QCM : Imagerie satellite en géosciences (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche correspond à la télédétection ?

Observer à distance les terres émergées en excluant l’atmosphère et les océans
Mesurer la surface terrestre par des instruments en contact avec le sol
Acquérir des images à distance pour étudier la Terre sans contact direct
Produire des images de la Terre sans en tirer d’informations

Acquérir des images à distance pour étudier la Terre sans contact direct

Explication

La télédétection acquiert des images et des informations à distance sur la surface terrestre, l’atmosphère et les océans, sans contact direct. La mesure au contact confond les méthodes, l’exclusion des océans et de l’atmosphère réduit indûment son champ, et l’absence d’analyse omet l’obtention d’informations.

2. Dans une chaîne de télédétection, un capteur a détecté le rayonnement réfléchi par un objet et les données ont été transmises puis traitées. Quelle étape vient ensuite avant les applications ?

Mettre directement en œuvre les applications
Choisir la source d’énergie ou l’illumination
Interpréter et analyser l’information obtenue
Étudier l’interaction du rayonnement avec l’objet

Interpréter et analyser l’information obtenue

Explication

Après la détection, la transmission et le traitement, la chaîne prévoit l’interprétation et l’analyse, puis les applications. L’illumination et l’interaction avec l’objet ont lieu plus tôt, tandis que les applications suivent l’analyse.

3. Une onde électromagnétique se propage dans une direction donnée. Quelle relation caractérise ses champs électrique et magnétique ?

Un seul champ vibre perpendiculairement à la propagation
Les deux champs vibrent dans la direction de propagation, l’un après l’autre
Les deux champs vibrent simultanément, parallèlement à la propagation
Les deux champs vibrent simultanément, perpendiculairement à la propagation

Les deux champs vibrent simultanément, perpendiculairement à la propagation

Explication

Une onde électromagnétique comporte des vibrations simultanées des champs électrique et magnétique, perpendiculaires à la direction de propagation. Une vibration parallèle correspond à la confusion avec une onde longitudinale; l’alternance et la présence d’un seul champ contredisent la définition.

4. Un laboratoire classe un rayonnement en mesurant sa fréquence, sans examiner sa couleur. Quelle notion utilise-t-il ?

Le domaine infrarouge, défini par une gamme de longueurs d’onde
Le domaine visible, défini par les couleurs perceptibles
Le spectre électromagnétique, défini par la fréquence ou la longueur d’onde
La propagation électromagnétique, définie par la vibration des champs

Le spectre électromagnétique, défini par la fréquence ou la longueur d’onde

Explication

Le spectre électromagnétique décompose un rayonnement en fonction de sa fréquence ou de sa longueur d’onde. Le domaine visible et l’infrarouge sont des régions du spectre, tandis que la propagation décrit le comportement de l’onde.

5. Un capteur enregistre une longueur d’onde de 0,55 μm0{,}55\,\mu\text{m}. À quelle partie du spectre appartient-elle, et peut-elle être associée à une couleur perceptible par l’être humain ?

À l’infrarouge, et elle peut être associée à une couleur perceptible
À l’ultraviolet, et elle peut être associée à une couleur perceptible
Au visible, mais elle ne peut pas être associée à une couleur perceptible
Au visible, et elle peut être associée à une couleur perceptible

Au visible, et elle peut être associée à une couleur perceptible

Explication

La longueur d’onde 0,55 μm0{,}55\,\mu\text{m} se situe entre 0,4 μm0{,}4\,\mu\text{m} et 0,7 μm0{,}7\,\mu\text{m} : elle appartient donc au visible, la partie du spectre associée aux couleurs perceptibles par l’être humain. L’ultraviolet et l’infrarouge sont des régions distinctes, et nier la perception des couleurs contredit cette caractéristique du visible.

6. Un faisceau atteint une surface : une partie est retenue par le matériau, une autre le traverse et une troisième repart dans une direction différente. Quelles interactions sont présentes ?

Absorption, transmission et réfraction
Transmission, diffusion et émission
Absorption, réflexion et réémission
Absorption, transmission et réflexion

Absorption, transmission et réflexion

Explication

Une cible peut absorber une partie du rayonnement, en transmettre une autre et réfléchir le reste en changeant sa direction. La réémission caractérise le devenir de l’énergie absorbée, tandis que diffusion et réfraction ne désignent pas ici les trois interactions décrites.

7. Pour acquérir des données par télédétection au-dessus d’une région où l’atmosphère absorbe fortement certaines longueurs d’onde, quelle plage du spectre faut-il privilégier ?

Un pic atmosphérique à forte absorption
Une bande de réflexion maximale de la surface
Une fenêtre atmosphérique à faible absorption
Une plage de transmission maximale dans la cible

Une fenêtre atmosphérique à faible absorption

Explication

Une fenêtre atmosphérique est une plage spectrale où l’absorption est très faible, ce qui la rend privilégiée en télédétection. Un pic d’absorption correspond au phénomène opposé; la réflexion de la surface et la transmission dans la cible ne définissent pas une fenêtre atmosphérique.

8. Un satellite reste à la verticale de la même région terrestre, tandis qu’un autre repasse au-dessus de cette région à la même heure chaque jour. Comment classer ces deux satellites, dans cet ordre ?

Géostationnaire, puis héliosynchrone
Géostationnaire, puis géostationnaire
Héliosynchrone, puis géostationnaire
Héliosynchrone, puis héliosynchrone

Géostationnaire, puis héliosynchrone

Explication

Un satellite géostationnaire accompagne la rotation terrestre et reste à la verticale d’un point; un satellite héliosynchrone passe au-dessus du même point à la même heure. Confondre ces deux critères revient à échanger immobilité apparente et répétition de l’heure de passage.

9. Un satellite suit une orbite circulaire dont le plan contient l’axe de rotation terrestre et se trouve à 900 km d’altitude. Quelle catégorie correspond à ces caractéristiques ?

Une orbite circulaire équatoriale
Une orbite héliosynchrone
Une orbite géostationnaire
Une orbite elliptique polaire

Une orbite héliosynchrone

Explication

Les orbites héliosynchrones sont généralement circulaires et polaires, et leur altitude se situe entre 300 et 1 500 km; 900 km correspond à cette plage. Une orbite géostationnaire est située bien plus haut et les orbites équatoriales ne contiennent pas l’axe terrestre dans leur plan.

10. En télédétection, que désigne un capteur ?

Une région du spectre produite par le traitement numérique d’une image
Un appareil qui acquiert des images à distance et capte différentes régions du spectre
Une image obtenue après le traitement de données recueillies à distance
Un satellite qui transporte des instruments autour de la Terre

Un appareil qui acquiert des images à distance et capte différentes régions du spectre

Explication

Un capteur acquiert des images à distance et capte l’information dans différentes régions du spectre, chacune donnant un canal ou une bande. L’image traitée désigne un résultat, le satellite est le porteur, et une bande correspond à l’image d’une région spectrale.

11. Un instrument émet sa propre radiation vers le sol, puis mesure la radiation réfléchie par la surface terrestre. De quel type de capteur s’agit-il ?

Un capteur passif
Un capteur actif
Un capteur photographique
Un capteur optico-électronique

Un capteur actif

Explication

Un capteur actif produit sa propre radiation et reçoit celle que réfléchit la surface terrestre. Un capteur passif reçoit le rayonnement réfléchi sans que sa définition implique une émission propre; les deux autres réponses désignent des catégories d’instruments passifs.

12. Une équipe compare deux images satellitaires et cherche à savoir quelle dimension du terrain est représentée par un pixel. Quelle résolution doit-elle examiner ?

La résolution radiométrique
La résolution temporelle
La résolution spatiale
La résolution spectrale

La résolution spatiale

Explication

La résolution spatiale correspond à la taille du pixel et renseigne donc sur la dimension du terrain représentée par celui-ci. La résolution spectrale concerne les régions du spectre, la radiométrique les intervalles d’intensité et la temporelle l’intervalle entre deux captures.

13. Pour distinguer deux images, une analyste compare à la fois le nombre de régions spectrales enregistrées et la largeur de ces régions. Quelle résolution évalue-t-elle ?

La résolution radiométrique
La résolution spectrale
La résolution spatiale
La résolution temporelle

La résolution spectrale

Explication

La résolution spectrale est déterminée par le nombre et la largeur des régions du spectre capturées. La taille des pixels relève de la résolution spatiale, les intervalles d’intensité de la radiométrique et la cadence des captures de la temporelle.

14. Un laboratoire veut comparer le nombre de niveaux d’intensité qu’un capteur peut enregistrer. Quelle résolution doit-il étudier ?

La résolution radiométrique
La résolution spatiale
La résolution temporelle
La résolution spectrale

La résolution radiométrique

Explication

La résolution radiométrique correspond au nombre d’intervalles d’intensité qui peuvent être capturés. Les régions spectrales relèvent de la résolution spectrale, la taille des pixels de la spatiale et l’intervalle entre captures de la temporelle.

15. Un observatoire veut savoir combien de temps sépare deux prises d’image de la même région. Quelle résolution répond à cette question ?

La résolution spectrale
La résolution spatiale
La résolution radiométrique
La résolution temporelle

La résolution temporelle

Explication

La résolution temporelle est l’intervalle de temps entre deux captures d’une même région. La résolution spatiale concerne la taille du pixel, la spectrale les régions capturées et la radiométrique les intervalles d’intensité.

16. Une équipe veut exploiter des images satellites pour mesurer les vitesses du vent au-dessus de la mer. Quelle méthode d’imagerie correspond à cet objectif ?

Le suivi des hydrocarbures
L’observation de la pollution atmosphérique
La scatterométrie
La constitution de séries temporelles

La scatterométrie

Explication

La scatterométrie permet d’analyser les vitesses de vent à partir de l’imagerie satellite. Le suivi des hydrocarbures concerne les nappes en mer, la pollution atmosphérique porte sur les polluants, et les séries temporelles servent à suivre l’évolution d’une région dans le temps.

17. Une étude environnementale par satellite compare la fonte des glaces en Himalaya et en Patagonie, la déforestation en Rondônia et les sables du Sahara. Quel domaine général ces exemples illustrent-ils ?

Des exemples de suivi des catastrophes naturelles
Des applications environnementales de l’imagerie spatiale
Des observations consacrées à la fonte des glaces
Des secteurs d’emploi en télédétection

Des applications environnementales de l’imagerie spatiale

Explication

La fonte des glaces, la déforestation et les sables du Sahara figurent parmi les applications environnementales observées par imagerie spatiale. Le suivi des catastrophes naturelles concerne notamment les inondations, les éruptions et les feux, tandis que les débouchés décrivent des secteurs professionnels.

18. Une diplômée souhaite utiliser l’imagerie satellite pour contribuer au suivi des populations d’éléphants et d’autres grands mammifères. Quel débouché correspond le mieux à son projet ?

Une activité liée à l’agriculture
Un poste de recherche environnementale universitaire
Une ONG de suivi de la faune sauvage
Un service de prévisions météorologiques

Une ONG de suivi de la faune sauvage

Explication

Les ONG qui suivent la faune sauvage, notamment les populations d’éléphants ou de grands mammifères, font partie des débouchés de la télédétection. L’agriculture, la recherche universitaire et les prévisions météorologiques sont aussi des débouchés, mais ne correspondent pas à l’objectif de suivi de la faune décrit ici.

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Qu’est-ce que la télédétection selon le Centre Canadien de Télédétection ?

L’ensemble des techniques qui acquièrent des images à distance pour obtenir des informations sans contact direct.

Quelles surfaces la télédétection permet-elle d’étudier ?

La surface terrestre, l’atmosphère et les océans.

Quelles étapes suivent l’illumination dans le processus de télédétection ?

Le rayonnement traverse l’atmosphère, interagit avec l’objet, puis est détecté, transmis et traité, interprété et analysé avant ses applications.

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