QCM : Images, cartes et projections géographiques — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels aspects la géographie prend-elle en compte pour décrire le globe terrestre ?

Les aspects naturels, anthropiques et sociaux, selon l’échelle et le temps
Les frontières politiques, indépendamment de la spatialité et de la temporalité
Les activités économiques, sans intégrer les phénomènes naturels
Les reliefs et les climats, sans considérer les sociétés humaines

Les aspects naturels, anthropiques et sociaux, selon l’échelle et le temps

Explication

La géographie décrit le globe en combinant les dimensions naturelles, anthropiques et sociales, tout en considérant l’échelle, la spatialité et la temporalité. La réduire aux reliefs et aux climats correspondrait à une approche physique trop limitée.

2. Pourquoi l’analyse géographique confronte-t-elle les cartes, les images et les photographies à un regard critique ?

Parce que ces représentations dépendent de supports, de perceptions et d’interprétations
Parce que ces documents présentent des connaissances définitives sur les territoires
Parce que ces représentations décrivent les territoires sans choix ni transformation
Parce que ces supports remplacent l’observation directe des phénomènes spatiaux

Parce que ces représentations dépendent de supports, de perceptions et d’interprétations

Explication

L’analyse géographique mobilise la perception, des supports documentaires et l’esprit critique, car toute représentation est construite et peut évoluer. L’idée d’une connaissance définitive ne tient pas compte du rôle du support et de l’interprétation.

3. Comment Lévi et Lussault définissent-ils l’image en 2003 ?

Comme une construction cartographique plane décrivant des phénomènes localisables
Comme une représentation visuelle, matérielle ou mentale, d’une réalité concrète ou abstraite
Comme une interprétation personnelle dépourvue de toute dimension visuelle
Comme une photographie matérielle reproduisant fidèlement un objet physique

Comme une représentation visuelle, matérielle ou mentale, d’une réalité concrète ou abstraite

Explication

Pour Lévi et Lussault, l’image peut être matérielle ou mentale et représenter une réalité concrète ou abstraite. La réduire à une photographie matérielle exclut les images mentales et les réalités abstraites.

4. Quelle progression décrit correctement les différents degrés de représentation d’une image géographique ?

La photographie interprète, le croquis révèle une structure et le chorème reproduit les détails
La photographie simplifie, le croquis reproduit fidèlement et le chorème évoque une impression
La photographie privilégie la fidélité, le croquis simplifie et le chorème révèle une structure
La photographie évoque, le croquis conserve tous les détails et le chorème décrit une apparence

La photographie privilégie la fidélité, le croquis simplifie et le chorème révèle une structure

Explication

La photographie vise la fidélité, tandis que le croquis simplifie et que le chorème met en évidence une structure profonde. Confondre ces fonctions revient à inverser les degrés de représentation propres à chaque forme.

5. Quelle définition correspond à la carte selon le Comité Français de Cartographie ?

Une image mentale destinée à exprimer la perception individuelle d’un territoire
Une photographie détaillée montrant directement l’apparence d’un espace
Une représentation géométrique conventionnelle, généralement plane, de phénomènes localisables
Un tableau statistique regroupant des données sans référence à leur localisation

Une représentation géométrique conventionnelle, généralement plane, de phénomènes localisables

Explication

La carte est une représentation géométrique et conventionnelle, généralement plane, de phénomènes concrets ou abstraits localisables dans l’espace. Une photographie ne repose pas sur les mêmes conventions géométriques et cartographiques.

6. Quelle opération intervient dans la réalisation d’une carte ?

Les phénomènes sont dessinés d’après une impression personnelle sans données préalables
Les informations sont diffusées avant d’être organisées pour un territoire donné
Le territoire est reproduit automatiquement sans sélection ni transformation des données
Les données sont collectées, regroupées et traitées selon les choix du cartographe

Les données sont collectées, regroupées et traitées selon les choix du cartographe

Explication

Une carte résulte d’un processus de collecte, de regroupement et de traitement des données, orienté par les choix du cartographe. Elle n’est donc pas une reproduction automatique et neutre du territoire.

7. Quelle fonction caractérise notamment l’usage géographique d’une carte ?

Elle remplace l’analyse en fournissant une interprétation identique pour tous les lecteurs
Elle reproduit les territoires sans sélection afin de garantir une communication entièrement neutre
Elle permet de représenter, analyser et comparer les territoires tout en transmettant un message
Elle sert principalement à décorer les documents présentant des phénomènes spatiaux

Elle permet de représenter, analyser et comparer les territoires tout en transmettant un message

Explication

Une carte sert notamment à représenter spatialement, comprendre, organiser, analyser et comparer les territoires, ainsi qu’à faire passer un message. Elle implique cependant des choix de sélection et de représentation, ce qui rend illusoire l’idée d’une communication entièrement neutre.

8. Comment G. Palsky caractérise-t-il une carte dans Hypergéo ?

Comme une image vraie dès lors qu’elle utilise des coordonnées
Comme une mesure exacte indépendante de tout choix
Comme une reproduction exhaustive et neutre du monde
Comme un construit orienté, sélectif et potentiellement partial

Comme un construit orienté, sélectif et potentiellement partial

Explication

G. Palsky présente la carte comme une construction orientée, partielle et sélective, qui peut être vraie ou fausse. L’idée d’un reflet neutre et exhaustif confond la carte avec la réalité qu’elle représente.

9. Pour interpréter de manière critique une carte, quelles informations faut-il notamment examiner en plus de son contenu ?

Son échelle, ses couleurs, son titre et son orientation
La superficie représentée, le relief, la population et le climat
Son producteur, sa date, son objectif et son public
Le nombre de symboles, la forme du cadre, la légende et le papier

Son producteur, sa date, son objectif et son public

Explication

Une lecture critique doit identifier qui a produit la carte, quand, dans quel but et pour quel public. Examiner seulement ses éléments graphiques ne permet pas de comprendre les choix et les intentions qui l’orientent.

10. Qu’est-ce qu’une projection cartographique ?

Un découpage politique organisant les territoires représentés
Une légende décrivant les symboles utilisés sur une carte
Un procédé mathématique reportant une sphère sur un plan
Un relevé direct des continents effectué depuis le sol

Un procédé mathématique reportant une sphère sur un plan

Explication

Une projection cartographique utilise des calculs mathématiques pour reporter les points d’une surface sphérique sur un plan. Une légende ou un découpage politique ne transforme pas géométriquement une sphère en surface plane.

11. Pourquoi toute carte plane comporte-t-elle des déformations de la Terre ?

Parce que les cartes privilégient nécessairement les frontières politiques
Parce que les coordonnées géographiques sont toujours imprécises
Parce que les continents changent de forme au cours du tracé
Parce qu’une surface plane ne peut pas représenter parfaitement une sphère

Parce qu’une surface plane ne peut pas représenter parfaitement une sphère

Explication

Le passage d’une sphère à un plan entraîne nécessairement une altération des surfaces ou des formes. L’imprécision des coordonnées ou le choix des frontières n’explique pas cette contrainte géométrique fondamentale.

12. Quelle comparaison entre Mercator et Gall-Peters est correcte ?

Mercator conserve les formes, tandis que Gall-Peters conserve les surfaces
Mercator conserve les surfaces, tandis que Gall-Peters conserve les directions
Mercator déforme les formes, tandis que Gall-Peters respecte les itinéraires
Mercator respecte les proportions, tandis que Gall-Peters conserve les formes

Mercator conserve les formes, tandis que Gall-Peters conserve les surfaces

Explication

Mercator est conforme : elle préserve les formes et les directions, mais altère les surfaces. Gall-Peters est équivalente : elle respecte les surfaces et les proportions, au prix d’une déformation des formes.

13. Quelle association entre type de projection et zone latitudinale est correcte ?

Azimutale pour les basses latitudes, cylindrique pour les moyennes et conique pour les hautes
Cylindrique pour les hautes latitudes, conique pour les basses et azimutale pour les moyennes
Cylindrique pour les basses latitudes, conique pour les moyennes et azimutale pour les hautes
Conique pour les basses latitudes, azimutale pour les moyennes et cylindrique pour les hautes

Cylindrique pour les basses latitudes, conique pour les moyennes et azimutale pour les hautes

Explication

Les projections cylindriques conviennent aux basses latitudes, les coniques aux latitudes moyennes et les azimutales aux hautes latitudes. Les autres associations inversent ces domaines d’adaptation.

14. Pourquoi la projection de Lambert est-elle adaptée à la représentation de la France ?

Elle utilise une projection azimutale qui maintient les distances entre toutes les villes
Elle applique une projection aphylactique qui supprime les déformations des frontières
Elle combine une projection conforme et une projection conique limitant les déformations
Elle combine une projection équivalente et une projection cylindrique conservant les surfaces

Elle combine une projection conforme et une projection conique limitant les déformations

Explication

Pour la France, Lambert associe la conformité, qui respecte les formes sans conserver exactement les tailles, à une projection conique qui réduit les déformations. Cette projection ne supprime pas toutes les altérations et ne repose pas sur une construction cylindrique ou azimutale.

15. Quelle caractéristique distingue principalement la cartographie topographique d’une carte thématique ?

Elle présente des données statistiques sans décrire la configuration du terrain.
Elle représente avec précision les formes, les dimensions et les objets permanents du terrain.
Elle localise des itinéraires en privilégiant les réseaux de transport visibles.
Elle analyse un phénomène particulier à l’aide d’une information spécialisée.

Elle représente avec précision les formes, les dimensions et les objets permanents du terrain.

Explication

La cartographie topographique décrit précisément la position, la forme, les dimensions et l’identification des éléments du terrain. Une carte thématique se concentre plutôt sur un phénomène déterminé, sans avoir pour objectif principal de représenter l’ensemble des formes et objets du terrain.

16. Lorsqu’une carte topographique est conçue, quelle règle concerne l’organisation de sa légende ?

Les symboles sont choisis librement sans relation avec les catégories d’objets.
Les informations sont disposées selon leur importance visuelle, sans classification.
Les éléments naturels et construits sont réunis dans une même catégorie graphique.
Les types d’éléments représentés sont regroupés selon des conventions distinctes.

Les types d’éléments représentés sont regroupés selon des conventions distinctes.

Explication

La légende d’une carte topographique est organisée et respecte des conventions, avec des types d’éléments qui ne doivent pas être mélangés. Une organisation fondée uniquement sur l’importance visuelle ne garantit pas la distinction conventionnelle entre les catégories cartographiques.

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Qu'est-ce que la géographie selon sa définition scientifique ?

Une science évolutive qui décrit le globe terrestre selon des aspects naturels, anthropiques et sociaux.

Quels aspects la géographie prend-elle en compte pour décrire le globe ?

Les aspects naturels, anthropiques et sociaux.

Quels trois éléments la géographie considère-t-elle dans son analyse ?

L’échelle, la spatialité et la temporalité.

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