QCM : Intro 1 - Immeubles littéraires (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction fondamentale oppose l’immeuble de Georges Perec à celui étudié par Ruth Zylberman ?

Le premier est réel, tandis que le second est un décor entièrement imaginaire.
Le premier est fictif, tandis que le second est un lieu réel étudié historiquement.
Le premier appartient au Xe arrondissement, tandis que le second se trouve dans le XVIIe.
Le premier est étudié depuis le Moyen Âge, tandis que le second apparaît dans un récit contemporain.

Le premier est fictif, tandis que le second est un lieu réel étudié historiquement.

Explication

L’adresse de Perec relève de la fiction, alors que Zylberman enquête sur un immeuble parisien réel. L’inversion des deux statuts constitue la confusion la plus plausible.

2. À quelle adresse et dans quel arrondissement Georges Perec situe-t-il son immeuble fictif ?

Au 209 rue Saint-Maur, dans le XVIIe arrondissement.
Au 11 rue Simon-Crubellier, dans le Xe arrondissement.
Au 209 rue Saint-Maur, dans le Xe arrondissement.
Au 11 rue Simon-Crubellier, dans le XVIIe arrondissement.

Au 11 rue Simon-Crubellier, dans le XVIIe arrondissement.

Explication

Perec situe son immeuble fictif au 11 rue Simon-Crubellier, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Le 209 rue Saint-Maur appartient à l’enquête historique de Zylberman et se trouve dans le Xe arrondissement.

3. Comment Ruth Zylberman aborde-t-elle le 209 rue Saint-Maur ?

Elle en propose une fiction située dans le XVIIe arrondissement à une date précise.
Elle en retrace l’histoire depuis le Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui en étudiant le lieu et ses habitants.
Elle analyse un immeuble imaginaire à travers les déplacements d’un seul personnage.
Elle limite son enquête à l’architecture actuelle des bâtiments donnant sur la rue.

Elle en retrace l’histoire depuis le Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui en étudiant le lieu et ses habitants.

Explication

Zylberman suit l’histoire du 209 rue Saint-Maur sur une longue durée et s’intéresse à la fois à l’immeuble et à ses habitants. L’étude ne se réduit donc ni à une fiction ni à l’architecture présente.

4. Que désigne la monographie d’un immeuble dans la démarche historique présentée par Philippe Artières ?

Le récit autobiographique d’un habitant racontant son parcours personnel.
L’histoire d’un lieu sur plusieurs siècles à partir d’archives et de récits oraux.
La description architecturale d’un bâtiment observé pendant une période courte.
Le classement administratif des logements selon leur fonction et leur superficie.

L’histoire d’un lieu sur plusieurs siècles à partir d’archives et de récits oraux.

Explication

La monographie fait l’histoire d’un lieu sur plusieurs centaines d’années en croisant les traces d’archives et les récits transmis oralement. Une simple description architecturale ne rend pas compte de cette profondeur historique.

5. Pourquoi la mise en relation des histoires des occupants est-elle essentielle pour Artières ?

Elle permet de sélectionner l’habitant représentant le mieux l’histoire du lieu.
Elle remplace les archives par des témoignages plus récents sur le quartier.
Elle transforme les récits individuels en une chronologie architecturale du bâtiment.
Elle permet de comprendre comment des trajectoires diverses ont coexisté dans un même immeuble.

Elle permet de comprendre comment des trajectoires diverses ont coexisté dans un même immeuble.

Explication

Relier les histoires des occupants fait apparaître leur coexistence au sein d’un même lieu. Les juxtaposer sans établir de relations ne produirait pas cette compréhension collective.

6. Que met en évidence le sous-titre « autobiographie d’un immeuble » attribué au livre de Ruth Zylberman ?

L’étude exclusive de la façade et des transformations urbaines visibles depuis la rue.
La reconstruction de la vie d’un unique occupant à partir de ses souvenirs personnels.
La rédaction d’un récit fictif raconté par un immeuble situé dans le XVIIe arrondissement.
Le travail mené depuis l’intérieur des quatre bâtiments sur cour du 209 rue Saint-Maur.

Le travail mené depuis l’intérieur des quatre bâtiments sur cour du 209 rue Saint-Maur.

Explication

Le sous-titre souligne que Zylberman travaille depuis l’intérieur des quatre bâtiments sur cour qui composent le 209 rue Saint-Maur. Il ne s’agit donc ni d’une fiction ni d’une étude limitée à la façade.

7. En quoi l’échelle collective de l’immeuble dépasse-t-elle les limites d’une biographie individuelle ?

Elle réduit les récits personnels à des informations administratives comparables.
Elle concentre l’analyse sur le parcours complet d’un habitant représentatif.
Elle associe plusieurs vies diverses au temps long de l’Histoire.
Elle remplace les trajectoires humaines par l’évolution matérielle du bâtiment.

Elle associe plusieurs vies diverses au temps long de l’Histoire.

Explication

Le récit d’immeuble rassemble des vies multiples, diverses et plurielles dans une perspective historique de longue durée. Une biographie individuelle reste centrée sur un seul parcours, ce qui ne permet pas la même pluralité.

8. Comment un récit d’immeuble construit-il l’histoire collective d’un lieu ?

Il croise des enquêtes, des recensements et des articles de journaux sur des faits divers.
Il reconstitue la mémoire du lieu à partir d’un témoignage unique transmis par le concierge.
Il décrit les transformations du bâtiment en s’appuyant principalement sur ses plans architecturaux.
Il suit une famille sur plusieurs générations en écartant les habitants aux parcours différents.

Il croise des enquêtes, des recensements et des articles de journaux sur des faits divers.

Explication

Le récit collectif repose sur le croisement d’enquêtes, de recensements et d’articles de journaux relatant des faits divers. Un témoignage unique ou une histoire familiale ne suffirait pas à associer les multiples vies du lieu.

9. Pour écrire l’histoire d’un immeuble, quelles activités l’auteur doit-il associer ?

Inventorier les commerces et recenser les rues pour produire un guide urbain
Décrire les façades et mesurer les pièces pour établir un relevé architectural
Comparer les styles littéraires et classer les œuvres selon leur période
Consulter les archives et interroger les habitants pour recueillir des fragments d’histoire

Consulter les archives et interroger les habitants pour recueillir des fragments d’histoire

Explication

L’auteur adopte une démarche d’historien, explore les archives et enquête auprès des habitants afin de faire émerger l’histoire de chaque étage. Un relevé architectural décrit le bâtiment, mais ne restitue pas les fragments de vies recherchés ici.

10. Quelle distinction caractérise le travail de Ruth Zylberman sur le 209 rue Saint-Maur ?

Elle filme d’abord les habitants comme archiviste, puis classe leurs témoignages dans un catalogue
Elle écrit d’abord un roman comme autrice, puis adapte ce récit en documentaire comme cinéaste
Elle réalise d’abord un documentaire comme cinéaste, puis prolonge l’enquête dans un livre comme autrice
Elle mène d’abord une enquête sociologique, puis transforme ses résultats en reportage journalistique

Elle réalise d’abord un documentaire comme cinéaste, puis prolonge l’enquête dans un livre comme autrice

Explication

Le projet initial relève du cinéma documentaire, tandis que le livre reprend et prolonge cette enquête sous la forme d’un travail d’autrice. La confusion consiste à inverser les deux positions ou à attribuer le projet à une autre pratique.

11. Pourquoi l’immeuble constitue-t-il un lieu particulièrement révélateur pour une enquête littéraire ?

Il privilégie la mémoire familiale au détriment des dimensions sociologiques et littéraires
Il met en relation les dimensions privées et publiques, ainsi que les expériences individuelles et collectives
Il sépare les trajectoires personnelles des événements historiques afin de préserver leur autonomie
Il transforme les récits intimes en descriptions architecturales dépourvues de contexte social

Il met en relation les dimensions privées et publiques, ainsi que les expériences individuelles et collectives

Explication

L’immeuble permet d’articuler le privé et le public, l’individuel et le collectif, ainsi que les dimensions intime, sociologique, historique et littéraire. Il ne réduit donc pas l’enquête à l’architecture ou à la mémoire familiale.

12. Quelle opposition Georges Perec associe-t-il à l’immeuble ?

La richesse des récits familiaux face à la pauvreté des descriptions urbaines
La diversité des activités commerciales face à la stabilité des quartiers résidentiels
La fragilité de la condition humaine face à l’apparente invulnérabilité de la pierre
La mobilité des habitants face à la permanence des institutions administratives

La fragilité de la condition humaine face à l’apparente invulnérabilité de la pierre

Explication

Perec oppose la vulnérabilité de la condition humaine à la solidité apparemment invulnérable de la pierre. Les autres oppositions concernent des aspects urbains possibles, mais ne reprennent pas cette tension centrale.

13. Que représente une cartographie littéraire de la ville ?

La ville à partir des immeubles, rues et adresses liés aux œuvres et aux personnages littéraires
La localisation des lieux imaginaires sans rapport avec les espaces urbains réellement nommés
La succession chronologique des mouvements littéraires apparus dans une même capitale
La répartition des bibliothèques et des maisons d’édition selon les quartiers contemporains

La ville à partir des immeubles, rues et adresses liés aux œuvres et aux personnages littéraires

Explication

La cartographie littéraire relie des espaces urbains, comme les immeubles, les rues et les adresses, aux œuvres et aux personnages qui leur sont associés. Elle ne se limite ni aux institutions culturelles ni aux lieux imaginaires détachés de la ville.

14. Comment peut-on lire un livre organisé autour d’un immeuble ?

En parcourant les adresses par ordre alphabétique ou en reconstituant la chronologie des travaux
En suivant l’ordre des chapitres ou les histoires d’une famille ou d’un personnage à travers des chapitres discontinus
En lisant les passages documentaires ou en séparant les récits selon leur longueur
En commençant par le dernier chapitre ou en classant les habitants selon leur profession

En suivant l’ordre des chapitres ou les histoires d’une famille ou d’un personnage à travers des chapitres discontinus

Explication

Un tel livre autorise une lecture linéaire suivant les chapitres et une lecture transversale qui suit une famille ou un personnage à travers des chapitres discontinus. Le classement alphabétique ou professionnel ne constitue pas le principe de lecture décrit.

15. Dans quel cas un immeuble devient-il un patron narratif ?

Lorsqu’il fournit le lieu d’une unique rencontre
Lorsqu’il organise le récit en reliant plusieurs histoires
Lorsqu’il décrit l’architecture d’un quartier urbain
Lorsqu’il sert de décor fixe à une intrigue principale

Lorsqu’il organise le récit en reliant plusieurs histoires

Explication

Un patron narratif est une forme qui structure le récit, et l’immeuble joue ce rôle lorsqu’il produit et relie plusieurs histoires. Le simple décor situe l’action sans nécessairement organiser la construction narrative.

16. Quelle tension caractérise les immeubles littéraires conçus comme des creusets d’histoires ?

Ils réduisent les quotidiens à une intrigue collective unique
Ils transforment les récits en chronologie complète du quartier
Ils concentrent les récits tout en résistant à une description épuisée
Ils dispersent les récits parce que leurs habitants restent étrangers

Ils concentrent les récits tout en résistant à une description épuisée

Explication

Les immeubles littéraires rassemblent des récits et des quotidiens, mais le lieu conserve une part qui échappe à toute tentative d’épuisement. L’idée d’une chronologie complète contredit précisément cette résistance du lieu.

17. Quels ouvrages montrent que l’immeuble peut organiser la narration plutôt que servir de simple décor ?

La Vie mode d’emploi de Ruth Zylberman et 209 rue Saint-Maur de Georges Perec
La Vie mode d’emploi de Georges Perec et 209 rue Saint-Maur de Ruth Zylberman
La Vie mode d’emploi de Georges Perec et 209 rue Saint-Maur d’un auteur non identifié
La Vie mode d’emploi d’un auteur non identifié et 209 rue Saint-Maur de Ruth Zylberman

La Vie mode d’emploi de Georges Perec et 209 rue Saint-Maur de Ruth Zylberman

Explication

Ces deux œuvres, associées à Georges Perec et Ruth Zylberman, font de l’immeuble un modèle d’organisation narrative. L’attribution inversée confond les auteurs et les œuvres, tandis que les autres réponses suppriment une attribution établie.

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Quels immeubles le cours met-il en regard ?

Le 11 rue Simon-Crubellier et le 209 rue Saint-Maur.

Où Georges Perec situe-t-il son immeuble fictif dans La Vie mode d’emploi ?

Au 11 rue Simon-Crubellier dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Dans quelle œuvre Georges Perec situe-t-il le 11 rue Simon-Crubellier ?

La Vie mode d’emploi, 1978.

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