Fiche de révision : Histoire du genre et féminisme

Plan du Cours

  1. Histoire du genre
  2. Genre et modernité politique
  3. Exclusion civique des femmes
  4. Femmes dans la sphère publique
  5. Religion et congrégations féminines
  6. Éducation des filles
  7. Féminismes et révolutions
  8. Naissance du féminisme

1. Histoire du genre

Notions clés & Définitions

  • Histoire du genre : Approche historique qui examine la construction des identités plutôt que des différences présentées comme naturelles.
  • Le deuxième sexe : Essai majeur de Simone de Beauvoir (1949) qui soutient que l’identité féminine relève de la culture et de la société.
  • Histoire des femmes : Courant d’abord centré sur l’étude des femmes, souvent abordé via la vie quotidienne, les mœurs ou des figures politiques.
  • Gender history : Terme anglais associé à l’histoire du genre, notamment popularisé en histoire par des travaux à partir des années 1980.

Points essentiels

  • L’égalité des droits civils et civiques entre hommes et femmes devient largement un phénomène du dernier tiers du XXe siècle.
  • Avant les années 1960, l’histoire des femmes est le plus souvent traitée comme histoire des mœurs et du quotidien, ou centrée sur des reines et des récits de grands hommes.
  • Le deuxième sexe (1949) formule la thèse que l’identité féminine n’est pas donnée par la nature mais construite socialement.
  • L’histoire du genre se repère en deux étapes : des années 1960 aux années 1980, surtout militante et liée aux mouvements féministes, puis plus analytique.
  • Un article de Joan Scott paraît en 1986 avec l’idée de « Gender » comme catégorie utile d’analyse historique.
  • Par rapport à l’histoire des femmes, l’histoire du genre étudie des identités construites, la complémentarité entre masculin et féminin, et inclut aussi des identités marginales comme homosexuelles ou transgenre.

Astuce mémo

Beauvoir 1949 : « on ne naît pas femme » → donc le genre se fabrique; 1960-1980 militant puis 1986 « catégorie d’analyse ».

2. Genre et modernité politique

Notions clés & Définitions

  • Catégorie de genre : La catégorie de genre désigne des identités construites socialement, qui deviennent structurantes quand la société d’ordres se fragmente en d’autres classements.
  • Société d’ordres : Une société d’ordres est un cadre où la position sociale dépend d’abord de l’appartenance à des ordres juridiques hiérarchisés, avant leur disparition.
  • Intersection genre, race, civilisation : L’intersection désigne le fonctionnement conjoint de plusieurs catégories, ici le genre avec la race et la civilisation, pour produire des hiérarchies.
  • Masculinité moderne ambiguë : La masculinité moderne est décrite comme ambivalente, à la fois liée à la force et à la violence, ce qui n’existait pas aussi clairement dans les représentations antérieures.

Points essentiels

  • La modernité politique du long XIXe siècle exclut les femmes de la citoyenneté tout en faisant progressivement entrer les femmes dans la sphère publique.
  • Autour de 1800, la signification hiérarchisante des mots « hommes » et « femmes » change, rendant le partage des conditions plus structurant qu’auparavant.
  • La disparition de la société d’ordres fait émerger d’autres catégories comme la classe, le genre, la race et la civilisation, qui se croisent dans le jugement social.
  • Dans la tradition antique, l’ordre commande des différences entre hommes libres, femmes et esclaves, tandis qu’au XVIIIe siècle la différence devient pensée historiquement comme « différences de développement ».
  • Le XIXe siècle associe la question du « civiliser les autres » à une protection des femmes contre des violences supposées, ce qui nourrit des campagnes contre le voile en Égypte et contre les pieds bandés en Chine.
  • Le modèle bourgeois oppose un pouvoir masculin extérieur et une influence féminine domestique qui « civilise » la masculinité, et le siècle diffuse une supériorité morale des femmes sans revendication systématique de droits civiques.

Astuce mémo

Ordres → fin : nouvelles cases (classe/genre/race/civilisation) s’entrecroisent pour hiérarchiser.

3. Exclusion civique des femmes

Notions clés & Définitions

  • Libéralisme politique : Le libéralisme politique fonde la capacité politique sur l’autonomie de volonté d’un individu libre, adulte, rationnel et propriétaire.
  • Citoyen passif : Le citoyen passif bénéficie de droits, mais est présenté comme incapable de les exercer activement, notamment dans le cas des femmes et des pauvres.
  • Citoyen actif : Le citoyen actif est celui qui, en payant un certain impôt, accède seul à la pleine citoyenneté politique.
  • Citoyen-propriétaire : La théorie du citoyen-propriétaire réserve l’influence politique à ceux dont le statut de propriétaire garantit l’autonomie de volonté.
  • Mineure juridique : Dans le droit du XIXe siècle, la mineure juridique désigne une femme juridiquement placée sous l’autorité d’abord de son père puis de son mari.

Points essentiels

  • Dans le libéralisme, la citoyenneté politique n’est accordée qu’aux individus libres et propriétaires, ce qui exclut aussi les femmes jugées dépendantes de leurs pères et maris.
  • Depuis 1790, la Révolution distingue les citoyens passifs (femmes et pauvres) incapables d’exercer leurs droits et les citoyens actifs payant un impôt accédant à la pleine citoyenneté.
  • Le projet constitutionnel de l’abbé Sieyès (juillet 1789) affirme que tous ont la protection des droits, mais que tous n’ont pas le droit d’influer activement sur les pouvoirs publics, les femmes étant exclues dans l’état actuel.
  • Le Code Napoléon place les femmes comme des mineures sur le plan juridique : gestion des biens par le mari ou un conseil en cas de veuvage, et autorité transmise de père à mari.
  • En France au XIXe siècle, la femme n’est pas juridiquement assimilée à une esclave, même si des femmes esclaves existent dans les colonies jusqu’en 1848 selon le Code noir de 1685.

Astuce mémo

Actif = impôt (citoyenneté pleine) ; Passif = droits mais incapacité d’agir (femmes et pauvres).

4. Femmes dans la sphère publique

Notions clés & Définitions

  • Sociabilité féminine : La sociabilité féminine désigne la tendance des femmes à trouver dans les lieux de culte des occasions de lien social et d’activité collective.
  • Morale sexuelle religieuse : La morale sexuelle religieuse est un ensemble de valeurs qui associe chasteté au mariage, contrôle des excès masculins et valorisation de figures maternelles.
  • Congrégations religieuses féminines : Les congrégations religieuses féminines sont des organisations de religieuses dont l’expansion au XIXe siècle renforce l’insertion des femmes dans la société.
  • Étudiante bourgeoise : L’étudiante bourgeoise est une figure nouvelle qui apparaît dans les classes aisées à partir du dernier tiers du XIXe siècle.

Points essentiels

  • Au XIXe siècle, dans toutes les confessions et à tous les âges, la pratique religieuse des femmes dépasse celle des hommes.
  • Cette sur-pratique s’explique par la morale sexuelle (virginité puis mariage tardif) et par une sociabilité centrée sur les lieux de culte.
  • La morale religieuse réprouve des excès masculins comme le bal, le cabaret, l’alcoolisme et la débauche, tout en mettant en avant la « femme forte ».
  • Dans l’Europe catholique et, plus faiblement, ailleurs, l’expansion des congrégations féminines transforme le rapport entre femmes, catholicisme et société ; en France, elles passent de 7 500 « filles séculières » en 1789 (sur 55 000 religieuses) à 13 000 sœurs congréganistes puis 130 000 en 1880, avec 400 congrégations nouvelles au…
  • La sphère publique féminine reste surtout portée par la religion et l’éducation, tandis que la mixité des sexes hors élites demeure limitée à des cadres précis.
  • Le modèle des salons aristocratiques ou bourgeois du XVIIIe siècle, fondé sur une maîtresse de maison, s’efface progressivement au XIXe siècle.

Astuce mémo

Religion = (Morale sexuelle) + (Sociabilité au culte) → davantage d’espace public féminin.

5. Religion et congrégations féminines

Notions clés & Définitions

  • Sociabilité féminine religieuse : Mode de vie social des femmes centré sur les lieux de culte, où la pratique religieuse leur donne une “capacité sociale” et une autonomie relative.
  • Filles séculières : Religieuses non congréganistes, comptées séparément dans les chiffres au XVIIIe siècle avant l’essor des sœurs congréganistes.

Points essentiels

  • Le taux de pratique religieuse des femmes est supérieur à celui des hommes dans toutes les confessions et à tous les âges du XIXe siècle.
  • Deux facteurs expliquent cet écart : la morale sexuelle religieuse jugée favorable aux valeurs familiales et la sociabilité féminine qui trouve dans les lieux de culte des espaces privilégiés.
  • En Europe catholique, l’expansion des congrégations féminines devient un phénomène propre au XIXe siècle, avec en France 7 500 filles séculières en 1789 sur 55 000 religieuses, puis 13 000 sœurs congréganistes et 130 000 religieuses en 1880.
  • Le siècle voit la fondation de 400 congrégations nouvelles pendant le XIXe siècle.
  • Les religieuses répondent à une double demande sociale, centrée sur l’éducation et l’assistance, d’abord pour les femmes puis pour l’enfance et la vieillesse.
  • Cette organisation religieuse développe aussi une forme d’autonomie féminine grâce à une meilleure insertion dans la société et à une forte institutionnalisation.

Astuce mémo

Femmes = plus pratiquantes car Religion = Morale familiale + Sociabilité au culte, puis Congrégations : 7 500 (1789) → 13 000 congréganistes (1880).

6. Éducation des filles

Notions clés & Définitions

  • Alphabétisation des filles : Indicateur social qui mesure la capacité des filles à signer un acte officiel, ici l’acte de mariage.
  • Enseignement primaire public des filles : Action politique qui vise à scolariser les filles via une école organisée par l’État plutôt que par l’Église.
  • Lois Ferry : Ensemble de mesures républicaines qui soutiennent le développement de l’enseignement primaire public des filles à partir du début des années 1880.
  • Concurrence laïque et confessionnelle : Opposition durable entre école d’État et école tenue par des institutions religieuses, influençant la scolarisation et ses résultats.

Points essentiels

  • En 1866, deux tiers des hommes savent signer l’acte de mariage, contre la moitié des filles seulement.
  • En avril 1870, Jules Ferry présente l’instruction des filles comme une affaire de démocratie face à l’influence de l’Église.
  • La loi du 16 juin 1881 sur la gratuité scolaire favorise le rattrapage de l’enseignement public sur l’enseignement confessionnel.
  • Le rattrapage se fait dans un contexte de concurrence forte entre enseignement laïc d’État et enseignement confessionnel.
  • La question de l’éducation des filles est présentée comme un enjeu majeur du XIXe siècle en France.

Astuce mémo

Repère le décalage : en 1866, 2/3 des hommes signent l’acte, mais seulement 1/2 des filles.

7. Féminismes et révolutions

Notions clés & Définitions

  • Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne : Texte politique de 1791 qui revendique l’égalité en droits des femmes sur le modèle des droits de l’homme.
  • Société des citoyennes républicaines révolutionnaires : Association parisienne animée par Claire Lacombe et Pauline Léon, active pendant la Révolution jusqu’à sa suppression.
  • Louise Michel : Militante révolutionnaire, figure majeure de la Commune de Paris, déportée en Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880 puis revenue en France.
  • Fédération française des sociétés féministes : Organisation fondée en 1891 qui rassemble des sociétés militantes et marque l’entrée du féminisme dans le lexique politique contemporain.

Points essentiels

  • En septembre 1791, Olympe de Gouges affirme que la femme naît libre et égale à l’homme en droits avant d’être guillotinée le 3 novembre 1793.
  • Les 5 et 6 octobre 1789, des femmes (et des hommes déguisés en femmes) participent à la pression qui fait quitter Versailles à la famille royale.
  • Le 9 brumaire an II, la Convention nationale interdit les clubs de femmes, en déclarant que les droits politiques ne peuvent être exercés par elles.
  • En 1830, la revendication d’émancipation des femmes rejoint celle du prolétariat, notamment chez les disciples de Saint-Simon qui se voient toutefois accusés d’immoralité.
  • En Grande-Bretagne, une pétition pour le droit de vote des femmes est déposée en 1866 et un comité dédié est constitué dès 1867.
  • En France, des femmes obtiennent des avancées juridiques avant 1914 : droit de témoigner aux actes notariés en 1897, puis droit d’ester en justice en 1905.

Astuce mémo

1791 droits + 1793 guillotine : Gouges réclame l’égalité puis est exécutée le 3 novembre 1793.

8. Naissance du féminisme

Notions clés & Définitions

  • Mot féministe (1872) : Terme apparu en français dans un sens d’abord moqueur, utilisé pour viser les partisans des droits des femmes.
  • Suffragettes : Militantes féministes britanniques qui réclament le droit de vote des femmes et recourent à des actions parfois spectaculaires et violentes.
  • National Union of Women’s Suffrage Society : Grande structure de mobilisation anglaise créée en 1897 pour porter la campagne en faveur du suffrage féminin.
  • Anti-Suffrage League : Ligue créée en Angleterre en 1908 pour défendre un statut traditionnel de la femme et s’opposer aux suffragettes.

Points essentiels

  • Le mot « féministe » apparaît pour la première fois en 1872 dans un sens péjoratif, avant d’être repris dans un sens positif à partir des années 1880-1890.
  • En Grande-Bretagne, John Stuart Mill critique le mariage comme oppression et défend l’émancipation des femmes, ce qui soutient une première pétition pour le vote déposée en 1866.
  • Un comité pour le droit de vote des femmes est constitué en 1867, tandis que le mouvement se radicalise avec la National Union of Women’s Suffrage Society créée en 1897.
  • En 1894, les suffragettes rassemblent 250 000 signataires pour une nouvelle pétition au Parlement et organisent des manifestations parfois violentes et spectaculaires.
  • En France, une Ligue pour le droit des femmes est fondée en 1882 par Léon Richer sous le patronage de Victor Hugo, mais le suffrage reste un objectif plus limité.
  • Une contre-offensive anti-suffrage existe aussi : Mary Humphry Ward fonde une Anti-Suffrage League en 1908 et des militantes catholiques créent des ligues à Lyon (1901) et à Paris (1902).

Astuce mémo

Repère la chronologie : 1872 mot moqueur (Dumas fils), 1891 fédé (France), 1894 250 000 (suffragettes), 1908 contre-courant (Anti-Suffrage League).

Repères chronologiques

DateÉvénement
1949Parution du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir
1986Article de Joan Scott « Gender: A Useful Category of Historical Analysis »
1790Distinction révolutionnaire entre citoyens passifs et citoyens actifs
juillet 1789Projet de constitution de l’abbé Sieyès
16 juin 1881Loi Ferry sur la gratuité scolaire
1872Premier emploi du mot « féministe » dans un sens péjoratif (Alexandre Dumas fils)

Tableaux de synthèse

Histoire des femmes vs histoire du genre

AspectHistoire des femmesHistoire du genre
Construction identitaireInsiste surtout sur les femmes comme objet centralS’intéresse d’abord à la construction des identités (non fixes)
Rapport aux genresVision centrée sur les femmesComplémentarité masculin/féminin, pas que la masculinité « de soi »
Objets étudiésSouvent plus centré sur les femmesInclut aussi des identités marginales (homosexuelles, transgenre, etc.)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « histoire des femmes » (centrée sur les femmes) et « histoire du genre » (construction des identités, complémentarité masculin/féminin, et identités marginales).
  2. Croire que l’exclusion politique vient d’une simple « dévalorisation » des femmes : le cours insiste sur l’historicité des catégories et sur leur fonction dans l’ordre social.
  3. Mélanger citoyens passifs et actifs : « passif » = droits mais incapacité d’exercer, tandis que « actif » = paye un impôt et accède seul à la pleine citoyenneté.
  4. Prendre la « mineure juridique » (femme placée sous autorité du père puis du mari) pour une assimilation juridique à l’esclavage : le cours distingue la situation des femmes et celle des esclaves en colonies (jusqu’en 1848).
  5. Interpréter la supériorité morale des femmes comme une reconnaissance de droits politiques : le cours souligne que ce discours peut circuler sans revendications juridiques.
  6. Oublier que le rattrapage scolaire (lois Ferry) se fait dans un contexte de concurrence vive laïque/confessionnelle, et ne se résume pas à « l’école gagne partout ».
  7. Retenir la chronologie des féminismes comme homogène : le cours distingue d’abord un féminisme revendicatif (1960-1980 dans l’historiographie) puis une étape plus analytique, et aussi des trajectoires nationales (GB vs France).

Checklist Examen

  1. Citer la thèse de Simone de Beauvoir ( « On ne naît pas femme, on le devient » ) et expliquer en quoi elle fonde l’histoire du genre.
  2. Définir les différences de regard entre histoire des femmes et histoire du genre : construction, complémentarité des genres, prise en compte d’identités marginales.
  3. Expliquer la logique libérale d’exclusion : capacité politique fondée sur l’autonomie de volonté (libre, adulte, rationnel et propriétaire) et ses conséquences pour les femmes.
  4. Maîtriser la distinction révolutionnaire citoyens passifs/citoyens actifs et la formulation associée au projet de Sieyès (droits de protection vs participation active).
  5. Décrire ce que signifie « mineure juridique » dans le Code Napoléon (autorité père puis mari, gestion des biens, systèmes de filiation/transmission).
  6. Expliquer les facteurs de la forte présence des femmes dans la sphère publique par la religion : morale sexuelle et sociabilité aux lieux de culte.
  7. Donner les repères chiffrés sur les congrégations en France (filles séculières, sœurs congréganistes, religieuses) et relier à la demande sociale d’éducation/assistance.
  8. Résumer l’évolution de l’éducation des filles en France à partir des chiffres d’alphabétisation (signature) et des lois Ferry (notamment gratuité scolaire) et la concurrence laïque/confessionnelle.
  9. Connaître les temps forts des femmes et des révolutions : Déclaration d’Olympe de Gouges (et sa guillotine), participation du 5-6 octobre 1789, interdiction des clubs de femmes (9 brumaire an II).
  10. Retracer les débuts du féminisme en Europe : apparition du mot « féministe » (1872), rôle de la Grande-Bretagne (Mill, pétition 1866, Women’s Suffrage Committee, National Union 1897, pétition 1894), et spécificités françaises (Ligue 1882, candidatures 1881, progrès juridiques avant 1914).

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Histoire du genre — définition ?

Approche qui étudie la construction sociale des identités.

Le Deuxième Sexe — auteur ?

Simone de Beauvoir (1949).

Histoire des femmes — focus ?

Vie quotidienne, figures politiques, mœurs.

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