues avec les indications originales. Elles ne fournissent donc pas nécessairement l’appareil critique ni la distinction documentaire d’une édition savante.

24. Quelle opposition définit le mieux la monodie et la polyphonie ?

La monodie superpose plusieurs parties, tandis que la polyphonie développe une mélodie principale
La monodie repose sur un accompagnement instrumental, tandis que la polyphonie s’en passe
La monodie désigne une musique vocale, tandis que la polyphonie désigne une musique instrumentale
La monodie privilégie une mélodie principale, tandis que la polyphonie superpose plusieurs parties distinctes

La monodie privilégie une mélodie principale, tandis que la polyphonie superpose plusieurs parties distinctes

Explication

La monodie conçoit la musique autour d’une mélodie unique ou principale, alors que la polyphonie organise plusieurs parties simultanées. L’opposition ne dépend donc ni du caractère vocal ou instrumental ni de la présence d’un accompagnement.

25. Dans les civilisations antiques, quelles fonctions la musique a-t-elle d’abord remplies avant de s’étendre aux loisirs ?

La danse de cour, le concert public et l’opéra, puis les pratiques rituelles
Le théâtre, la méditation et le commerce, puis la transmission des récits épiques
La lecture savante, la notation instrumentale et la pédagogie, puis les cérémonies religieuses
Le culte, la guerre et la danse, puis progressivement le divertissement et l’accompagnement des loisirs

Le culte, la guerre et la danse, puis progressivement le divertissement et l’accompagnement des loisirs

Explication

La musique antique était d’abord liée au culte, à la guerre et à la danse, avant de participer progressivement au divertissement et aux loisirs. Les catégories comme l’opéra ou le concert public ne correspondent pas à cette évolution décrite.

26. Quel rôle la musique joue-t-elle dans la poésie grecque antique ?

Elle fournit un accompagnement harmonique autonome qui s’émancipe du texte poétique récité
Elle remplace la poésie dans les cérémonies en privilégiant les instruments à percussion
Elle accompagne le rythme, la prosodie et l’interprétation mélodique avec des instruments comme la lyre
Elle sert principalement à noter les paroles sans intervenir dans leur rythme ni leur interprétation

Elle accompagne le rythme, la prosodie et l’interprétation mélodique avec des instruments comme la lyre

Explication

En Grèce antique, musique et poésie sont indissociables : la musique accompagne le rythme, la prosodie et l’interprétation mélodique, notamment à la cithare, à la lyre ou à l’aulos. Elle n’est donc pas conçue comme un accompagnement autonome détaché du texte.

27. Quel élément appartient à l’héritage de la théorie grecque transmis à la théorie occidentale ?

Les accords fonctionnels, les tonalités majeures et les tempéraments égaux de l’époque moderne
Les intervalles, les échelles, plusieurs modes et les genres diatonique, chromatique et enharmonique
Les cadences tonales, les signatures rythmiques et les instruments à clavier développés plus tard
La notation sur portée, les nuances dynamiques et les formes sonate, fugue et concerto

Les intervalles, les échelles, plusieurs modes et les genres diatonique, chromatique et enharmonique

Explication

La théorie grecque a transmis des notions comme les intervalles, les échelles, les modes dorien, phrygien, lydien et mixolydien, ainsi que trois genres mélodiques. Les autres propositions regroupent des éléments associés à des périodes ou à des systèmes ultérieurs.

28. Quelle caractéristique définit le chant grégorien ?

Un ensemble polyphonique de chansons profanes courtoises
Un cycle vocal composé par un auteur identifié
Un répertoire monodique de pièces liturgiques chrétiennes
Un répertoire instrumental destiné aux cérémonies civiles

Un répertoire monodique de pièces liturgiques chrétiennes

Explication

Le chant grégorien est un vaste répertoire monodique consacré à la liturgie chrétienne et constitué principalement entre les VIe et VIIIe siècles. La polyphonie, proposée ici comme confusion, superpose plusieurs parties vocales distinctes.

29. Quelle différence oppose les neumes du IXe siècle à la notation sur portées de Gui d’Arezzo au XIe siècle ?

Les neumes précisent les hauteurs, tandis que les portées servent principalement à mémoriser.
Les neumes notent plusieurs voix, tandis que les portées transcrivent une seule ligne.
Les neumes aident la mémoire, tandis que les portées précisent davantage les hauteurs.
Les neumes indiquent le rythme, tandis que les portées suppriment toute indication mélodique.

Les neumes aident la mémoire, tandis que les portées précisent davantage les hauteurs.

Explication

Les neumes du IXe siècle servent surtout d’aide-mémoire et ne précisent pas les hauteurs, contrairement à la notation sur portées attribuée à Gui d’Arezzo. L’inversion des fonctions entre les deux systèmes constitue la confusion la plus plausible.

30. Quel élément appartient au Propre de la messe plutôt qu’à son Ordinaire ?

L’Introït
Le Credo
Le Gloria
Le Kyrie

L’Introït

Explication

L’Introït appartient au Propre, dont les éléments varient selon le temps liturgique. Le Kyrie, le Gloria et le Credo font partie de l’Ordinaire, qui conserve une structure fixe.

31. Comment distingue-t-on un chant syllabique d’un chant mélismatique ?

Le chant syllabique varie selon la liturgie, tandis que le mélisme reste attaché au calendrier.
Le chant syllabique donne une note par syllabe, tandis que le mélisme développe une voyelle.
Le chant syllabique développe une voyelle, tandis que le mélisme donne une note par syllabe.
Le chant syllabique superpose plusieurs voix, tandis que le mélisme repose sur une seule voix.

Le chant syllabique donne une note par syllabe, tandis que le mélisme développe une voyelle.

Explication

Dans le chant syllabique, chaque syllabe reçoit une note, alors que le chant mélismatique prolonge une voyelle par une vocalise. La superposition de voix relève de la polyphonie et ne définit pas cette distinction.

32. Quelle définition correspond à la polyphonie ?

Une improvisation vocale centrée sur une ligne mélodique principale
Une mélodie unique soutenue par des instruments à fonction rythmique
Une succession de textes liturgiques chantés selon le calendrier
Un traitement simultané de voix distinctes combinant hauteurs et enchaînements

Un traitement simultané de voix distinctes combinant hauteurs et enchaînements

Explication

La polyphonie traite simultanément plusieurs voix distinctes en organisant leurs hauteurs, leurs intervalles et leurs enchaînements. Une ligne mélodique principale sans superposition caractérise plutôt la monodie.

33. Quelle organisation caractérise la diaphonie médiévale à ses débuts ?

Quatre voix développent d’emblée des lignes indépendantes autour d’un texte commun.
Deux voix avancent d’abord en mouvements parallèles avec des appuis consonants.
Une voix seule orne librement une mélodie sans relation avec une autre partie.
Deux voix chantent des textes différents en évitant les intervalles consonants.

Deux voix avancent d’abord en mouvements parallèles avec des appuis consonants.

Explication

La diaphonie associe deux voix et privilégie d’abord le mouvement parallèle, avec des appuis à l’unisson, à l’octave, à la quinte ou à la quarte. L’organum de Notre-Dame peut atteindre quatre voix, mais cette caractéristique ne définit pas la diaphonie initiale.

34. Quelle différence distingue l’organum du conduit ?

L’organum ajoute des paroles à un mélisme, tandis que le conduit devient un genre indépendant.
L’organum est composé sans modèle, tandis que le conduit orne une mélodie préexistante.
L’organum superpose quatre voix, tandis que le conduit se limite à deux voix parallèles.
L’organum orne une mélodie préexistante, tandis que le conduit est composé sans ce modèle.

L’organum orne une mélodie préexistante, tandis que le conduit est composé sans ce modèle.

Explication

L’organum développe et orne une mélodie déjà existante, alors que le conduit est composé sans référence à une mélodie préexistante. L’ajout de paroles aux mélismes décrit plutôt la naissance du motet.

35. Par quel processus la polyphonie devient-elle une œuvre autonome ?

Elle remplace les textes religieux par des paroles profanes transmises oralement.
Elle passe d’une ornementation improvisée à une composition notée dans des recueils distincts.
Elle conserve une improvisation locale sans fixer les parties dans une notation commune.
Elle abandonne les voix superposées pour revenir à une mélodie liturgique unique.

Elle passe d’une ornementation improvisée à une composition notée dans des recueils distincts.

Explication

La polyphonie devient autonome lorsqu’une ornementation improvisée d’une mélodie grégorienne est notée puis conservée dans des recueils distincts. Le retour à une seule ligne mélodique correspondrait au contraire à une réduction monodique.

36. Qui intitule Ars nova son traité de 1322 consacré à une nouvelle notation rythmique ?

Martin Luther
Gui d’Arezzo
Philippe de Vitry
Guillaume de Machaut

Philippe de Vitry

Explication

Philippe de Vitry donne le titre Ars nova à son traité de 1322, consacré à une notation du rythme adaptée à la polyphonie. Guillaume de Machaut est une figure majeure de cette période, mais il est surtout associé à sa Messe Notre Dame.

37. Quel principe organise l’isorythmie ?

La répétition exacte d’une mélodie grégorienne dans toutes les voix
La répartition égale des paroles entre les différentes parties vocales
L’alternance régulière de passages syllabiques et mélismatiques
Le retour périodique d’une formule rythmique, notamment à la teneur

Le retour périodique d’une formule rythmique, notamment à la teneur

Explication

L’isorythmie repose sur le retour périodique d’une formule rythmique, particulièrement à la teneur, tandis que le matériau mélodique emprunté peut être largement transformé. La répétition d’une mélodie entière confond donc organisation rythmique et matériau mélodique.

38. Quelle œuvre de Guillaume de Machaut constitue l’un des premiers cycles polyphoniques de l’Ordinaire attribués à un seul concepteur ?

Le traité de notation sur portées
La Messe Notre Dame à quatre voix
L’Ars nova pour notation rythmique
Le répons devenu motet indépendant

La Messe Notre Dame à quatre voix

Explication

La Messe Notre Dame de Guillaume de Machaut, écrite à quatre voix, compte parmi les premiers cycles polyphoniques de l’Ordinaire attribués à un seul concepteur. L’Ars nova est un traité de Philippe de Vitry, et la notation sur portées est liée à Gui d’Arezzo.

39. Quelle évolution caractérise l’écriture musicale de la Renaissance ?

Des lignes plus fluides, des voix plus égalisées et des imitations entre les parties
Des voix principalement parallèles, une teneur dominante et des rythmes peu différenciés
Une disparition des messes et des motets au profit de formes instrumentales
Une prédominance de la mélodie grégorienne sans échanges entre les voix

Des lignes plus fluides, des voix plus égalisées et des imitations entre les parties

Explication

À la Renaissance, les messes et les motets restent centraux, tandis que l’écriture privilégie des lignes plus fluides, des voix davantage égalisées et l’imitation de cellules mélodico-rythmiques. La prédominance de mouvements parallèles renvoie plutôt aux débuts de la polyphonie.

40. Quelle transformation caractérise le passage progressif de la musique occidentale vers 1600 ?

Le passage de la basse continue à l’accompagnement vocal et de l’harmonie à la musique électronique
Le passage des formes sonates aux récitatifs et de la musique instrumentale au chant grégorien
Le passage de la modalité à la tonalité, du contrepoint à l’harmonie et de la polyphonie à la monodie accompagnée
Le passage de la tonalité à la modalité, de l’harmonie au contrepoint et de la monodie à la polyphonie

Le passage de la modalité à la tonalité, du contrepoint à l’harmonie et de la polyphonie à la monodie accompagnée

Explication

Vers 1600, la musique évolue vers la tonalité, l’harmonie et la monodie accompagnée par une basse autonome. La modalité médiévale et la polyphonie appartiennent au modèle antérieur, et non à cette transformation.

41. Quels éléments constituent une basse continue ?

Un récitatif, une basse chantée et un ensemble de percussions rythmiques
Une ligne mélodique soliste, un luth improvisant et plusieurs voix principales
Une mélodie vocale, un chœur polyphonique et un instrument doublant chaque partie
Une partie de basse, un instrument à sons continus et un instrument réalisant les accords

Une partie de basse, un instrument à sons continus et un instrument réalisant les accords

Explication

La basse continue associe une partie de basse à un instrument produisant des sons continus et à un instrument réalisant les accords. Elle ne désigne pas un ensemble de plusieurs voix d’importance équivalente comme dans la polyphonie ancienne.

42. Quelle période s’étend approximativement de 1600 à 1750 et se caractérise notamment par la basse continue ?

La période médiévale, marquée aussi par les huit modes et le contrepoint vocal
La période romantique, marquée aussi par la musique à programme et les nationalismes
La période classique, marquée aussi par l’équilibre des thèmes et la simplicité naturelle
La période baroque, marquée aussi par l’imitation de la nature et des passions humaines

La période baroque, marquée aussi par l’imitation de la nature et des passions humaines

Explication

La période baroque couvre environ un siècle et demi, de 1600 à 1750, et valorise la basse continue ainsi que l’expression des passions. Les autres périodes possèdent des caractéristiques historiques et stylistiques différentes.

43. Quelle opposition distingue principalement le classicisme du baroque ?

Le classicisme développe la musique à programme, tandis que le baroque abandonne l’expression rhétorique des passions
Le classicisme privilégie la basse continue, tandis que le baroque recherche des thèmes équilibrés et une simplicité naturelle
Le classicisme recherche l’équilibre et la simplicité, tandis que le baroque privilégie la basse continue et l’expression des passions
Le classicisme repose sur huit modes, tandis que le baroque organise deux modes majeur et mineur

Le classicisme recherche l’équilibre et la simplicité, tandis que le baroque privilégie la basse continue et l’expression des passions

Explication

Le classicisme vise une simplicité naturelle, des mélodies équilibrées, des thèmes contrastés et le développement de la forme sonate. Le baroque se caractérise plutôt par la basse continue et l’expression rhétorique des passions.

44. Comment le romantisme transforme-t-il progressivement les genres et les formes classiques ?

Il les réduit à des pièces brèves en supprimant la dimension personnelle de l’expression musicale
Il les conserve dans leur organisation initiale en limitant l’harmonie à des fonctions stables
Il les remet en cause de l’intérieur par l’évolution du langage harmonique et le nouveau rôle expressif de la musique
Il les remplace par des formes improvisées dépourvues de langage harmonique identifiable

Il les remet en cause de l’intérieur par l’évolution du langage harmonique et le nouveau rôle expressif de la musique

Explication

Le romantisme transforme les modèles classiques de l’intérieur grâce à de nouvelles pratiques harmoniques et à une fonction expressive accrue de la musique. Il ne s’agit donc pas d’un simple maintien des formes antérieures ni d’un abandon général de toute structure.

45. Quelle représentation de l’artiste est particulièrement associée au romantisme musical ?

Celle d’un technicien collectif, chargé de reproduire des modèles fixes sans exprimer une destinée individuelle
Celle d’un être d’exception, incarné par la virtuosité, le créateur incompris, la fatalité, l’engagement politique ou la fonction prophétique
Celle d’un artisan anonyme, soumis aux conventions de cour et détaché des enjeux personnels ou historiques
Celle d’un interprète spécialisé dans la musique religieuse, éloigné de la virtuosité et des engagements publics

Celle d’un être d’exception, incarné par la virtuosité, le créateur incompris, la fatalité, l’engagement politique ou la fonction prophétique

Explication

L’artiste romantique est présenté comme une figure exceptionnelle, selon des modèles incarnés notamment par Liszt, Berlioz, Chopin, Schumann, Verdi et Wagner. Cette conception s’oppose à l’image d’un musicien anonyme et simplement soumis à des modèles fixes.

46. Quelle différence oppose la musique pure à la musique à programme ?

La musique pure exprime les angoisses du compositeur, tandis que la musique à programme vise une neutralité expressive
La musique pure appartient au romantisme, tandis que la musique à programme caractérise exclusivement les formes classiques
La musique pure repose sur une organisation autonome, tandis que la musique à programme dépend d’un contenu extra-musical
La musique pure décrit un récit précis, tandis que la musique à programme organise les sons sans référence extérieure

La musique pure repose sur une organisation autonome, tandis que la musique à programme dépend d’un contenu extra-musical

Explication

La musique pure privilégie l’organisation musicale autonome, alors que la musique à programme associe la musique à un contenu extra-musical et à une expression subjective. Le romantisme favorise précisément le développement de cette seconde conception.

47. Comment les compositeurs romantiques associent-ils leur langage musical aux nationalismes naissants ?

Ils remplacent les langues nationales par un style international fondé sur les mêmes mélodies populaires
Ils limitent l’expression nationale aux œuvres vocales en excluant les formes instrumentales et orchestrales
Ils abandonnent les formes savantes afin de composer exclusivement des chants traditionnels anonymes
Ils intègrent des mélodies populaires ou nationales aux formes savantes pour affirmer une identité culturelle

Ils intègrent des mélodies populaires ou nationales aux formes savantes pour affirmer une identité culturelle

Explication

Les compositeurs romantiques incorporent des éléments populaires ou nationaux dans des formes savantes, comme Chopin avec l’identité polonaise ou Dvořák avec l’identité tchèque. Cette démarche ne signifie ni l’abandon des formes savantes ni la restriction à la musique vocale.

48. Que montre la coexistence de l’atonalité et des musiques tonales aux XXe et XXIe siècles ?

La création musicale combine des systèmes atonaux avec des retours à la tonalité, tandis que de nombreux genres populaires conservent des harmonies tonales
L’atonalité fait disparaître la tonalité de toutes les musiques savantes et populaires contemporaines
La tonalité domine toute la création musicale récente, tandis que l’atonalité reste limitée aux musiques anciennes
Les genres populaires abandonnent les harmonies tonales dès que la musique savante adopte des systèmes atonaux

La création musicale combine des systèmes atonaux avec des retours à la tonalité, tandis que de nombreux genres populaires conservent des harmonies tonales

Explication

Les périodes récentes combinent des démarches atonales avec des retours à la tonalité, notamment dans le néo-classicisme, le folklorisme et la post-modernité. L’atonalité de certaines œuvres savantes n’entraîne donc pas la disparition générale de la tonalité dans les musiques populaires.

49. Quel changement l’enregistrement introduit-il dans la pratique musicale ?

Il réserve l’écoute musicale aux interprètes présents et empêche la diffusion commerciale des œuvres
Il fixe, reproduit, commercialise et archive une exécution auparavant éphémère et fondée sur le face-à-face
Il transforme chaque concert en événement éphémère sans possibilité de reproduction ou d’archivage
Il remplace l’interprétation musicale par une composition nouvelle destinée à un public absent

Il fixe, reproduit, commercialise et archive une exécution auparavant éphémère et fondée sur le face-à-face

Explication

L’enregistrement rend l’exécution fixable, reproductible, commercialisable et archivable, contrairement au caractère éphémère du concert traditionnel. La possibilité de réécouter et de diffuser une interprétation constitue précisément sa nouveauté.

50. Quelle conception musicale est associée à la nouvelle École de Vienne ?

Elle utilise les douze sons chromatiques et affirme l’émancipation de la dissonance à la place des échelles majeure et mineure
Elle organise les œuvres autour d’une basse continue et développe l’imitation des passions humaines
Elle renforce la hiérarchie entre les degrés majeurs et mineurs et réserve la dissonance aux cadences finales
Elle revient aux huit modes médiévaux et rétablit la priorité du contrepoint vocal sur l’harmonie

Elle utilise les douze sons chromatiques et affirme l’émancipation de la dissonance à la place des échelles majeure et mineure

Explication

Schönberg, Berg et Webern remplacent le cadre majeur-mineur par l’emploi du total des douze sons chromatiques et défendent l’émancipation de la dissonance. Les autres réponses renvoient à des pratiques modales, tonales ou baroques.

51. Que désigne une série dodécaphonique dans le contexte de la musique atonale ?

Une succession de douze mouvements fondée sur deux tonalités principales
Une organisation des hauteurs fondée sur les douze sons chromatiques
Une gamme modale composée de douze degrés hiérarchisés autour d’une tonique
Un ensemble de douze instruments répartis entre les registres de l’orchestre

Une organisation des hauteurs fondée sur les douze sons chromatiques

Explication

La série dodécaphonique organise les hauteurs à partir des douze sons chromatiques dans un contexte atonal. Elle ne désigne ni le nombre de mouvements, ni un effectif instrumental, ni une gamme organisée autour d’une tonique.

52. Quelle association décrit correctement la différence entre musique électro-acoustique et musique mixte ?

La musique électro-acoustique intègre les bruits enregistrés, tandis que la musique mixte repose sur l’indétermination de l’interprétation.
La musique électro-acoustique associe instruments traditionnels et nouvel instrumentarium, tandis que la musique mixte recourt à des moyens électroniques.
La musique électro-acoustique privilégie les citations musicales, tandis que la musique mixte organise les durées par des ostinatos rythmiques.
La musique électro-acoustique recourt à des moyens électroniques, tandis que la musique mixte associe instruments traditionnels et nouvel instrumentarium.

La musique électro-acoustique recourt à des moyens électroniques, tandis que la musique mixte associe instruments traditionnels et nouvel instrumentarium.

Explication

La musique électro-acoustique utilise des dispositifs électroniques, alors que la musique mixte combine instruments traditionnels et nouveaux instruments. L’association des instruments traditionnels avec un nouvel instrumentarium ne définit donc pas la musique électro-acoustique.

53. Quel changement l’indétermination et le hasard peuvent-ils introduire dans une œuvre contemporaine ?

Ils peuvent imposer à l’interprète une exécution plus précise grâce à une notation davantage détaillée.
Ils peuvent rendre à l’interprète une liberté de choix réduite par la précision croissante de la notation musicale.
Ils peuvent remplacer les instruments traditionnels par des dispositifs électroniques contrôlés par ordinateur.
Ils peuvent réintroduire des citations de l’héritage musical dans une composition organisée à l’avance.

Ils peuvent rendre à l’interprète une liberté de choix réduite par la précision croissante de la notation musicale.

Explication

L’indétermination et le hasard, notamment chez John Cage, ouvrent la composition à des choix laissés à l’interprète. Une notation plus précise aurait au contraire tendance à réduire cette marge de décision.

54. Quel rôle le post-romantisme, le néo-classicisme, les citations et collages ainsi que la post-modernité jouent-ils dans la création contemporaine ?

Ils réintroduisent la mémoire et la référence à l’héritage musical dans la création.
Ils organisent les durées par des procédés répétitifs et des rythmes non rétrogradables.
Ils placent le son lui-même au centre de la réflexion grâce à une analyse de son spectre.
Ils développent des œuvres fondées sur l’indétermination et les choix variables de l’interprète.

Ils réintroduisent la mémoire et la référence à l’héritage musical dans la création.

Explication

Ces courants réinvestissent la mémoire musicale et les références à l’héritage dans les œuvres contemporaines. Le placement du son au centre de la composition relève plutôt des recherches spectrales et de certaines expérimentations sonores.

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Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Histoire de la musique occidentale.

Qu'est-ce que la musicologie en tant que science humaine ?

Elle a pour objet la musique et utilise des méthodes issues de plusieurs disciplines.

En quelle année Guido Adler a-t-il divisé la musicologie ?

En 1885.

Comment Guido Adler a-t-il divisé la musicologie en 1885 ?

En musicologie historique et musicologie systématique.

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