📌 La mémoire est un souvenir affectif, subjectif et sélectif d’un événement, tandis que l’histoire est une science humaine fondée sur une distance critique, une méthode et la confrontation de sources.
📌 L’historien se place sur le terrain de la connaissance et non sur celui de la morale ou de la justice, car « l’historien n’est ni un policier, ni un juge, ni un moraliste ». — Pascal ORY
Mémoire vécue et subjective ≠ histoire distante et critique
★ À maîtriser
Compléments
Demandes mémorielles → débats historiques et politiques
★ À maîtriser
Compléments
Amnistie → occultation → retour du refoulé → hypermnésie
★ À maîtriser
📌 Le révisionnisme est l’ancien nom donné au négationnisme par ses promoteurs, alors que réviser l’interprétation d’un fait historique ne permet pas d’en nier la réalité établie.
📌 La loi Gayssot de 1990 ouvre la pénalisation du négationnisme dans un cadre général de lutte contre le racisme.
Compléments
Réviser une interprétation ≠ nier des faits établis
★ À maîtriser
Raphaël Lemkin, juriste polonais d’origine juive, est à l’origine du mot « génocide » et voulait que le droit international protège les groupes ethniques ou religieux.
La définition juridique internationale du génocide est reconnue par l’ONU en 1948 et désigne l’intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux.
Compléments
Lemkin protège les groupes, Lauterpacht protège les individus
★ À maîtriser
Compléments
Preuves → procès → qualifications pénales → condamnations
★ À maîtriser
📌 La Cour internationale de Justice règle les différends entre États, tandis que la Cour pénale internationale juge des individus accusés des crimes les plus graves.
La Cour internationale de Justice, créée en 1945 par l’ONU et située à La Haye, exerce des compétences contentieuse et consultative sans poursuivre directement les individus.
La Cour pénale internationale a été créée en 1998, est entrée en fonction en 2002 et est régie par le statut de Rome.
Compléments
CIJ : États ; CPI : individus
★ À maîtriser
La Shoah désigne en France le génocide des Juifs d’Europe, tandis que le terme Porajmos désigne le génocide des Tsiganes.
Entre 54 % et 64 % de la population juive européenne a disparu pendant le génocide, contre 25 % de la population tsigane.
Les principaux moyens et lieux d’extermination sont:
Compléments
Shoah nomme le génocide juif, Porajmos celui des Tsiganes
★ À maîtriser
Le musée d’Auschwitz est créé en 1947 comme musée du martyre de la nation polonaise et des autres nations, ce qui privilégie d’abord une mémoire polonaise et antifasciste.
Auschwitz est à la fois le plus grand cimetière juif, avec environ un million de morts, et un important cimetière polonais, avec 75 000 morts.
Compléments
📌 Auschwitz-Birkenau doit être préservé contre le tourisme de masse, les dégradations, la marchandisation et les usages irrespectueux, mais aussi contre le négationnisme.
Mémoire polonaise dominante → reconnaissance progressive de la spécificité juive
En 1945, les Juifs et les Tsiganes sont souvent traités comme les autres survivants de la guerre, car le terme de génocide n’est pas encore appliqué à leurs souffrances.
Le procès Eichmann donne une nouvelle importance aux témoignages, dont la concordance libère la parole des victimes et transforme le statut du témoin.
📌 En 1964, le droit français établit l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité, puis l’ONU adopte la même mesure en 1968.
Silence → témoignages → documentation → procès
★ À maîtriser
Les persécutions ont notamment compris:
Aucun témoin tsigane n’a été appelé au tribunal de Nuremberg et leur mémoire a été reconnue tardivement, notamment en Allemagne en 1982 et en France en 2016.
Compléments
Silence culturel et oubli politique → reconnaissance tardive
★ À maîtriser
La rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 mobilise 350 policiers et gendarmes français sous l’autorité de leurs chefs.
Soixante-quatorze trains partent de France vers Auschwitz et 76 000 Juifs de France ne reviennent pas de déportation.
Compléments
Barbie → Touvier → Papon
| Dimension | Mémoire | Histoire |
|---|---|---|
| Rapport au passé | Vécu, affectif et subjectif | Distance critique et contextualisation |
| Méthode | Récits, témoignages et commémorations | Confrontation de sources diverses |
| Finalité | Émotion, identité et reconnaissance | Connaissance et recherche de vérité |
| Risque | Sélection et instrumentalisation | Interprétations divergentes fondées sur les sources |
| Institution | Personnes ou acteurs jugés | Fonction |
|---|---|---|
| CIJ | États | Règle les différends entre États et exerce des compétences contentieuse et consultative |
| CPI | Individus | Juge les crimes les plus graves selon le statut de Rome |
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1. Quelle proposition décrit correctement les persécutions subies par les Tsiganes pendant la période nazie ?
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Qu'est-ce qui distingue la mémoire de l'histoire ?
La mémoire est affective et subjective, l'histoire est critique et méthodique.
Comment l'histoire produit-elle une connaissance critique du passé ?
En confrontant des sources diverses et en replaçant les faits dans leur contexte.
Qu'est-ce que la mémoire dans le contexte d'un événement ?
Un ressenti personnel ou collectif vécu affectivement.
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