QCM : Histoire des couvertures de livres (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le manuscrit constitue-t-il un produit de luxe avant la mécanisation de l’impression ?

Sa copie manuelle, souvent réalisée par des moines, le rend coûteux, et environ 99 % des livres sont religieux.
Sa reliure métallique nécessite des matériaux rares, et environ 99 % des livres sont des ouvrages juridiques.
Son impression en couleurs exige de nombreux artisans, et environ 99 % des livres sont destinés aux élites.
Son format réduit rend sa fabrication lente, et environ 99 % des livres sont destinés au commerce.

Sa copie manuelle, souvent réalisée par des moines, le rend coûteux, et environ 99 % des livres sont religieux.

Explication

La copie à la main, fréquemment effectuée par des moines copistes, explique le coût élevé des manuscrits, dont la très grande majorité est religieuse. La décoration ou la reliure peut aussi coûter cher, mais elle n’explique pas le caractère luxueux du manuscrit comme le fait sa fabrication manuelle.

2. Quel effet l’invention de l’imprimerie par Gutenberg vers 1450 a-t-elle sur la production des livres ?

Elle augmente la taille des tirages, mais les livres demeurent coûteux parce que le papier est marbré.
Elle mécanise l’impression des textes, mais les petits tirages maintiennent le prix des livres à un niveau élevé.
Elle remplace la copie manuelle et rend rapidement les livres accessibles grâce à de très grands tirages.
Elle mécanise la reliure des livres, mais la copie des textes reste confiée aux moines copistes.

Elle mécanise l’impression des textes, mais les petits tirages maintiennent le prix des livres à un niveau élevé.

Explication

Gutenberg mécanise l’impression des textes vers 1450, sans rendre les livres abordables puisque les tirages restent petits. Le remplacement de la copie manuelle ne suffit donc pas à entraîner une baisse importante des prix.

3. Quelle évolution caractérise la forme du livre au XVIe siècle ?

Une couverture plus souple, un format plus petit, l’abandon des fermoirs et un titre placé sur le dos.
Une couverture plus souple, un format plus grand, l’abandon des fermoirs et un titre placé sur le plat.
Une couverture en tissu, un format plus petit, le maintien des fermoirs et un titre placé sur la tranche.
Une couverture plus rigide, un format plus grand, l’ajout de fermoirs et un titre placé sur le plat.

Une couverture plus souple, un format plus petit, l’abandon des fermoirs et un titre placé sur le dos.

Explication

Au XVIe siècle, le livre adopte une couverture plus souple et un format plus petit, tandis que les fermoirs disparaissent et que le titre apparaît sur le dos. Une couverture rigide et des fermoirs correspondent à des caractéristiques antérieures, et non à cette évolution.

4. Quel changement se produit vers 1820 dans la fabrication et la diffusion des livres ?

Les imprimeurs prennent en charge la reliure, le papier marbré se généralise et le livre se démocratise quelque peu.
Les relieurs remplacent le tissu par le cuir, les tirages diminuent et le livre devient plus coûteux.
Les imprimeurs adoptent la chromolithographie, les couvertures deviennent colorées et l’image stimule les ventes.
Les éditeurs abandonnent la reliure, le papier de soie se généralise et le livre devient un cadeau chic.

Les imprimeurs prennent en charge la reliure, le papier marbré se généralise et le livre se démocratise quelque peu.

Explication

Vers 1820, les imprimeurs s’occupent de la reliure et le papier marbré se répand, ce qui accompagne une légère démocratisation du livre. La chromolithographie et l’essor des couvertures en couleurs se développent plus tard, à partir de 1860.

5. En quoi la couverture moderne qui apparaît vers 1840 se distingue-t-elle de la couverture ancienne ?

Elle présente un titre sur le dos, alors que l’ancienne décrit et illustre le contenu.
Elle décrit et illustre le contenu, alors que l’ancienne sert principalement à protéger le livre.
Elle distingue les genres par la couleur, alors que l’ancienne sert principalement à protéger le livre.
Elle protège le livre grâce au tissu, alors que l’ancienne décrit son contenu par des images.

Elle décrit et illustre le contenu, alors que l’ancienne sert principalement à protéger le livre.

Explication

Vers 1840, la couverture moderne commence à renseigner sur le contenu et à l’illustrer, au-delà de sa fonction protectrice. La couverture ancienne sert surtout à protéger le livre ; la différenciation des genres par la couleur relève d’un autre développement.

6. Comment la chromolithographie transforme-t-elle les couvertures à partir de 1860 ?

Elle permet de fabriquer des couvertures en tissu, où le cuir joue un rôle accru dans la présentation des livres.
Elle permet de produire des couvertures en couleurs, où l’image joue un rôle accru dans la vente des livres.
Elle permet de produire des couvertures amovibles, où le papier de soie joue un rôle accru dans la protection.
Elle permet d’imprimer des titres en relief, où le papier marbré joue un rôle accru dans la reliure.

Elle permet de produire des couvertures en couleurs, où l’image joue un rôle accru dans la vente des livres.

Explication

À partir de 1860, la chromolithographie rend possibles les couvertures en couleurs et renforce l’importance de l’image pour vendre les livres. Le papier de soie illustré peut servir de couverture amovible, mais il ne correspond pas à l’effet de la chromolithographie décrit ici.

7. Quelle évolution caractérise le graphisme des couvertures après la Première Guerre mondiale ?

Il adopte le réalisme photographique, les effets de relief et des couleurs réservées aux livres religieux.
Il s’émancipe grâce au symbolisme, au cubisme, à l’inspiration soviétique et à l’emploi assumé de couleurs pleines.
Il revient à des motifs décoratifs classiques, aux gravures anciennes et à une palette réduite aux tons naturels.
Il se concentre sur la protection des reliures, les titres sur le dos et l’abandon des illustrations.

Il s’émancipe grâce au symbolisme, au cubisme, à l’inspiration soviétique et à l’emploi assumé de couleurs pleines.

Explication

Après la Première Guerre mondiale, les couvertures s’ouvrent à des courants comme le symbolisme, le cubisme et l’inspiration soviétique, ainsi qu’aux couleurs pleines. Le retour à une décoration classique ne rend pas compte de cette émancipation graphique.

8. Dans la collection de livres de poche lancée par Penguin en 1935, à quoi sert le code couleur ?

Il indique l’ordre de la collection, tandis que le triptyque distingue les thèmes des livres.
Il classe les auteurs par renommée, tandis que le triptyque indique la longueur des livres.
Il différencie les types de reliure, tandis que le triptyque signale le prix des livres.
Il distingue les thèmes des livres, tandis que le triptyque organise graphiquement la couverture.

Il distingue les thèmes des livres, tandis que le triptyque organise graphiquement la couverture.

Explication

Chez Penguin, la couleur de la couverture correspond au thème du livre, tandis que le triptyque désigne la structure graphique de la couverture. Confondre ces deux fonctions attribue à la mise en page le rôle de classification thématique.

9. Quel rôle le jeu avec les caractères et la mise en page joue-t-il en 1945 ?

Il favorise le retour de la jaquette en papier et la conservation des couvertures par les lecteurs.
Il permet de protéger les livres des traces de doigts et des dégradations causées par le soleil.
Il contribue à classer les livres de poche par thème grâce à des couvertures de couleurs différentes.
Il contribue à faire naître le graphisme moderne et à faire émerger le graphisme comme métier.

Il contribue à faire naître le graphisme moderne et à faire émerger le graphisme comme métier.

Explication

En 1945, l’expérimentation avec les caractères et la mise en page participe à la naissance du graphisme moderne et à l’émergence du graphisme comme profession. Le classement thématique par couleur concerne les livres de poche Penguin lancés en 1935, et non cette évolution.

10. Dans les années 1960, comment l’essor de la photographie dans les magazines et la publicité incite-t-il les illustrateurs à se distinguer ?

En privilégiant l’abstraction ou l’ultra-réalisme face aux couvertures photographiques.
En remplaçant les images par des compositions typographiques classiques.
En réservant les couvertures illustrées aux seuls genres de science-fiction et de fantastique.
En reprenant les motifs optiques répétitifs de la collection Fontana Modern Masters.

En privilégiant l’abstraction ou l’ultra-réalisme face aux couvertures photographiques.

Explication

La photographie gagne en place dans les magazines et la publicité, ce qui pousse les illustrateurs à se démarquer par l’abstraction ou l’ultra-réalisme. Les motifs optiques répétitifs relèvent plutôt de la démarche de Fontana Modern Masters.

11. Quelle évolution caractérise certaines couvertures expérimentales des années 1970 ?

Elles reprennent une identité sobre, avec une couverture crème, des caractères Didot et un lettrage rouge.
Elles combinent typographie, couleurs et abstraction dans des compositions libérées des contraintes traditionnelles.
Elles adoptent une mise en page uniforme fondée sur des photographies réalistes et des titres discrets.
Elles privilégient des compositions rigides où l’illustration reste subordonnée aux codes éditoriaux établis.

Elles combinent typographie, couleurs et abstraction dans des compositions libérées des contraintes traditionnelles.

Explication

Certaines couvertures des années 1970 expérimentent avec la typographie, les couleurs, l’abstraction et le psychédélisme, en s’affranchissant des contraintes traditionnelles. Une identité sobre et régulière correspond davantage à la couverture de la collection Blanche.

12. Quels éléments donnent à la collection Blanche de Gallimard, créée en 1911, son identité visuelle ?

Une couverture crème, une typographie Didot et un lettrage rouge, dans un style sobre et classique.
Une couverture illustrée, une typographie sans empattement et un lettrage noir, dans un style populaire.
Une couverture colorée, une typographie manuscrite et un lettrage doré, dans un style décoratif.
Une couverture photographique, une typographie géométrique et un lettrage bleu, dans un style expérimental.

Une couverture crème, une typographie Didot et un lettrage rouge, dans un style sobre et classique.

Explication

La collection Blanche est identifiable à sa couverture crème, à sa typographie Didot et à son lettrage rouge, qui composent une identité sobre et classique. Une couverture photographique et une typographie géométrique relèvent d’une autre approche graphique.

13. Quel rôle Pierre Faucheux assume-t-il au Club Français du Livre à partir de 1946 ?

Il en dirige la collection Blanche, en fixant une identité classique pour les ouvrages de Gallimard.
Il en conçoit les couvertures photographiques, afin de remplacer les illustrations traditionnelles.
Il en devient le premier directeur artistique, dans un club par abonnement propice à l’expérimentation graphique.
Il en devient le premier éditeur de poche, chargé de rendre les livres accessibles au grand public.

Il en devient le premier directeur artistique, dans un club par abonnement propice à l’expérimentation graphique.

Explication

En 1946, Pierre Faucheux devient le premier directeur artistique du Club Français du Livre, dont le fonctionnement par abonnement favorise l’expérimentation graphique et contribue à faire émerger ce métier en France. Le lancement du premier livre de poche français est associé à Hachette en 1953, non à son rôle au club.

14. Quel était l’objectif du premier livre de poche lancé par Hachette en 1953 ?

Faire de chaque ouvrage une création graphique unique, sans privilégier l’identification de l’éditeur.
Donner aux livres une identité éditoriale sobre, à l’aide d’une couverture crème et d’un lettrage rouge.
Rendre les livres attractifs pour un public plus large, malgré les oppositions suscitées par cette initiative.
Promouvoir une collection par abonnement permettant aux directeurs artistiques d’expérimenter.

Rendre les livres attractifs pour un public plus large, malgré les oppositions suscitées par cette initiative.

Explication

Hachette lance le premier livre de poche en France en 1953 afin de rendre les livres attractifs pour un plus grand nombre, même si l’initiative suscite des oppositions. Le club par abonnement propice à l’expérimentation graphique est le Club Français du Livre.

15. Quelle transformation Pierre Faucheux apporte-t-il au Livre de poche après l’avoir rejoint en 1964 ?

Il adopte pour la collection une couverture crème, une typographie Didot et un lettrage rouge.
Il uniformise les couvertures selon les codes américains, en réduisant le rôle de la typographie et de la composition.
Il renouvelle son graphisme par un classicisme à la française enrichi de typographie et de composition, en rupture avec les codes américains.
Il fonde Folio autour d’un mélange d’illustration populaire et de classicisme inspiré de la littérature française.

Il renouvelle son graphisme par un classicisme à la française enrichi de typographie et de composition, en rupture avec les codes américains.

Explication

À partir de 1964, Faucheux réorganise l’aspect graphique du Livre de poche en associant classicisme à la française, typographie et composition, contre les codes américains. Le mélange d’illustration populaire et de classicisme caractérise Folio, créé plus tard par Gallimard.

16. Comment Gallimard cherche-t-il à renouer avec les codes graphiques de la littérature française en 1971 ?

En lançant le premier livre de poche français, malgré les oppositions à cette initiative.
En créant Folio, une collection de poche qui associe illustration populaire et classicisme.
En reprenant la collection Blanche avec sa couverture crème et sa typographie Didot.
En confiant au Club Français du Livre une série par abonnement consacrée à l’expérimentation graphique.

En créant Folio, une collection de poche qui associe illustration populaire et classicisme.

Explication

Gallimard crée Folio en 1971 comme collection de poche mêlant illustration populaire et classicisme pour renouer avec les codes graphiques de la littérature française. Le premier livre de poche français avait été lancé par Hachette en 1953.

17. Comment les éditions Monsieur Toussaint Louverture transforment-elles le livre en objet de désir dans les années 2000 ?

En associant des illustrations en pleine page à un format allongé pour chaque ouvrage
En reprenant une mise en page identique pour toute la collection et des formats classiques
En privilégiant une typographie sans empattement et des couvertures dépourvues d’illustrations
En s’inspirant des livres de club et en donnant une singularité propre à chaque titre

En s’inspirant des livres de club et en donnant une singularité propre à chaque titre

Explication

Les couvertures inspirées des livres de club et la singularité accordée à chaque titre contribuent à faire du livre un objet désirable. Le format allongé et les illustrations en pleine page caractérisent une autre démarche éditoriale, celle d’Actes Sud.

18. Chez Sabine Wespieser en 2002, quel procédé modernise une couverture à la composition classique et rigoureusement typographique ?

Une typographie sans empattement rompt avec les codes traditionnels
Une illustration pleine page remplace le texte sur la couverture
Un format allongé transforme la silhouette du livre
Le texte devient subtilement image grâce à des touches de couleur

Le texte devient subtilement image grâce à des touches de couleur

Explication

Des touches de couleur font du texte une image subtile, tout en modernisant la composition classique de la couverture. La typographie sans empattement relève de la démarche attribuée à P.O.L., et non de celle de Sabine Wespieser.

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Pourquoi le manuscrit coûte-t-il cher à fabriquer ?

Il est recopié à la main.

Quelle part des livres est religieuse ?

Environ 99 %.

En quelle année Gutenberg invente-t-il l’imprimerie ?

En 1450.

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