QCM : Introduction à la linguistique et ses enjeux — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de la linguistique lorsqu’elle étudie les erreurs récurrentes, les usages des mots et les implicites ?

Apprendre uniquement la prononciation standard
Fixer les formes considérées comme correctes
Classer les langues selon leur prestige social
Décrire et expliquer scientifiquement des phénomènes de langue

Décrire et expliquer scientifiquement des phénomènes de langue

Explication

La linguistique vise une analyse scientifique des faits de langue, notamment des erreurs récurrentes, des usages et des implicites. Elle ne se limite pas à prescrire le bon usage.

2. Que désigne l’expression « universaux linguistiques » ?

Des expressions figées présentes dans chaque dictionnaire
Des propriétés recherchées comme communes à toutes les langues humaines
Des fautes fréquentes partagées par tous les locuteurs
Des règles propres à une seule langue prestigieuse

Des propriétés recherchées comme communes à toutes les langues humaines

Explication

Les universaux linguistiques sont des propriétés que l’on cherche à retrouver dans toutes les langues humaines. Ils ne désignent ni des fautes ni des caractéristiques d’une seule langue.

3. Quelle est la différence essentielle entre le langage et les langues ?

Le langage est une capacité générale, tandis que les langues sont des systèmes particuliers
Le langage correspond à une seule langue mondiale
Le langage est toujours écrit, tandis que les langues sont seulement parlées
Les langues sont biologiques, alors que le langage est social

Le langage est une capacité générale, tandis que les langues sont des systèmes particuliers

Explication

Le langage est une capacité biologique et cognitive générale, alors que les langues sont des systèmes particuliers développés par des communautés humaines. Les deux notions sont liées mais ne désignent pas la même chose.

4. Qu’est-ce qu’une langue naturelle ?

Un ensemble de règles abstraites sans usage social
Une capacité cognitive indépendante de toute communauté
Un code artificiel créé uniquement pour l’écrit
Un système développé par une communauté humaine et acquis par ses membres

Un système développé par une communauté humaine et acquis par ses membres

Explication

Une langue naturelle est une langue développée au sein d’une communauté humaine et acquise par ses membres, sous forme parlée, écrite ou signée. Elle n’est donc pas un simple code artificiel.

5. En quoi consiste une grammaire de compétence ?

En la description des erreurs les plus fréquentes dans une société
En l’ensemble des mots d’une langue dans un dictionnaire
En la description des règles sous-jacentes qu’un locuteur a intériorisées
En la liste des formes jugées élégantes par une institution

En la description des règles sous-jacentes qu’un locuteur a intériorisées

Explication

La grammaire de compétence décrit les règles intériorisées qui rendent compte des productions possibles chez un locuteur ou un groupe. Elle ne se confond pas avec une norme institutionnelle.

6. Quelle situation illustre le mieux le décalage entre grammaticalité et acceptabilité ?

Une forme acceptable est forcément incorrecte du point de vue linguistique
Une forme peut être grammaticalement bien formée mais jugée peu légitime socialement
Une forme fréquente est toujours prescrite par les autorités
Toute phrase compréhensible est automatiquement grammaticale

Une forme peut être grammaticalement bien formée mais jugée peu légitime socialement

Explication

Une forme peut respecter le système de règles d’un locuteur tout en étant peu acceptable socialement. C’est précisément le type de décalage que mettent en évidence les jugements d’acceptabilité.

7. Quel exemple illustre une divergence possible entre deux grammaires de compétence selon les groupes de locuteurs ?

Langage et communication
Soixante-dix et septante
Bon usage et mauvais goût
Dictionnaire et grammaire

Soixante-dix et septante

Explication

L’alternative « soixante-dix / septante » montre que des groupes de locuteurs peuvent avoir des règles intériorisées différentes. Les autres propositions ne correspondent pas à cet exemple de variation grammaticale.

8. Que montre l’exemple « un espace / une espace » dans l’étude des usages ?

Des usages sociaux ou typographiques peuvent différer de la production reconnue par un groupe
Le sens d’un mot dépend uniquement de l’orthographe
Une phrase courte est toujours plus grammaticale qu’une phrase longue
La fréquence d’usage garantit la correction normative

Des usages sociaux ou typographiques peuvent différer de la production reconnue par un groupe

Explication

Cet exemple montre qu’un usage institutionnel ou typographique peut ne pas coïncider avec ce qu’un groupe reconnaît effectivement dans sa pratique. Il sert à distinguer grammaire, norme et usage.

9. Que désigne une grammaire normative ou prescriptive ?

Une description neutre des usages observés sans évaluation
Une analyse des variations régionales sans hiérarchie
Une étude des règles intériorisées par un locuteur
Une démarche qui fixe un modèle à suivre et prescrit le bon usage

Une démarche qui fixe un modèle à suivre et prescrit le bon usage

Explication

La grammaire normative fixe un modèle et dit ce qu’il faut considérer comme le bon usage. Elle implique donc une prescription, contrairement à une simple description.

10. Pourquoi les linguistes évitent-ils les jugements de valeur sur la langue ?

Parce que toute forme linguistique est automatiquement correcte
Parce que leur rôle est de décrire les faits, non de dire ce qui est bien ou mal
Parce que les dictionnaires interdisent toute observation
Parce que les normes n’existent pas dans la société

Parce que leur rôle est de décrire les faits, non de dire ce qui est bien ou mal

Explication

Les linguistes cherchent à décrire les usages observés sans transformer cette description en jugement de valeur. Des faits sur la langue ne suffisent pas à eux seuls à établir ce qui devrait être employé.

11. Dans une grammaire normative, que signifie surtout qualifier une forme de « correcte » ?

Établir qu’elle appartient à toutes les variétés de la langue
La considérer comme conforme à un modèle prescrit de bon usage
Décrire qu’elle est comprise par la plupart des locuteurs
Constater qu’elle est fréquente dans la parole ordinaire

La considérer comme conforme à un modèle prescrit de bon usage

Explication

La grammaire normative fixe un modèle à suivre et porte donc un jugement prescriptif sur ce qui doit être employé. La fréquence ou la compréhension ne suffisent pas, à elles seules, à définir la correction.

12. Quelle attitude correspond le mieux au travail du linguiste face aux jugements de valeur ?

Décrire les usages sans décider ce qui devrait être employé
Adopter des jugements de bien ou de mal sur les formes observées
Confondre l’acceptable socialement avec le correct
Imposer la forme la plus prestigieuse comme norme générale

Décrire les usages sans décider ce qui devrait être employé

Explication

Le linguiste vise la description des faits linguistiques et évite de transformer l’observation en prescription. Les autres propositions relèvent de la norme ou de la valeur, pas d’une démarche descriptive.

13. Dans quel cas une forme peut-elle être grammaticalement conforme sans être forcément jugée acceptable socialement ?

Lorsqu’elle est fréquente dans les dictionnaires mais difficile à comprendre
Lorsqu’elle appartient à une langue signée plutôt qu’à une langue parlée
Lorsqu’elle respecte les règles d’un locuteur mais choque les attentes d’une communauté
Lorsqu’elle est prescrite par une autorité et utilisée dans tous les contextes

Lorsqu’elle respecte les règles d’un locuteur mais choque les attentes d’une communauté

Explication

La grammaticalité dépend du système de règles intériorisé, tandis que l’acceptabilité dépend des critères sociaux d’une communauté. Une forme peut donc être bien formée pour un groupe et pourtant peu légitime socialement.

14. Pourquoi une description fondée sur des observations ne suffit-elle pas à décider qu’une forme est « correcte » ?

Parce qu’un constat sur l’usage ne produit pas à lui seul une prescription
Parce qu’une analyse scientifique remplace toujours les autorités
Parce que les données descriptives excluent toute notion de norme
Parce qu’une forme observée devient automatiquement une règle obligatoire

Parce qu’un constat sur l’usage ne produit pas à lui seul une prescription

Explication

L’approche scientifique peut éclairer les usages réels, mais un fait descriptif ne possède pas de force normative intrinsèque. On peut argumenter, sans pour autant déduire directement le correct ou le souhaitable.

Révisez avec les flashcards

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Questions de linguistique — objectif ?

Répondre à des questions scientifiques sur la langue

Langage — définition ?

Capacité biologique et cognitive de communication

Linguiste vs grammairien — rôle ?

Décrire la langue versus prescrire des règles

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