QCM : Introduction à la philosophie (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la structure de l’épreuve écrite de philosophie du premier groupe ?

Une épreuve de quatre heures avec une dissertation obligatoire et deux explications de texte
Une épreuve de quatre heures avec trois exercices au choix : deux dissertations et une explication de texte
Une épreuve de trois heures avec deux dissertations et une explication de texte à réaliser
Une épreuve de quatre heures avec trois exercices obligatoires : deux dissertations et une explication de texte

Une épreuve de quatre heures avec trois exercices au choix : deux dissertations et une explication de texte

Explication

L’épreuve dure quatre heures et propose trois exercices au choix, comprenant deux dissertations et une explication de texte. Une dissertation obligatoire ne correspond pas à cette organisation, puisque les candidats choisissent leur exercice.

2. Quelles perspectives structurent les notions du programme de philosophie de terminale ?

L’existence humaine et la nature, le droit et l’économie, ainsi que les sciences
La nature et la politique, l’art et la religion, ainsi que les sciences
La culture et la religion, la morale et l’histoire, ainsi que la technique
L’existence humaine et la culture, la morale et la politique, ainsi que la connaissance

L’existence humaine et la culture, la morale et la politique, ainsi que la connaissance

Explication

Les 17 notions sont abordées selon trois perspectives : l’existence humaine et la culture, la morale et la politique, et la connaissance. Le droit et l’économie ne constituent pas les perspectives indiquées dans ce programme.

3. Dans la conception de Sartre, qu’est-ce qui caractérise l’existence humaine ?

Une présence qui s’affirme en elle-même sans pouvoir réfléchir à sa propre situation
Une conscience capable de prendre du recul sur elle-même et de se considérer comme hors de soi
Une conscience définie par les œuvres culturelles qu’elle reçoit de son environnement naturel
Une existence qui dépend de règles collectives élaborées par un groupe humain

Une conscience capable de prendre du recul sur elle-même et de se considérer comme hors de soi

Explication

Dans cette conception, l’existence humaine se caractérise par une conscience capable de se considérer elle-même avec recul. L’idée d’une présence sans réflexion correspond plutôt aux choses, qui ne savent pas qu’elles sont.

4. Quelle distinction oppose la conscience humaine aux choses dans leur rapport à leur propre existence ?

La conscience demeure en elle-même sans recul, tandis que les choses réfléchissent à leur situation
La conscience produit des œuvres imprévues par la Nature, tandis que les choses élaborent leur propre culture
La conscience peut prendre du recul par la réflexion, tandis que les choses demeurent en elles-mêmes sans ce recul
La conscience crée des règles collectives, tandis que les choses suivent des règles individuelles

La conscience peut prendre du recul par la réflexion, tandis que les choses demeurent en elles-mêmes sans ce recul

Explication

La réflexion permet à la conscience humaine de se tenir symboliquement hors d’elle-même, contrairement aux choses qui insistent en elles-mêmes sans recul sur leur situation. L’idée que les choses réfléchissent à leur existence inverse précisément cette distinction.

5. Que recouvre la notion de culture dans la perspective philosophique ?

Les œuvres produites par la conscience et les processus par lesquels elle les crée au-delà de ce que la Nature avait prévu
Les besoins naturels de l’être humain et les processus par lesquels il s’adapte à son environnement
Les règles collectives organisant un groupe et les processus par lesquels il les applique à ses membres
Les informations acquises par l’esprit et les processus par lesquels il les transforme en croyances

Les œuvres produites par la conscience et les processus par lesquels elle les crée au-delà de ce que la Nature avait prévu

Explication

La culture comprend à la fois les œuvres de la conscience et les processus par lesquels celle-ci produit des œuvres que la Nature n’avait pas prévues. Les règles collectives relèvent plutôt de l’organisation politique d’un groupe.

6. Qu’est-ce qui définit la morale par opposition à la politique ?

Un ensemble de techniques servant à atteindre un résultat pratique dans une situation donnée
Un ensemble de règles individuelles créées par la conscience individuelle, ou le processus de leur création
Un ensemble de connaissances acquises par l’association d’informations et de leur compréhension
Un ensemble de règles collectives produites par un groupe, comme le droit ou la coutume

Un ensemble de règles individuelles créées par la conscience individuelle, ou le processus de leur création

Explication

La morale concerne les règles individuelles que crée la conscience, ainsi que leur processus de création. Les règles collectives comme le droit ou la coutume relèvent plutôt de la politique.

7. Une communauté élabore des règles de droit et des coutumes pour organiser la vie commune : quel processus décrit cette situation ?

Le processus de connaissance par lequel un individu comprend une information
Le processus technique par lequel une personne choisit un moyen efficace
Le processus moral par lequel une conscience crée des règles individuelles
Le processus politique par lequel un groupe produit des règles collectives

Le processus politique par lequel un groupe produit des règles collectives

Explication

La politique désigne l’organisation d’un groupe par la production de règles collectives, notamment le droit ou la coutume. La création de règles individuelles par une conscience caractérise plutôt la morale.

8. Pour justifier une action, quels types de raisons peut-on invoquer ?

Un impératif technique, une contrainte sociale, ou une valeur ou règle morale ou politique
Une connaissance scientifique, une obligation religieuse, ou une règle juridique ou coutumière
Une croyance personnelle, une habitude naturelle, ou une préférence esthétique ou culturelle
Un besoin individuel, une exigence économique, ou une valeur historique ou artistique

Un impératif technique, une contrainte sociale, ou une valeur ou règle morale ou politique

Explication

Une action peut être justifiée par un impératif technique, une contrainte sociale, une valeur ou règle morale, ou une valeur ou règle politique. Une justification fondée sur une connaissance scientifique ou une obligation religieuse ne correspond pas à cette liste.

9. Qu’est-ce qui distingue la connaissance de la simple croyance ?

Elle transforme une règle individuelle en règle collective par une décision du groupe
Elle associe l’acquisition d’une information à son acceptation sans examen ni compréhension
Elle établit qu’une information provient nécessairement d’une source naturelle ou divine
Elle associe l’acquisition d’une information à sa compréhension et à sa maîtrise intellectuelle

Elle associe l’acquisition d’une information à sa compréhension et à sa maîtrise intellectuelle

Explication

La connaissance est une forme élaborée du savoir qui associe l’acquisition d’une information à sa compréhension et à sa maîtrise intellectuelle. La croyance ne se définit pas par cette exigence de compréhension et de maîtrise.

10. Quelle définition générale de l’art met en avant la production de la beauté ?

L’ensemble des activités visant à transmettre des connaissances.
L’ensemble des activités visant à reproduire fidèlement la réalité.
L’ensemble des activités visant à satisfaire des besoins matériels.
L’ensemble des activités visant à produire la beauté.

L’ensemble des activités visant à produire la beauté.

Explication

Cette définition caractérise l’art par sa visée de production de la beauté. La transmission de connaissances peut être un effet d’une œuvre, mais elle ne constitue pas le critère général donné ici.

11. Une personne soutient que la beauté naît de la rencontre entre le public et l’œuvre, plutôt que d’exister en elle avant cette rencontre. Quelle conception défend-elle ?

Une conception subjective de la beauté.
Une conception objective de la beauté.
Une conception technique de la beauté.
Une conception utilitaire de la beauté.

Une conception subjective de la beauté.

Explication

Dans la conception subjective, l’expérience du public produit la beauté lors de la rencontre avec l’œuvre. La conception objective affirme au contraire que la beauté préexiste dans l’œuvre ou dans la nature.

12. Quelle conception du bonheur associe l’épanouissement au plaisir et à la liberté ?

Une conception du bonheur comme absence de toute sensation de plaisir.
Une conception du bonheur comme conformité aux attentes d’autrui.
Une conception du bonheur comme satisfaction de tous les désirs.
Une conception antique du bonheur comme épanouissement.

Une conception antique du bonheur comme épanouissement.

Explication

La conception antique présente le bonheur comme un épanouissement associant plaisir et liberté. La satisfaction de tous les désirs désigne une autre conception et ne suffit pas à exprimer cet épanouissement.

13. Une personne distingue l’objet qu’elle perçoit de la représentation qu’elle s’en forme, et observe aussi cette activité de représentation. De quelle forme de conscience s’agit-il ?

De la conscience réfléchie.
De la conscience spontanée.
D’une perception dépourvue de représentation.
D’une représentation confondue avec son objet.

De la conscience réfléchie.

Explication

La conscience réfléchie porte sur l’objet représenté et sur l’activité même de représentation, sans confondre l’objet avec sa représentation. La conscience spontanée représente un objet sans nécessairement prendre cette activité pour objet.

14. Une règle indique ce qu’une personne doit faire, mais elle peut choisir de lui désobéir. Quelle notion décrit le mieux cette situation ?

Une sanction, puisqu’elle détermine directement la conduite.
Une obligation, puisqu’elle laisse la possibilité de ne pas s’y soumettre.
Une contrainte, puisqu’elle laisse la possibilité de ne pas s’y soumettre.
Une nécessité, puisqu’elle supprime toute possibilité de désobéir.

Une obligation, puisqu’elle laisse la possibilité de ne pas s’y soumettre.

Explication

L’obligation laisse la possibilité de ne pas s’y soumettre, même si elle prescrit une conduite. Une contrainte se distingue précisément par l’absence de choix de désobéir.

15. Dans le vocabulaire du devoir, quel terme renvoie à l’obligation plutôt qu’à la contrainte ?

La pression, employée comme nom.
La nécessité, employée comme nom.
La contrainte, employée comme nom.
Le devoir, employé comme nom.

Le devoir, employé comme nom.

Explication

Le devoir, au sens du nom, renvoie à l’obligation. La nécessité désigne plutôt la contrainte, et ne doit donc pas être confondue avec le devoir.

16. Dans quel cas le terme « État » désigne-t-il l’appareil formé d’intermédiaires entre le pouvoir politique et le peuple ?

Lorsqu’il désigne le souverain qui détient directement le pouvoir politique.
Lorsqu’il désigne les règles morales qui orientent les décisions publiques.
Lorsqu’il désigne les institutions et les agents qui relaient le pouvoir politique auprès du peuple.
Lorsqu’il désigne les citoyens réunis pour exprimer leur volonté politique.

Lorsqu’il désigne les institutions et les agents qui relaient le pouvoir politique auprès du peuple.

Explication

L’État peut désigner l’appareil constitué d’intermédiaires entre le politique et le peuple. Le souverain qui détient le pouvoir politique correspond à l’autre sens du terme.

17. Un individu subit, sans en avoir conscience, l’influence de son milieu social et des modes de production et d’échange. À quel type d’inconscient cette situation renvoie-t-elle ?

À l’inconscient psychique dynamique.
À l’inconscient social ou économique.
À une pensée consciente approuvée par le sujet.
À une obligation imposée par le droit.

À l’inconscient social ou économique.

Explication

L’inconscient social ou économique concerne les influences inaperçues du milieu social et des modes de production et d’échange. L’inconscient psychique dynamique désigne plutôt des pensées inaperçues qui se présentent à la conscience contre son assentiment.

18. Quelle conception de la justice articule l’équilibre des droits et des devoirs avec sa dimension idéale et institutionnelle ?

La justice équilibre droits et devoirs, et relève à la fois du droit naturel et du droit positif.
La justice équilibre les pouvoirs politiques, et relève à la fois de la morale et de la coutume.
La justice équilibre les désirs individuels, et relève à la fois de la nature et de la religion.
La justice équilibre les intérêts économiques, et relève à la fois des usages et des traditions.

La justice équilibre droits et devoirs, et relève à la fois du droit naturel et du droit positif.

Explication

La justice est définie comme un équilibre des droits et des devoirs, ainsi que du crime et de la peine ; elle est à la fois un idéal de droit naturel et une réalité institutionnelle de droit positif. L’équilibre des pouvoirs politiques ne rend pas compte de cette définition.

19. Qu’est-ce que le langage, par opposition à la langue qu’il mobilise ?

La capacité de produire des sons sans leur attribuer de sens.
Le système de signes particulier qu’une communauté partage.
La faculté d’utiliser, de modifier ou de créer un système de signes.
L’ensemble des règles écrites qui gouvernent une communauté.

La faculté d’utiliser, de modifier ou de créer un système de signes.

Explication

Le langage est la faculté d’utiliser, de modifier ou de créer un système de signes appelé langue. La langue est le système de signes lui-même, et non la faculté de le mobiliser.

20. Quelle définition de la liberté se distingue du déterminisme en faisant de la volonté l’origine d’une série causale ?

La capacité de la volonté à éviter toute relation de cause à effet.
La capacité de la volonté à suivre une série causale déjà déterminée.
La capacité de la volonté à commencer par elle-même une série causale.
La capacité de la volonté à choisir parmi des conséquences imposées.

La capacité de la volonté à commencer par elle-même une série causale.

Explication

La liberté est définie comme la capacité de la volonté à commencer par elle-même une série causale. Le déterminisme nie cette possibilité en affirmant que la volonté est déterminée par des causes.

21. Une personne parle de « la nature » d’un arbre pour désigner ses caractéristiques propres. Que signifie ici le mot « nature » ?

L’ensemble des changements que l’arbre subit au cours de son existence
Tout ce qui existe indépendamment de la conscience humaine, comme les objets physiques
Tout ce qui peut être observé, qu’il s’agisse d’un objet ou d’un phénomène
L’ensemble de ses caractéristiques stables et spécifiques, autrement dit son essence ou sa forme

L’ensemble de ses caractéristiques stables et spécifiques, autrement dit son essence ou sa forme

Explication

Dans cette expression, « nature » désigne les caractéristiques propres à une chose, et non la Nature au sens de ce qui existe indépendamment de la conscience. Cette dernière interprétation concerne la Nature sans complément.

22. Comment la raison permet-elle de former des concepts et des jugements à partir de l’expérience ?

Elle établit des relations entre les contenus des sensations et ceux de la mémoire
Elle transforme directement les récits collectifs en pratiques codifiées
Elle sépare les perceptions présentes des souvenirs pour les empêcher d’interagir
Elle conserve les sensations sans les relier à d’autres contenus mentaux

Elle établit des relations entre les contenus des sensations et ceux de la mémoire

Explication

La raison est une faculté active qui relie les contenus des sensations et de la mémoire afin de produire des concepts et des jugements. La simple conservation des sensations correspond plutôt à la mémoire qu’à cette activité de mise en relation.

23. Quel ensemble de caractéristiques définit une religion ?

Des croyances collectives issues de récits fondateurs et associées à des rites codifiés
Des pratiques codifiées visant le sacré, mais indépendantes de tout système de croyances
Des croyances individuelles fondées sur des observations et dépourvues de pratiques communes
Des récits fondateurs transmis collectivement, mais sans pratiques visant le sacré

Des croyances collectives issues de récits fondateurs et associées à des rites codifiés

Explication

La religion associe un système de croyances collectives dérivé de mythes fondateurs à des rites destinés à rendre le sacré efficace. Des pratiques rituelles sans système de croyances associé ne réunissent pas les éléments de cette définition.

24. Quelle distinction Aristote établit-il entre science et opinion dans les Seconds Analytiques ?

La science repose sur les récits fondateurs, tandis que l’opinion repose sur les rites
La science porte sur le nécessaire, tandis que l’opinion concerne le contingent
La science porte sur le contingent, tandis que l’opinion concerne le nécessaire
La science mesure le changement, tandis que l’opinion décrit les phénomènes observés

La science porte sur le nécessaire, tandis que l’opinion concerne le contingent

Explication

Dans les Seconds Analytiques, Aristote définit la science comme connaissance du nécessaire et l’oppose à l’opinion portant sur le contingent. La mesure du changement est associée à sa définition du temps, non à cette distinction.

25. Quelles démarches contribuent à établir la scientificité des constats et de leurs explications ?

Des observations et mesures instrumentées et calibrées, puis des explications fondées sur des enchaînements constants
Des instruments calibrés, puis des explications reposant sur des événements sans régularité
Des expériences répétées, puis des conclusions établies à partir de récits collectifs
Des observations spontanées, puis des explications fondées sur des impressions personnelles

Des observations et mesures instrumentées et calibrées, puis des explications fondées sur des enchaînements constants

Explication

La scientificité s’appuie sur l’objectivité des constats, obtenue par des instruments d’observation et de mesure calibrés conventionnellement, ainsi que sur l’explication des faits par des enchaînements constants. Des impressions personnelles ne remplacent pas cette démarche objectivante.

26. Une personne conçoit une méthode pour fabriquer un objet et met en pratique les principes qu’elle a formulés. En quoi cette activité relève-t-elle de la technique ?

Elle constitue une mesure du temps, dès lors que la fabrication entraîne un changement
Elle constitue une opinion, dès lors que plusieurs méthodes peuvent produire des résultats
Elle constitue une science, dès lors que la méthode vise des rapports nécessaires entre phénomènes
Elle constitue un savoir-faire, où l’action est théorisée ou la théorie mise en action

Elle constitue un savoir-faire, où l’action est théorisée ou la théorie mise en action

Explication

La technique est un savoir-faire, défini comme une action théorisée ou comme la théorisation d’une action. Le fait qu’une fabrication entraîne un changement ne suffit pas à en faire une mesure du temps.

27. Comment Aristote définit-il le temps dans la Physique ?

Comme une suite de phénomènes dont la répétition rend l’avenir nécessaire
Comme la mesure du changement, qu’il soit physique ou psychique
Comme la succession des changements physiques, à l’exclusion des changements psychiques
Comme l’ensemble des instants qui peuvent exister simultanément dans l’espace

Comme la mesure du changement, qu’il soit physique ou psychique

Explication

Dans la Physique, Aristote définit le temps comme la mesure du changement, qu’il soit physique ou psychique. Réduire ce changement aux seuls phénomènes physiques écarterait à tort la dimension psychique.

28. Une équipe transforme un quartier et son environnement naturel pour répondre aux besoins des habitants à l’aide d’outils et de méthodes. Comment caractériser cette activité ?

Comme une pratique religieuse, car l’action collective transforme nécessairement le rapport au sacré
Comme un loisir, car toute activité menée en groupe vaut par elle-même, indépendamment de son résultat
Comme une activité scientifique, car toute transformation de l’environnement établit des lois constantes
Comme un travail, car des activités techniques transforment l’environnement naturel et social pour satisfaire des besoins ou des désirs

Comme un travail, car des activités techniques transforment l’environnement naturel et social pour satisfaire des besoins ou des désirs

Explication

Le travail regroupe les activités par lesquelles l’être humain transforme, grâce à la technique, son environnement naturel et social pour satisfaire ses besoins et ses désirs. Une action collective n’est pas pour autant un loisir : il faut notamment distinguer l’activité orientée vers un résultat extérieur.

29. Une personne réalise une tâche pour obtenir un produit, tandis qu’une autre pratique une activité qu’elle apprécie pour elle-même. Quelle distinction cela illustre-t-il ?

Le travail vise un résultat extérieur à l’activité, tandis que le loisir vaut par l’activité elle-même
Le travail vaut par l’activité elle-même, tandis que le loisir vise un résultat extérieur
Le travail est une activité collective, tandis que le loisir est une activité individuelle
Le travail transforme les besoins, tandis que le loisir satisfait nécessairement les désirs

Le travail vise un résultat extérieur à l’activité, tandis que le loisir vaut par l’activité elle-même

Explication

Le travail est orienté vers un résultat distinct de l’activité, alors que le loisir est apprécié pour l’activité elle-même. Le caractère collectif ou individuel ne constitue pas la distinction présentée ici.

30. Une affirmation est-elle vraie matériellement ou formellement si elle correspond à la réalité, même si son raisonnement est incohérent ?

Matériellement, car elle est adéquate à la réalité malgré son manque de cohérence.
Matériellement et formellement, car ces deux vérités désignent la même conformité.
Ni matériellement ni formellement, car une affirmation doit être cohérente pour correspondre au réel.
Formellement, car sa conformité à la réalité garantit la cohérence du raisonnement.

Matériellement, car elle est adéquate à la réalité malgré son manque de cohérence.

Explication

La vérité matérielle concerne l’adéquation de la pensée à la réalité, indépendamment de sa cohérence formelle. La vérité formelle porte sur la cohérence avec des règles de pensée ou de langue, et ne découle donc pas de la seule correspondance au réel.

31. Que cherche-t-on lorsqu’on veut penser fondamentalement un objet ?

Les opinions les plus répandues que suscite cet objet dans une société.
Les caractéristiques visibles qui permettent de décrire directement cet objet.
Le fondement sur lequel reposent les jugements portés sur cet objet.
Les exemples concrets qui illustrent les jugements portés sur cet objet.

Le fondement sur lequel reposent les jugements portés sur cet objet.

Explication

Penser fondamentalement un objet consiste à rechercher le fondement, comparable à une fondation invisible, des jugements que l’on porte sur lui. Les exemples peuvent illustrer ces jugements, mais ils ne constituent pas le fondement recherché.

32. Quand un raisonnement aboutit à une aporie, qu’est-ce qui caractérise le problème rencontré ?

Une absence d’exemples qui empêche de vérifier une thèse par l’expérience.
Un conflit entre des thèses qui conduit à une impasse du raisonnement.
Une difficulté pratique qui exige de choisir entre plusieurs actions.
Une contradiction entre une définition et l’usage habituel d’un mot.

Un conflit entre des thèses qui conduit à une impasse du raisonnement.

Explication

Un problème naît d’un conflit entre des thèses, ou entre les termes du problème, qui aboutit à une impasse du raisonnement. Le manque d’exemples peut compliquer une argumentation, mais il ne définit pas à lui seul un problème philosophique.

33. Quel ensemble regroupe trois repères proposés pour l’analyse philosophique ?

Induction et déduction ; cause et effet ; sujet et prédicat.
Mémoire et oubli ; instinct et habitude ; pouvoir et autorité.
Opinion et expérience ; vérité et mensonge ; nature et culture.
Contingent et nécessaire ; croire et savoir ; légal et légitime.

Contingent et nécessaire ; croire et savoir ; légal et légitime.

Explication

Contingent/nécessaire, croire/savoir et légal/légitime figurent parmi les repères proposés. Les autres ensembles contiennent des oppositions ou notions pertinentes en philosophie, mais ils ne reprennent pas ici des repères de la liste donnée.

34. Un professeur organise son cours sur les notions sans leur attribuer à chacune un chapitre fixe : comment comprendre ce choix ?

Les notions peuvent être étudiées sans mobiliser de problèmes philosophiques.
L’organisation peut rester libre afin de refléter la liberté de pensée philosophique.
Le cours doit remplacer l’étude des notions par des exemples tirés de l’actualité.
L’organisation doit suivre une progression chronologique couvrant les périodes historiques.

L’organisation peut rester libre afin de refléter la liberté de pensée philosophique.

Explication

L’étude des notions n’impose pas des têtes de chapitre fixes : l’organisation du cours peut rester libre pour refléter l’exigence de liberté de pensée. Une progression chronologique est une organisation possible, mais elle n’est pas présentée comme une obligation.

35. À quelle condition un professeur peut-il choisir librement une œuvre complète pour le programme ?

Son auteur figure dans la liste officielle et l’œuvre aide à préparer l’écrit par ses notions, repères et problèmes.
L’œuvre est choisie par les élèves et porte sur un problème d’actualité.
Son auteur figure dans la liste officielle et l’œuvre appartient à la période contemporaine.
L’œuvre présente une doctrine unique et couvre chacune des notions du programme.

Son auteur figure dans la liste officielle et l’œuvre aide à préparer l’écrit par ses notions, repères et problèmes.

Explication

Le choix est libre si l’auteur figure dans la liste du Bulletin officiel et si l’œuvre contient des notions, des repères et des problèmes utiles à la préparation de l’écrit. L’appartenance à une période particulière, comme la période contemporaine, n’est pas une condition énoncée.

36. Pourquoi Socrate ne figure-t-il pas dans la liste des auteurs au programme ?

Parce que ses écrits ont été perdus, malgré son influence sur les philosophes médiévaux.
Parce que sa pensée concerne la politique, plutôt que la réflexion philosophique.
Parce qu’il n’a pas enseigné à Platon, même s’il a fondé une école sceptique.
Parce qu’il n’a rien écrit, bien qu’il ait influencé Platon et des philosophes sceptiques.

Parce qu’il n’a rien écrit, bien qu’il ait influencé Platon et des philosophes sceptiques.

Explication

Socrate ne figure pas dans la liste parce qu’il n’a rien écrit, tout en ayant été le maître de Platon et une référence pour des philosophes sceptiques. L’explication ne tient donc pas à une absence d’influence ou au caractère non philosophique de sa pensée.

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Quelle est la durée de l’écrit de philosophie du premier groupe d’épreuves ?

4 heures.

Combien d’exercices l’écrit de philosophie propose-t-il au choix ?

Trois exercices.

Combien de notions comprend le programme de philosophie de terminale ?

17 notions.

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