QCM : Introduction à la philosophie politique et morale — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle thèse Marx défend-il à propos de l’État dans la société capitaliste ?

L’État sert les intérêts bourgeois et protège la propriété privée
L’État disparaît spontanément dès que le commerce se développe
L’État appartient naturellement aux prolétaires et les représente
L’État est entièrement neutre dans les conflits sociaux

L’État sert les intérêts bourgeois et protège la propriété privée

Explication

Marx soutient que l’État n’est pas neutre : il est un produit de la société capitaliste mis au service des intérêts bourgeois. Il garantit notamment la propriété privée sur laquelle repose le pouvoir du capitaliste.

2. Dans l’expression « peut-on vivre sans État », que vise d’abord la question de survivre sans État ?

Savoir si la vie peut continuer sans menace majeure pour la sécurité ou les conditions de vie
Savoir si l’on peut abolir toutes les règles morales individuelles
Savoir si la vie sera plus confortable et plus durable sans État
Savoir si l’on peut remplacer l’économie par la charité

Savoir si la vie peut continuer sans menace majeure pour la sécurité ou les conditions de vie

Explication

La survie sans État porte sur la possibilité de continuer à vivre sans danger majeur pour la sécurité ou les conditions de vie. La question du bien-vivre est distincte, car elle concerne le confort et la durabilité de l’existence.

3. Quand, selon la position présentée sur le droit à la vérité, faut-il dire la vérité à quelqu’un ?

Chaque fois que cela peut éviter un conflit
Uniquement si la vérité est agréable à entendre
Dès qu’une autorité en fait la demande
Seulement lorsque l’autre a un droit légitime de la connaître

Seulement lorsque l’autre a un droit légitime de la connaître

Explication

Le droit à la vérité signifie que la vérité n’est due que si l’autre a un droit légitime de la connaître. Sans ce droit, il n’y a pas d’obligation de la révéler.

4. Comment le paternalisme est-il caractérisé dans cette partie du cours ?

Comme une aide qui respecte toujours la liberté de l’autre
Comme une règle morale fondée sur l’universalisation des maximes
Comme une bienveillance qui consulte systématiquement la personne
Comme une attitude qui prétend savoir ce qui est bon pour l’autre sans le consulter

Comme une attitude qui prétend savoir ce qui est bon pour l’autre sans le consulter

Explication

Le paternalisme est présenté comme une attitude bienveillante en apparence, mais qui nie la capacité de jugement et la liberté de la personne concernée. Il consiste à décider pour l’autre sans le consulter.

5. Quel critère fait partie du calcul hédonique de Bentham ?

La durée des plaisirs et des peines
La conformité à une maxime universelle
La pureté de l’intention religieuse
La noblesse du statut social

La durée des plaisirs et des peines

Explication

Le calcul hédonique évalue plusieurs paramètres, dont l’intensité et la durée des plaisirs ou des peines, ainsi que la certitude, la proximité, la fécondité, la pureté et l’étendue.

6. Quel est le principe d’utilité chez Bentham ?

Une action est bonne si elle suit une intention purement désintéressée
Une action est bonne si elle respecte une règle divine
Une action est bonne si elle est approuvée par la majorité
Une action est bonne si elle maximise le plaisir par rapport à la souffrance

Une action est bonne si elle maximise le plaisir par rapport à la souffrance

Explication

Bentham fonde la morale sur l’idée qu’une action vaut par ses effets sur le plaisir et la souffrance. Le principe d’utilité consiste donc à rechercher le plus grand plaisir possible par rapport à la peine.

7. Quel est l’ordre du plan classique proposé pour traiter la question de vivre sans État ?

Impossibilité, possibilité, puis souhaitabilité
Souhaitabilité, possibilité, puis impossibilité
Possibilité, souhaitabilité, puis impossibilité
Impossibilité, souhaitabilité, puis possibilité

Impossibilité, possibilité, puis souhaitabilité

Explication

Le plan classique en trois temps commence par l’examen de l’impossibilité, puis de la possibilité, et termine par la question de la souhaitabilité. Cela permet de distinguer la survie du bien-être puis du jugement normatif.

8. Dans la critique marxiste du capitalisme, qui est le prolétaire ?

La personne qui doit vendre sa force de travail pour vivre
L’individu qui vit de la rente sans participer au travail
Le groupe qui capte la valeur produite grâce à la propriété des moyens de production
Le détenteur d’un pouvoir politique neutre au-dessus des classes

La personne qui doit vendre sa force de travail pour vivre

Explication

Le prolétaire est défini comme celui qui doit vendre sa force de travail pour subsister. À l’inverse, la bourgeoisie capte la valeur produite en vertu de la propriété des moyens de production.

9. À quoi sert le pacte social chez Hobbes ?

À supprimer toute forme de loi au profit de la seule conscience
À renoncer aux droits nuisibles à la paix pour sortir de l’état de guerre
À confier les richesses à ceux qui sont les plus forts
À rendre chacun indépendant de toute autorité commune

À renoncer aux droits nuisibles à la paix pour sortir de l’état de guerre

Explication

Le pacte social permet aux individus de renoncer à certains droits qui nuisent à la paix afin de sortir de la guerre de tous contre tous. Il prépare ainsi l’instauration d’un ordre stable garanti par une puissance coercitive.

10. Chez Hobbes, que caractérise principalement l’état de nature ?

Un état de coopération spontanée sans conflits durables
Une communauté dirigée naturellement par le plus sage
Une situation de guerre permanente où chacun craint pour sa vie
Une société pacifique organisée par des lois communes

Une situation de guerre permanente où chacun craint pour sa vie

Explication

L’état de nature chez Hobbes est décrit comme un état de guerre permanente, marqué par la méfiance et la peur de la mort. Il ne s’agit pas d’une harmonie spontanée ni d’un ordre politique déjà constitué.

11. Quelle distinction correspond le mieux à une institution administrative ?

Elle met en application les lois et fait fonctionner les services publics
Elle exerce historiquement le pouvoir de justice du roi en recourant à la coercition
Elle remplace les citoyens par un chef unique dans l’organisation sociale
Elle définit les buts poursuivis par l’État et les moyens de les atteindre

Elle met en application les lois et fait fonctionner les services publics

Explication

Une institution administrative est chargée d’appliquer les lois et d’assurer le fonctionnement des services publics et de l’appareil d’État. La définition qui fixe les buts relève au contraire de l’institution politique.

12. Que désigne l’anarchisme dans le cadre de l’opposition entre État et société ?

Le renforcement de l’État pour garantir l’ordre social
La séparation stricte entre économie privée et pouvoir politique
L’abolition de l’État et de ses institutions de police, d’armée et de justice
L’acceptation d’un État minimal limité à la fiscalité

L’abolition de l’État et de ses institutions de police, d’armée et de justice

Explication

L’anarchisme soutient qu’il faut supprimer l’État et ses principales institutions régaliennes pour organiser la société sans chef. Il ne s’agit donc pas d’un simple État minimal, mais d’une remise en cause de l’État lui-même.

13. Quelle distinction Kant établit-il entre agir par devoir et agir conformément au devoir ?

Dans les deux cas, la motivation est forcément la même
Agir par devoir désigne uniquement un acte imposé par la police
Agir conformément au devoir peut produire le bon acte sans motivation morale
Agir par devoir signifie agir par intérêt personnel

Agir conformément au devoir peut produire le bon acte sans motivation morale

Explication

Agir par devoir, c’est faire l’action parce que c’est son devoir, tandis qu’agir conformément au devoir peut donner le même résultat mais pour une autre motivation, comme l’intérêt.

14. Quelle différence permet de distinguer l’obligation de la contrainte ?

L’obligation relève d’une entrave morale possible, tandis que la contrainte limite directement la liberté
L’obligation concerne les goûts personnels et la contrainte les vérités objectives
L’obligation supprime toute liberté alors que la contrainte la renforce
L’obligation n’existe que dans les relations économiques

L’obligation relève d’une entrave morale possible, tandis que la contrainte limite directement la liberté

Explication

L’obligation renvoie à une entrave morale possible, alors que la contrainte désigne une limitation plus directe de la liberté, par exemple par un obstacle physique. La menace fait justement passer une obligation vers une contrainte.

15. Que demande l’impératif catégorique dans l’évaluation d’une maxime ?

De vérifier si elle protège les intérêts personnels
De vérifier si elle peut valoir comme loi universelle
De vérifier si elle est conforme aux habitudes sociales
De vérifier si elle produit les meilleurs résultats

De vérifier si elle peut valoir comme loi universelle

Explication

L’impératif catégorique exige de soumettre la maxime au test d’universalisation. Une action est morale si la maxime peut être voulue comme loi valable pour tous sans contradiction.

16. Pourquoi, chez Kant, le mensonge pour sauver un ami n’est-il pas moralement acceptable ?

Parce qu’il peut être universalisé sans problème
Parce qu’il contredit le test d’universalité de la maxime
Parce qu’il n’a de valeur que s’il est imposé par la loi civile
Parce qu’il produit toujours plus de bonheur que de malheur

Parce qu’il contredit le test d’universalité de la maxime

Explication

Chez Kant, une maxime n’est morale que si elle peut être voulue comme loi universelle sans contradiction. Or le mensonge ne peut pas être universalisé sans détruire la confiance sociale.

17. Comment la vérité est-elle définie dans ce cours ?

Comme ce que chacun préfère croire personnellement
Comme l’adéquation entre un jugement et la réalité
Comme une simple cohérence intérieure de l’opinion
Comme une affirmation imposée par l’autorité

Comme l’adéquation entre un jugement et la réalité

Explication

La vérité est définie comme la relation d’adéquation entre ce qu’on pense ou dit et ce qui existe réellement. Elle ne se confond donc ni avec l’opinion ni avec la subjectivité individuelle.

18. Comment Kant définit-il l’autonomie ?

Comme la capacité à se donner à soi-même des règles
Comme la capacité à obéir à une autorité extérieure
Comme l’absence totale de toute règle
Comme la recherche du plus grand bonheur collectif

Comme la capacité à se donner à soi-même des règles

Explication

L’autonomie, chez Kant, signifie que le sujet rationnel se donne à lui-même ses lois et les suit. Elle est liée à la liberté morale, et non à l’absence de règles.

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Anarchisme — définition ?

Organisation sans État ni chef.

État — rôle ?

Garantir lois et sécurité.

Institution politique — fonction ?

Définir buts de l’État.

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