Fiche de révision : Introduction à la linguistique et à la stylistique

Plan du Cours

  1. Formation des mots et sens
  2. Niveaux de langue et relations lexicales
  3. Adjectif qualificatif et degrés
  4. Pluriel des noms et couleurs
  5. Discours rapporté et expansions du nom
  6. Accord du participe passé
  7. Modes, temps et conjugaison
  8. Théâtre et poésie
  9. Narrateur, points de vue et textes
  10. Figures de style et énonciation
  11. Image, modalisation et dialogue

1. Formation des mots et sens

Notions clés & Définitions

  • radical : Le radical est la partie du mot qui porte le sens principal, auquel on ajoute des éléments pour former un mot nouveau.
  • terminaison : La terminaison est la partie finale qui complète le mot en indiquant, selon les cas, la forme grammaticale ou la catégorie.
  • préfixe : Un préfixe est un élément ajouté avant le radical pour modifier le sens du mot.
  • suffixe : Un suffixe est un élément ajouté après le radical pour former un mot dérivé.
  • famille de mots : Une famille de mots regroupe les mots dérivés à partir d’un même radical.

Points essentiels

  • Un mot est formé d’un radical et d’une terminaison, et on peut ajouter un préfixe et/ou un suffixe.
  • Les dérivés d’un même radical constituent une famille de mots.
  • Le sens propre décrit ce qui est réellement possible, tandis que le sens figuré détourne le sens pour créer une image ou une émotion.
  • Les confusions fréquentes incluent aussi les relations lexicales comme la poly­sé­mie, la synonymie, l’homonymie et l’antonymie.

Astuce mémo

Radical = base du sens ; préfixe = avant ; suffixe = après : tu “greffes” pour créer un nouveau mot.

2. Niveaux de langue et relations lexicales

Notions clés & Définitions

  • langue populaire : La langue populaire correspond à un registre familier, souvent plus relâché, comme dans des mots du type grolles ou des sous.
  • langue familière : La langue familière est un registre courant mais plus direct, par exemple godasse ou du fric.
  • langue standard : La langue standard est le niveau courant attendu à l’écrit scolaire, comme chaussure ou du pognon.
  • langue soutenue : La langue soutenue ou littéraire correspond à un registre plus recherché, comme soulier ou argent.
  • poly­sé­mie : La polysémie est le fait qu’un même mot possède plusieurs sens différents.

Points essentiels

  • La langue populaire, familière, standard et soutenue se distinguent par les mots choisis pour la même idée.
  • La synonymie regroupe des mots qui ont le même sens, tandis que l’antonymie regroupe des mots de sens contraire.
  • L’homonymie regroupe des mots prononcés pareil mais pas forcément écrits pareil, comme père/pair/paire ou mettre/maître/mètre.
  • Exemple d’avertissement orthographique : a/à, ce/se et c’est/s’est doivent être distingués car ils ne se remplacent pas.

Astuce mémo

Populaire → “grolles”, Familière → “godasse”, Standard → “chaussure”, Soutenue → “soulier” : même objet, mots gradués.

3. Adjectif qualificatif et degrés

Notions clés & Définitions

  • adjectif qualificatif : L’adjectif qualificatif précise un nom et s’accorde avec lui en genre et en nombre.
  • comparatif de supériorité : Le comparatif de supériorité compare deux éléments en indiquant que l’un dépasse l’autre.
  • comparatif d’infériorité : Le comparatif d’infériorité compare deux éléments en indiquant que l’un est inférieur à l’autre.
  • comparatif d’égalité : Le comparatif d’égalité compare deux éléments en indiquant qu’ils sont équivalents.
  • superlatif : Le superlatif exprime le degré extrême en situant un élément par rapport à un groupe.

Points essentiels

  • L’adjectif qualificatif peut être épithète du nom, attribut du sujet (après un verbe d’être ou un verbe d’état), ou apposé séparé par des virgules.
  • Le comparatif d’infériorité s’obtient avec moins… que.
  • Le comparatif d’égalité s’obtient avec aussi… que.
  • Le comparatif de supériorité s’obtient avec plus… que.
  • Le superlatif relatif se forme pour un groupe (la plus/moins… du groupe) et le superlatif absolu avec une intensification comme très.

Astuce mémo

Moins = inférieur ; Aussi = égal ; Plus = supérieur ; le superlatif “met tout le monde derrière” (le/la plus ou le/la moins).

4. Pluriel des noms et couleurs

Notions clés & Définitions

  • nom composé : Un nom composé associe deux éléments (souvent nom + nom ou verbe + nom) qui fonctionne comme une seule unité lexicale.
  • pluriel des noms en -al : Le pluriel des noms en -al se forme par passage à la forme en -aux.
  • adjectifs de couleur : Les adjectifs de couleur s’accordent ou non avec le nom selon leur composition et leur emploi.
  • épithète de couleur invariable : Une couleur peut rester invariable quand elle fonctionne comme un nom de couleur ou comme un ensemble figé.

Points essentiels

  • Les noms composés se plurialisent selon leur structure, par exemple portes-fenêtres (nom + nom) ou porte-clés (verbe + nom).
  • “Une demi-heure” et “deux heures et demie” s’écrivent avec demie au féminin dans la forme annoncée.
  • Les adjectifs de couleur s’accordent en général avec le nom : des robes vertes, des vestes bleues.
  • Mais certaines couleurs restent invariables : vert clair ou bleu foncé avec deux mots pour la couleur ; marron et orange comme nom de couleur ; et les exceptions finales (roses, pourpres, mauves, écarlates).

Astuce mémo

Couleur en 1 mot = accord ; couleur en 2 mots (vert clair, bleu foncé) = souvent invariable.

5. Discours rapporté et expansions du nom

Notions clés & Définitions

  • discours direct : Le discours direct rapporte les paroles exactes, avec ponctuation de dialogue et guillemets.
  • discours indirect : Le discours indirect rapporte les paroles en les intégrant à une proposition subordonnée, sans guillemets de dialogue.
  • discours indirect libre : Le discours indirect libre rapporte les paroles ou pensées avec un tour intermédiaire, sans guillemets et sans marquer totalement la frontière.
  • expansion du nom : Une expansion du nom ajoute des informations au nom, pour préciser un personnage, un objet ou son contexte.

Points essentiels

  • Le discours direct conserve l’énoncé exact et utilise guillemets et ponctuation du dialogue.
  • Le discours indirect commence typiquement par “si” (dans certains cas) ou par “que” pour intégrer la parole au récit.
  • Une expansion du nom peut être une épithète, une apposition, un complément du nom, ou une proposition relative.
  • La proposition relative complète un antécédent et commence par un pronom relatif comme que, qui, dont, où, lequel…

Astuce mémo

Direct = “je/tu” entre guillemets ; Indirect = “que/si” pour fondre la parole dans le récit.

6. Accord du participe passé

Notions clés & Définitions

  • participe passé : Le participe passé est la forme verbale utilisée dans les temps composés et qui peut s’accorder selon l’auxiliaire et le COD.
  • accord avec le sujet : Quand le participe passé est employé avec être, il s’accorde avec le sujet.
  • accord avec le COD placé devant : Quand le participe passé est employé avec avoir, il s’accorde avec le COD s’il est placé avant.
  • COD : Le COD (complément d’objet direct) indique “qui ? quoi ?” et joue un rôle décisif dans l’accord du participe passé avec avoir.

Points essentiels

  • Avec être, le participe passé s’accorde toujours avec le sujet : elles sont revenues.
  • Avec avoir, le participe passé ne s’accorde pas avec le sujet : il reste au masculin singulier sauf si le COD est placé avant.
  • Si la pomme qu’il a mangée : le participe passé s’accorde avec le COD “pomme” placé avant.

Astuce mémo

être = “s’accorde au sujet” ; avoir = “s’accorde au COD quand il est avant”.

7. Modes, temps et conjugaison

Notions clés & Définitions

  • indicatif : L’indicatif sert à exprimer des faits présentés comme certains, notamment dans les récits et descriptions.
  • subjonctif : Le subjonctif exprime une éventualité ou une incertitude, souvent après des verbes comme souhaiter et avec que.
  • conditionnel : Le conditionnel exprime une action liée à une condition ou un jugement marqué par le doute, le regret ou le souhait.
  • passé simple : Le passé simple marque des actions passées perçues comme limitées, souvent pour raconter.
  • imparfait : L’imparfait décrit une action passée non bornée et peut aussi exprimer une habitude.

Points essentiels

  • Indicatif : actions présentées comme certaines ; subjonctif et conditionnel : actions incertaines, possibles mais non garanties.
  • Les valeurs du présent incluent : actualité, vérité générale, habitude et narration.
  • Le futur simple situe un fait dans l’avenir ou donne un ordre : Tu rangeras le salon !
  • Passé simple et imparfait sont complémentaires du récit écrit au passé : imparfait non limité (souvent description/habitude) et passé simple action limitée.
  • Impératif donne un ordre ou un conseil, et le subjonctif commence souvent par “que” : que tu viennes.

Astuce mémo

Indicatif = sûr ; Subjonctif/Conditionnel = “peut-être”. Imparfait = “pas de borne”, Passé simple = “borné dans le récit”.

8. Théâtre et poésie

Notions clés & Définitions

  • acte : Un acte est une grande partie d’une pièce de théâtre, marquée par un changement scénique comme un baisser de rideau ou un noir.
  • scène : Une scène est une portion de pièce définie par l’entrée ou la sortie d’un ou plusieurs personnages.
  • tirade : Une tirade est un long passage récité par un personnage sans interruption.
  • alexandrin : L’alexandrin est un vers de 12 syllabes, un des principaux types mentionnés en poésie.
  • quatrain : Un quatrain est une strophe composée de 4 vers.

Points essentiels

  • Le texte théâtral se découpe en actes et scènes, et la tirade est une réplique longue sans interruption.
  • Dans les dialogues de théâtre, l’aparté est un propos censé n’être entendu que par le public, et les didascalies donnent des indications de jeu.
  • Un monologue correspond à un personnage qui parle seul sur scène.
  • La poésie se structure en vers et en strophes comme quatrains (4 vers) ou tercets (3 vers).
  • Les rimes peuvent être plates (AABB), croisées (ABAB) ou embrassées (ABBA).

Astuce mémo

Théâtre = Acte/Scène (structure scénique) ; Poésie = vers/strophes (structure des lignes et rimes).

9. Narrateur, points de vue et textes

Notions clés & Définitions

  • narrateur externe : Le narrateur externe ne fait pas partie de l’histoire et raconte avec un “il/elle”.
  • narrateur interne : Le narrateur interne est un personnage de l’histoire et raconte avec “je”.
  • narrateur : Le narrateur est celui qui raconte l’histoire, c’est-à-dire qui porte l’énonciation du récit.
  • point de vue omniscient : Le point de vue omniscient donne accès à tout sur tous les personnages, à travers passé, présent et futur.
  • texte narratif : Le texte narratif raconte une histoire réelle ou fictive.

Points essentiels

  • Un narrateur externe raconte à “il/elle”, alors qu’un narrateur interne raconte à “je”.
  • Le point de vue interne donne accès aux pensées et sentiments d’un seul personnage.
  • Le point de vue externe est celui d’un témoin, sans détails précis sur les pensées.
  • Le point de vue omniscient connaît tout : passé, présent et futur, sur personnages et événements.
  • Pour reconnaître les types de textes : narratif (raconte), descriptif (caractérise en créant une impression), explicatif (explique un fonctionnement), argumentatif (défend une opinion).

Astuce mémo

Externe = témoin ; Interne = “dans la tête d’un seul” ; Omniscient = “tout sait, tout voit”.

10. Figures de style et énonciation

Notions clés & Définitions

  • situation d’énonciation : La situation d’énonciation correspond aux circonstances de temps et de lieu et aux personnes impliquées au moment où l’énoncé est produit.
  • énonciateur : L’énonciateur est celui qui produit l’énoncé, repérable par les marques comme je, nous, mon, notre.
  • destinataire : Le destinataire est celui à qui l’énoncé s’adresse, repérable par tu, vous, ton, votre.
  • modalisation : La modalisation exprime la relation du locuteur à son énoncé et sert à nuancer son attitude.

Points essentiels

  • Les éléments de la situation d’énonciation incluent l’énonciateur, le destinataire, le moment et le lieu de l’énonciation ainsi que le sujet de l’énoncé.
  • Un énoncé ancré dépend de la situation d’énonciation pour être compris, alors qu’un énoncé coupé est un récit qu’on peut comprendre sans ces repères.
  • Le locuteur utilise des modalisateurs (souvent des adverbes) pour nuancer : hélas, sans doute, trop, pas assez.
  • Les types de phrases se classent en déclarative, interrogative, impérative et exclamative, et elles peuvent aussi être à la forme active ou passive.
  • Une figure de style est un procédé expressif, comme la comparaison (comme), la métaphore (sans mot comparatif) ou l’hyperbole (exagération).

Astuce mémo

Énonciation = “qui dit quoi, quand, où” ; Modalisation = “avec quel ton/nuance le dit”.

11. Image, modalisation et dialogue

Notions clés & Définitions

  • informations explicites : Les informations explicites sont celles qu’on comprend immédiatement à la vue d’une image : lieu, époque, personnages, actions.
  • informations implicites : Les informations implicites se déduisent de l’image : sentiments des personnages et intentions de l’auteur.
  • angle de prise de vue : L’angle de prise de vue désigne la position de l’observateur par rapport au sujet, par exemple en face, sur le côté ou en plongée.
  • énoncé coupé : L’énoncé coupé correspond au récit détaché de la situation d’énonciation, qu’on peut comprendre sans repères directs.
  • dialogue : Le dialogue est un échange de répliques, organisé par des marques typographiques et des verbes de parole.

Points essentiels

  • Pour étudier une image, commence par les informations explicites puis déduis les implicites (sentiments et intentions).
  • L’angle de prise de vue et le plan (comme gros plan) aident à interpréter l’image.
  • À l’oral, on peut utiliser des phrases sans verbe et varier le niveau de langue ; à l’écrit, chaque phrase doit comporter un verbe.
  • Pour présenter un dialogue en récit, les répliques sont encadrées par des guillemets et chaque changement d’interlocuteur commence par un tiret.
  • Pour un dialogue au théâtre, guillemets au début et à la fin, tirets pour chaque réplique, et la réplique commence par un alinéa.

Astuce mémo

Image = explicite d’abord, implicite ensuite ; Dialogue = tirets + guillemets selon récit ou théâtre.

Tableaux de synthèse

Niveaux de langue (exemples de mots)

NiveauExemple 1Exemple 2
Populairegrollesdes sous
Familièregodassedu fric
Standardchaussuredu pognon
Soutenusoulierde l’argent

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre a et à, ou ses/ces, car ce sont des mots de formes différentes qui n’occupent pas le même rôle dans la phrase.
  2. Mélanger c’est et s’est : c’est = cela est, tandis que s’est = se + le verbe.
  3. Oublier que le participe passé avec être s’accorde avec le sujet, alors qu’avec avoir l’accord ne se fait qu’avec le COD placé devant.
  4. Se tromper sur l’accord des couleurs : la règle générale s’accorde, mais des couleurs composées ou certaines couleurs restent invariables.
  5. Rater la distinction discours direct vs indirect : direct garde l’énoncé exact avec guillemets, indirect intègre la parole avec que/si.
  6. Croire qu’une phrase complexe ne se reconnaît qu’à l’impression : repérer les verbes conjugués et les subordonnants évite les erreurs sur le nombre de propositions.

Checklist Examen

  1. Former un mot en identifiant radical, préfixe et suffixe, et repérer une famille de mots.
  2. Distinguer sens propre vs sens figuré et reconnaître des exemples de sens figurés.
  3. Classer un mot dans un niveau de langue (populaire, familier, standard, soutenu) à partir d’exemples.
  4. Reconnaître polysémie, synonymie, homonymie et antonymie avec des exemples de la fiche.
  5. Savoir former et nommer les degrés de l’adjectif : comparatif (infériorité/égalité/supériorité) et superlatif (relatif ou absolu).
  6. Plurialiser correctement les noms composés et appliquer la règle spécifique des noms en -al en -aux.
  7. Appliquer les règles d’accord des adjectifs de couleur et les exceptions données (roses, pourpres, mauves, écarlates).
  8. Transform­er un discours direct en discours indirect et repérer les marqueurs (guillemets, que/si).
  9. Identifier les expansions du nom : épithète, apposition, complément du nom et proposition relative avec antécédent.
  10. Maîtriser l’accord du participe passé : être (accord sujet) et avoir (accord COD placé devant, sinon masculin singulier).
  11. Connaître les valeurs et emplois clés de l’indicatif, du subjonctif, du conditionnel et des principaux temps du récit (présent, imparfait, passé simple, futur).
  12. Reconnaître dans un texte les types de texte (narratif, descriptif, explicatif, argumentatif) et les points de vue (interne, externe, omniscient).
  13. Savoir présenter un dialogue en récit vs au théâtre grâce aux marques typographiques indiquées (tirets, guillemets, alinéa).

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Radical, terminaison, préfixe, suffixe.

Radical

Partie du mot portant le sens principal.

Niveaux de langue — exemples ?

Populaire, familier, standard, soutenu.

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