📋 Plan du Cours
- Méthodologie de l’épreuve BTS ESF
- Buts et contenu de l’épreuve écrite
- Critères et forme d’évaluation
- Politique de la famille : notion évolutive
- Évolution de la politique familiale moderne
- Mariage et PACS : évolution vers le contrat
- Mouvements féministes et transformations familiales
- Politiques sociales en faveur du handicap
- Politiques en faveur des personnes âgées
- Politique de l’habitat et du logement
- Politiques d’aménagement du territoire et de la ville
- Politique d’intégration et droit d’asile
📖 1. Méthodologie de l’épreuve BTS ESF
🔑 Notions clés & Définitions
- Participation à la dynamique institutionnelle et partenar : L’épreuve évalue la capacité du candidat à analyser une situation partenariale et à proposer des actions pour en assurer le suivi.
- Situation partenariale : La situation partenariale correspond au cas professionnel présenté via des documents, qui sert de base à l’analyse et aux propositions.
- Politiques sociales : Les politiques sociales regroupent les dispositifs et institutions mobilisables pour répondre aux besoins du public dans le cadre partenarial.
- Logiques institutionnelles et de réseau : Les logiques institutionnelles et de réseau décrivent comment les acteurs s’organisent et coopèrent, avec des intérêts et des limites à expliciter.
📝 Points essentiels
- L’épreuve dure 4 heures et a un coefficient 5.
- L’objectif est de dégager les composantes d’une situation partenariale et de les replacer dans leur contexte.
- Le candidat doit relier les besoins du public aux projets partenariaux existants ou envisagés.
- L’épreuve écrite consiste à analyser une situation partenariale puis formuler des propositions pour faire vivre la dynamique engagée.
- L’évaluation valorise l’exactitude des connaissances en politiques sociales et leur mobilisation pertinente.
- L’évaluation porte aussi sur la rigueur de l’analyse ou de la synthèse, la qualité de la réflexion et la maîtrise de la terminologie.
💡 Astuce mémo
Cas + documents → analyse des politiques sociales → propositions de suivi (intérêts et limites).
📖 2. Buts et contenu de l’épreuve écrite
🔑 Notions clés & Définitions
- Loi Neuwirth : Loi Neuwirth : texte qui autorise la contraception en France.
- Autorité parentale : Autorité parentale : régime juridique qui remplace l’autorité paternelle et devient partagée entre les deux parents.
- Loi Veil : Loi Veil : loi qui légalise et encadre l’interruption volontaire de grossesse.
- Allocation Parent Isolé : Allocation Parent Isolé : aide créée en 1976 qui reconnaît implicitement la famille monoparentale.
- Pacte Civil de Solidarité : Pacte Civil de Solidarité : contrat conclu par deux personnes, avec des effets limités sur la vie commune et la fiscalité.
📝 Points essentiels
- La contraception devient autorisée avec la Loi Neuwirth.
- En 1970, l’autorité paternelle est remplacée par l’autorité parentale partagée entre les deux époux.
- L’IVG est légalisée et encadrée par la loi de 1975 dite Loi Veil.
- La réforme du divorce par consentement mutuel vise à dédramatiser la séparation et à faciliter la recomposition familiale.
- L’Allocation Parent Isolé (1976) apparaît comme une reconnaissance de la famille monoparentale.
- Dans les années 1980-1990, des aides se multiplient pour répondre à la pauvreté de certaines familles, comme l’allocation pour jeunes enfants (1985).
💡 Astuce mémo
Neuwirth = contraception ; Veil = IVG ; 1970 = autorité parentale partagée ; 1976 = parent seul aidé.
🔑 Notions clés & Définitions
- Mariage gay : Le mariage gay désigne l’accès au mariage pour des couples homosexuels, présenté comme une démarche égalitaire mais discuté sur ses effets symboliques.
- Mariage lesbien : Le mariage lesbien renvoie à l’idée d’un mariage spécifiquement pensé pour les lesbiennes, que le débat public tend à effacer derrière l’expression « mariage gay ».
- Pacte civil de solidarité : Le pacte civil de solidarité est un cadre juridique destiné aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se marier, pour organiser une vie commune.
- Union libre : L’union libre désigne une vie commune hors mariage et hors PACS, reconnue comme une forme d’organisation familiale existante.
- Égalité par l’identité : L’égalité par l’identité consiste à concevoir l’égalité comme une ressemblance imposée, au lieu de préserver des différences entre personnes.
📝 Points essentiels
- Le débat public sur le « mariage gay » est critiqué pour invisibiliser les lesbiennes et pour supposer un accord homogène entre homosexuels.
- La critique centrale oppose une logique juridique égalitaire à une logique symbolique jugée patriarcale, en particulier dans la manière dont le mariage reconduit des structures de domination.
- Le texte soutient que l’intégration des homosexuels dans la Cité se fait sur la base du modèle hétérosexuel, présenté comme masculin et donc non neutre.
- Le mariage est contesté comme réponse nécessaire à la justice citoyenne, avec l’exemple de l’héritage proposé comme réforme possible sans passer par le mariage.
- Le PACS est présenté comme une solution jugée « boiteuse » et à faible portée symbolique, tandis que l’« union libre » est décrite comme porteuse de sens.
- La logique d’égalité défendue repose sur l’idée que l’égalité n’exige pas de devenir identique à l’autre, mais de rester différent.
💡 Astuce mémo
Opposition en 3 mots : Droit (égalité) vs Symbole (patriarcat) vs Langage (efface les lesbiennes).
📖 4. Politique de la famille : notion évolutive
🔑 Notions clés & Définitions
- Invalidité : Notion juridique désignant une personne dont l’activité est impossible ou fortement réduite, notamment l’activité professionnelle.
- Mutilation : Notion utilisée pour désigner surtout la cause d’une blessure physique, principalement l’accident ou la guerre.
- Infirmité : Notion médicale visant une personne atteinte d’un trouble physique.
- Déficience : Notion médicale décrivant une altération des capacités physiques ou mentales, utilisée comme terme générique.
- Personne en situation de handicap : Notion issue de la loi de 2005 qui présente le handicap comme une situation liée à l’environnement et aux conséquences, plutôt qu’à une identité de la personne.
📝 Points essentiels
- Avant 1975, le droit parle d’invalidité, mutilation et infirmité, tandis que la médecine parle de déficience et de termes liés à la déficience intellectuelle.
- Les termes anciens peuvent avoir un sens péjoratif, ce qui favorise une logique d’exclusion et une hiérarchie sociale variable.
- La loi du 30 juin 1975 regroupe sous « personnes handicapées » des situations très diverses : déficiences physiques, mentales, sensorielles, invalides de guerre et accidentés du travail.
- La loi du 11 février 2005 remplace « personne handicapée » par « personne en situation de handicap » pour éviter l’idée que la personne se résume à son handicap.
- La loi de 2005 définit le handicap comme une altération substantielle, durable ou définitive de fonctions physiques, sensorielles, mentales ou cognitives, incluant le poly-handicap et les troubles de santé invalidants.
- La réforme de 2005 s’appuie sur trois axes : inclusion scolaire en milieu ordinaire, droit à compensation via un projet de vie et plan personnalisé, et création des MDPH avec CDAPH fusionnées.
💡 Astuce mémo
Avant 1975 = étiquettes (invalidité/mutilation/infirmité) ; 1975 = catégorie unique « personnes handicapées » ; 2005 = regard « situation » (compensation + inclusion + MDPH).
📖 5. Évolution de la politique familiale moderne
🔑 Notions clés & Définitions
- Comité d’experts alsacien : Instance régionale convoquée régulièrement pour examiner des demandes liées à la stérilisation et vérifier des conditions précises.
- Pérennité du handicap : Condition d’examen visant à s’assurer que le handicap de la personne concernée est durable et ne laisse pas envisager une autre solution.
- Complexité de la procédure : Caractéristique du dispositif qui impose plusieurs étapes (avis, auditions) et rend une intervention rapide impossible.
- Méconnaissance des textes : Cause possible évoquée lorsque la loi a été votée en période estivale et que les débats portaient surtout sur l’IVG.
- Stérilisation hors-la-loi : Situation évoquée comme hypothèse ouverte, consistant à pratiquer une stérilisation en dehors du cadre légal (en clinique ou à l’étranger).
📝 Points essentiels
- Le comité d’experts alsacien est convoqué 3 à 4 fois par an, soit environ 90 à 120 décisions judiciaires annuelles à l’échelle française.
- L’examen insiste sur la pérennité du handicap, l’absence d’autre solution contraceptive et l’acceptation par la personne concernée.
- Le secret des cabinets a empêché d’établir un nombre fiable de stérilisations sur la durée.
- En 1997, une estimation évoquait 30 à 60 % de jeunes femmes stérilisées dans des établissements spécialisés de Gironde.
- L’inspection générale des affaires sociales recensait 400 à 500 ligatures de trompes « déclarées » par an, tout en supposant que le total réel était plus élevé.
- La chute du nombre d’interventions est expliquée par la complexité (délai minimal de 2 à 3 mois) et par une possible méconnaissance des textes après un vote estival centré sur l’IVG.
💡 Astuce mémo
Procédure = lenteur (2–3 mois) ; donc moins de décisions (90–120/an).
📖 6. Mariage et PACS : évolution vers le contrat
🔑 Notions clés & Définitions
- Cohabitation : La cohabitation est une situation où plusieurs personnes vivent ensemble, pouvant augmenter le risque de maltraitance envers une personne âgée.
- Dépendance de l’auteur : La dépendance de l’auteur désigne une situation où le violent dépend de la personne âgée, souvent financièrement, ce qui accroît le risque de violence.
- Isolement social : L’isolement social correspond à l’absence de soutien autour des aidants et des personnes âgées, ce qui augmente le risque de maltraitance.
- Négligence par abandon : La négligence par abandon est une forme de maltraitance liée à l’abandon, particulièrement décrite quand une femme âgée perd son mari et se retrouve dépossédée.
- Autonomie en baisse : La perte d’autonomie est le recul des capacités de la personne âgée, pouvant faire s’aggraver des tensions familiales sous stress.
📝 Points essentiels
- La cohabitation est présentée comme un facteur de risque de maltraitance pour la personne âgée.
- Le sexe et la cohabitation sont cités comme facteurs augmentant le risque de violence envers la personne âgée.
- Dans certaines cultures où les femmes ont un statut social inférieur, les femmes âgées risquent davantage la négligence par abandon après la perte du mari et la dépossession de biens.
- Le risque de violences plus persistantes et plus graves peut être plus élevé pour les femmes, selon le contexte culturel décrit.
- La dépendance de l’auteur envers la personne âgée, souvent financière, augmente le risque de violence.
- Des relations familiales tendues peuvent s’aggraver quand la personne âgée perd son autonomie, sous l’effet du stress et de la frustration.
💡 Astuce mémo
Cohabitation + dépendance + isolement = risque : ensemble, ça enferme, ça dépend, et ça coupe les soutiens.
🔑 Notions clés & Définitions
- Cohabitation intergénérationnelle : Dispositif d’habitat qui met en relation une personne âgée et un jeune, chacun apportant un besoin et une contrepartie au quotidien.
- Services rendus par le jeune : Ensemble des tâches attendues du jeune en échange du logement, qui doivent rester distinctes de l’aide à domicile professionnelle.
- Convention d’occupation : Document écrit qui fixe les conditions pratiques et financières de la cohabitation entre la personne âgée, le jeune et l’association.
- Médiation associative : Accompagnement proposé par une association pour prévenir ou résoudre les désaccords et difficultés pendant la cohabitation.
- Quartiers Prioritaires de la Ville : Cadre de politique de la ville qui a remplacé les contrats de cohésion sociale dans la période décrite.
📝 Points essentiels
- Trois formules existent : mise à disposition gracieuse contre services, mise à disposition contre services et participation aux charges, ou sous-location contre loyer.
- Les services attendus du jeune ne doivent pas ressembler à des prestations d’aide à domicile (garde-malade, aide à la toilette) pour éviter un risque de travail dissimulé.
- Le dispositif ne vise pas à remplacer des interventions professionnelles d’aide à domicile, mais à organiser un échange équilibré logement/présence/contreparties.
- Les associations peuvent assurer seulement la mise en relation ou aussi le suivi du binôme, afin de sécuriser les conditions de la cohabitation.
- La convention d’occupation doit préciser : lieux, durée, conditions financières, obligations du jeune (présence/services) et obligations de l’hébergeur (ex. autorisation de visites).
- La cohabitation est en général délimitée dans le temps, avec une durée moyenne d’environ une année, jouant un rôle de garde-fou.
💡 Astuce mémo
Échange = Logement + Présence/Services, mais Services ≠ Aide à domicile : sinon risque de travail dissimulé.
📖 8. Politiques sociales en faveur du handicap
🔑 Notions clés & Définitions
- Quartiers Prioritaires de la Ville : Les Quartiers Prioritaires de la Ville sont des zones prioritaires de la politique de la ville, définies pour concentrer les actions sur les territoires en difficulté.
- Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine : L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine est un organisme chargé de soutenir des opérations de rénovation urbaine comme la réhabilitation et la reconstruction.
- Cour des comptes : La Cour des comptes est une juridiction qui contrôle l’usage des deniers publics et publie des rapports thématiques.
- Zone franche urbaine : Une zone franche urbaine est un quartier bénéficiant d’exonérations fiscales, notamment pour attirer des entreprises.
- Police de sécurité du quotidien : La police de sécurité du quotidien est une police de proximité revenue sous une nouvelle appellation en 2018, avec un bilan jugé mitigé.
📝 Points essentiels
- Les politiques sociales liées à la ville s’appuient sur des dispositifs de sécurité et de coopération locale, avec une continuité entre acteurs locaux et Conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance.
- Les polices municipales peuvent être équipées d’armes de catégorie B, ce qui est présenté comme de plus en plus fréquent dans les faits.
- La police de proximité (État) a été supprimée puis a réapparu en 2018 sous le nom de police de sécurité du quotidien, dont le bilan est décrit comme très mitigé.
- Les programmes de rénovation urbaine (réhabilitation, destruction, construction) se poursuivent, notamment via l’ANRU.
- La loi de 2015 supprime ZUP, ZUS et ZFR pour instaurer les QPV, au nombre d’environ 1 500, avec des conseils citoyens.
- Les QPV visent notamment la lutte contre la pauvreté, l’insertion et l’emploi, la sécurité et la rénovation urbaine.
💡 Astuce mémo
QPV = Pauvreté, Emploi, Sécurité, Rénovation (≈1 500)
📖 9. Politiques en faveur des personnes âgées
🔑 Notions clés & Définitions
- Intégration sociale : Notion sociologique décrivant le degré d’intégration de la société, pensée comme l’organisme intègre ses organes.
- Assimilation : Processus d’adhésion où les traits culturels minoritaires tendent à disparaître au profit des normes du groupe majoritaire.
- Intégration culturelle : Modèle où l’on attend surtout du minoritaire qu’il s’adapte au majoritaire, tout en gardant certains traits culturels.
- Intégrationnisme : Logiques qui appliquent le concept d’intégration aux individus et groupes minoritaires, en traitant leurs difficultés comme un défaut d’adaptation.
- Insertion : Processus où l’étranger est reconnu comme partie de la société d’accueil tout en conservant son identité d’origine, sous condition de respecter les règles communes.
📝 Points essentiels
- L’intégration est présentée comme un horizon difficile à atteindre, ce qui peut produire une frontière « eux »/« nous » et donc de la discrimination systémique.
- L’intégration est décrite comme un vecteur de discrimination, ce qui rend problématique l’articulation entre politique d’intégration et lutte contre les discriminations.
- Assimilation et intégration sont parfois distinguées par le champ : assimilation plutôt culturel (anthropologie) et intégration plutôt social (sociologie).
- Une autre distinction oppose l’assimilation comme disparition totale des traits minoritaires à l’intégration comme maintien partiel de traits tout en adoptant valeurs et culture du majoritaire.
- Le texte critique l’idée que « l’intégration » viserait surtout l’effort du minoritaire, alors que cela inverse la logique durkheimienne centrée sur l’intégration de la société.
- L’intégrationnisme déplace le « problème » des inégalités vers un processus inachevé d’adaptation, pouvant mener à juger la « volonté » d’intégration et à imposer un « modèle ».
💡 Astuce mémo
Assimilation = effacement ; Intégration = adaptation avec restes ; Insertion = appartenance + identité maintenue ; Intégrationnisme = on blâme l’effort du minoritaire.
📖 10. Politique de l’habitat et du logement
🔑 Notions clés & Définitions
- Conditions de travail : Ensemble des facteurs liés au travail (santé, bien-être, organisation) qui influencent le maintien en emploi.
- Vieillissement actif : Démarche visant à favoriser la poursuite de l’activité des salariés âgés grâce à des politiques adaptées.
- Stratégie libérale : Approche du vieillissement actif qui mise sur des contraintes et une flexibilité du marché du travail plutôt que sur une mobilisation sociale.
- Stratégie nordique : Approche du vieillissement actif qui mise sur une mobilisation sociale et l’amélioration des conditions de travail pour concilier emploi et satisfaction.
- Accords de branche et d’entreprise : Dispositifs de dialogue social qui structurent les politiques d’emploi, notamment pour les seniors.
📝 Points essentiels
- Le Centre d’études de l’emploi relie de bonnes conditions d’emploi au maintien en activité des salariés de 55 ans et plus.
- La formation tout au long de la vie, les aménagements du temps de travail et les services sociaux favorisent aussi le maintien des seniors, au-delà des incitations financières.
- En Europe, les taux d’emploi des seniors sont très contrastés selon les pays.
- Des pays comme la Suède, le Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni affichent des taux d’emploi des seniors entre 50 % et 70 %.
- La France, la Belgique et l’Italie sont largement sous 50 %, avec une proportion élevée de salariés ne jugeant pas possible de travailler jusqu’à 60 ans.
- Deux stratégies européennes se distinguent : une stratégie libérale et une stratégie nordique du vieillissement actif.
💡 Astuce mémo
Vieillissement actif = Nordique = conditions + dialogue social ; Libérale = contraintes + flexibilité.
📖 11. Politiques d’aménagement du territoire et de la ville
🔑 Notions clés & Définitions
- DALO : DALO : dispositif qui permet à une personne de faire valoir un droit au logement devant l’État, via une procédure encadrée.
- SRU : Loi SRU : texte qui introduit l’obligation pour certaines communes de disposer d’un minimum de logements sociaux.
- QPV : QPV : quartiers identifiés comme prioritaires pour concentrer des politiques publiques dans les zones urbaines en difficulté.
- Police de sécurité du quotidien : Police de sécurité du quotidien : organisation de la sécurité visant une présence et une action de proximité sur le terrain.
- ASV : ASV : dispositif territorial qui analyse les besoins de santé d’une population et coordonne des réponses via des projets.
📝 Points essentiels
- Le DALO a été créé en 2007.
- Un droit opposable permet de saisir la justice pour obliger le débiteur à exécuter sa prestation.
- Dans les communes de plus de 3 500 habitants, la part de logements sociaux attendue est de 25%.
- Le préavis pour résilier un bail d’habitation classique est d’1 mois.
- La loi SRU est la première à imposer aux communes un minimum de logements sociaux.
- La mixité sociale vise à faire cohabiter dans le parc public des classes modestes et moyennes, afin de limiter la gentrification.
💡 Astuce mémo
DALO 2007 → Droit opposable = Justice pour forcer l’exécution.
📖 12. Politique d’intégration et droit d’asile
🔑 Notions clés & Définitions
- Internats d’excellence : Dispositif scolaire offrant un cadre renforcé pour favoriser la réussite, avec internat et encadrement accru.
- École ouverte : Programme de soutien scolaire en dehors des cours, destiné à aider les élèves hors du temps de classe.
- Cordées de la réussite : Partenariat entre un établissement d’enseignement supérieur et des collèges/lycées pour faciliter l’accès privilégié au supérieur.
- CLAS : Contrat local d’accompagnement à la scolarité qui organise un soutien scolaire et peut aussi inclure un soutien aux parents et des activités périscolaires.
- OFPRA : Organisme public chargé d’examiner les demandes de protection dans le cadre du droit d’asile.
📝 Points essentiels
- Les internats d’excellence combinent internat et encadrement renforcé pour soutenir la réussite scolaire et réduire l’influence du milieu familial.
- L’école ouverte propose un soutien scolaire en dehors des cours, donc en complément du temps d’enseignement classique.
- Les cordées de la réussite reposent sur un partenariat supérieur–secondaire pour offrir aux collégiens et lycéens formés dans le secondaire un accès privilégié au supérieur partenaire.
- Le CLAS est fondé sur un contrat où chacun s’engage, avec un soutien à l’enfant et aussi un soutien aux parents et des activités culturelles ou périscolaires possibles.
- L’OFPRA examine les demandes de protection relevant du droit d’asile, et n’est pas une juridiction ni un organisme de “raccompagnement” à la frontière.
- Une décision de justice qui renvoie l’étranger dans son pays correspond à une ITF, et non à un refoulement, ni à une mesure d’éloignement, ni à une expulsion (selon le QCM).
💡 Astuce mémo
Cordées = “Supérieur qui tend la corde” vers le secondaire ; CLAS = “Contrat + Loisirs + Accompagnement Scolaire”.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 4 heures | Durée de l’épreuve « Participation à la dynamique institutionnelle et partenariale » |
| coefficient de 5 | Coefficient de l’épreuve « Participation à la dynamique institutionnelle et partenariale » |
| 179 avenue de Muret | Adresse de l’éditeur (mention dans le document) |
📊 Tableaux de synthèse
Évolution de la notion de handicap
| Période | Terme | Logique |
|---|
| Avant 1975 | invalidité/mutilation/infirmité | catégories juridiques et médicales, avec sens pouvant devenir péjoratif et logique d’exclusion |
| 30 juin 1975 | personnes handicapées | catégorie unique extensive regroupant des situations diverses |
| 11 février 2005 | personne en situation de handicap | handicap considéré comme lié à une situation (facteur extérieur), avec inclusion et compensation |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre « personne handicapée » (catégorie) et « personne en situation de handicap » (logique de situation) : ce n’est pas un simple changement de vocabulaire.
- Croire que l’AAH est universelle : elle est subsidiaire, avec prise en compte des ressources et du fait qu’aucune autre pension/allocation ne soit susceptible d’être versée.
- Mélanger DALO et SRU : DALO crée un droit opposable via recours, tandis que SRU impose un minimum de logements sociaux aux communes.
- Dire que le PACS donne les mêmes effets que le mariage : le texte insiste sur une solidarité et des effets limités, et sur l’absence de pension de réversion.
- Penser que la cohabitation intergénérationnelle remplace l’aide à domicile : les services du jeune ne doivent pas ressembler à des prestations professionnelles (risque de travail dissimulé).
- Confondre les mesures d’éloignement : refoulement (frontière), mesures administratives (préfet), arrêté d’expulsion (ministre), ITF (décision de justice).
- Oublier que l’APA ne se cumule pas avec certaines aides (notamment PCH) et qu’elle est plafonnée/modulée selon ressources et degré d’autonomie.
✅ Checklist Examen
- Expliquer les buts de l’épreuve : dégager les composantes d’une situation partenariale, la situer dans son contexte, lier besoins du public et projets partenariaux, et mobiliser les politiques/dispositifs/institutions.
- Analyser une situation partenariale à partir d’annexes : mobiliser les politiques sociales pour analyser le travail partenarial présenté et formuler des propositions de suivi.
- Présenter les repères de la politique familiale moderne : contraception (Loi Neuwirth), autorité parentale (1970), IVG (Loi Veil), Allocation Parent Isolé (1976), aides contre la pauvreté (années 1980-1990), congé de p.
- Maîtriser les évolutions du handicap : avant 1975 (invalidité/mutilation/infirmité vs déficience), loi du 30 juin 1975 (personnes handicapées, COTOREP/CDES, AAH), loi du 11 février 2005 (personne en situation de handicap
- Savoir distinguer les acteurs et dispositifs handicap : rôle des CDAPH/MDPH, missions des ESAT, principe du projet de vie et du plan personnalisé de compensation.
- Connaître la procédure de stérilisation encadrée : comité d’experts alsacien (pérennité du handicap, absence d’autre solution contraceptive, acceptation), délai minimal 2 à 3 mois, et ordres de grandeur (90-120 décisions
- Expliquer les facteurs de risque de maltraitance des personnes âgées cités : cohabitation, dépendance de l’auteur, isolement social, négligence par abandon, baisse d’autonomie et stress familial.
- Décrire la cohabitation intergénérationnelle : trois formules, garde-fous (services ≠ aide à domicile), convention d’occupation (lieux/durée/finances/obligations), rôle possible de médiation associative et durée moyenne.
- Maîtriser les politiques de la ville liées aux QPV : continuité locale (conseils locaux), suppression ZUP/ZUS/ZFR (loi 2015) et objectifs (pauvreté, insertion/emploi, sécurité, rénovation urbaine).
- Connaître les politiques d’aménagement et de logement : DALO (créé en 2007, droit opposable, recours amiable puis contentieux), SRU (communes >3 500 hab. et part de logements sociaux), et préavis (1 mois) dans le cadre d
- Expliquer les dispositifs d’intégration et droit d’asile : visa/refoulement, titres de séjour et CIR, OFPRA (examen des demandes d’asile), et les quatre mesures d’éloignement (dont ITF).
- Savoir distinguer politiques actives/passives de l’emploi et leurs logiques : Keynes (soutien de la demande, déficit), libéraux (marché), flexisécurité, et exemples de moyens (formation, orientation, grands travaux, prép
- Conclure par les repères personnes âgées : système de retraite (1945, répartition), maintien à domicile vs logements spécialisés, et APA (loi 20/07/2001, plan d’aide, conditions, non-cumul PCH).
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