Que reproche La Boétie au peuple avant de nommer le tyran ?
De se laisser dépouiller de ses biens, de ses familles et de ses vies.
Qu’est-ce qui distingue le corps du tyran de celui du dernier habitant des villes ?
Rien : ils ont deux yeux, deux mains et un corps.
D’où vient la puissance supplémentaire du tyran ?
Des moyens que le peuple lui fournit.
Quelles activités du peuple le parallélisme oppose-t-il aux actes du tyran ?
Semer, meubler, élever ses filles et nourrir ses enfants.
Comment le tyran détourne-t-il les activités du peuple ?
Il dévaste, pille, assouvit sa luxure et enrôle les enfants.
Selon La Boétie, que doit cesser de faire le peuple pour ne plus soutenir le tyran ?
Il doit cesser de servir le tyran.
Selon La Boétie, à quelle condition le peuple pourrait-il se délivrer ?
S’il essayait.
Quel effort La Boétie demande-t-il au peuple pour se libérer du tyran ?
Vouloir ne plus le servir ni le soutenir.
Que représente le colosse à la base brisée chez La Boétie ?
La puissance apparente et la fragilité réelle du tyran privé du soutien populaire.
Que se passe-t-il au colosse comparé au tyran lorsque le peuple cesse de le soutenir ?
Sa base brisée révèle sa fragilité réelle.
Quels sont les trois modes d’accès au pouvoir tyrannique distingués par La Boétie ?
L’élection populaire, la force des armes et la succession héréditaire.
Comment les tyrans conquérants traitent-ils le peuple ?
Comme une proie.
Comment les tyrans élus traitent-ils le peuple ?
Comme des taureaux à dompter.
Comment les tyrans héréditaires considèrent-ils le peuple ?
Comme leurs esclaves naturels.
Quelle est l’origine naturelle de la liberté ?
La liberté est naturelle aux hommes.
Par quoi la servitude s’enracine-t-elle ?
Par l’habitude et l’oubli de la liberté.
Comment les hommes peuvent-ils perdre leur liberté ?
Sous la contrainte ou par la tromperie.
Quel rôle les factions peuvent-elles jouer dans la perte de liberté ?
Elles peuvent prendre le pouvoir.
À quoi sert une question rhétorique pour le destinataire ?
Elle l’interpelle sans attendre de réponse.
Quelles étapes faut-il suivre pour interpréter une figure de style ?
La citer, expliquer son mécanisme et évoquer son effet sur le lecteur.
Qu’est-ce qui distingue la comparaison de la métaphore ?
La comparaison utilise un outil, tandis que la métaphore établit un rapprochement implicite.
Qu’est-ce qui distingue l’antithèse du chiasme ?
L’antithèse oppose des termes, tandis que le chiasme organise deux expressions en symétrie inversée.
Quels éléments l’analyse d’un texte doit-elle prendre en compte ?
Son paratexte, son énonciation, sa forme, son genre, son type, son thème, sa visée, son registre et son style.
Comment progresse un raisonnement inductif ?
De l’exemple à l’argument, puis à la thèse.
Comment progresse un raisonnement déductif ?
De la thèse à l’argument, puis à l’exemple.
Qu’est-ce qu’un registre littéraire ?
L’ensemble des moyens langagiers exprimant les émotions de l’émetteur ou cherchant à en susciter chez le destinataire.
Quels sentiments le registre tragique suscite-t-il face à la fatalité ?
La pitié et la terreur.
Quel sentiment le registre pathétique suscite-t-il devant la souffrance ?
La pitié et la compassion.
Quelle hésitation le registre fantastique fait-il éprouver au lecteur ?
Une hésitation entre le réel et l’imaginaire.
Comment le registre merveilleux présente-t-il les phénomènes surnaturels ?
Sans hésitation.
Dans « Le Loup et le Chien », quelle est la situation du Loup ?
Il est libre mais misérable.
Qui publia « Le Loup et le Chien », dans quel recueil et en quelle année ?
La Fontaine, *Fables*, 1668.
Comment le Chien tente-t-il de convaincre le Loup de quitter les bois ?
Il lui promet un meilleur destin et minimise les tâches qui assurent son confort.
Que révèle le collier du Chien dans « Le Loup et le Chien » ?
Son confort dépend de sa servitude et de sa perte de liberté.
Que fait le Loup après avoir découvert que le Chien est attaché ?
Il refuse la soumission et s’enfuit, préférant sa liberté à la sécurité matérielle.
Quels trois qualificatifs l’apostrophe de La Boétie attribue-t-elle au peuple ?
Pauvre, insensé et obstiné.
Quels biens la gradation de La Boétie énumère-t-elle dans l’ordre ?
Le revenu, les champs et les maisons.
Jusqu’où la gradation de La Boétie élargit-elle la spoliation ?
Jusqu’au foyer et à la vie.
Que représentent les yeux, les mains et les pieds du tyran dans les questions rhétoriques ?
Les ressources du peuple qui soutiennent sa domination.
Que révèle la gradation des accusations contre le peuple ?
Sa culpabilité croissante dans sa propre oppression.
Quelles sont les trois étapes de la gradation accusant le peuple ?
« Receleurs du larron », « complices du meurtrier » et « traîtres de vous-mêmes ».
Quelle opposition La Boétie établit-il entre le peuple et le tyran ?
Le peuple s’use à la peine tandis que le tyran se vautre dans ses plaisirs.
Que révèlent les expressions « ministres de ses convoitises » et « exécuteurs de ses vengeances » ?
Les sujets sont des acteurs du système tyrannique.
Quel récit biblique l’image du colosse aux pieds fragiles évoque-t-elle ?
Le récit de Daniel, où une pierre brise les pieds d’une statue et provoque sa chute.
Quelle action déclenche la chute de la statue dans le récit de Daniel ?
Une pierre brise les pieds de la statue.
Comment la conclusion caractérise-t-elle le peuple soumis et que l’appelle-t-elle à faire ?
Elle le présente comme victime et bourreau de sa soumission, et l’appelle à la révolte populaire.
Quelle nature les rois héréditaires tirent-ils de leur éducation dans la tyrannie ?
Une nature tyrannique.
Comment les rois héréditaires traitent-ils les peuples ?
Comme des serfs héréditaires.
Pourquoi le tyran élu peut-il surpasser les autres en vices et en cruauté ?
Parce qu’il cherche à transmettre le pouvoir à ses enfants.
Comment La Boétie juge-t-il la capacité du tyran élu à dépasser les autres tyrans ?
Il peut les surpasser en vices et en cruauté.
Quelle habitude Mithridate prenait-il pour se prémunir contre un empoisonnement ?
Il s’habituait à boire du poison.
Quels procédés les tyrans emploient-ils pour maintenir le peuple dans la servitude ?
Les divertissements publics, les lieux de débauche, les impostures et l’instrumentalisation de la religion.
Quels moyens peuvent aider à défendre la liberté contre l’asservissement ?
L’éducation, l’amitié fondée sur le respect mutuel et la prise de conscience.
Quel effet produit l’hyperbole sur les termes d’un énoncé ?
Elle les amplifie par exagération.
Quel effet l’euphémisme cherche-t-il à éviter ?
Il cherche à ne pas choquer ou déranger.
Quel effet la litote cherche-t-elle à produire ?
Elle met une idée en lumière en atténuant son expression.
Quel rapport l’antiphrase entretient-elle avec la pensée du locuteur ?
Elle exprime le contraire de ce qu’il pense.
À quelle figure de style l’antiphrase appartient-elle ?
À la figure de l’ironie.
Sur quel rapport la synecdoque repose-t-elle ?
Un rapport d’inclusion entre le tout et la partie.
Comment la métonymie remplace-t-elle un terme ?
Par un autre terme qui lui est lié logiquement.
Où l’anaphore répète-t-elle un mot ou un groupe de mots ?
Au début de phrases ou de vers.
Où l’épiphore répète-t-elle un mot ou un groupe de mots ?
À la fin de phrases ou de vers.
Qu’est-ce qu’une prosopopée ?
Une figure qui fait parler ou agir un absent, un défunt, un animal ou un objet.
Quels aspects l’analyse d’un texte narratif examine-t-elle ?
Le narrateur, la focalisation, le cadre spatio-temporel, la structure, le rythme, l’ordre, les discours rapportés, les champs lexicaux et les figures de style.
Quels aspects l’analyse d’un texte théâtral examine-t-elle ?
Le genre, la double énonciation, la mise en scène, les didascalies, la place dans l’intrigue, les types de comique et la versification.
Sur quels aspects porte l’analyse d’un texte poétique ?
Sa forme, ses strophes, le nombre de syllabes, les rimes, le rythme des vers, les enjambements et la ponctuation.
Quel est le but du registre polémique ?
Réfuter un point de vue et discréditer l’adversaire par une attaque violente.
Comment le registre satirique met-il en évidence les défauts ?
En suscitant le rire et la moquerie.
Quels effets le registre épique peut-il susciter en célébrant les héros ?
L’admiration, l’enthousiasme ou l’effroi.
Comment le dialogue et le récit de « Le Loup et le Chien » sont-ils écrits ?
Le dialogue est au discours direct dans un récit à la troisième personne en vers hétérométriques.
Quelle morale « Le Loup et le Chien » formule-t-elle explicitement ?
Aucune morale explicite.
À quel dilemme « Le Loup et le Chien » invite-t-il le lecteur à réfléchir ?
À choisir entre liberté dans la pauvreté et sécurité dans la dépendance.
Teste tes connaissances avec un QCM de 25 questions sur La Boétie et la servitude volontaire.
1. Dans le premier mouvement de son réquisitoire, que reproche La Boétie au peuple avant même de nommer le tyran ?
2. Dans la gradation « votre revenu », « vos champs », « vos maisons », quel effet produit l’élargissement de la spoliation ?
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