QCM : Introduction à la philosophie — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Platon, qu’est-ce qui caractérise un objet philosophique ?

Il présente une information mémorisée sans difficulté conceptuelle.
Il décrit une action dont la valeur morale est déjà établie.
Il fournit une perception sensible immédiatement incontestable.
Il produit une contradiction qui incite l’âme à réfléchir.

Il produit une contradiction qui incite l’âme à réfléchir.

Explication

Pour Platon, l’objet philosophique fait naître deux impressions opposées et conduit ainsi l’âme vers la réflexion. Une perception sensible simple ne constitue pas, à elle seule, un objet philosophique.

2. Quelle caractéristique distingue une question philosophique d’une question appelant une réponse immédiate ?

Elle recueille une mesure empirique et fournit rapidement un résultat vérifiable.
Elle décrit une sensation courante sans demander d’analyse conceptuelle particulière.
Elle applique une règle connue afin d’obtenir directement une décision pratique.
Elle examine des concepts précis et cherche une vérité difficile à formuler simplement.

Elle examine des concepts précis et cherche une vérité difficile à formuler simplement.

Explication

Une question philosophique clarifie des concepts, vise la vérité et résiste à une réponse immédiatement simple. Une question empirique ou pratique peut au contraire être résolue par une mesure ou l’application d’une règle.

3. Quelle différence oppose l’histoire de la philosophie à l’activité de philosopher ?

L’histoire étudie les doctrines, tandis que philosopher consiste à réfléchir et à questionner.
L’histoire formule des concepts, tandis que philosopher consiste à mémoriser des doctrines.
L’histoire analyse les sciences, tandis que philosopher consiste à décrire des faits sensibles.
L’histoire juge les actions, tandis que philosopher consiste à retracer les biographies.

L’histoire étudie les doctrines, tandis que philosopher consiste à réfléchir et à questionner.

Explication

L’histoire de la philosophie porte sur les philosophes et leurs doctrines, alors que philosopher désigne une activité personnelle de réflexion et de questionnement. Connaître des doctrines ne suffit donc pas à exercer soi-même cette activité.

4. Comment peut-on définir la philosophie comme activité intellectuelle ?

Comme une pratique expérimentale qui établit des lois au moyen d’observations répétées.
Comme une étude historique qui classe les doctrines selon leur période d’apparition.
Comme une réflexion morale qui évalue les actions selon leurs conséquences.
Comme une activité questionnante et rationnelle qui aborde le monde par les concepts.

Comme une activité questionnante et rationnelle qui aborde le monde par les concepts.

Explication

La philosophie est une activité à la fois questionnante et rationnelle qui examine le monde sous l’angle conceptuel. La pratique expérimentale relève plutôt des sciences, tandis que l’étude historique et l’évaluation morale ne couvrent pas toute la philosophie.

5. Quel problème relève principalement de la philosophie de l’art, ou esthétique ?

La possibilité de vouloir le mal et la valeur des actes.
La nature du beau et de l’œuvre d’art.
La légitimité de la souveraineté et des institutions politiques.
La vérité des théories scientifiques et la nature du nombre.

La nature du beau et de l’œuvre d’art.

Explication

L’esthétique étudie notamment le beau et ce qui constitue une œuvre d’art. La souveraineté concerne la philosophie politique, la vérité scientifique la philosophie des sciences et la valeur des actes la philosophie morale.

6. Quel ensemble de questions appartient principalement à la philosophie politique ?

La société juste, la souveraineté et le rapport entre l’État et les libertés.
Le beau, la création artistique et la définition d’une œuvre d’art.
La vérité scientifique, la nature du nombre et la portée des démonstrations.
Le vouloir du mal, la responsabilité et la valeur morale des actes.

La société juste, la souveraineté et le rapport entre l’État et les libertés.

Explication

La philosophie politique examine la justice de la société, la souveraineté ainsi que les relations entre l’État et les libertés individuelles. Les autres ensembles relèvent respectivement de la philosophie des sciences, de l’esthétique et de la philosophie morale.

7. Que signifie étymologiquement le mot « philosophie » ?

La recherche du pouvoir
L’amour de la sagesse
La maîtrise de la nature
La connaissance des dieux

L’amour de la sagesse

Explication

Le terme « philosophie » associe « philo », qui signifie amour, et « sophia », qui signifie sagesse. Il ne désigne donc ni le pouvoir politique ni une connaissance particulière des dieux ou de la nature.

8. Quelle distinction rend compte du rapport entre vérité et sagesse dans la philosophie ?

La vérité vise l’efficacité du discours, tandis que la sagesse vise la victoire dans un débat.
La vérité concerne les habitudes de vie, tandis que la sagesse concerne les démonstrations théoriques.
La vérité concerne le discours théorique, tandis que la sagesse concerne la manière pratique de vivre.
La vérité repose sur les récits traditionnels, tandis que la sagesse repose sur les croyances religieuses.

La vérité concerne le discours théorique, tandis que la sagesse concerne la manière pratique de vivre.

Explication

La vérité relève de la dimension théorique de la philosophie, alors que la sagesse concerne la conduite pratique de l’existence. Confondre ces deux dimensions revient à attribuer à la sagesse une fonction purement théorique.

9. Que désigne le passage du mythos au logos dans l’histoire de la pensée ?

La transformation des connaissances scientifiques en récits destinés à convaincre les citoyens.
Le remplacement des raisonnements par des récits mettant en scène des dieux et des héros.
Le remplacement des récits mythologiques par une explication rationnelle et discursive des phénomènes naturels.
Le passage des pratiques politiques grecques vers une organisation fondée sur les traditions religieuses.

Le remplacement des récits mythologiques par une explication rationnelle et discursive des phénomènes naturels.

Explication

Le passage du mythos au logos correspond à l’abandon progressif des explications fondées sur les récits et les dieux au profit de la raison et du discours rationnel. Le mythos représente donc le mode d’explication opposé à celui du logos.

10. Qu’est-ce qu’un concept ?

Un récit symbolique expliquant l’origine d’un phénomène naturel.
Une opinion personnelle formée à partir d’une impression momentanée.
Une idée générale représentant un objet ou plusieurs objets ayant des caractères communs.
Un exemple particulier permettant de décrire un objet rencontré dans l’expérience.

Une idée générale représentant un objet ou plusieurs objets ayant des caractères communs.

Explication

Un concept est une représentation abstraite et générale qui regroupe des objets partageant certains caractères. Un exemple particulier n’a pas cette portée générale, tandis qu’une opinion ou un récit ne constitue pas nécessairement un concept.

11. Lorsqu’il demande « Qu’est-ce que X ? », que cherche Socrate selon la démarche présentée dans l’Hippias majeur ?

Une réponse persuasive destinée à remporter la discussion engagée.
Une série d’exemples concrets correspondant à la chose étudiée.
Une description de l’opinion personnelle de l’interlocuteur sur cette chose.
Une définition générale exprimant l’essence de la chose étudiée.

Une définition générale exprimant l’essence de la chose étudiée.

Explication

La question socratique exige une définition générale qui exprime l’essence de la chose, plutôt qu’une simple accumulation d’exemples. Des exemples peuvent illustrer une notion, mais ils ne répondent pas à la recherche de sa définition.

12. Quelle différence distingue principalement le philosophe du sophiste dans leur usage du dialogue ?

Le philosophe subordonne le dialogue à la recherche de la vérité, tandis que le sophiste le subordonne à l’efficacité persuasive.
Le philosophe cherche à gagner le débat par la persuasion, tandis que le sophiste examine les idées pour progresser vers la vérité.
Le philosophe utilise la parole pour imposer une opinion, tandis que le sophiste reconnaît la valeur de l’ignorance.
Le philosophe évite les échanges contradictoires, tandis que le sophiste fonde ses discours sur une recherche désintéressée.

Le philosophe subordonne le dialogue à la recherche de la vérité, tandis que le sophiste le subordonne à l’efficacité persuasive.

Explication

Le philosophe dialogue pour apprendre, convaincre et progresser vers la vérité, alors que le sophiste privilégie la persuasion et la victoire dans le débat. La confusion vient du fait que les deux utilisent la parole, mais qu’ils ne lui donnent pas la même finalité.

13. Qu’est-ce qu’une aporie dans la démarche philosophique ?

Une argumentation persuasive qui permet de clore rapidement une discussion.
Une affirmation certaine qui dispense de poursuivre l’examen d’un problème.
Une contradiction logique ou une question sans réponse qui laisse l’interlocuteur dans l’embarras.
Une définition générale qui fixe l’essence d’une notion examinée.

Une contradiction logique ou une question sans réponse qui laisse l’interlocuteur dans l’embarras.

Explication

L’aporie suspend la réponse en faisant apparaître une contradiction ou une difficulté insurmontable, ce qui place l’interlocuteur dans l’embarras. Elle se distingue ainsi de la persuasion sophistique, qui cherche à terminer le débat par l’efficacité du discours.

14. Quel enchaînement correspond à la méthode socratique ?

Accumuler des exemples, défendre une opinion personnelle, puis conclure par une victoire dialectique.
Présenter une vérité achevée, réfuter toute objection, puis convaincre l’interlocuteur par la persuasion.
Commencer par une aporie, raconter un mythe explicatif, puis imposer une définition à l’interlocuteur.
Feindre d’apprendre par ironie, conduire vers la vérité par maïeutique, puis faire apparaître une aporie.

Feindre d’apprendre par ironie, conduire vers la vérité par maïeutique, puis faire apparaître une aporie.

Explication

La méthode socratique combine l’ironie, par laquelle Socrate feint d’apprendre, la maïeutique, qui guide l’interlocuteur vers la vérité, et l’aporie, qui révèle les difficultés restantes. Elle ne consiste donc pas à imposer d’emblée une vérité achevée.

15. Quelle fonction caractérise principalement la philosophie comme activité critique ?

Elle transmet les opinions reçues afin de préserver les usages sociaux
Elle applique des normes établies pour maintenir les croyances collectives
Elle impose une doctrine commune pour orienter les comportements individuels
Elle examine les traditions, les préjugés, les croyances et les autorités

Elle examine les traditions, les préjugés, les croyances et les autorités

Explication

La philosophie exerce son esprit critique en interrogeant les idées reçues et les formes d’autorité. L’autorité cherche plutôt à faire accepter une croyance ou une norme, ce qui la distingue de l’examen philosophique.

16. En quoi la philosophie peut-elle constituer un art de vivre ?

Elle remplace l’expérience personnelle par l’obéissance à une doctrine établie
Elle aide à vivre bien en dissipant l’ignorance et les peurs
Elle fournit des règles sociales destinées à renforcer les traditions communes
Elle apprend à obtenir rapidement des résultats dans les situations difficiles

Elle aide à vivre bien en dissipant l’ignorance et les peurs

Explication

La philosophie peut guider une existence heureuse en combattant l’ignorance et les peurs. Elle ne se réduit donc pas à une méthode d’efficacité ni à l’obéissance envers une doctrine.

17. Quelle conception du bonheur définit l’épicurisme ?

Le bonheur consiste à multiplier les plaisirs sans examiner leur valeur
Le bonheur résulte principalement de l’obéissance aux coutumes religieuses
Le bonheur dépend de la satisfaction des ambitions et de la reconnaissance sociale
Le bonheur est la fin ultime de l’existence et requiert la philosophie

Le bonheur est la fin ultime de l’existence et requiert la philosophie

Explication

Pour Épicure, le bonheur constitue le but ultime de l’existence et la philosophie est nécessaire pour l’atteindre. L’épicurisme ne confond pas cette recherche avec l’accumulation des ambitions ou des plaisirs sans discernement.

18. Quelle association entre les notions épicuriennes est correcte ?

L’ataraxie désigne la satisfaction des désirs et l’aponie la maîtrise des opinions
L’ataraxie désigne l’absence de douleur corporelle et l’aponie la paix de l’âme
L’ataraxie désigne l’amitié philosophique et l’aponie la compréhension des dieux
L’ataraxie désigne la paix de l’âme et l’aponie l’absence de douleur corporelle

L’ataraxie désigne la paix de l’âme et l’aponie l’absence de douleur corporelle

Explication

L’ataraxie concerne l’absence de trouble dans l’âme, tandis que l’aponie désigne l’absence de douleur du corps. Inverser ces deux notions constitue la confusion principale à éviter.

19. Quel désir un épicurien devrait-il rechercher en priorité pour construire une vie heureuse ?

Un désir naturel mais non nécessaire, comme rechercher des plaisirs plus raffinés
Un désir socialement valorisé, comme obtenir une renommée durable auprès des citoyens
Un désir non naturel et non nécessaire, comme accroître sans mesure sa richesse
Un désir naturel et nécessaire, comme boire, manger, dormir ou cultiver l’amitié

Un désir naturel et nécessaire, comme boire, manger, dormir ou cultiver l’amitié

Explication

Les désirs naturels et nécessaires répondent aux besoins fondamentaux et soutiennent l’existence heureuse ; ils doivent donc être recherchés. Les désirs non naturels et non nécessaires, notamment ceux liés à la richesse ou à la gloire, ne constituent pas cette base du bonheur.

20. Comment le tétrapharmakon répond-il aux peurs fondamentales de l’être humain ?

Il recommande d’honorer les dieux, d’éviter toute douleur, de prolonger la vie et de satisfaire chaque désir
Il enseigne que les dieux punissent les hommes, que la mort doit être redoutée, que la douleur est invincible et que le bonheur reste incertain
Il propose de comprendre les dieux, de vaincre la mort, d’éliminer toute souffrance et de rechercher les plaisirs les plus intenses
Il affirme que les dieux ne nous gouvernent pas, que la mort n’est rien, que la douleur est supportable et que le bonheur est possible

Il affirme que les dieux ne nous gouvernent pas, que la mort n’est rien, que la douleur est supportable et que le bonheur est possible

Explication

Le tétrapharmakon associe quatre remèdes : les dieux ne se mêlent pas des affaires humaines, la mort n’est rien pour nous, la douleur est supportable et le bonheur est accessible par la philosophie. Les autres réponses transforment ces remèdes en prescriptions religieuses ou en promesses irréalistes d’élimination de toute souffrance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Introduction à la philosophie.

Qu'est-ce qu'un objet philosophique selon Platon ?

Un objet qui produit une contradiction ou deux impressions opposées.

Quel effet un objet philosophique a-t-il sur l'âme ?

Il invite l'âme à réfléchir.

Comment les trois doigts de la main sont-ils perçus par les sens ?

Ils sont reconnus sans difficulté.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la philosophie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM