Fiche de révision : Introduction à l'histoire des femmes et du genre

📋 Plan du Cours

  1. Origines du féminisme
  2. Naissance des études de genre
  3. Histoire des femmes en France
  4. Sources et archives
  5. Évolution de la historiographie
  6. Notion de genre
  7. Études sur le corps
  8. Violence et guerre
  9. Histoire de la violence
  10. Histoire de la guerre
  11. Histoire de la discipline

📖 1. Origines du féminisme

🔑 Notions clés & Définitions

Féminisme : mouvement social et idéologique qui, selon le contexte historique, a été défini comme un néologisme apparu à la fin du Second Empire, décrivant initialement des hommes féminisés ou des femmes masculines, et qui questionne la différence sexuelle ainsi que les rôles assignés aux sexes. Il implique une réflexion sur la construction sociale des genres et la place des femmes dans la société.

Deuxième vague féministe : mouvement féministe qui trouve ses origines dans des actions concrètes, notamment en 1970, avec des actes symboliques comme le dépôt d'une gerbe en hommage à l'épouse inconnue du soldat inconnu, dénonçant l'invisibilité des femmes dans l'histoire et la société. Elle marque un tournant dans la reconnaissance des luttes féminines et leur visibilité publique.

MLF (Mouvement de Libération des Femmes) : organisation féministe dont l’acte fondateur est le dépôt d’une gerbe sur la tombe du soldat inconnu en 1970, symbolisant la dénonciation de l’invisibilité et de la marginalisation des femmes. Ce mouvement structure la deuxième vague féministe en France, en mettant en avant la nécessité d’une reconnaissance sociale et historique des femmes.

Tribunal international des crimes contre les femmes : instance créée en 1976 pour révéler et dénoncer les violences faites aux femmes à travers le monde. Elle permet de structurer une solidarité féministe internationale et de prendre conscience collective du scandale de leur condition, en rendant visibles les violences et injustices subies par les femmes à l’échelle mondiale.

Gerbe déposée sur la tombe du soldat inconnu : acte symbolique effectué le 26 août 1970 par des militantes du MLF, représentant un acte de protestation contre l’invisibilité des femmes dans l’histoire et la société. Elle constitue un moment clé, considéré comme l’acte de naissance de la deuxième vague féministe en France.

📝 Points essentiels

Le féminisme, néologisme apparu à la fin du Second Empire, a d’abord désigné des hommes féminisés ou des femmes masculines, ce qui témoigne de ses origines liées à la construction des identités de genre. Il a été initialement une interrogation sur la différence sexuelle, questionnant la distinction entre les sexes et la manière dont cette différence est perçue socialement. La réflexion féministe a aussi commencé à s’intéresser à la différence entre sexualités, élargissant ainsi le champ de la critique des rôles de genre.

Jusqu’aux années 80, l’histoire des femmes n’était pas intégrée dans la discipline historique, qui se concentrait principalement sur la politique et les figures masculines. La question de l’émergence des femmes dans la discipline est liée à la critique d’une histoire écrite par et pour des hommes, qui réduisait les femmes à leur physique ou à leurs méfaits. La démarche pionnière a été lancée par les Women’s Studies aux États-Unis, puis en Angleterre, dans le but d’étudier la condition féminine et ses enjeux. En 1970, un événement fondateur a marqué cette nouvelle étape : les militantes du MLF ont déposé une gerbe en hommage à l’épouse inconnue du soldat inconnu, dénonçant l’invisibilité séculaire des femmes. Cet acte a été considéré comme le début de la deuxième vague féministe, soulignant la nécessité d’une histoire des femmes et d’un changement dans les études universitaires.

Les premières recherches féministes ont rencontré des difficultés d’insertion dans le monde académique, notamment en raison du manque de financement, de postes et de reconnaissance. Les chercheuses ont souvent évité le terme "féministe" pour ne pas être associées à une idéologie, préférant utiliser d’autres termes ou se définir comme historiennes. La création de groupes de recherche dans différentes académies françaises, comme celui autour de Michelle Perrot ou Yvonne Knibiehler, a permis de structurer cette nouvelle approche. La revue clandestine Pénélope, publiée entre 1979 et 1985, a également été un espace important pour diffuser ces idées et soutenir les jeunes chercheuses.

Les féministes et militantes du MLF ont ainsi lancé une démarche qui mêlait engagement militant et recherche académique, tout en étant confrontées à la difficulté de faire reconnaître leur travail dans un contexte académique encore peu ouvert à ces questions. La reconnaissance de leur statut d’historiennes et la légitimité de leur démarche ont été des enjeux majeurs, tout comme la nécessité de structurer une solidarité féministe à l’échelle internationale.

💡 À retenir

Le féminisme, en tant que mouvement historique, a émergé d’actions concrètes et symboliques, comme le dépôt d’une gerbe en 1970, pour dénoncer l’invisibilité des femmes et faire évoluer la place des femmes dans l’histoire et la société. Il marque un tournant social et politique majeur en structurant une conscience collective et une solidarité internationale.

📖 2. Naissance des études de genre

🔑 Notions clés & Définitions

Notion de genre : catégorie d’analyse qui distingue la construction sociale du sexe biologique, en insistant sur la dimension culturelle, symbolique et relationnelle des rôles, comportements et attentes assignés aux hommes et aux femmes. Issue initialement de la médecine et de la psychanalyse dans les années 1960, cette notion permet de comprendre que les différences perçues entre sexes ne sont pas uniquement naturelles, mais largement façonnées par la société.

Joan Scott : historienne qui, en 1988, propose d’utiliser le genre comme catégorie d’analyse historique plutôt que de se limiter à l’histoire des femmes. Elle suggère que le genre permet d’étudier les rapports sociaux, les représentations et les discours, en évitant de réduire l’analyse à une approche centrée uniquement sur les femmes ou leur condition spécifique.

Anne Oakley : (non explicitement définie dans le contenu source, mais mentionnée dans la liste) est une chercheuse qui a contribué à la réflexion sur la construction sociale du genre, notamment en insistant sur la différenciation entre sexe biologique et genre comme construction sociale. Son apport est lié à l’analyse critique des rôles sociaux et des attentes culturelles.

Dysphorie de genre : désigne une détresse ou un malaise ressenti par une personne dont l’identité de genre ne correspond pas au sexe assigné à la naissance. La notion souligne l’importance de la construction sociale du genre dans la perception de soi et dans les expériences individuelles.

Cultural studies : champ disciplinaire qui s’intéresse à l’étude des cultures, des représentations et des discours, en particulier dans leur rapport avec le pouvoir, la société et l’histoire. Dans le contexte des études de genre, cette approche permet d’analyser comment le genre est construit, représenté et contesté dans différentes cultures et périodes historiques.

📝 Points essentiels

La notion de genre, initialement développée dans le cadre de la médecine et de la psychanalyse dans les années 1960, distingue le sexe biologique, considéré comme une donnée naturelle, de la construction sociale qui façonne les rôles, attentes et comportements attribués aux hommes et aux femmes. Cette distinction permet de comprendre que les différences perçues entre les sexes ne sont pas uniquement biologiques, mais aussi largement façonnées par la société.

Joan Scott, en 1988, propose de faire du genre une catégorie d’analyse spécifique à l’histoire, plutôt que de limiter l’étude à l’histoire des femmes. Elle recommande de sortir les femmes du discours pour éviter de les enfermer dans une approche trop féminine, et de privilégier une analyse du genre comme construction sociale et relationnelle, ce qui permet une compréhension plus globale des rapports sociaux.

La réception du concept de genre varie selon les contextes géographiques et académiques. Aux États-Unis, son adoption est plus rapide et bénéficie d’un accueil favorable, facilitant l’intégration dans diverses disciplines. En revanche, en France, il suscite une défiance et une frilosité, en partie à cause des réticences à remettre en question les catégories traditionnelles ou à associer le terme à une idéologie féministe.

Les premières chercheuses en histoire des femmes ont souvent évité d’utiliser explicitement le mot féministe, préférant se concentrer sur une démarche scientifique et historique. La reconnaissance institutionnelle de cette discipline s’est renforcée dans les années 1980, notamment avec la tenue de colloques, la création de centres d’archives, et la publication d’ouvrages collectifs, comme ceux de Michelle Perrot ou Georges Duby, qui ont permis de réduire le silence sur l’histoire des femmes et d’en faire un champ d’étude à part entière.

L’analyse de l’histoire des femmes s’est enrichie par une approche plurielle, intégrant la voix des femmes, leur place dans la société, leur représentation dans les discours, tout en évitant de dégager des traits exclusivement féminins. Joan Scott insiste sur l’intérêt de faire de l’histoire du genre plutôt que de se limiter à l’histoire de la femme, afin d’éviter de réduire cette dernière à une catégorie trop spécifique ou essentialiste.

Les difficultés méthodologiques majeures résident dans la rareté et la nature des sources. Les archives politiques, économiques ou militaires contiennent peu de traces de femmes, qui sont souvent retrouvées sous leur nom marital ou dans des fonds spécifiques comme les milieux carcéraux ou hospitaliers. La recherche nécessite un travail minutieux de décryptage et d’interprétation des sources, souvent fragmentaires ou peu explicites concernant la vie des femmes.

Les ruptures historiques traditionnelles, comme la Révolution française, sont remises en question pour leur impact sur les femmes. Si cette période a permis quelques avancées en matière de droits civils, comme l’obtention du divorce ou la reconnaissance des enfants illégitimes, elle n’a pas entraîné une transformation complète de leur statut politique ou social, qui reste marqué par des limitations. La question du genre dans l’histoire devient ainsi un outil pour analyser la continuité ou la rupture des rapports sociaux et des droits des femmes.

💡 À retenir

L’évolution des études de genre marque un déplacement de l’analyse historique du sexe biologique vers une compréhension de la construction sociale du genre, permettant ainsi d’éclairer la complexité des rapports sociaux et des représentations culturelles. Ce changement conceptuel enrichit la lecture de l’histoire en intégrant la dimension relationnelle et discursive des identités.

📖 3. Histoire des femmes en France

🔑 Notions clés & Définitions

Code civil napoléonien : ensemble de lois civiles instaurées en 1804, qui établissent notamment la hiérarchie patriarcale en définissant le père comme chef de famille, avec autorité sur la femme, qui doit lui obéissance. Ce code considère la femme comme imparfaite, nécessitant la protection du père ou du mari, et limite ses droits civils, notamment en excluant les femmes des droits politiques et religieux.

Droits civils des femmes : droits relatifs à la capacité juridique et à la reconnaissance sociale, qui ont évolué lentement en France. Initialement, elles ne disposent pas du droit de vote, ni de droits politiques, mais peuvent être reconnues comme épouse ou mère. Leur statut civil est marqué par une dépendance juridique et sociale, avec des avancées progressives telles que le droit de vote en 1944, le droit à l’avortement en 1975, et le partage des droits parentaux en 1977.

Clubs de femmes fermés en 1793 : associations féminines qui existaient durant la Révolution française, mais qui ont été interdites en 1793. Leur fermeture reflète la marginalisation politique et sociale des femmes, qui ne peuvent pas accéder à la religion ni à la sphère publique, témoignant d’un rejet institutionnel de leur participation aux enjeux démocratiques.

Dichotomie privé-public : distinction entre la sphère privée, réservée aux femmes, et la sphère publique, réservée aux hommes. Cette séparation, renforcée par le code napoléonien, prive les femmes du droit de cité et limite leur accès à la vie politique et publique. Historiquement, cette coupure a été moins marquée dans certaines sociétés anciennes ou dans certains contextes européens, où les femmes pouvaient parfois remplacer leur mari dans la sphère publique.

Révolution française et femmes : bien que la Révolution célèbre l’évolution démocratique, elle n’intègre pas les femmes dans cette dynamique. Les femmes ne bénéficient pas des droits politiques, et leur rôle est principalement limité à la sphère domestique. La révolution ne remet pas en cause la hiérarchie patriarcale, et les clubs féminins sont fermés en 1793, illustrant leur exclusion du processus démocratique.

📝 Points essentiels

La Révolution française n’a pas inclus les femmes dans l’évolution démocratique, fermant les clubs féminins en 1793 et limitant leurs droits politiques. Malgré la célébration de l’avancée démocratique, leur participation politique reste absente, et elles sont confinées à la sphère privée, exclues du droit de cité. Le Code civil de 1804, instauré sous Napoléon, consolide cette situation en plaçant le père comme chef de famille, avec une autorité totale sur la femme, qui doit lui obéissance. La femme est considérée comme imparfaite, nécessitant la protection du père ou du mari, ce qui limite ses droits civils et politiques. Les droits civils des femmes évoluent lentement : elles obtiennent le droit de vote en 1944, après la Seconde Guerre mondiale, en récompense de leur contribution durant le conflit ; en 1975, elles acquièrent le droit à l’avortement, et en 1977, elles partagent avec les hommes les droits parentaux. La réclusion des femmes aux affaires domestiques et familiales, selon Proudhon, n’a pas pour but de les asservir mais de les éloigner d’un pouvoir considéré comme dangereux. La révolution célèbre l’évolution démocratique mais n’inclut pas les femmes, ce qui témoigne d’un retard institutionnel. La dichotomie privé-public, renforcée par le code napoléonien, prive les femmes du droit de cité, une coupure encore présente dans la société française récente, en raison d’une frilosité persistante. La notion de genre, introduite dans les années 1960, remet en question cette séparation en soulignant que la différence entre hommes et femmes est aussi culturelle que biologique, ce qui a permis de renouveler la réflexion sur la place sociale et juridique des femmes. La pensée sur les femmes est marquée par une diversité de discours, notamment autour du statut, de la classe sociale, et de la division du travail selon le sexe, renforçant la dichotomie entre sphère privée et publique.

💡 À retenir

L’histoire des femmes en France montre une lente progression, marquée par des résistances institutionnelles et sociales, qui ont structuré leur place sociale et juridique, tout en étant confrontée à des préjugés tenaces et à une dichotomie entre sphère privée et publique.

📖 4. Sources et archives

🔑 Notions clés & Définitions

Bibliothèque Marguerite Durand : Institution spécialisée dans la conservation et la mise à disposition d’archives féministes, jouant un rôle central dans la mémoire des luttes et des figures féminines. Elle est aujourd’hui menacée de fermeture par manque de financement.

Archives féministes : Ensemble de documents, de fonds ou de collections conservés dans des institutions ou des archives privées, qui relatent l’histoire, les luttes, les expériences et les revendications des femmes, souvent sous-représentées dans les sources traditionnelles.

Nom marital dans les archives : Modalité d’identification des femmes dans les documents d’archives, où elles sont souvent référencées sous leur nom de jeune fille ou leur nom marital, ce qui complique leur repérage et leur étude historique.

Fonds carcéraux et hospitaliers : Collections d’archives issues des établissements pénitentiaires ou hospitaliers, qui constituent des sources essentielles pour explorer la condition des femmes en contexte de détention ou de soins, notamment dans une perspective féministe.

Christine Bard : Historienne dont l’œuvre contribue à l’étude des archives féministes, notamment par l’analyse des fonds et des collections qui révèlent la parole des femmes et leur place dans l’histoire sociale.

📝 Points essentiels

Les sources traditionnelles en histoire sont majoritairement masculines, ce qui limite la compréhension de l’histoire des femmes. Pour pallier cette lacune, les historiennes doivent souvent se tourner vers des fonds spécifiques tels que ceux issus des institutions carcérales, hospitalières ou religieuses, qui offrent des témoignages et des documents plus directement liés à la condition féminine. Ces fonds sont essentiels pour révéler des expériences souvent invisibilisées dans les archives classiques.

Les femmes sont fréquemment identifiées dans les archives sous leur nom marital, ce qui complique leur repérage. En effet, cette pratique peut disperser leur trace à travers différents documents ou périodes, rendant leur étude plus complexe. La reconnaissance de cette difficulté a conduit à une attention particulière à la manière dont les femmes apparaissent dans les fonds d’archives.

La Bibliothèque Marguerite Durand constitue une institution clé pour les archives féministes. Elle rassemble des documents, des correspondances, des photographies et autres sources qui illustrent l’histoire des luttes féminines. Cependant, cette institution est aujourd’hui menacée de disparition en raison du manque de financement, ce qui met en péril la conservation de ces sources précieuses pour la recherche.

💡 À retenir

L’importance de la recherche archivistique innovante réside dans sa capacité à révéler la présence et les expériences des femmes dans l’histoire, en dépassant les limites des sources traditionnelles masculines. La conservation et l’exploitation des fonds spécifiques, comme ceux des institutions carcérales, hospitalières ou de la Bibliothèque Marguerite Durand, sont essentielles pour une compréhension plus complète et équilibrée du passé.

📖 5. Évolution de la historiographie

🔑 Notions clés & Définitions

Histoire des femmes : discipline qui étudie la place, le rôle et la représentation des femmes dans le passé, en s’appuyant sur une approche critique des sources et des méthodes traditionnelles. Elle s’est institutionnalisée dans les années 1980, notamment grâce aux travaux de Michelle Perrot et à ses ouvrages collaboratifs, qui ont permis de faire reconnaître cette branche spécifique de l’histoire.

Histoire féminine : courant ou perspective au sein de l’histoire des femmes, qui met en avant l’analyse des expériences, des trajectoires et des enjeux spécifiques liés aux femmes, en insistant sur leur présence dans les sources et leur visibilité dans la narration historique. Joan Kelly souligne que cette histoire peut se révéler si l’on change de regard et de méthode d’analyse.

Dichotomies en histoire : oppositions ou séparations traditionnelles dans la narration historique, souvent utilisées pour structurer la compréhension du passé. La remise en question de ces dichotomies, notamment en ce qui concerne la place des femmes, permet de renouveler la perspective historiographique en intégrant des approches plus nuancées et inclusives.

Michelle Perrot : historienne française dont les travaux, notamment dans les années 1980, ont contribué à l’institutionnalisation de l’histoire des femmes. Elle a notamment publié des ouvrages collaboratifs qui ont permis de faire reconnaître cette discipline comme un champ à part entière.

Joan Kelly : historienne qui a souligné que la présence des femmes dans les sources dépend fortement du regard et de la méthode d’analyse adoptés. Elle insiste sur la nécessité de changer de perspective pour faire apparaître la présence féminine dans l’histoire, notamment lors de périodes considérées comme des ruptures majeures.

📝 Points essentiels

L’histoire des femmes s’est institutionnalisée dans les années 1980, notamment grâce à Michelle Perrot et ses ouvrages collaboratifs. Ces travaux ont permis de structurer cette discipline comme un domaine à part entière, en lui donnant une reconnaissance académique et en renouvelant les méthodes d’approche. La remise en question des grandes ruptures chronologiques traditionnelles, telles que la Révolution française, a permis de montrer que ces événements ne s’appliquent pas de la même manière aux femmes. En effet, leur présence ou leur absence dans ces moments clés de l’histoire ne peut être comprise qu’en adoptant une perspective différente, qui ne se limite pas aux grands événements politiques ou militaires. Joan Kelly insiste sur le fait que les femmes sont présentes dans les sources si l’on change de regard et de méthode d’analyse. Cela implique une approche critique des sources, une attention particulière aux documents souvent marginalisés ou ignorés dans l’histoire classique, et une volonté de faire apparaître la présence féminine dans des contextes où elle était traditionnellement invisible. La transformation des méthodes historiographiques, en intégrant ces perspectives, permet une narration plus complète et plus fidèle du passé, en dépassant les dichotomies simplistes entre hommes et femmes, ou entre événements majeurs et événements mineurs.

💡 À retenir

L’intégration des femmes dans l’histoire repose sur une transformation des méthodes et des perspectives historiographiques, permettant de dépasser les ruptures traditionnelles et d’inclure pleinement leur présence dans la narration historique.

📖 6. Notion de genre

🔑 Notions clés & Définitions

Genre comme catégorie sociale : catégorie qui désigne une construction sociale et culturelle différenciée du sexe biologique, introduite dans les années 1960 et affirmée en 1992. Il s’agit d’un ensemble de rôles, d’attitudes, de comportements et de positions socialement attribués aux hommes et aux femmes, qui évoluent selon les contextes historiques et culturels.

Roger Stoller : théoricien dont l’apport n’est pas explicitement détaillé dans le contenu source, mais dont le nom est mentionné parmi ceux à définir, sans indication supplémentaire. Son rôle précis dans la conceptualisation du genre n’est pas précisé dans le texte.

Monique Wittig : militante du Mouvement de Libération des Femmes (MLF), qui a contribué à la diffusion du concept de genre aux États-Unis, notamment face à la résistance rencontrée en France. Elle a joué un rôle clé dans la mise en avant du genre comme outil d’analyse politique et social, en insistant sur sa dimension de construction sociale.

Carlo Ginzburg : historien dont la position s’oppose à l’usage du genre en histoire, illustrant ainsi les débats épistémologiques entourant cette notion. Son opposition reflète une critique ou une remise en question de l’intégration du genre dans l’analyse historique, sans que soient précisés ses arguments précis.

Eric Fassin : autre figure mentionnée dans la liste, dont le rôle ou la contribution spécifique n’est pas détaillé dans le contenu source. Son nom est cité parmi ceux à définir, indiquant une importance dans le champ de la réflexion sur le genre, sans précisions supplémentaires.

📝 Points essentiels

Le genre est une catégorie sociale distincte du sexe biologique, introduite dans les années 1960 et affirmée en 1992. Il désigne une construction sociale et culturelle qui différencie les rôles, comportements et attentes assignés aux hommes et aux femmes, évoluant selon les époques et les sociétés. La distinction entre sexe et genre permet de comprendre que les différences perçues entre hommes et femmes ne sont pas uniquement biologiques, mais aussi façonnées par des normes et des représentations sociales.

Monique Wittig, militante engagée dans le Mouvement de Libération des Femmes, a joué un rôle déterminant dans la diffusion du concept de genre aux États-Unis, face à la résistance qu’il rencontrait en France. Son apport a permis de mettre en lumière la dimension politique et subversive du genre, en le considérant comme un outil pour remettre en question les structures patriarcales.

Les historiens comme Carlo Ginzburg et Roger Chartier incarnent des positions critiques face à l’usage du genre en histoire. Leur opposition illustre les débats épistémologiques qui entourent la notion, notamment la tension entre l’intégration du genre comme grille d’analyse et la critique de son potentiel à brouiller ou à complexifier la lecture des sources historiques.

💡 À retenir

La notion de genre, en tant que catégorie sociale distincte du sexe biologique, constitue un outil d’analyse politique et culturelle qui a suscité des débats épistémologiques, illustrant la tension entre tradition historique et innovation théorique. Son développement a permis de renouveler la compréhension des rapports sociaux et des identités.

📖 7. Études sur le corps

🔑 Notions clés & Définitions

Techniques corporelles : savoirs et pratiques liés à la gestion, à l’entretien ou à la modification du corps, transmis principalement dans des cercles féminins, notamment pour des activités telles que l’accouchement ou l’allaitement.

Georges Vigarello : historien dont les travaux apportent un regard anthropologique sur la civilisation des mœurs, notamment sur la relation entre corps, violence et société, en particulier dans le contexte de la guerre et de la modernité.

Machine de Madame de Coudray : dispositif ou outil utilisé dans la transmission des techniques d’accouchement, illustrant la formalisation et la médiatisation des savoirs corporels liés à la maternité.

Médicalisation du corps féminin : processus par lequel les savoirs traditionnels et pratiques liés au corps des femmes, notamment en matière de reproduction, d’accouchement ou d’allaitement, deviennent intégrés dans le champ médical, modifiant leur transmission et leur perception.

Parure : ensemble d’ornements ou accessoires que les femmes portent pour décorer leur corps, constituant un marqueur social et symbolique, reflet du statut du mari et des normes sociales de l’époque.

📝 Points essentiels

Les techniques corporelles féminines, telles que l’accouchement ou l’allaitement, constituent des savoirs culturels transmis principalement dans des cercles féminins. Ces pratiques, souvent orales ou traditionnelles, sont essentielles pour la gestion quotidienne du corps féminin, mais leur transmission tend à évoluer avec l’intensification de la médicalisation. La médicalisation du corps féminin s’accélère à la fin du XIXe siècle, entraînant une transformation des savoirs traditionnels en connaissances médicales officielles, ce qui modifie leur perception et leur pratique. La parure féminine, quant à elle, apparaît comme un marqueur social et symbolique, permettant d’afficher le statut du mari et de respecter les normes esthétiques et sociales de l’époque. Elle reflète ainsi à la fois l’identité individuelle et l’appartenance sociale, tout en étant un signe de conformité ou de distinction selon le contexte social.

💡 À retenir

Le corps féminin est un espace où se croisent savoirs traditionnels, pratiques médicales et représentations sociales, la parure servant à exprimer à la fois l’identité individuelle et le statut social, dans un contexte marqué par la médicalisation croissante des pratiques liées à la maternité et à l’apparence.

📖 8. Violence et guerre

🔑 Notions clés & Définitions

Violences faites aux femmes : actions ou comportements qui infligent des dommages physiques, psychologiques ou sociaux spécifiques aux femmes, révélés et dénoncés par des instances telles que le Tribunal international des crimes contre les femmes. Ces violences incluent notamment les violences sexuelles, les violences conjugales, et autres formes de maltraitance ciblant spécifiquement les femmes dans divers contextes, y compris la guerre.

Solidarité féministe internationale : mouvement ou réseau structuré autour de la reconnaissance commune de ces violences, visant à soutenir les femmes victimes, à dénoncer ces actes et à promouvoir une action collective à l’échelle mondiale. Elle se construit sur la base d’un engagement partagé pour la justice et la reconnaissance des droits des femmes face à ces violences.

Militantes du MLF : femmes engagées dans le Mouvement de Libération des Femmes, organisation féministe ayant joué un rôle central dans la dénonciation des violences faites aux femmes. Leur action s’inscrit dans une démarche de sensibilisation, de revendication et de lutte contre ces violences, en particulier dans le contexte de la guerre ou des conflits.

Invisibilité des femmes en guerre : phénomène par lequel les femmes sont souvent absentes ou marginalisées dans les récits traditionnels de guerre, ce qui contribue à leur invisibilisation dans l’histoire officielle. La réévaluation historique est nécessaire pour mettre en lumière leur vécu, leurs souffrances et leur rôle souvent ignoré dans ces contextes de conflit.

📝 Points essentiels

Les violences faites aux femmes sont révélées et dénoncées par des instances comme le Tribunal international des crimes contre les femmes. Ces révélations ont permis de mettre en lumière des actes de violence spécifiques, souvent occultés ou minimisés dans les discours officiels ou historiques. La reconnaissance de ces violences a été un pas crucial pour leur prise en compte dans le cadre juridique, social et historique.

La solidarité féministe internationale s’est structurée autour de la reconnaissance commune de ces violences. Ce mouvement a permis de fédérer des femmes et des organisations à travers le monde, afin de dénoncer ces actes, de soutenir les victimes et de faire pression pour des changements législatifs et sociaux. La solidarité s’appuie sur une conscience partagée de l’ampleur et de la gravité de ces violences, renforçant la lutte collective pour la justice et l’égalité.

Les femmes sont souvent invisibilisées dans les récits traditionnels de guerre, ce qui nécessite une réévaluation historique. Leur vécu, leurs souffrances et leur rôle dans les conflits ont été longtemps ignorés ou minimisés, contribuant à une représentation déformée de la guerre. La mise en lumière de cette invisibilité permet de mieux comprendre la réalité des femmes en temps de guerre et de rétablir une perspective plus juste et complète de l’histoire des conflits.

💡 À retenir

La reconnaissance et la dénonciation des violences spécifiques subies par les femmes dans les contextes de guerre ont permis de faire émerger une conscience collective et une action internationale. La mise en lumière de leur invisibilité dans les récits traditionnels de guerre contribue à une réévaluation historique essentielle pour une compréhension plus juste des conflits.

📖 9. Histoire de la violence

🔑 Notions clés & Définitions

Violence genrée : Violence qui s'exerce en fonction du genre, affectant spécifiquement les femmes ou les hommes, souvent sous-reconnue ou occultée dans les récits historiques classiques. Elle désigne des formes de violence liées aux rôles sociaux et aux attentes liées au genre, souvent invisibilisées dans l’histoire traditionnelle.

Dénonciation féministe : Action de mettre en lumière et de critiquer les violences spécifiques subies par les femmes, notamment celles qui ont été longtemps occultées ou minimisées dans les discours historiques et sociaux. Elle vise à révéler ces violences comme des enjeux majeurs de justice et d’égalité.

Invisibilité historique : Omission ou marginalisation des violences subies par les femmes dans les récits et analyses historiques classiques. Elle reflète une absence de reconnaissance de ces violences dans la mémoire collective et dans la construction de l’histoire officielle.

Violence domestique : Forme majeure de violence genrée, exercée au sein du cadre privé, notamment dans la sphère familiale. Elle concerne les violences physiques, psychologiques ou économiques infligées aux femmes dans leur environnement familial, souvent peu visible ou reconnue dans les discours officiels.

📝 Points essentiels

La violence subie par les femmes est souvent occultée dans les récits historiques classiques, ce qui contribue à une invisibilité durable de ces violences dans la mémoire collective. Cette omission résulte d’un regard historiographique qui privilégie les grands événements politiques ou économiques, laissant de côté les expériences quotidiennes et privées des femmes.

Le féminisme a joué un rôle central dans la dénonciation et la mise en lumière de ces violences, en insistant sur leur existence et leur importance dans la construction des rapports sociaux. Par cette dénonciation, il a permis de faire émerger ces violences comme des enjeux majeurs de justice, de reconnaissance et d’égalité entre les genres.

La violence domestique constitue une forme majeure de violence genrée étudiée dans cette perspective. Elle représente une violence spécifique exercée dans l’intimité, souvent minimisée ou ignorée dans les discours historiques traditionnels. La reconnaissance de cette violence a permis de souligner la nécessité de la prendre en compte dans l’analyse des rapports de genre et dans la construction de l’histoire des femmes.

💡 À retenir

L’analyse de la violence à travers le prisme du genre permet de révéler des formes spécifiques de violence longtemps ignorées ou occultées, notamment la violence domestique, et de comprendre leur rôle dans la construction des rapports sociaux et historiques.

📖 10. Histoire de la guerre

🔑 Notions clés & Définitions

Rôle des femmes en guerre : La participation des femmes dans les conflits armés, qui dépasse la simple présence, en impliquant leur engagement actif dans diverses fonctions militaires ou civiles, mais qui reste souvent sous-représentée dans les sources officielles et traditionnelles.

Invisibilité dans les sources militaires : La tendance à négliger ou à omettre les contributions féminines dans les documents et archives militaires, renforçant leur absence dans la mémoire officielle et académique de la guerre.

Participation féminine : L’engagement effectif des femmes dans les activités liées à la guerre, que ce soit dans la résistance, le soutien logistique, ou dans des rôles combattants, contribuant ainsi à l’effort de guerre.

Mémoire de guerre genrée : La construction de la mémoire collective de la guerre qui privilégie une vision masculine, occultant ou minimisant les expériences et contributions des femmes, et qui tend à perpétuer une représentation sexuée de l’histoire militaire.

📝 Points essentiels

Les femmes ont participé activement aux guerres, mais leur rôle reste souvent invisible dans les sources militaires traditionnelles. Malgré leur engagement réel, leur contribution est fréquemment absente ou peu mise en valeur dans les archives officielles, ce qui contribue à leur invisibilité dans la mémoire collective. La mémoire de guerre tend à privilégier une vision masculine, en valorisant principalement les combattants masculins et en occultant les expériences féminines. Cette tendance à l’occultation contribue à une représentation biaisée de l’histoire militaire. La réévaluation historique vise à corriger cette invisibilité en intégrant les contributions et vécus féminins, afin de rendre compte d’une histoire plus complète et fidèle aux réalités du terrain et des expériences humaines.

💡 À retenir

Réinterpréter l’histoire militaire en intégrant la place et les expériences des femmes permet d’obtenir une vision plus équilibrée et exhaustive de la guerre, en dépassant la mémoire genrée qui a longtemps dominé la narration officielle.

📖 11. Histoire de la discipline

🔑 Notions clés & Définitions

Institutionnalisation de l'histoire des femmes : processus par lequel cette branche de la recherche a obtenu une reconnaissance formelle au sein des structures académiques, notamment dans les années 1980, avec la création de groupes de recherche spécialisés et de revues dédiées comme Pénélope.

Revue Pénélope : publication spécialisée fondée dans le but de diffuser et de structurer l’étude de l’histoire des femmes, marquant une étape essentielle dans l’institutionnalisation de cette discipline.

Soutien universitaire : appui apporté par des figures ou institutions académiques, tel que Michelle Perrot, dont l’intervention a été déterminante pour la reconnaissance et la légitimité de l’histoire des femmes dans le monde universitaire.

Marginalisation académique : situation dans laquelle les premières chercheuses en histoire des femmes ont été souvent exclues ou considérées comme en dehors du champ principal de la discipline, accusées notamment de manquer d’objectivité ou de rigueur scientifique.

📝 Points essentiels

L’histoire des femmes s’est véritablement institutionnalisée dans les années 1980, grâce à la mise en place de groupes de recherche spécialisés et à la création de revues telles que Pénélope. Ces structures ont permis de structurer la discipline en lui conférant une reconnaissance officielle et une visibilité accrue dans le monde académique.

Les premières chercheuses engagées dans cette discipline ont souvent été marginalisées, confrontées à des accusations de partialité ou de manque d’objectivité. Leur positionnement en dehors du cadre traditionnel de l’histoire a suscité des résistances, mais aussi une remise en question des paradigmes classiques.

Le soutien de figures influentes, notamment Michelle Perrot, a été crucial pour faire évoluer la perception de cette discipline. Leur engagement a permis de renforcer la légitimité de l’histoire des femmes et de favoriser son intégration dans le paysage académique, contribuant ainsi à sa reconnaissance comme un domaine à part entière.

💡 À retenir

La construction académique de l’histoire des femmes a été un combat pour la légitimité scientifique et institutionnelle, marqué par une lutte contre la marginalisation et par le soutien de figures clés, permettant à cette discipline de s’affirmer dans le champ des sciences humaines.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
Fin du Second EmpireApparition du néologisme "féminisme"
1970Dépôt d'une gerbe par le MLF, début de la deuxième vague féministe
1976Création du tribunal international des crimes contre les femmes

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésOriginesActeurs / ÉvénementsContributions majeures
Origines du féminismeFéminisme : mouvement social, questionne la différence sexuelle, rôle social des sexesApparition à la fin du Second Empire, dénonciation de l'invisibilité des femmes en 1970MLF, dépôt de gerbe en 1970, tribunal en 1976Acte symbolique de 1970 considéré comme naissance de la deuxième vague féministe
Naissance des études de genreNotion de genre : construction sociale, différenciation sexe/genre, analyse culturelleDéveloppée dans les années 1960 par la médecine et la psychanalyseJoan Scott (1988), contribution à l’analyse historique du genreProposition d’utiliser le genre comme catégorie d’analyse pour étudier rapports sociaux

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre féminisme avec la simple lutte pour les droits des femmes sans distinction historique ou idéologique.
  2. Assimiler immédiatement le terme "genre" à une simple différence biologique, alors qu’il désigne une construction sociale.
  3. Croire que le féminisme est apparu uniquement dans un contexte français, alors qu’il a aussi des origines américaines et britanniques.
  4. Confondre la deuxième vague féministe avec la première ou la troisième vague sans distinction claire.
  5. Sous-estimer l’impact des actions symboliques comme le dépôt de gerbe dans la structuration du mouvement.
  6. Penser que l’histoire des femmes a été intégrée dès ses débuts dans la discipline historique.
  7. Confondre dysphorie de genre avec une simple identité sexuelle ou orientation sexuelle.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition du féminisme et ses origines historiques.
  • Identifier la date et l’acte fondateur de la deuxième vague féministe en France.
  • Expliquer le rôle du MLF dans l’histoire du féminisme.
  • Définir la notion de genre et ses différences avec le sexe biologique.
  • Citer Joan Scott et son apport à l’analyse du genre en histoire.
  • Comprendre la distinction entre construction sociale et réalité biologique dans le cadre des études de genre.
  • Savoir ce qu’est la dysphorie de genre et son importance dans les études contemporaines.
  • Expliquer comment les études de genre ont émergé dans les années 1960-1980.
  • Identifier les enjeux liés à l’intégration des femmes dans l’histoire académique.
  • Connaître le rôle des actions symboliques dans le développement du mouvement féministe.
  • Reconnaître les principales difficultés rencontrées par les chercheuses féministes dans leur insertion académique.
  • Comprendre le contexte historique de l’apparition du terme "féminisme".
  • Savoir ce qu’est un tribunal international des crimes contre les femmes créé en 1976.
  • Maîtriser la différence entre histoire des femmes et études de genre.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Introduction à l'histoire des femmes et du genre avec 9 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que le féminisme selon sa définition historique et conceptuelle ?

2. Qu'est-ce que la 'dichotomie privé-public' dans le contexte de l'histoire des femmes en France ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à l'histoire des femmes et du genre avec 9 flashcards interactives.

Origines du féminisme — définition ?

Mouvement questionnant la différence sexuelle et les rôles sociaux.

Féminisme — définition?

Mouvement social questionnant la différence sexuelle.

Naissance des études de genre — année clé ?

Années 1960, avec développement par la médecine et la psychanalyse.

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