QCM : Introduction à la grammaire générative (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet de la linguistique conçue comme science ?

Les sociétés humaines à travers leurs pratiques sociales
Les langues écrites en tant que productions culturelles
Le langage en tant que faculté cognitive humaine
Les sons du langage en tant que phénomènes acoustiques

Le langage en tant que faculté cognitive humaine

Explication

La linguistique étudie scientifiquement le langage comme faculté cognitive humaine. Les autres réponses réduisent son objet à l’écrit, aux sociétés ou aux seuls sons.

2. Une chercheuse analyse la formation des mots, la structure des phrases et le sens en contexte. À quels niveaux d’analyse ces trois objets correspondent-ils, dans cet ordre ?

Morphologie, sémantique et phonologie
Phonétique, syntaxe et sémantique
Syntaxe, morphologie et sémantique
Morphologie, syntaxe et pragmatique

Morphologie, syntaxe et pragmatique

Explication

La formation des mots relève de la morphologie, l’organisation des phrases de la syntaxe et le sens en contexte de la pragmatique. Les distracteurs permutent ces niveaux ou remplacent la pragmatique par l’étude du sens linguistique.

3. Une équipe recueille d’abord des énoncés, en décrit les régularités, puis propose une théorie testable. Quelle étape vient immédiatement après la description ?

La modélisation par une théorie fondée sur des hypothèses falsifiables
La collecte supplémentaire de données sans formulation théorique
La prescription des formes considérées comme correctes
L’observation initiale des données à analyser

La modélisation par une théorie fondée sur des hypothèses falsifiables

Explication

La méthode progresse de l’observation à la description, puis à la modélisation par une théorie reposant sur des hypothèses falsifiables. Les distracteurs reviennent à une étape antérieure ou substituent une prescription à l’explication scientifique.

4. À quel linguiste et à quelle période associe-t-on le développement de la grammaire générative, notamment la Théorie des Principes et des Paramètres ?

Noam Chomsky, à partir des années 1950
Roman Jakobson, à partir des années 1960
Leonard Bloomfield, à partir des années 1930
Ferdinand de Saussure, à partir des années 1910

Noam Chomsky, à partir des années 1950

Explication

La grammaire générative est développée par Noam Chomsky à partir des années 1950, notamment avec la Théorie des Principes et des Paramètres. Les distracteurs attribuent ce développement à d’autres linguistes ou à une autre période.

5. Dans une théorie linguistique, le langage est considéré comme une capacité mentale propre, distincte d’autres facultés et présente de façon innée. Quelle conception cela illustre-t-il ?

Une convention culturelle transmise par l’écrit
Une habileté sociale apprise par imitation
Une faculté générale dépendante des autres capacités
Une faculté cognitive indépendante et innée

Une faculté cognitive indépendante et innée

Explication

La grammaire générative conçoit le langage comme un module cognitif indépendant et inné. Les distracteurs privilégient l’apprentissage social, nient la spécialisation ou réduisent le langage à une convention culturelle.

6. Une équipe veut expliquer comment des locuteurs peuvent produire des phrases à partir d’unités et de règles combinatoires. Quel modèle doit-elle construire dans le cadre génératif ?

Un répertoire de phrases mémorisées sans règles de combinaison
Une description des sons qui écarte la structure des phrases
Un guide normatif qui prescrit les formes de la langue standard
Une grammaire formelle et descriptive qui modélise les règles génératrices

Une grammaire formelle et descriptive qui modélise les règles génératrices

Explication

La grammaire générative modélise les règles combinatoires qui génèrent les phrases au moyen d’une grammaire formelle et descriptive. Les distracteurs confondent cette modélisation avec la prescription, la mémorisation ou une analyse limitée aux sons.

7. Une enseignante corrige les usages au regard de la langue standard, tandis qu’une chercheuse décrit les règles implicites maîtrisées par les locuteurs. Comment caractériser ces deux démarches, dans cet ordre ?

Grammaire scientifique descriptive, puis grammaire prescriptive
Grammaire d’acquisition, puis grammaire de performance
Grammaire prescriptive, puis grammaire scientifique descriptive
Grammaire de performance, puis grammaire d’acquisition

Grammaire prescriptive, puis grammaire scientifique descriptive

Explication

La grammaire scolaire ou prescriptive énonce les règles de la langue standard, tandis que la grammaire scientifique décrit le savoir implicite du locuteur. Les distracteurs inversent ces fonctions ou les remplacent par des notions différentes.

8. Une linguiste distingue ce qu’une locutrice sait de sa langue des hésitations qui surviennent lorsqu’elle parle. Quelle notion désigne cette connaissance organisée des règles et des unités lexicales ?

La performance
La compétence
La réalisation articulatoire
La forme phonologique

La compétence

Explication

La compétence correspond à la connaissance organisée des règles et des unités du lexique. La performance est sa mise en application, tandis que les autres choix renvoient à la prononciation ou à sa réalisation.

9. Pendant une prise de parole, un locuteur connaît une phrase bien formée mais la rend difficile à comprendre en raison de sa complexité et de ses hésitations. Quel aspect de la grammaire mentale cette situation illustre-t-elle ?

La compétence, c’est-à-dire la connaissance de la langue
Un paramètre grammatical propre à la langue du locuteur
La performance, c’est-à-dire la mise en œuvre effective de la compétence
La forme logique qui fournit l’interprétation sémantique

La performance, c’est-à-dire la mise en œuvre effective de la compétence

Explication

La performance est le processus effectif d’élocution et de mise en œuvre de la compétence, et la complexité peut la limiter. La compétence désigne la connaissance, tandis que les paramètres et la forme logique sont d’autres notions.

10. Quel nom désigne la théorie selon laquelle l’être humain possède une grammaire innée comprenant des principes universaux et des paramètres variables selon les langues ?

La performance linguistique
Le paramétrage syntaxique
La grammaire descriptive du français
La grammaire universelle

La grammaire universelle

Explication

La grammaire universelle est la théorie d’une grammaire innée composée de principes communs et de paramètres variables selon les langues. Les autres réponses désignent la mise en œuvre, une grammaire particulière ou une composante de cette théorie.

11. Dans un modèle en Y inversé, une représentation issue du lexique a été construite par la syntaxe. Quelle répartition des tâches suit cette étape ?

La forme logique mène à la prononciation et la forme phonologique à l’interprétation sémantique
Le lexique mène directement à la prononciation et à l’interprétation sémantique
La forme phonologique mène à la prononciation et la forme logique à l’interprétation sémantique
La forme phonologique construit la syntaxe et la forme logique alimente le lexique

La forme phonologique mène à la prononciation et la forme logique à l’interprétation sémantique

Explication

Dans le modèle en Y inversé, le lexique alimente la syntaxe, qui se ramifie vers la forme phonologique pour la prononciation et la forme logique pour l’interprétation. Les distracteurs inversent les fonctions, contournent la syntaxe ou renversent l’organisation des composantes.

12. Une linguiste veut déterminer si une phrase inventée est générée par la grammaire du français. Quelle démarche correspond à l’étude syntaxique ?

Évaluer si la phrase a un sens plausible plutôt que si la grammaire la génère
Mesurer la fréquence de la phrase dans des corpus sans évaluer sa grammaticalité
Examiner des corpus et des phrases forgées à l’aide de jugements de grammaticalité
Construire des phrases inventées sans recueillir de jugement sur leur grammaticalité

Examiner des corpus et des phrases forgées à l’aide de jugements de grammaticalité

Explication

L’étude syntaxique combine l’observation de corpus et l’évaluation de phrases forgées par des jugements de grammaticalité afin d’établir si la grammaire les génère. La fréquence seule ne tranche pas cette question, le sens relève de l’interprétabilité, et les phrases forgées doivent être évaluées.

13. Un locuteur juge qu’une phrase respecte les règles syntaxiques, mais ne parvient pas à lui attribuer un sens cohérent. Quelle distinction décrit cette situation ?

La phrase est grammaticalement conforme, mais son interprétation fait défaut
La phrase est interprétable, mais sa syntaxe est agrammaticale
La phrase est à la fois agrammaticale et dépourvue d’interprétation
La phrase est ambiguë en structure de surface, mais grammaticalement conforme

La phrase est grammaticalement conforme, mais son interprétation fait défaut

Explication

La grammaticalité concerne la conformité aux règles syntaxiques, tandis que l’interprétabilité concerne la possibilité d’attribuer une interprétation. L’absence de sens cohérent n’implique donc pas une agrammaticalité; confondre les deux notions ou invoquer l’ambiguïté ne rend pas compte du cas.

14. Dans une phrase, les mêmes mots adjacents peuvent être regroupés de deux façons différentes, sans qu’il y ait plusieurs propositions sous-jacentes. De quel type d’ambiguïté s’agit-il ?

Une ambiguïté de structure de surface due à deux regroupements possibles
Une anomalie sémantique due à une interprétation impossible
Une ambiguïté de structure profonde due à plusieurs relations logiques
Une agrammaticalité due à un ordre de mots non conforme

Une ambiguïté de structure de surface due à deux regroupements possibles

Explication

L’ambiguïté de structure de surface provient de deux regroupements possibles de mots adjacents; plusieurs relations logiques ou propositions sous-jacentes caractérisent plutôt la structure profonde. Une anomalie sémantique concerne l’interprétation, et l’agrammaticalité la conformité syntaxique.

15. Une grammaire dispose d’un nombre fini de règles, mais permet d’insérer une structure phrastique à l’intérieur d’une autre et de répéter cette opération. Quelle propriété explique qu’elle puisse produire une infinité de phrases ?

L’expansion lexicale, par ajout continu de mots au vocabulaire
La récursivité, par enchâssement répété de structures phrastiques
La juxtaposition, par alignement de phrases indépendantes sans enchâssement
La multiplication des règles, par création d’une règle distincte pour chaque phrase

La récursivité, par enchâssement répété de structures phrastiques

Explication

La récursivité permet de générer un ensemble infini de phrases à partir d’un ensemble fini de règles en enchâssant des structures phrastiques. Elle ne repose ni sur l’ajout illimité de mots, ni sur une règle par phrase, ni sur la seule juxtaposition.

16. Dans l’analyse d’une expression, quelle séquence respecte la hiérarchie des unités linguistiques, de la plus petite à la plus grande ?

Mot, syntagme, phrase
Mot, phrase, syntagme
Syntagme, mot, phrase
Phrase, syntagme, mot

Mot, syntagme, phrase

Explication

La hiérarchie va des mots aux groupes de mots, appelés syntagmes, puis aux phrases. Les autres séquences inversent les niveaux ou placent la phrase avant les unités qui la composent.

17. Pour délimiter une phrase dans une analyse syntaxique, quel critère convient ?

Unité maximale organisée autour d’une prédication, avec verbe, sujet et compléments
Unité maximale organisée autour d’un nom et de ses modifieurs
Suite de mots délimitée sans relation entre ses constituants
Syntagme organisé autour d’une préposition et de son complément

Unité maximale organisée autour d’une prédication, avec verbe, sujet et compléments

Explication

La phrase est l’unité maximale définie par une prédication organisée autour du verbe, de son sujet et de ses compléments. Un groupe nominal ou prépositionnel est un syntagme, tandis qu’une suite sans prédication ne satisfait pas cette définition.

18. Pour déterminer l’organisation d’un syntagme, quel élément faut-il repérer ?

Le complément, qui constitue le centre du syntagme
Le mot le plus long, qui constitue le centre du syntagme
La tête, qui constitue le centre du syntagme
Le sujet, qui constitue le centre de tout syntagme

La tête, qui constitue le centre du syntagme

Explication

Tout syntagme s’organise autour d’une tête, son centre. Le complément peut dépendre de cette tête, mais ne la remplace pas nécessairement; le sujet de la phrase et la longueur du mot ne définissent pas le centre syntagmatique.

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Qu’étudie scientifiquement la linguistique ?

Le langage en tant que faculté cognitive humaine.

Quels sont les niveaux d’analyse linguistique ?

La phonologie, la phonétique, la morphologie, la syntaxe, la sémantique et la pragmatique.

Dans quel ordre la méthode scientifique en linguistique procède-t-elle ?

Observation des données, description, puis modélisation théorique.

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