★ À maîtriser
En 1450, Gutenberg invente l’imprimerie, qui mécanise l’impression des textes sans rendre les livres abordables, car les tirages restent petits.
Au XVIe siècle, le livre prend une forme plus moderne avec une couverture plus souple, un format plus petit, l’abandon des fermoirs et un titre sur le dos.
Le manuscrit est un produit de luxe coûteux à fabriquer, car il est recopié à la main, souvent par des moines copistes, et environ 99 % des livres sont religieux.
Compléments
Au IIIe siècle, des feuilles de papyrus assemblées forment le codex, dont les manuscrits sont protégés par une couverture solide en bois ou en cuir.
La reliure des manuscrits peut être décorée, fermée par une ficelle ou par des fermoirs à clé en métal, et sa décoration contribue à leur valeur.
★ À maîtriser
Vers 1820, les imprimeurs prennent en charge la reliure, le papier marbré se généralise et le livre connaît une petite démocratisation.
Vers 1840, les couvertures embossées à l’or et le remplacement du cuir par le tissu contribuent à la naissance de la couverture moderne, qui décrit et illustre le contenu plutôt que de seulement le protéger.
À partir de 1860, la chromolithographie permet des couvertures en couleurs et l’image contribue davantage à la vente des livres, marquant l’avènement du design graphique.
Compléments
En 1830, le livre devient un cadeau chic et peut recevoir une couverture amovible en papier de soie illustré, parfois utilisée à des fins commerciales.
Au XIXe siècle, la littérature devient profane plutôt que principalement religieuse.
Entre 1840 et 1860, l’industrialisation permet de reproduire mécaniquement un style médiéval, notamment par des embossages sur papier mâché.
Les paperbacks anglais sont de petits fascicules de gare peu coûteux, entièrement en papier et imprimés sur le même papier pour l’intérieur et la couverture, précurseurs du livre de poche.
Entre 1860 et 1880, les couvertures des beaux livres deviennent des supports artistiques plus librement composés, notamment grâce à la gravure sur bois et à la lithographie.
Vers 1890, l’influence japonaise dans l’art et la mode se retrouve notamment dans l’asymétrie des couvertures.
L’impression en couleurs rend l’image vendeuse et fait émerger le design graphique.
★ À maîtriser
Les couvertures Penguin associent une couleur à chaque thème :
En 1945, le jeu avec les caractères et la mise en page contribue à la naissance du graphisme moderne et à l’émergence du graphisme comme métier.
Après la Première Guerre mondiale, le graphisme des couvertures s’émancipe avec le symbolisme, le cubisme, l’inspiration soviétique et l’usage assumé de couleurs pleines.
Compléments
Entre 1935 et 1950, l’influence culturelle d’Hollywood rapproche la composition des couvertures de celle des affiches de films glamour et intensifie la concurrence éditoriale.
En 1942, Dell Publishing connaît un grand succès avec ses petits livres dont les quatrièmes de couverture présentent des plans et des personnages, appelés mapbacks, accompagnés d’illustrations surréalistes.
En 1948, Tschichold modernise les couvertures de Penguin.
Dans les années 1920-1930, la jaquette en papier imprimée en quadrichromie revient parce que la reliure en tissu coûte trop cher, et les lecteurs la conservent davantage.
★ À maîtriser
Dans les années 1960, l’essor de la photographie dans les magazines et la publicité favorise des couvertures photographiques ou abstraites et pousse les illustrateurs à se démarquer par l’abstraction ou l’ultra-réalisme.
Dans les années 1970, certaines couvertures expérimentent avec la typographie, les couleurs, l’abstraction, le psychédélisme et des compositions libérées des contraintes traditionnelles.
Compléments
Dans les années 1960, l’essor de la science-fiction et du fantastique accompagne le développement de la société de consommation.
La collection Fontana Modern Masters s’inspire de l’alphabet plastique de Vasarely et de l’art optique, avec des motifs répétitifs qui forment une œuvre à part entière.
La photographie ultra-réaliste s’oppose aux couvertures abstraites et imaginaires.
★ À maîtriser
En 1911, Gallimard crée la collection Blanche, dont la couverture crème, la typographie Didot et le lettrage rouge composent une identité sobre et classique.
En 1946, Pierre Faucheux devient le premier directeur artistique du Club Français du Livre, un club par abonnement qui permet l’expérimentation graphique et contribue à faire émerger le métier de directeur artistique en France.
En 1953, Hachette lance le premier livre de poche en France afin de rendre les livres attractifs pour un plus grand nombre, malgré les oppositions suscitées par cette initiative.
Compléments
📌 Pour Pierre Faucheux, chaque livre est unique et sa forme graphique doit être raccord avec son fond, tandis que l’identification de la maison d’édition n’est pas toujours prioritaire.
★ À maîtriser
En 1964, Pierre Faucheux rejoint Le Livre de poche et en réorganise l’aspect graphique par un classicisme à la française enrichi de typographie et de composition, en rupture avec les codes américains.
En 1971, Gallimard crée Folio, une collection de poche qui mêle illustration populaire et classicisme pour renouer avec les codes graphiques de la littérature française.
Compléments
Massin réalise de nombreuses couvertures de Folio et joue avec les lettres et les images pour donner un sens visuel à la typographie.
Massin est un directeur artistique autodidacte et polyvalent, actif notamment en photographie, direction artistique, affiches et graphisme.
★ À maîtriser
Compléments
En 1980, Actes Sud associe des illustrations en pleine page aux formats classiques et adopte un format allongé.
En 1983, P.O.L. adopte la typographie sans empattement Gill Sans, qui rompt avec les codes traditionnels.
En 2002, chez Sabine Wespieser, une couverture rigoureusement typographique et de composition classique est modernisée lorsque le texte devient subtilement image grâce à des touches de couleur.
Dans les années 2000, les éditions Cent pages développent des couvertures noires et typographiques.
Teste tes connaissances sur Histoire des couvertures de livres avec 18 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Pourquoi le manuscrit constitue-t-il un produit de luxe avant la mécanisation de l’impression ?
2. Quel effet l’invention de l’imprimerie par Gutenberg vers 1450 a-t-elle sur la production des livres ?
Mémorisez les concepts clés de Histoire des couvertures de livres avec 54 flashcards interactives.
Pourquoi le manuscrit coûte-t-il cher à fabriquer ?
Il est recopié à la main.
Quelle part des livres est religieuse ?
Environ 99 %.
En quelle année Gutenberg invente-t-il l’imprimerie ?
En 1450.
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